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Traducteur/éditeur : ZERO_SUGAR
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Chapitre 148 : Le monde après le déluge (2)
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Au même moment.
Sur le toit du Pavillon de Jade du Sud, à Inje.
« Je me demande si ce garnement de San est sain et sauf. »
Kim Mal-ja leva les yeux vers le ciel en marmonnant.
Kim Tae-yang, qui dévorait le Colin doré spécial du Commerce Myriad de Han, déposa un morceau de poisson dans la paume qu’elle lui tendait et répondit :
« Il s’en sortira. Tu connais le caractère de ce salaud. »
« Si un sale caractère suffisait à faire éviter les inondations, pourquoi parlerait-on encore de “fantôme des eaux” ? »
« Ça veut dire quoi, “fantôme des eaux” ? »
« N’en parlons pas… Ah, merde ! J’ai dit de ne pas en parler, et maintenant je repense à cette putain de blague de ce salaud ! »
« G-Grande sœur, qu’est-ce qui ne va pas ? Pourquoi tu cries tout à coup… “N’en parlons pas”, ça veut dire… Hmm… Oh ! Ah, je vois. Comme tu t’appelles Kim Mal-ja, si tu dis “n’en parlons pas”, ça fait exactement le genre d’humour de San… »
« Ne m’explique pas !! »
Kim Mal-ja lui lança un Colin doré. Kim Tae-yang poussa un cri en recevant cette gifle de poisson inattendue.
« Sérieusement ! Arrête ! De me crier dessus ! Comme ça, d’un coup… »
Kim Tae-yang se tenait la tête tandis que Kim Mal-ja se massait le front. Un rapport fraternel bien en avance sur son temps se jouait là, dans la péninsule : le petit frère qui se recroquevillait devant sa grande sœur furibonde.
Kim Mal-ja ramassa le Colin doré et le croqua comme s’il s’agissait de la chair crue de ce salaud de Han San.
« Hé, Kim Tae-yang. Ce salaud t’a laissé un message ? La pluie s’est un peu calmée, non ? Tu n’as pas eu de nouvelles ? »
« Non, non. Attends un peu. Si j’apprends quelque chose, je te le dirai, évidemment, grande sœur… »
C’est alors que cela se produisit.
Tatatata…
Kim Tae-yang, qui marmonnait sans entrain, tourna la tête vers le bruit.
Puis il se leva d’un bond.
« Putain ! Grande sœur, regarde ça ! C’est pas un avion ? »
Kim Mal-ja leva la tête à son tour. Ses yeux s’écarquillèrent bientôt.
Comme son frère l’avait dit, un petit avion à hélice survolait les lieux.
À quelle vitesse les gens s’étaient-ils habitués à la civilisation ?
Quelques décennies plus tôt, une telle merveille n’existait même pas. Pourtant, en 1934, il n’était déjà plus tout à fait exceptionnel d’en voir un sur la péninsule.
L’avion volait assez bas pour que beaucoup puissent l’apercevoir.
« C’est donc ça qu’il voulait dire quand il disait qu’on verrait et entendrait quelque chose dans le ciel après la fin de la pluie ? »
« On dirait bien. »
Tout le monde dans les environs allait effectivement pouvoir le voir et l’entendre.
Car…
« Grande sœur, cet avion est vraiment tout petit… C’est parce qu’il vole près de nous ? »
Kim Mal-ja plissa les yeux en l’observant.
« Il vole près de nous, et il est petit. » Puis elle remarqua autre chose. « Et ça, c’est… »
Un objectif noir pointait vers le bas par une ouverture sur le flanc de l’appareil.
« Un appareil photo ? »
Kim Tae-yang resta bouche bée.
« Ouah ! Ils prennent des photos depuis un avion ? C’est possible, ça ? »
Kim Mal-ja cligna des yeux. À y réfléchir, rien ne l’en empêchait.
Non, ce n’était pas seulement possible. C’était parfaitement logique.
