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Traducteur/éditeur : ZERO_SUGAR
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Chapitre 115 : Festival du drapeau du Gangwon (3)
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Un permis d’exploitation d’une mine d’or et l’autorisation de manipuler de la dynamite.
Si Han San avait choisi ces deux privilèges parmi les innombrables avantages qu’il pouvait obtenir du Gouvernement général, ce n’était pas sans raison.
« L’un servira plus tard. »
Comme il l’avait expliqué au gouverneur, le régressé savait qu’un filon d’or dormait sous Meokbawi Valley.
Pour épuiser aussi facilement qu’on mange du dakgalbi le filon mis au jour par la Grande Inondation de l’année Gap-sul, après juillet de l’année suivante, il devait tout préparer à l’avance.
On pourrait dire que l’or extrait en secret et l’or extrait avec un permis officiel revenaient au même une fois fondus.
On pourrait même croire que le premier était préférable, puisqu’il n’y avait pas d’impôts à payer.
Mais le Commerce Myriad de Han était devenu trop important pour cela.
Le travail d’un directeur consistait à mettre en balance les bénéfices immédiats et les risques futurs.
Tout comme les voitures sans papiers qu’il avait acquises par l’intermédiaire de la bande d’Inwang devaient être blanchies par plusieurs circuits, il lui fallait au moins respecter les formalités nécessaires pour pouvoir gérer les problèmes si quelque chose tournait mal par la suite.
[ En plus, blanchir l’or extrait en toute illégalité par des prospecteurs clandestins et toucher une commission est bien plus rentable. ]
Le vieil homme avait appris de son petit frère qu’un statut légal ouvrait l’accès à des affaires lucratives réservées à quelques-uns.
« L’autre, c’est pour la construction. »
Là encore, on ne pourrait extraire l’or de Meokbawi Valley qu’après la Grande Inondation de l’année Gap-sul.
Pour l’heure, l’important était de préparer tout le nécessaire à la construction à Meokbawi Valley.
« Mademoiselle Ayame m’a dit qu’il serait bon d’obtenir aussi l’autorisation de manipuler de la dynamite. Une foreuse à roche suffira peut-être, et il ne sera sans doute pas nécessaire de faire sauter quoi que ce soit, mais mieux vaut être prêt quand le moment viendra. »
Au moment où Han San acheva cette réflexion, le gouverneur Lee Beom-ik recula le cou qu’il avait tendu et ajusta ses lunettes cerclées d’or.
« Hum. Je comprends. Vous avez de grandes ambitions pour un jeune homme. Vous me plaisez beaucoup. Mais… »
« Hum. »
Han San but une gorgée dans la tasse que Lee Beom-ik lui avait remplie.
Si la conversation prenait cette tournure, c’est qu’il y avait un problème.
« Ne vous méprenez pas. Ce n’est pas que vous n’ayez pas les qualifications requises. Comment pourrais-je dire une chose pareille après tout ce que vous avez accompli jusqu’ici ? »
Autrement dit, le statut et les mérites de Han San ne laissaient pas à désirer.
« Mais les explosifs sont dangereux, n’est-ce pas ? Entre les mains de personnes mal intentionnées, ils pourraient même devenir des armes menaçant l’Empire. »
Han San émit un petit hum.
« C’est vrai… Je ne ferais jamais une chose pareille, bien sûr… »
« Hum. Évidemment. Un jeune homme sain et promis à un si brillant avenir que vous ne ferait jamais rien de tel. »
« Oui. Dans ce monde du Soleil-Levant, ceux qui font ce genre de choses… Pfiou. Seuls des héros des ténèbres en seraient capables. »
Le héros des ténèbres de cette époque — selon son propre jugement — comptait détourner de la dynamite en secret et en vendre une partie aux amis de son père, une autre à l’Armée de l’Indépendance et le reste en Mandchourie, inaugurant ainsi une grande ère de la dynamite. Il frissonna, comme si cette simple pensée lui donnait la chair de poule.
Lee Beom-ik pencha la tête en entendant l’expression « héros des ténèbres », puis revint au sujet.
