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Traducteur/éditeur : ZERO_SUGAR
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Chapitre 123 : Je vais vous raconter la chute de Baekbaekgyo (1)
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Lundi 19 février 1934.
Cinq jours après la fin du Nouvel An lunaire, Han San fut convoqué dans la cour du Gouvernement provincial du Gangwon.
« Han San, représentant du Commerce Myriad de Han. »
La voix du gouverneur Lee Beom-ik résonna dans l’air, où l’on percevait les premiers signes du printemps.
« Vous avez contribué aux finances locales en vous acquittant fidèlement de vos impôts, rendu de précieux services au Gouvernement général et consacré beaucoup d’efforts aux œuvres de bienfaisance et au nettoyage des rues. En conséquence, nous vous décernons cette distinction, car vous êtes un exemple digne d’être suivi par tous les sujets de l’Empire.
Le gouverneur du Gangwon, Lee Beom-ik. »
Les applaudissements éclatèrent.
Les employés du Gouvernement provincial et les notables de la région, invités pour l’occasion, acclamèrent chacun à leur manière.
« Ouf ! Ce jeune Coréen, il ne plaisante pas ! »
« Le coffret-cadeau que sa société a sorti cette fois est vraiment réussi. C’est luxueux, sain et, une fois qu’on en fait une soupe, on peut en manger toute la journée. En plus, c’est pratique et ça se conserve longtemps. »
« Comme je le dis toujours, c’est à Chuncheon que ça se passe. Vous ne trouveriez pas un talent pareil à Cheorwon, n’est-ce pas ? »
Alors Ayame, l’une des journalistes qui attendaient, carnet en main, déclencha un flash au magnésium.
Flash !
Au moment même où il était immortalisé aux côtés de Lee Beom-ik, Han San reçut son certificat de félicitations.
« Les points du [Comité d’enquête sur les activités antinationales] s’accumulent à vue d’œil… »
Une sombre tempête de neige faisait rage en lui, comme si un petit ours polaire avait été invité dans un village d’ours noirs, mais Han San rayonnait comme un soleil printanier en s’inclinant.
« Merci, Monsieur le Gouverneur ! »
« Hum ! Oui, oui. Avec des jeunes comme vous, l’avenir du Gangwon est très prometteur. »
Lee Beom-ik gloussa, rajusta ses lunettes à monture dorée, puis prit la coupe d’argent posée à côté de lui et la lui tendit.
« Voici votre récompense. Prenez-la. »
C’était une large coupe à saké cérémonielle appelée sakazuki[1].
Le genre de coupe qu’on utilise pour les cocktails de sang dans les films de yakuza. Celle-ci était en argent massif, et portait au revers les sceaux du Gouvernement provincial du Gangwon et de Lee Beom-ik.
Autrement dit, si l’on expliquait cette cérémonie dans des termes plus modernes, cela donnerait ceci :
Le Grand Empire japonais Gumi[2], la plus grande organisation criminelle désignée d’Asie du Nord-Est,
le Gouvernement général de Corée Kai, son affilié de deuxième rang,
et le Gouvernement provincial du Gangwon Ikka, son affilié de troisième rang,
avaient pour oyabun[3] Lee Beom-ik.
Lee Beom-ik remit une coupe à Han San, chef du Commerce Myriad de Han Tai, un groupe de hangure[4] actif sur son territoire,
et lui lança : [Hé ! À partir de maintenant, tu peux te promener en disant que tu es mon subalterne.]
« C’est un honneur ! »
Han San accepta la coupe.
« Ah, franchement… Douze ans, non, onze maintenant. Bref, dès qu’on sera en 1945, je la ferai fondre pour en tirer des cuillères. »
La liste des préparatifs qu’il devait faire avant la libération s’allongeait ; le chef du Commerce Myriad de Han commençait à s’en inquiéter.
Quoi qu’il en soit.
« Prenez aussi ceci. Les documents que je vous avais promis à l’époque. »
Lee Beom-ik sourit et lui tendit une autre liasse de papiers.