Du haut d’une colline, on pouvait déjà embrasser tout un village du regard. Depuis un avion, la zone qu’on pouvait photographier serait…
« Par ici ! Prenez-nous aussi en photo ! »
Kim Tae-yang sautillait en criant, deux Colin dorés à la main comme des bâtons.
Kim Mal-ja soupira.
« Pose ce colin séché, idiot. »
Le 24 juillet 1934.
Le Chosun Ilbo envoya Shin Yong-uk et Fujita Takeaki à bord d’un avion Salmson 2A2 vers les régions ravagées par les inondations. Parti de Yeouido en direction du sud, ce vol resta dans les mémoires comme le premier reportage aérien sur les dégâts des inondations dans l’histoire de la presse coréenne.
Et, dans ce monde, un autre avion décolla le même jour pour prendre la direction de l’est.
Hajama Ayame.
Petite-fille du grand homme d’affaires Hajama Fusataro et journaliste au Busan Daily, elle tenait un appareil photo et regardait en contrebas.
« Faites attention !! Le vent est froid !! »
Le pilote haussa la voix pour couvrir le bruit du moteur.
Ayame se recula. Le vent s’engouffrait par la fenêtre démontée pour les prises de vue et faisait danser ses cheveux attachés, comme une corde de cloche.
« Ouah !! Vous avez raison !! »
Ayame devait elle aussi crier pour se faire entendre malgré le vent, le moteur et l’hélice. Ce n’était guère une attitude digne d’une jeune femme, mais le pilote ne lui en fit pas la remarque.
Était-ce parce que, comme il sied à un pilote, l’un des métiers de rêve de l’époque, cette personne avait de bonnes manières ?
Enfin, surtout, la jeune femme avait affrété l’avion. Quelle famille devait-elle avoir derrière elle ?
Le pilote se contenta donc de lui témoigner son admiration.
« Vous n’avez pas !! Peur !? »
« Hum !! Un peu peur !! »
« Et pourtant, vous êtes montée à bord !! C’est impressionnant !! »
« Parce que j’ai promis !! À M. San !! »
Ayame prit son appareil photo.
Une carte était attachée à son bras ; elle n’avait qu’à le lever et baisser la tête pour la consulter.
M. San.
Avant même les premières pluies de juillet, il avait annoncé l’arrivée d’une inondation et averti tout le monde qu’il fallait se préparer. Jour après jour, il était allé prévenir tous ceux qu’il connaissait.
Au même moment.
[Mademoiselle Aya.]
Juste avant leur séparation, à peu près au moment où la première pluie avait commencé, il lui avait fait cette demande.
[J’ai entendu dire que le Chosun Ilbo[2] prépare le premier reportage aérien de l’histoire de la presse de ce pays.
C’est une bonne chose. Des photos prises du ciel montreront avec force les horreurs de l’inondation. Alors, mademoiselle Aya, votre journal, c’est bien le Busan Daily ? Le Busan Daily n’a pas besoin de devancer le Chosun Ilbo pour revendiquer le titre de premier de l’histoire, par un étrange esprit de compétition. On ne va quand même pas enfoncer le clou alors que des gens meurent.
Mais justement, mademoiselle, ne vaudrait-il pas mieux que deux avions photographient les régions inondées plutôt qu’un seul ?]
Il lui avait dit qu’il couvrirait les frais si son budget ne suffisait pas. Il lui avait demandé de louer un avion au nom du Busan Daily ce jour-là et de photographier la région du Gangwon.
M. San lui avait effectivement fait une demande, chose rare.
En d’autres circonstances, un sourire accompagné d’un léger rougissement serait apparu sur les lèvres d’Ayame. Mais, devant les dégâts de l’inondation, elle ne pouvait pas se le permettre.
Animée d’une résolution inébranlable et du sens du devoir que lui inspirait la mission confiée, Ayame appuya sur le déclencheur.
Clic, flash !
Elle photographia une rivière.
Un pont aurait dû l’enjamber. Pourtant, celui qui figurait sur la carte avait disparu.