« Quoi qu’il en soit, voilà ce qu’implique l’autorisation de manipuler des explosifs. Le permis d’exploitation d’une mine d’or va de pair avec elle, puisqu’on ne peut dissocier les deux. »
« Ils sont donc strictement encadrés… et tous les permis disponibles dans le Gangwon ont déjà été attribués pour l’année. »
C’était bien ça.
À cette époque, la plupart des privilèges étaient limités !
À quoi bon parler de privilège si tous ceux qui avaient un statut suffisant pouvaient en bénéficier ?
Le pouvoir administratif et les forces de police étaient eux aussi des ressources limitées. Puisqu’il fallait surveiller ce genre d’activités, les permis d’explosifs étaient forcément encore plus restreints.
Voilà où il en était à présent.
[ Autorisation de manipuler de la dynamite ]
[ Stock : 0 ]
C’était le propre des produits en quantité limitée : dès que quelqu’un d’autre s’en emparait, il était impossible d’en profiter avant qu’une place se libère.
Il pouvait attendre tranquillement qu’une place se libère, ou bien…
« À qui devrais-je m’adresser… ? »
Han San sourit avec douceur et se gratta l’arrière du crâne. Dans ce monde, c’était la façon habituelle de demander qui il fallait évincer.
Lee Beom-ik lui rendit son sourire, plein de bienveillance.
« Ho ho. À strictement parler, ce n’est pas permis… Mais vos mérites sont vraiment impressionnants et votre avenir très prometteur. Comment pourrais-je rester les bras croisés ? »
« Justement, un jeune homme d’affaires qui vous ressemble est ici aujourd’hui. Il détient ce permis. »
La nouvelle surprit assez Han San pour qu’il cligne des yeux.
« Un jeune homme d’affaires qui me ressemble ? »
Lee Beom-ik hocha la tête et fit signe en direction de la foule.
« Directeur Myo ! Venez un instant ! »
La foule s’écarta et un homme s’avança.
Il avait dans les vingt-cinq ou vingt-six ans. C’était un jeune homme en costume impeccable et aux chaussures cirées.
Ses vêtements et ses chaussures étaient identiques à ceux que portait Han San.
« Ce salopard… ? »
Ils n’avaient pas la même carrure.
Contrairement à Han San, dont le corps s’était sculpté dans le muscle, le directeur Myo était mince et délicat.
Son visage aussi était différent. Surtout ses yeux. Fins comme des fils, ils étaient si plissés qu’on ne pouvait savoir s’il souriait ou s’il les avait fermés.
Si quelqu’un avait transformé en personne l’un de ces porte-bonheur en forme de chat, tout en finesse, à la mode à l’époque, puis l’avait habillé comme Han San, il aurait probablement eu exactement cette apparence.
Le chat porte-bonheur humain s’inclina.
« Vous m’avez fait appeler, Votre Excellence ? »
« Hum. Voici le jeune Han San. Présentez-vous l’un à l’autre. »
« Oui, Votre Excellence. »
L’homme qui ressemblait à une version de Han San recouverte d’une peau de chat porte-bonheur sourit, puis se tourna vers lui.
« Enchanté. » Après une légère révérence, il ajouta : « Je suis Myo San et je dirige le Commerce Myriad de Myo. »
Un souvenir s’alluma dans l’esprit de Han San.
[ Commerce Myriad de Myo, Myo San ]
« La liste des cadeaux de félicitations, tout à l’heure ! »
C’était l’homme qui avait fait un don exactement du même montant que Han San et qui, grâce à l’ordre alphabétique, se trouvait juste au-dessus de lui !
« Ce salopard… »
Le détecteur de salopards de Han San, soixante-quatorze ans, qui vibrait chaque fois qu’il rencontrait un enfoiré, se mit à trembler devant le chat porte-bonheur humain. Lee Beom-ik, qui avait fait venir Myo San, écarquilla les yeux.
« Hum ? N’étiez-vous pas Myo Jeong, des Pêcheries de Myo ? À y regarder de plus près, vous avez aussi changé de vêtements et de coiffure… »
Myo San sourit chaleureusement, sortit un mouchoir blanc et s’essuya la joue.