[ Permis d’exploitation d’une mine d’or et permis de manipuler des explosifs — Han San, représentant du Commerce Myriad de Han ]
Cette fois, Han San sourit de bon cœur.
« Merci ! »
La ceinture de champion qu’il avait remportée au terme de deux mois de lutte était enfin entre ses mains.
La bataille n’avait pas été particulièrement acharnée. À vrai dire, elle avait seulement accéléré le rythme auquel l’argent s’imprimait tout seul. Mais la victoire n’avait-elle pas toujours un goût délicieux ?
« Et quand je pense à tout ce que je vais pouvoir faire avec ça… »
Même le cœur de Han San se sucrât de joie.
« Voyons voir. Quand est-ce que je pourrais “perdre” quelques bâtons de dynamite… Non, cette excuse ne passera sans doute pas. Plutôt que de prétendre qu’ils ont disparu… Hum. Peindre quelques morceaux de bois en rouge, les mélanger aux explosifs pendant les travaux de dynamitage, puis en récupérer autant en douce.
Ce serait trop risqué de les vendre directement à la bande d’Inwang… Je les ferai d’abord passer par eux pour les écouler en Primorié, en Mandchourie et auprès du Gouvernement provisoire. Bien sûr, j’en mettrai de côté en plus de ce que je vendrai…
Non, non. J’ai obtenu ces permis pour le projet de digue de Meokbawi Valley. C’est la priorité… Hum. Je peux faire les deux en même temps. On lancera les opérations de front. »
Tout trempé jusqu’aux os dans ses doux fantasmes, tel un morceau de sucre humain, Han San acheva le reste de la cérémonie et s’en alla.
Lee Beom-ik le regarda partir en souriant.
Il souriait, mais…
« Hum… »
En vérité, Lee Beom-ik était loin d’être serein.
« Je comptais faire s’affronter deux poules pondeuses. »
N’était-ce pas pour cela qu’il avait monté deux jeunes entreprises prometteuses l’une contre l’autre ?
Mais l’une d’elles avait soudain crié : « C’est l’heure du spectacle de démembrement ! », avant d’exploser et de couler. Qu’était-il censé en penser ?
« Enfin, elle méritait bien d’échouer. »
Lee Beom-ik soupira.
« Ce salaud de Myo. Je lui avais dit de se mesurer à Han San en affaires, et il est allé faire toutes sortes de choses bizarres. »
Il aurait apparemment dépensé des dizaines de milliers de wons comptant à travers Chuncheon, juste pour couper les vivres au Commerce Myriad de Han.
Quand Lee Beom-ik l’avait appris, il était resté bouche bée. Et la nouvelle lui avait aussi fait bouillir le sang. Ses paroles avaient-elles si peu de poids ?
Il avait donc ordonné en secret à la Police spéciale supérieure du Gangwon[5] d’enquêter sur l’origine de ces dizaines de milliers de wons apparus tout à coup, comme par magie.
Puis il avait reçu un rapport indiquant que l’argent semblait provenir de Baekbaekgyo[6].
« Ces fous osent… »
À bien y regarder, le résultat n’était pas entièrement mauvais.
L’argent de poche de la secte avait été distribué équitablement aux commerçants de Chuncheon. Si l’on pouvait appeler ça un effet de ruissellement, alors oui, c’en était un. Plus exactement, c’était comme se faire tabasser jusqu’à ce que des bonbons vous sortent du corps.
Mais plus encore…
« Ce jeune Han San dépasse vraiment toutes les attentes. »
Il s’était attendu à ce que Han San remporte le concours commercial. Quand deux adversaires s’affrontaient, il fallait bien qu’il y en ait un qui l’emporte.
Même les coups de ko que Han San avait joués en chemin, comme son poulet au soja salé et collant, préparé avec du poisson de la mer de Sokcho, lui avaient seulement fait penser que le jeune homme était vif d’esprit. Cela ne l’avait pas poussé à revoir à la hausse l’estime qu’il lui portait.
Qu’est-ce que Lee Beom-ik n’avait pas vu, depuis qu’il était devenu gouverneur du Gangwon ? Les génies étaient aussi nombreux que les étoiles.
