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Traducteur/éditeur : ZERO_SUGAR
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Chapitre 149 : L’histoire des frères 【Classique des montagnes et des mers】 (1)
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I. Juillet 1934, le grand frère avait dix-neuf ans, le petit neuf
C’était un jour de juillet 1934…
L’endroit où se dressait le hameau du Milieu, dans la vallée de Sebeom, était désolé. Il n’y avait que de la terre. Des pierres la recouvraient, et des arbres étaient fichés à l’envers entre elles. Un toit flottait là, et sous lui s’étendait une vasière, à la place d’une maison.
Deux frères se trouvaient dans cette vasière.
« J’ai froid… Grand frère, j’ai froid… »
Le plus jeune pleurait. Han Bada, neuf ans, s’agrippait au flanc de son grand frère, Han San, et tremblait.
Juillet.
Alors que la péninsule connaissait ses plus fortes chaleurs, le petit frère grelottait.
« Grand frère… Maman me manque. Papa et maman me manquent… »
Han San resta assis, hébété.
Il pensa à son père. À son père qui avait hissé Bada sur le toit. À son père qui avait ensuite aidé leur mère à monter, puis lui-même.
Et le garçon de dix-neuf ans pensa à son père, dont l’heure était venue.
*Pourquoi moi ?*
Bien sûr qu’il avait hissé Bada. Il n’avait que neuf ans. Bien sûr qu’il avait hissé leur mère. C’était son épouse.
Mais Han San avait dix-neuf ans.
*Pourquoi moi ?*
Il se remémora ce moment.
Il avait crié que l’eau arrivait. Pendant que son père hissait Bada, lui avait grimpé sur le toit par ses propres moyens. Son père en bas, lui en haut, ils avaient ensemble soulevé leur mère. Puis ils avaient tendu la main à leur père. Toute la famille s’était unie pour le tirer sur le toit.
Avant que son heure ne soit venue.
S’ils avaient fait de même, leur mère aussi…
Il s’arrêta là.
Il contempla l’emplacement de leur maison pour penser à autre chose.
Mais leur mère s’y trouvait aussi. Elle qui allait chercher de l’eau. Elle qui poussait la porte de la cuisine. Elle qui soulevait et déplaçait une jarre de terre cuite à mains nues. Elle, dont les mains étaient larges et épaisses.
[ Attention. C’est chaud. ]
Les mains de sa mère n’étaient-elles pas chaudes, elles aussi ?
Il ne lui avait jamais posé cette question.
Ses joues se mouillèrent.
« Relève la tête. »
Une voix d’homme lui parvint.
Han San leva les yeux. Des pans blancs frémissaient devant lui.
L’homme portait un durumagi. Dans ce monde jauni par la boue, son vêtement était d’une blancheur étrange.
Il tenait d’une main un éventail pliant peint d’un paysage, et de l’autre une cigarette.
Il glissa la cigarette entre les lèvres de Han San.
Tout près, quelqu’un craqua une allumette. La cigarette s’alluma.
Han San aspira.
« Hum ! »
La fumée lui descendit dans la gorge, qui le brûla tandis qu’il toussait. Sa poitrine lui faisait mal chaque fois qu’il se pliait en deux.
L’homme au durumagi observa le terrain vide et demanda :
« Qui s’occupait de monsieur Han ? »
Un homme vêtu de peaux d’animaux s’avança.
« C’était moi, monsieur. »
« C’est ainsi qu’il vivait ? »
« Comme vous le savez, monsieur, l’entêtement de Man-seok… »
L’homme en peau de bête se lança dans de longues explications. Il parla de sa jambe, de l’argent et du riz qu’il avait apportés. De ceci et de cela.
Han San ne regardait que la cigarette entre ses lèvres. À chaque inspiration, sa poitrine le brûlait de douleur.
C’était à cause de la cigarette, pensa Han San.
Il savait que c’était faux.