« Votre Excellence. Tout cela appartient à mon passé. Les démarches pour changer le nom de mon entreprise et le mien sont terminées. Je suis désormais Myo San, du Commerce Myriad de Myo. »
Le détecteur de salopards de Han San trembla encore plus fort. Lee Beom-ik éclata de rire.
« Hum… ? Ha ha ha ! Il est difficile de suivre les idées des jeunes. Vous aviez déjà fait le coup, auparavant. »
« Enfin, vous êtes tous deux de jeunes hommes. L’un est Han San, du Commerce Myriad de Han, l’autre Myo San, du Commerce Myriad de Myo. Quelle coïncidence ! »
« En effet. Nous étions peut-être destinés à nous rencontrer. »
« C’est aussi ce que je pense. Ah, j’ai entendu dire que le directeur Myo allait ouvrir deux restaurants, cette fois encore ? »
« Oui, Votre Excellence. »
Myo San rangea son mouchoir et regarda Han San.
« Notre Commerce Myriad de Myo prépare l’ouverture de restaurants spécialisés dans le poulet, à Chuncheon. »
Des restaurants spécialisés dans le poulet ?
« Dans le premier, nous comptons proposer deux plats de poulet frit : le [Poulet frit Fierté] et le [Poulet frit en sauce]. »
Le Poulet frit Fierté et le Poulet frit en sauce…
Le Poulet frit Fierté et le Poulet frit en sauce ???
« Le Poulet frit Fierté porte bien son nom : c’est un plat qui satisfait et rehausse la [fierté] de ceux qui le mangent. Nous assaisonnons le poulet pour que sa saveur généreuse imprègne la viande, puis nous le faisons frire simplement dans une pâte à frire. »
« Le Poulet frit en sauce est une création originale du Commerce Myriad de Myo. Nous ne nous contentons pas d’enrober le Poulet frit Fierté d’une sauce spéciale, généreusement préparée avec du gochujang, de l’ail, du ganjang, du sirop de céréales, du sucre et d’autres ingrédients. Nous le faisons aussi revenir une fois à la poêle avant de le servir. »
Myo San sortit de nouveau son mouchoir, essuya la sueur qui lui coulait sur la joue, puis poursuivit avec un sourire chaleureux.
« Nous avons également l’intention d’ouvrir un autre restaurant. Nous y servirons une autre création originale propre au Commerce Myriad de Myo, appelée [Côtes de poulet]. »
« C’est un plat haut de gamme, à base de poulet désossé sauté avec des pommes de terre, des oignons, des gâteaux de riz et d’autres ingrédients. Pour finir, nous ferons aussi frire du riz. Moyennant un supplément, nous ajouterons même du fromage fabriqué à Hokkaido… »
Han San comprit enfin qui était ce chat porte-bonheur humain.
« Un imitateur professionnel !? »
Eh bien… Il s’était attendu à en voir apparaître un, tôt ou tard.
Mais déjà ?
Et il avait copié jusqu’au nom de son entreprise et au sien ?
« Même les vêtements et le montant du don… »
N’était-ce pas la preuve vivante que ce salopard le suivait à la trace ?
Le sentiment de rivalité qui l’avait gagné après avoir vu le nom de l’entreprise et celui de son dirigeant sur la liste des cadeaux de félicitations n’était pas le fruit de son imagination.
« Ho ho ! Magnifique. Avoir deux jeunes hommes comme vous à Chuncheon est une véritable bénédiction pour le Gangwon. Une bénédiction. »
Le gouverneur Lee Beom-ik rit de bon cœur.
« L’un de ces jeunes hommes veut l’autorisation de manipuler des explosifs, tandis que l’autre la détient… Ce doit être le destin, et une bénédiction pour le Gangwon. »
« Voilà ce que nous allons faire », déclara Lee Beom-ik en lissant ses lunettes cerclées d’or.