Mais ce coffret-cadeau de Colin doré…
« Il pourrait tout à fait devenir un produit phare représentant le Gangwon, non ? »
Et en plus…
« Baekbaekgyo. Ces salauds ont dépensé des dizaines de milliers de wons pour essayer de le tuer… »
En vérité, Lee Beom-ik s’était attendu à ce que Han San vienne le supplier de lui sauver la vie, en pleurant et en demandant de l’aide à la police du Gangwon, aux officiers de la police militaire qu’il connaissait, voire à Lee Beom-ik lui-même s’il en avait le courage.
« S’il l’avait fait, j’aurais peut-être pu l’aider un peu. »
Il n’avait même pas vingt ans. N’était-ce pas le devoir d’un adulte de lui venir en aide ?
Plutôt que de laisser les ordures de cette secte piétiner une jeune pousse aussi prometteuse, un adulte avisé devait lui donner un petit coup de pouce, puis récolter les fruits de son développement pendant des années.
Et pourtant…
« Il s’en est tiré par ses propres moyens ? Il n’a pas demandé l’aide d’un adulte, pas une seule fois ? »
On était bien au-delà d’une simple poule pondeuse.
C’était…
« Une oie aux œufs d’or, une véritable usine à exploits ambulante ! »
Voilà pourquoi Lee Beom-ik ne pouvait pas garder son calme.
En regardant Han San s’éloigner, il sentait une tempête faire rage dans son cœur, comme s’il venait de découvrir une mine d’or inépuisable et infiniment désirable.
« Le Commerce Myriad de Myo ? Myo San ? Qu’ils fassent faillite et disparaissent tous ! Qu’ils crèvent !
Le Commerce Myriad de Han, Han San ! Faire grandir un pareil homme me frayera la voie vers une promotion ! »
Tout le monde devait suivre une route,
mais certains étaient chargés de les tracer pour les autres.
Lee Beom-ik avait passé toute sa vie à tracer des routes.
Il avait construit des routes pour les voitures à Chuncheon, ouvert de nouvelles voies à Jeongseon et jeté un pont sur le fleuve Soyang.
C’était ainsi qu’il s’était frayé sa propre route vers une promotion.
(Dans la vie précédente de Han San, il avait même soigneusement pavé son propre chemin vers la mort en proposant la création du Corps spécial de Jiandao[7].)
Pour le légendaire bâtisseur de routes Lee Beom-ik, la clé pour tracer une route était la suivante :
[ Commencez par paver les endroits les plus fréquentés. ]
« Ce ne serait pas une mauvaise idée de frayer un peu la voie à ce jeune Han San. »
Justement, une affaire méritait d’être réglée sans tarder.
« Ces salauds de la secte Baekbaekgyo ! Ils ont osé dépenser de l’argent pour abattre un sujet impérial exemplaire, officiellement félicité par les autorités ? »
Comment l’Empire pourrait-il sauver la face s’il laissait passer ça ?
Quoi ? Les choses se sont passées dans le mauvais ordre ? L’argent de Baekbaekgyo s’en est pris à Han San avant qu’il ne reçoive ses félicitations ?
Hum… Pour le légendaire éclaireur Lee Beom-ik, le gouverneur-Gouverneur-Gouverneur qui avait passé sa vie à tracer des routes, celles-ci pouvaient se parcourir dans les deux sens. Il le savait par expérience : il n’y avait pas de « avant » ni d’« après ».
« Je devrais envoyer un rapport au Gouvernement général. »
Le sort de l’enquête sur Baekbaekgyo, qui penchait jusqu’alors fortement vers un « On s’arrête là ? », bascula à cent quatre-vingts degrés.
Quelques jours plus tard, au quartier général de la police militaire de Gyeongseong.
« Ahaha ! Oui ! »
Kannoizuna Toono, qui venait de recevoir le feu vert du Gouvernement général, sourit de toutes ses dents tandis que son monocle étincelait.
« Alors, on renverse la situation ? »
Le Renard argenté de l’Empire étala les documents sur la table d’un geste théâtral.