L’homme au durumagi blanc dit :
« Alors, c’est ainsi qu’il vivait. »
Puis il n’ajouta rien.
Han San ne dit rien non plus.
La cigarette se consumait. Il ne songea pas à l’enlever. Ses lèvres lui brûlèrent.
L’homme en peau de bête lui retira la cigarette de la bouche.
« On les emmène ? »
Leur regard passa de Han San à son petit frère. Bada s’accrochait toujours aux vêtements de son frère.
« Respectons les dernières volontés de monsieur Han. »
Les hommes s’en allèrent.
Han San ne regarda pas leurs dos s’éloigner. Il ne demanda pas qui ils étaient. À cet instant, il n’arrivait même pas à comprendre qu’ils connaissaient le nom de son père.
Il se contenta de toucher ses lèvres.
La peau brûlée par la cigarette se détacha.
« Grand frère… »
Han San se retourna. Bada tremblait.
Son petit frère pleurait.
Il fallait qu’il fasse quelque chose.
Il avait déjà vu ce qu’il devait faire. Son père le lui avait montré. Pas avec des mots, mais par ses actes. Avec les mains qui avaient hissé sa famille sur le toit. Avec le dos qui avait rapporté à la maison un chevreuil gonflé d’eau.
Il devait protéger sa famille.
S’il était un homme.
Son père avait été un homme peu bavard.
« Bada, allons-y. »
« Où ça… ? »
« N’importe où. »
Son petit frère leva les yeux vers lui. Son grand frère souriait.
Seul le petit frère savait quel genre de sourire c’était.
Bada sur le dos, Han San marcha quatorze heures jusqu’à la ville d’Inje.
Ils s’installèrent dans une grange abandonnée dont le propriétaire était mort dans l’inondation, et Han San répara le toit. Il ne savait pas non plus comment s’y prendre. Le premier tas d’herbe qu’il posa glissa avant même l’aube.
Quand il changea son orientation et le lesta avec des pierres, le vent finit par faiblir un peu.
« Voilà notre maison. »
C’est ainsi que le grand frère devint chef de famille.
Il n’existait aucun examen à passer pour le devenir. S’il y en avait eu un, Han San aurait échoué.
Il ne savait pas faire cuire le riz. Il ne savait pas où en trouver.
Le plus dur, c’était que même s’il s’en sortait aujourd’hui, demain reviendrait quand même.
Son père avait-il vécu ainsi, lui aussi ?
Puisque son père n’était plus là, il revenait au grand frère de le découvrir.
Il n’avait d’autre choix que d’apprendre, une à une, les choses qu’il ignorait.
Il eut de la chance en apprenant. Il trouva de la farine de céréales que l’eau avait entraînée. Bien qu’elle eût été emportée par l’inondation, elle était parfaitement sèche et pouvait être mangée telle quelle.
Han San ne savait pas que cette chance avait un lien avec les silhouettes lointaines du durumagi blanc et des peaux de bêtes. Il lui faudrait une autre vie pour le découvrir.
L’inondation avait submergé la moitié d’Inje. L’autre moitié avait alors eu du travail.
Déblayer la boue, démolir les maisons effondrées, en construire de nouvelles sur les terrains vides.
Pour travailler, il fallait des bras ; les autorités dirigeaient ces bras et, à l’époque, l’armée était la plus prompte à les mettre au travail.
Sawada Kazuo, commandant du détachement de police militaire d’Inje.
C’était un borgne. Il traitait les hommes comme des chiens et donnait davantage à manger à ceux qui aboyaient et mordaient bien.
« Commandant, je ferai n’importe quoi. Donnez-moi du travail, je vous en prie. »
« Sale bâtard de Chosŏn. »
L’œil unique de Sawada parcourut Han San de la tête aux pieds. *Crac.* Les noix qu’il tenait s’écrasèrent bruyamment dans sa main.
« Sors-le de là. »
Sawada désigna du menton un cadavre gonflé dans l’eau boueuse.