« À l’approche du prochain Nouvel An lunaire, le quatorze février, pourquoi ne pas comparer les bénéfices totaux du Commerce Myriad de Han et du Commerce Myriad de Myo ? »
« L’entreprise qui aura réalisé le plus de bénéfices obtiendra le permis d’exploitation d’une mine d’or et l’autorisation de manipuler des explosifs. »
Han San porta la main à son front douloureux.
« Gouverneur, vous voulez dire… »
« Une compétition entre entreprises. »
Lee Beom-ik sourit.
« Si le Commerce Myriad de Han l’emporte, il prendra les deux permis que détient le Commerce Myriad de Myo. »
« Si le Commerce Myriad de Myo l’emporte, il conservera ces deux permis. »
« Ce sera une sorte de match pour le titre. »
« Un match pour le titre… »
« La compétition, c’est une bonne chose. »
« Tout comme le Gangwon s’est développé grâce à la rivalité entre Chuncheon et Cheorwon, une ville ne s’animerait-elle pas si de jeunes gens pleins d’énergie s’affrontaient ? »
Han San montra les dents, prit une profonde inspiration, puis finit par pousser un soupir.
Myo San, quant à lui, s’essuya les joues plus vite encore, comme s’il essayait d’allumer un feu avec son mouchoir.
« G-Gouverneur. Ces deux permis sont extrêmement importants pour notre Société commerciale Myocheon… non, le Commerce Myosa… non, les Pêcheries de Myo… non, non, non, le Commerce Myriad de Myo ! »
« Comment les permis que notre entreprise a obtenus il y a à peine un an, au prix de tant d’efforts, pourraient-ils être attribués à l’issue d’une simple compétition commerciale… ? »
« Hum ? »
Lee Beom-ik jeta un regard à Myo San.
L’homme qui deviendrait plus tard gouverneur de la province de Jiandao souriait, mais ses yeux derrière ses lunettes, eux, ne riaient pas. Myo San tressaillit et baissa aussitôt la tête.
« N-Non ! Bien sûr, il en sera comme Votre Excellence le souhaite ! »
« Je voulais seulement dire, Votre Excellence, qu’il serait peut-être compliqué de juger les bénéfices totaux. Je pourrais peut-être vous témoigner à nouveau ma sincérité de façon plus concrète… Ou bien nous pourrions faire plus simple et voir qui offre le plus en dons… »
« Ah, ce ne serait pas intéressant. »
« Oui ! Vous avez raison. Ce ne serait pas intéressant de faire ça ! »
« Hum, oui, oui. Le directeur Myo comprend vite. Les jeunes gens devraient écouter quand leurs aînés parlent. »
« Han San, qu’en pensez-vous ? »
Han San poussa un long soupir.
« Je n’y vois pas d’objection non plus. »
Autrement dit, c’était le principe de la poule pondeuse.
À cette époque, les marques de bonne volonté et les dons n’étaient au bout du compte qu’un racket ponctuel. Ils n’avaient rien de durable ni de reproductible.
Mais deux entreprises locales qui s’affrontaient et passaient dans une catégorie supérieure ?
C’était comme multiplier les poules pondeuses qui rapportaient des impôts à la région. Plus ces poules grossissaient, plus elles pondraient d’impôts chaque année.
« Sans dépenser un sou, il compte transformer deux jeunes entrepreneurs en chevaux de course, avec une place et quelques mots… »
Han San était sincèrement impressionné.
Un juron lui échappa aussi.
« Putain. Il n’y a vraiment pas un seul type facile ici. »
L’un était exactement le genre d’homme que le futur roi de Corée du Nord ferait enlever, l’autre le genre à tout copier, du nom de l’entreprise au montant des dons et jusqu’aux vêtements.
Cela dit, plus la scène prenait de l’ampleur, plus les acteurs étaient à la hauteur.
« J’ai hâte de travailler avec vous, directeur Myo. »
Han San se redressa, montra ses dents blanches et lui tendit la main.
« L’honneur est pour moi, directeur Han. »
Myo San, qui devait soudain défendre les deux privilèges qu’il détenait si solidement, se courba en deux. Les yeux plissés, il serra fermement la main tendue de Han San.