Certains contenaient le circuit des fonds mis au jour par la Police spéciale supérieure. D’autres renfermaient les livres de comptes d’entreprises soupçonnées d’avoir des liens étroits avec Baekbaekgyo. Et d’autres encore…
L’œil derrière le monocle contemplait Gyeongseong et, à chaque fois que sa main gantée déposait un nouveau document, comme une pierre au baduk, les pièces s’agitaient sur le plateau au gré de ses ordres.
L’une de ces pièces, placée à peu près au sommet d’une échelle, était un homme venu d’Inje à Gyeongseong pour affaires.
« Comment ai-je pu me retrouver jusqu’à Gyeongseong… ? »
Sawada Kazuo, commandant du détachement de police militaire d’Inje, marmonna ces mots en défonçant la porte de la cinquième succursale de Baekbaekgyo à Gyeongseong. Sa voix trahissait à la fois la perplexité et une profonde émotion.
« Est-ce là le destin d’un [homme appelé à régner sur le monde] ? »
En vérité, après qu’un certain régresseur eut organisé une occasion lors de l’inauguration du pont de Soyang, Toono s’était dit : [Hum ! À bien y penser, Kazuo est plutôt doué sur le terrain !] Il avait alors emmené Sawada pour faire un essai. Cela dit, si le pion lui-même était heureux, il n’y avait pas de problème particulier.
Au même moment.
Dans une cachette à la périphérie de Gyeongseong, Jeon Yong-hae, chef de Baekbaekgyo, abattit la main sur la table.
« Putain ! Pourquoi est-ce que cette merde nous tombe encore dessus, tout à coup !? »
C’était comme un coup de tonnerre dans un ciel serein.
Deux chefs de branche avaient été arrêtés sans bruit. Trois lieux de rassemblement des fidèles avaient été fermés. Trois entreprises avaient été gelées du jour au lendemain…
Alors qu’ils croyaient enfin avoir passé l’hiver sans encombre, la brise printanière n’avait apporté que ce genre de nouvelles !
« Putains de Japonais de l’Empire ! Putains de salauds du Gouvernement général de Joseon ! Pourquoi vous faites ça ? Pourquoi ? Pourquoi ça recommence encore, tout à coup !
Ah ! J’ai une tête de grand méchant, ou quoi !? »
Cette fois, ils n’avaient même pas eu le temps d’activer leur réseau de renseignements.
Pourquoi cela leur arrivait-il ? Un nouveau traître les avait-il dénoncés ? Ou bien les autorités avaient-elles fait semblant de fermer les yeux tout ce temps, avec l’intention de poignarder dans le dos ces innocents croyants ?
Impossible de le savoir !
Le nœud coulant se resserrait beaucoup trop vite !
C’est alors que cela arriva.
« Grand Magistrat ! Le do-yusa Yi Gyeong-deuk est là !
Il dit avoir des informations sur la situation actuelle ! »
Jeon Yong-hae reprit des couleurs.
« Ce salaud de Yi Gyeong-deuk ? Il tombe à pic ! Faites-le entrer ! »
Oui, ce salaud qui se trouvait hors de Gyeongseong saurait peut-être comment les choses avaient pu tourner ainsi. Son organisation et son argent devaient encore être intacts, eux aussi.
« D’abord, je vais me réfugier dans la cachette de ce salaud de Yi Gyeong-deuk. Ensuite, si je garde la tête basse et que j’attends que la tempête passe… »
À peine Jeon Yong-hae eut-il cette pensée que Yi Gyeong-deuk entra dans la pièce.
Jeon Yong-hae lui aboya dessus :
« Hé, Yi Gyeong-deuk ! Amène-toi, espèce de salaud ! Dehors, c’est un vrai bordel, alors si tu sais pourquoi tout ça arrive, crache le morceau ! »
Avec une expression de profonde gratitude, Yi Gyeong-deuk se prosterna devant Jeon Yong-hae.
« Grand Magistrat ! Voyez-vous… »
Et à cet instant…
Yi Gyeong-deuk devint véritablement [sage].