Clic, flash !
Elle photographia les maisons.
Deux d’entre elles penchaient de côté. L’une avait perdu son toit, dévoilant un intérieur misérable, comme le cendrier usé qu’on faisait passer autour de la table.
Le doigt d’Ayame s’immobilisa un instant.
Une petite silhouette tentait d’entrer dans une maison effondrée, mais des gens la retenaient. Elle se débattait, tendant les bras vers l’intérieur de la bâtisse en ruine.
Cette personne ne pouvait probablement pas voir ce qui se trouvait à l’intérieur.
Mais Ayame, qui regardait depuis le ciel, le voyait.
Ayame pinça légèrement les lèvres et prit la photo.
Clic, flash !
Pendant qu’elle changeait la pellicule, l’avion mit le cap au nord-est.
Après avoir survolé le Gyeonggi et pénétré dans le Gangwon, le paysage dévasté commença peu à peu à changer.
Des gens s’étaient rassemblés devant un bâtiment, sur une colline. De la fumée s’élevait en de nombreux endroits.
« On dirait qu’ils se sont réfugiés là-bas en premier !! »
C’était ce que disait le pilote.
Au lieu de répondre, Ayame inclina son appareil un peu plus vers le bas.
Clic, flash !
Tandis qu’Ayame prenait la photo, le pilote poursuivit son commentaire.
« Ils ont dû avoir !! Beaucoup de chance !! »
Mais le pilote ne tarda pas à devoir revoir son jugement.
Plus l’avion franchissait la frontière du Gangwon et approchait de la chaîne de Taebaek, plus le nombre de ces « gens qui s’étaient réfugiés à temps » augmentait de façon exponentielle.
Et ce n’était pas tout.
Des maisons au toit de tuiles ouvraient leurs portes pour accueillir les sinistrés. Églises, temples et entrepôts publics s’ouvraient en grand pour recevoir ceux qui n’avaient pas réussi à échapper au désastre.
« Waouh !! Le Gangwon !! S’en est bien sorti dans cette inondation !! »
Le pilote s’exclama, admiratif.
Clic, flash !
Ayame prit une photo de la scène.
Il y avait encore des routes détruites. Des ponts effondrés, aussi.
Mais, à côté, des gens indiquaient aux voyageurs bloqués les routes intactes ou les invitaient à se reposer.
Clic, flash !
Ayame prit aussi cette scène en photo.
« Je dois montrer les deux ensemble. »
Elle ne pouvait pas photographier uniquement les maisons submergées du Gyeonggi. Ce ne serait qu’une façon d’exhiber le malheur d’autrui.
Elle ne pouvait pas non plus ne montrer que les habitants du Gangwon épargnés par la catastrophe. Ce ne serait que se vanter de leur chance.
« Encore une chose. »
Ayame avait déjà pris des photos avant l’arrivée de l’inondation.
Des sacs qu’on remplissait de pierres. Des sacs de gamani qu’on transportait dans les entrepôts. Des canaux aménagés avec soin pour guider le courant.
M. San, les manches retroussées, qui travaillait aux côtés des ouvriers.
« Il faut que je montre les trois ensemble. »
Le Gyeonggi. Le Gangwon. Et les préparatifs que le Gangwon avait entrepris à l’avance.
Pas seulement pour que les gens respirent, soulagés, en se disant que cet endroit avait été épargné, mais pour qu’ils voient ce qui avait été fait pour le protéger et les résultats obtenus.
« Ce n’est qu’à cette condition… »
Quand la même chose se reproduirait, les gens seraient un peu moins malheureux.
« La prochaine fois. »
Oui. La prochaine fois.
Il y aurait une prochaine fois. Il y en avait toujours une.
Car le monde ne se terminait jamais par un point final. Ceux qui survivaient devaient vivre jusqu’au lendemain.
« J’ai entendu dire, mademoiselle la journaliste !! Que vous aviez aussi !! Une maison d’édition !! »
Le pilote reprit la parole.