Alors…
« Mais… préparez-vous. »
Sans lâcher leurs mains jointes, Myo San se pencha discrètement vers lui et baissa la voix.
« Personne ne peut prendre ce qui est déjà entre mes mains. »
Oh ?
Regardez-moi ce salopard.
Tandis que Han San l’admirait, mais pour une tout autre raison, Myo San se rapprocha encore d’une main et murmura :
« À vrai dire, je vais tout vous prendre. »
« Vos idées commerciales, votre sens des affaires, vos vêtements, vos dons… jusqu’à votre nom et au rythme de votre respiration… ! »
À peine eut-il fini de parler que le chat porte-bonheur humain se mit à caler sa respiration sur celle de Han San.
C’était plutôt désagréable.
« Allez-y. »
Toujours vexé comme il se devait, Han San afficha un large sourire.
« Si vous en êtes capable, prenez-les. »
Il serra leurs mains jointes et murmura :
« De toute façon, je vous prendrai vos permis. »
Leurs regards s’affrontèrent avec férocité.
Le gouverneur Lee Beom-ik hocha la tête.
« Hum ! Quelle belle scène. La compétition, c’est vraiment une bonne chose. »
Et c’est ainsi que…
Les deux jeunes hommes d’affaires qui gagnaient convenablement leur vie à Chuncheon échangèrent une poignée de main amicale devant le gouverneur du Gangwon.
Au même moment.
« Les deux prochains mois. »
Le bras de fer entre deux génies orgueilleux — selon leur propre appréciation — se poursuivrait jusqu’au Nouvel An lunaire.
Quelques jours plus tard.
À l’intérieur du Poulet frit de Myo.
Le restaurant était imprégné d’une épaisse odeur d’huile de friture.
Myo San goûta un morceau de pâte fraîchement frit, trempa son petit doigt dans l’assaisonnement et le lécha, puis sourit, satisfait.
Les employés vêtus de blanc le félicitèrent avec enthousiasme.
« C’est exactement pareil, directeur Myo ! »
« Et ce poulet frit, surtout ! La panure est incroyable ! »
Myo San sortit un mouchoir blanc et se frotta la joue.
« Eh, je vous ai dit que c’était le Poulet frit Fierté. C’est une de mes créations originales. »
Malgré ses paroles, ses yeux se plissèrent en croissants de lune.
« Attends-moi, Han San. »
Myo San marmonna en direction du restaurant juste en face, visible par la fenêtre.
« Un permis d’exploitation d’une mine d’or ? L’autorisation de manipuler des explosifs ? Vous voyez grand, directeur Han. Vous croyez pouvoir me prendre ça des poches ? »
« Attendez un peu. Je vais vous prendre [tout] ce que vous avez. »
C’est alors que cela arriva.
« Directeur ! Le Poulet de Han ! »
Un employé en blanc entra en courant, hors d’haleine.
« Hé hé. Ils viennent protester ? »
Myo San eut un grand sourire. Le mouchoir qu’il passait sur sa joue se mit à bouger bien plus lentement.
« Ne paniquez pas. Je m’y attendais aussi. »
« Qu’avons-nous fait de mal, au juste ? Nous préparons et vendons simplement nos propres plats de poulet. Nous ne violons aucune loi du Gouvernement général, alors ils peuvent bien protester autant qu’ils veulent… »
« N-Non ! Ce n’est pas une protestation… ! »
L’employé qui avait fait irruption reprit son souffle.
« Le Poulet de Han ! Ils lancent un nouveau plat aujourd’hui ! »
« … Quoi ? »
Quelque chose tomba avec un léger bruit sourd. C’était le mouchoir blanc que tenait Myo San.
Au même instant.
Devant le Poulet de Han, juste en face du Poulet frit de Myo.
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Han San se tenait devant l’affiche, les mains jointes dans le dos. L’encre n’avait pas encore séché.
« Il prétend qu’il va tout me prendre ? »
Han San sourit avec calme.
« Essaie donc, si tu peux, gamin. Ce vieux croulant a [cinquante ans] ! »
Notes :
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