Une enseigne de boutique de remèdes était fichée dans la vase ; le mort semblait donc avoir été marchand de médicaments traditionnels. À présent, après avoir pourri dans l’eau et ramolli sous le soleil brûlant, son corps n’était plus qu’une bouillie, comme un tas de merde.
Peu importait qui l’on avait été de son vivant : après la mort, on finissait en tas de merde.
Au bout de trois tentatives, Han San le sortit entièrement. Le cadavre ramolli se défit dans ses bras, dégoulinant en morceaux. La première fois, il vomit. La deuxième, il n’avait plus rien à vomir. La dernière, il ne vomit pas.
Tandis que les policiers militaires et les agents se bouchaient le nez et que leurs assistants luttaient contre la nausée, Sawada Kazuo renifla de nouveau.
« Pour un bâtard de Chosŏn, tu peux au moins servir à quelque chose. »
Han San baissa la tête. À partir de ce jour-là, il fut le chien de Sawada.
Il récupérait les cadavres. Il pelletait la boue. Chaque soir, il cirait les bottes des policiers militaires. Il travaillait deux fois plus que les autres, et trois fois plus dès que Sawada passait dans les parages.
Il recevait d’autant plus de nourriture.
Han San rentra à la grange et posa la nourriture devant son petit frère.
« Mange. »
« Et toi, grand frère ? »
« J’ai mangé. »
Le petit frère mangeait. Le grand frère le regardait. Puis il s’endormait.
Les gens maudissaient le grand frère.
« Regardez-moi ce salaud. Il lèche les bottes des Japs avec le sourire. »
« Pourquoi un jeune homme vit comme ça ? Il n’a donc aucune honte ? »
« Pff. Fils de pute. »
Le grand frère ne prêtait aucune attention à leurs paroles. Il n’en avait pas la force. Il dépensait toute son énergie à travailler. Le travail lui procurait de la nourriture. Écouter les autres, non.
Le petit frère grandit en observant son grand frère.
Sawada, lui non plus, ne traitait pas Han San comme un être humain.
« Bâtard de Chosŏn ! Amène-toi ! »
« Oui, commandant. »
« Tu es en retard. »
Une botte vola vers lui. Le grand frère encaissa le coup et sourit.
« Je suis désolé, commandant. »
« Ne souris pas. »
« Oui. »
Le grand frère cessa de sourire.
Sawada méprisait encore davantage ce bâtard de Chosŏn qui changeait d’expression sur son ordre. Un homme sans cran. « Oui, monsieur, je n’ai pas beaucoup de cran », répondit le grand frère avec un nouveau sourire et une révérence.
S’il rampait, il avait du travail. S’il travaillait, il avait à manger. Et s’il avait à manger, il pouvait nourrir son petit frère.
Le grand frère faisait donc fi du mépris et des mauvais traitements des autres.
Il n’y avait que deux choses auxquelles il prêtait attention.
« Ses parents ont sûrement crevé eux aussi en léchant le cul des Japs. »
« Son petit frère deviendra un sale type comme lui. »
Ces jours-là, le petit frère voyait son grand frère distribuer des coups de poing.
Les hommes qu’il avait frappés entraient en rage. Ils menaçaient de le dénoncer au poste de police, qu’ils maudissaient d’ordinaire. Ils disaient qu’ils iraient voir la police militaire pour lui couper les vivres.
Le grand frère n’y prêtait aucune attention.
Non. En vérité, si.
À la nuit tombée, une fois sa colère retombée, le grand frère tremblait, la tête entre les mains. Et s’ils le convoquaient au poste ? Et s’ils le jetaient en cellule ? S’il lui arrivait quelque chose, son petit frère aurait faim.
Il aurait dû se retenir encore un peu.
Le petit frère le regardait ainsi. Au début, il était inquiet, lui aussi, mais bientôt il passa les bras autour des épaules de son grand frère.