Ayame ouvrit son carnet et y nota quelques mots avant de répondre :
« Nous sommes encore !! En préparation !! Elle n’ouvrira officiellement !! Qu’après le mois d’août !! »
« Quel genre de livres !! Allez-vous surtout publier !? »
« Je comptais surtout !! Publier des romans !! »
Le regard d’Ayame allait de son carnet à son appareil. Elle repensa aux régions inondées qu’elle avait vues, au spectacle du Gangwon, aux photos prises avant le déluge et aux idées qui venaient de lui traverser l’esprit.
« Mais je crois !! Que je devrais d’abord publier un autre livre !! »
Tatatata, tatatata.
Entendant sa voix s’élever au-dessus du moteur et de l’hélice, le pilote lui cria à son tour :
« Quel genre de livre !! Voulez-vous dire !? »
« Un livre sur cette inondation !! »
Et un livre sur l’homme qui s’y était préparé.
« M. San. »
L’avion survolait Inje.
Les gens rassemblés dans la cour du bureau du Commerce Myriad de Han agitaient les bras. Ceux qui restaient souvent auprès de M. San étaient tous là, mêlés aux sinistrés, à regarder dans sa direction.
Dans cette même cour, un policier militaire borgne, un cache-œil sur le visage, ôta silencieusement sa casquette, puis la remit. À côté de lui, un agent de police aux yeux particulièrement brillants salua avec vigueur.
Un autre homme, vêtu comme un policier militaire, courut vers le bureau du Commerce Myriad de Han. Il tenait des documents dans une main et une photographie dans l’autre, mais Ayame ne pouvait pas distinguer ce qu’elle représentait, d’ici.
Sur le toit d’un immeuble de trois étages, au cœur du quartier animé, un garçon et une femme levaient les yeux vers eux. Le garçon sautillait, deux poissons à la main, tandis que la femme plissait les yeux, une pipe de tabac à la bouche. Ayame connaissait bien leurs visages et leur adressa un léger sourire.
Mais pas longtemps.
Son sourire s’effaça tandis qu’Ayame levait la tête.
Le mont Seorak.
Le cœur de Taebaek, qui se dressait juste au-delà d’Inje.
La vallée de Sebeom s’y trouvait. L’endroit où M. San avait dit qu’il resterait pendant toute la durée de l’inondation était si profondément enfoui dans les montagnes qu’on ne pouvait pas le distinguer clairement d’ici.
« Nous ne pouvons pas !! Aller plus loin !! Nous ne savons pas !! Comment le vent va tourner !! »
C’était ainsi avec les petits avions à hélice. Ayame n’insista pas.
Elle acquiesça et jeta un dernier regard vers Seorak, en imaginant dans son cœur l’homme qu’elle n’avait pas vu depuis près de dix jours.
Elle murmura :
« J’espère qu’il va bien… »
Le bruit du moteur engloutit sa voix.
Au retour, l’avion fit une halte à Hongcheon.
Mogok, l’Académie Han-ga.
La pluie battante avait cessé et les nuages s’étaient entièrement dissipés. On étendait peu à peu couvertures et vêtements partout où le soleil parvenait.
« Do-il ! Pas là ! Tu ne vois pas que c’est encore humide ?! »
Gomchi, qui faisait plus ou moins office de surveillant en chef du dortoir, agitait les mains en criant.
Jeong Do-il, qui sortait des affaires de l’entrepôt de refuge, grimaça et ramassa la couverture. À côté, Jeong Guhwan prit celle de son frère juré aîné.
« Grand frère, je m’en charge. »
« Non, pas besoin… »
« Ça va. J’ai déjà vécu ici, je suis plus habitué. …Même si beaucoup de bâtiments ont été construits et que les choses ont changé. »
Pendant toute cette pluie battante, les deux hommes nommés Jeong avaient mangé ce qu’on leur donnait et fait ce qu’on leur demandait. Les enseignants qui les avaient accueillis en grinçant des dents ne cherchèrent pas délibérément querelle, une fois qu’ils eurent constaté qu’aucun des deux ne causait de problèmes.