[ Question. Dans une organisation où le numéro un est incontesté, le seul numéro deux a commis l’erreur de faire disparaître 60 000 wons. Quelle est la décision la plus sage ? ]
[ 1. Tout avouer honnêtement et attendre sa punition. ]
[ 2. Éliminer le numéro un, s’emparer de l’argent et de l’organisation de ce putain de numéro un, et tenter un retour en force d’un seul coup. ]
Ainsi, Yi Gyeong-deuk prit la décision la plus sage de sa vie.
Un bruit sourd retentit.
« Urgh… ? »
Le bruit, les yeux de Jeon Yong-hae qui s’écarquillèrent, Yi Gyeong-deuk qui prit appui à quatre pattes pour bondir, puis le sang qui jaillit : tout se produisit en même temps.
« Toi… »
Jeon Yong-hae s’effondra.
Sa poitrine le brûlait. Quelque chose comme de la lave y coulait.
« Pourquoi ? » La question lui traversa brièvement l’esprit, aussitôt suivie d’une autre : « Pourquoi, à ton avis ? »
« L’esprit du Grand Magistrat est entré en moi ! C’est moi, le Grand Magistrat, désormais !! Tous, avec moi— »
On entendait Yi Gyeong-deuk crier quelque chose dehors… L’agitation montait… Une porte s’ouvrit à la volée, quelqu’un rugit, puis des bruits de lutte retentirent…
Bientôt, Jeon Yong-hae n’entendit plus rien.
Tout devint silencieux.
Puis.
Une nouvelle voix s’éleva soudain.
[ Mon fils. ]
Père.
[ Sais-tu quelle est la clé du pouvoir ? ]
La voix de son père, Jeon Jeong-un, fondateur de Baedogyo, l’organisation qui avait précédé Baekbaekgyo, traversa soudain l’esprit de Jeon Yong-hae.
[ C’est de faire en sorte que ceux qui sont au-dessous de toi se mordent et se déchirent entre eux… ]
L’image de son père, impassible, debout sur un rocher, les bras croisés, tandis qu’il lui enseignait cette leçon, puis le visage pitoyable de l’homme que son fils avait dépouillé de tout, enfermé dans une arrière-salle et laissé mourir de faim, lui revinrent à l’esprit l’un après l’autre.
Une révélation soudaine s’éveilla en lui.
« Mun Bong-jo aurait dû être là. Ou alors, j’aurais dû immédiatement promouvoir un autre salaud au rang de numéro deux bis.
J’aurais dû faire en sorte que Yi Gyeong-deuk et cet autre salaud se mordent et se déchirent… Si seulement… Dans ce monde de Baekbaek divisé comme les pieds d’un chaudron… j’aurais pu rester… bien à l’abri… au-dessus d’eux… »
C’était cela.
« Mordre… déchirer… »
Ce fut la dernière pensée de l’homme qui, dans la vie précédente de Han San, avait été le chef de secte le plus tristement célèbre de l’histoire de la Corée.
[1] Le sakazuki est une coupe large et peu profonde utilisée au Japon pour partager le saké lors de cérémonies.
[2] Gumi signifie groupe ou bande ; dans le milieu des yakuzas, le terme désigne une famille criminelle organisée.
[3] Un oyabun est le chef patriarcal d’une organisation de type yakuza.
[4] Hangure est un terme japonais qui désigne un groupe criminel semi-organisé, extérieur aux yakuzas traditionnels.
[5] La Police spéciale supérieure, communément appelée Tokkō, était la police politique de l’Empire du Japon. Elle était chargée de réprimer la dissidence et les menaces idéologiques présumées.
[6] Baekbaekgyo, ou la Religion blanche-blanche, était un nouveau mouvement religieux coréen dont les dirigeants furent démasqués dans les années 1930 pour des meurtres et des extorsions financières.
[7] Le Corps spécial de Jiandao était une unité coloniale organisée par les Japonais et créée en 1938 au Mandchoukouo pour combattre les guérilleros antijaponais de la région de Jiandao.
Notes :
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