« Grand frère, ça va aller. »
À ce moment-là, son grand frère s’était déjà endormi.
« Tout ira bien. »
Et tout alla bien.
L’homme en peau de bête qui était venu sur l’emplacement de leur maison marcha bras dessus bras dessous avec les gens que Han San avait battus et leur parla. Ceux-ci ne reparlèrent plus du poste de police.
Le grand frère ne le vit pas, mais le petit frère, resté dans la grange, en fut témoin.
Il observait la scène tout en regardant son grand frère.
II. 1938, le grand frère avait vingt-trois ans, le petit treize
Quatre ans passèrent.
Han San avait plus ou moins appris à vivre. S’il passait maintenant l’examen pour devenir chef de famille, il le réussirait sans doute.
Il enchaînait les petits boulots.
En fait, Sawada n’était même pas capable de se débrouiller tout seul. Veiller sur cet incapable qui n’arrivait pas à monter en grade ne suffisait pas pour vivre.
Un chien de Chosŏn avait besoin d’un travail d’appoint et, heureusement, les offres ne manquaient pas.
Son petit frère était en grande partie responsable de cette découverte.
« Grand frère, ils cherchent des ouvriers, là-bas. »
Un jour, Bada lui annonça cela après avoir lu un panneau d’affichage.
Han San, qui ne savait toujours lire qu’un peu le hangeul, en fut surpris.
« Où as-tu appris ça ? »
« À droite, à gauche. »
Bada assemblait dans sa tête les lettres glanées dans les journaux, les enseignes et les bouts de papier. Après avoir déniché un livre quelque part, il allait demander aux gens ce qu’il racontait. Il se moquait de ceux qui prétendaient qu’un petit mendiant se donnait des airs.
« Tu sais aussi lire ça ? »
« Ouais. »
Bada savait aussi compter. Han San se faisait moins souvent rouler.
Chaque fois que son petit frère lui lisait du japonais ou faisait des calculs pour lui, Han San lui frottait vigoureusement la tête.
Le grand frère voulait envoyer son petit frère à l’école.
Il acceptait tous les travaux qu’il trouvait.
Il travaillait en ville et, lorsqu’il avait du temps libre, partait dans les montagnes. Le savoir-faire acquis en suivant son père quand il était enfant lui revint après la disparition de celui-ci.
Il déterrait des plantes médicinales et cueillait des fruits. Parfois, il rencontrait des animaux.
Quand il rentrait en ville et racontait cela en cirant les bottes des policiers militaires, l’adjoint de Sawada lui demanda :
« Tu pourrais nous guider ? »
C’est ainsi qu’il emmena parfois des policiers militaires désœuvrés dans les montagnes.
Un jour, devant un troupeau de sangliers, l’adjoint de Sawada se gratta la tête.
« Quand je tire, je ne touche jamais rien. Dis donc, le Coréen, tu veux essayer ? »
« J’en ai le droit ? »
« On a fait tout ce chemin. On ne peut pas rentrer les mains vides. Vas-y. »
À l’époque, les gens vivaient avec une grande insouciance.
Si Sawada, qui essayait de faire les choses correctement, passait pour un incapable distrait et un bon à rien qui n’arriverait jamais à monter en grade, ce n’était pas pour rien.
« Gardez ça pour vous, ne dites rien au commandant. »
« Bien sûr. »
Heureusement, cet incapable n’était pas là. Le chien de Chosŏn n’était donc pas particulièrement loyal non plus.
Han San prit le fusil que l’adjoint lui tendait. Un fusil d’infanterie Type 38. C’est alors qu’il comprit que c’était le même genre d’arme que son père avait utilisé contre un tigre.
Le fusil lui devint vite familier entre les mains.
Les policiers militaires que Han San guidait à la chasse revenaient de plus en plus souvent avec du gibier. Avec le temps, il apprit aussi à le préparer.