Namgung Eok[3], qui les avait acceptés, ne s’en étonnait pas le moins du monde. En revanche, l’enseignant de l’École Mogok réputé pour sa belle calligraphie trouvait cela étrange.
« Parce qu’ils sont devant Dieu ? »
Ou…
« Parce qu’ils sont devant les enfants ? »
Peut-être était-ce la même chose depuis le début.
Les enfants transportaient les couvertures dont ils s’étaient servis. Han Bada, Go Jin-dong et Han Su-jeong en déplaçaient une ensemble.
« Bada, on la met là ? »
À la question de Go Jin-dong, Han Bada acquiesça.
« Oui, retourne-la. Su-jeong, tiens ce côté. »
« D’accord. »
Han Su-jeong répondit brièvement.
Les trois petits étendirent la couverture sur la rambarde.
C’est alors qu’ils l’entendirent.
Tatatata… Tatatatata…
À peine avaient-ils posé la couverture que les enfants aperçurent l’avion dans le ciel dégagé.
« Un avion ! »
« Waouh ! »
Les enfants sautillèrent. L’un d’eux tenta de s’élancer dehors, mais Pi Sun-dae le rattrapa par la nuque. Un autre glissa malgré tout, tomba la tête la première dans la boue et sembla sur le point de pleurer.
« Il faut que je m’en vante auprès de papa ! Je lui dirai que j’ai vu un avion ! »
Au milieu des enfants, Go Jin-dong agitait les deux bras. Han Su-jeong leva simplement la main, puis la baissa aussitôt.
Han Bada se contenta d’observer l’avion en silence. Son regard croisa celui de la jeune femme à bord.
Soudain.
Comme s’il avait reçu un message, Han Bada tourna la tête vers la direction d’où venait l’avion.
Il y avait une montagne.
Au-delà de cette montagne se trouvait son foyer.
Son grand frère était là-bas.
« Grand frère… »
Au moment où Bada murmura ces mots, il sentit qu’on tirait doucement sur lui.
En se retournant, il vit Han Su-jeong tirer sur ses vêtements.
« C’est l’heure de manger. »
« D’accord. »
Han Bada acquiesça. À la seule mention du repas, Go Jin-dong avait déjà filé vers la cuisine plus vite que quiconque.
Han Bada jeta un dernier regard à la montagne, puis suivit Han Su-jeong, à la suite de Go Jin-dong.
Le hameau du Milieu.
La pièce la plus au fond de la maison des Han.
La lumière du soleil et les ombres alternaient sur le papier de la fenêtre. Des pas venus de la cour s’approchaient de la porte, puis s’éloignaient de nouveau.
Ham Ssang-sim essorait une serviette au-dessus d’une bassine.
Une couverture reposait à côté d’elle. Près de la main qui dépassait de dessous, une autre main bandée était posée.
Han Man-seok était assis près de son fils. Il posa sur le front et l’épaule de celui-ci la serviette que sa femme lui tendait.
L’homme qui avait prévu l’inondation du Gangwon, sauvé sa famille, changé le destin de son village natal et chassé le Seigneur de la Montagne.
Han San.
Il avait maintenant les yeux fermés.
Dans son rêve, les souvenirs de sa vie précédente l’enveloppèrent et défilèrent.
Notes :
[1] Le jeu de mots repose sur le nom de Kim Mal-ja et l’expression « n’en parlons pas », dont le dernier mot ressemble à son prénom.
[2] Fondé en 1920, le Chosun Ilbo était l’un des principaux journaux coréens de langue coréenne sous la domination japonaise. Son vol en Salmson 2A2 du 24 juillet 1934 est considéré comme le premier reportage aérien sur une catastrophe liée aux inondations dans l’histoire du journalisme coréen.
[3] Namgung Eok (1863–1939) était un éducateur coréen et un militant indépendantiste qui fonda l’École Mogok à Hongcheon.
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