Beaucoup de policiers militaires chassaient pour le seul plaisir du sport. Han San pouvait donc souvent garder tout ce qui n’était ni trophée ni morceau de choix.
Le grand frère finit par aimer la montagne. Là-bas, il pouvait donner de la viande à son petit frère.
Dès qu’il en avait le temps, il tirait un pousse-pousse.
Han San avait une force naturelle. Parmi les tireurs de pousse-pousse, on disait : « Le pousse-pousse de ce Han, on dirait qu’un bœuf le tire. » Ce n’était pas un compliment.
Un bœuf qui labourait les champs finissait par s’abîmer les os. Plus on forçait au-delà de ses limites, plus celles-ci s’érodaient.
Le petit frère observait en silence son grand frère réduire son corps en poussière pour survivre et le nourrir. Il le regardait sans presque jamais parler.
Le petit frère qui courait autrefois dans les villages de montagne, les yeux brillants et fasciné par tout ce qu’il voyait, devint un enfant silencieux.
Cela ne fit que renforcer le désir de Han San de l’envoyer à l’école.
Han San retrouva Ham Byeong-cheol lorsque ce désir fut à son comble.
« Grand frère Byeong-cheol ? »
Dans une auberge au carrefour de Chuncheon, Han San posa les bagages d’un client et l’interpella. Un homme en costume, qui examinait une montre à gousset devant l’auberge, leva la tête en entendant son appel.
L’homme qui était venu à Chuseok, en 1933, et lui avait emprunté cinq wons. Le parent de sa mère qui avait promis de lui rendre cette faveur sans faute.
Son cousin aîné, Ham Byeong-cheol.
« Grand frère ! Grand frère Byeong-cheol ! C’est moi, Han San ! »
Il tomba à genoux devant les gens et lui annonça que sa mère était morte.
Surtout, il lui expliqua qu’en tant que grand frère, il voulait envoyer son petit frère à l’école.
Après un long moment, son cousin aîné soupira.
« C’est vrai. Ta tante m’a aidé, moi aussi. Je dois lui rendre ce que j’ai reçu. »
Ham Byeong-cheol ouvrit son portefeuille.
Il était rempli de billets de dix wons. Han San n’avait jamais vu autant d’argent. Même le portefeuille de Sawada n’avait jamais été aussi épais.
Ham Byeong-cheol fit défiler les billets entre ses doigts.
Le cœur de Han San s’emballa. Enfin, pensa-t-il, il allait pouvoir envoyer son petit frère à l’école. Plus Ham Byeong-cheol faisait défiler les billets de dix wons, plus l’école où son frère pourrait étudier serait prestigieuse.
Ham Byeong-cheol choisit un autre argent, au-delà des billets qu’il avait parcourus.
Quatre billets d’un won.
Il posa dessus deux pièces de cinquante jeons.
« Tiens. À l’époque, j’avais emprunté exactement cinq wons à ta tante. Je t’ai tout rendu, jusqu’au dernier sou. »
Le portefeuille claqua en se refermant.
« Porte-toi bien. »
Soulagé d’avoir réglé sa dette, Ham Byeong-cheol prit un ton détendu et entra dans l’auberge.
La porte se referma. Elle ne se rouvrit pas.
Le grand frère ne put pas envoyer son petit frère à l’école.
Il faisait nuit lorsqu’il rentra à Inje. Son petit frère le vit revenir.
Après une brève hésitation, il s’approcha et lui passa les bras autour des épaules.
« Grand frère, ça va aller. »
La tête baissée, le grand frère ouvrit son poing serré. Ensemble, les deux frères lissèrent les billets froissés et les pièces.
« Tout ira bien. »
Ils crurent que ce serait le cas.
Notes :
[1] Chōsen était le nom officiel de la Corée coloniale sous l’Empire japonais. Employé par les autorités japonaises, le terme était souvent méprisant.
[2] Un pousse-pousse est une voiture légère à deux roues, tirée par une personne.
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