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Traducteur/éditeur : ZERO_SUGAR
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Chapitre 109 : L’orphelinat Hanga Mogok (1)
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Han San mit aussitôt à profit la déclaration de soutien sans réserve du chef de la Société de la Croix, qu’il avait obtenue par ce biais.
« Commandant, voici les engagements et les lettres d’excuses où ils promettent de ne plus cultiver de mugunghwa[1]. »
« Ils les ont déjà rédigés ? »
Sawada prit la pile de documents et cligna de son œil unique.
Sawada Kazuo méprisait assurément les Coréens, mais il savait aussi parfaitement qu’ils n’étaient pas tous comme Kim Gang-cheol ou Han San.
Et s’ils étaient du genre à cultiver du mugunghwa en cette période, à quel point pouvaient-ils être obstinés ?
Certains se seraient étalés par terre en prétendant avoir oublié aussi bien le japonais que le coréen. D’autres auraient chipoté sur chaque mot de leur engagement et fait traîner l’affaire pendant un mois. Si on les battait, ils auraient prétendu être trop blessés pour tenir un pinceau, histoire de gagner encore du temps.
Pourtant, tous les documents avaient été remis au bout d’une seule nuit. Sans exception.
Han San se frotta les mains et se vanta.
« Je les ai récoltés moi-même. Puisqu’on va s’occuper ensemble de ces petits mendiants, je leur ai un peu mis la pression. Vous avez déjà bien assez à faire avec les affaires importantes, commandant, non ?
— Ah, la troisième page. L’écriture de ce type n’est pas fameuse, mais il pense chaque mot. On voit presque sa loyauté envers l’Empire dégouliner de la page. J’en suis profondément ému. »
« Hmph. »
Sawada fit rouler la bille d’acier dans sa paume, qui cliqueta.
Des engagements remis en une nuit, contre toute attente. Et ce salaud de Coréen qui paradait au milieu d’eux.
*Je vois.*
L’œil unique de la vipère, fière de sa [perspicacité] et réputée pour [avoir un bon œil], démêla toutes les causes et conséquences de cette affaire. Il luisait froidement.
*Mon ascendant de futur maître du monde commence-t-il enfin à s’épanouir ?*
Voilà à quel point Han San était dangereux, comme un opium spirituel.
La pile d’engagements passa entre les mains de Sawada, puis fut envoyée à Chuncheon.
Salle de réunion du poste de police militaire de Chuncheon.
« Quoi ? Ils ont tout rédigé en une journée ? »
« Ces fichus séditieux ? »
« Bon sang. »
Le commandant du poste de police militaire de Chuncheon et le chef des opérations froncèrent les sourcils en examinant les engagements. À leurs côtés se tenait, les bras croisés, un inspecteur de la Police spéciale supérieure[2], envoyé par la division de la police supérieure du département de police du Gangwon.
Namgung Eok et ses subordonnés, que l’âge n’avait fait qu’endurcir, s’étaient soudain mis à écouter ?
« C’est… »
« Oui, ça doit être ça, commandant de bataillon… »
« Du point de vue de la Police spéciale supérieure aussi… »
Les trois hommes avaient passé beaucoup de temps dans la péninsule et avaient eu affaire à d’innombrables Coréens prétendument séditieux. Ils échangèrent discrètement un regard, comprirent toutes les causes et conséquences de cette affaire, puis hochèrent la tête de concert.
« Je vous le répète, Sawada est né pour tenir ses subordonnés en laisse. »
« Tout à fait, commandant de bataillon. Franchement, je ne pensais pas que ce salaud en serait capable. À ce stade, il mérite vraiment son titre de chef de la discipline du Gangwon. »
« Nous n’avions entendu parler que de la réputation de l’adjudant-chef Sawada. Maintenant, même la Police spéciale supérieure sait qu’il y a toujours quelqu’un au-dessus de soi. »
Tandis que ces propos circulaient, seul le caporal Ishihara, assis dans un coin à feuilleter des documents, affichait l’air de quelqu’un qui venait de croquer un insecte.
*Quelque chose cloche…*
Il ne pouvait pas le dire à voix haute.
On lui aurait répondu quelque chose comme : [Hé ! Tu es jaloux parce qu’il a récupéré l’affaire que tu avais montée et raflé les lauriers ?] Et puis, Ishihara lui-même pensait que la jalousie était probablement en cause.
*Remets-toi en question, Ishihara. Ne suffisait-il pas que tu te sois fait des ennemis en te comportant comme si ta promotion était déjà acquise ?*
Ishihara, le seul à avoir pressenti que quelque chose clochait, se lança dans une quête d’élévation personnelle ; pendant ce temps, l’affaire des engagements fut réglée sans encombre.
Et voilà comment.
Bien à l’abri derrière un bouclier Sawada encore plus efficace qu’un bouclier du Seigneur de la Montagne +3, Han San chuchota des projets séditieux à Namgung Eok[3].
« Enseignant, pourriez-vous me céder l’École Mogok tout entière ? Le terrain et tout le reste. Avec toutes ces saisies, vous ne pouvez de toute façon plus vous en servir telle quelle. »
« Qu’as-tu l’intention d’en faire ? Tu ne vas pas ouvrir un restaurant… »
« Bien sûr que non. Quel restaurant pourrais-je bien tenir dans un bâtiment perdu dans un coin pareil ? »
« Perdu dans un coin… »
Namgung Eok caressa sa barbe, abattu. Han San lui révéla fièrement ce qu’il comptait en faire.
« Je vais en faire un orphelinat. J’y entasserai tous ces petits mendiants. »
« Un orphelinat. »
Namgung Eok comprit aussitôt.
« Bien sûr. École ou orphelinat, les deux répandent le savoir. Nous serons donc enseignants dans cet orphelinat ? »
« Oui. Mettons au point un programme scolaire. »
« Quoi ? Un pro-gramme scolaire ? Ho ho. Ta prononciation anglaise n’est pas mauvaise. »
« Merci. »
Han San bomba le torse et accepta le compliment de l’ancien interprète anglais de l’Empereur Gojong[4].
C’était la preuve que l’ambiguïté de l’expression « pas mauvais » pouvait poser problème.
Quoi qu’il en soit.
Le lendemain, Han San et Namgung Eok s’assirent de nouveau ensemble et comparèrent les programmes scolaires qu’ils avaient préparés.
Namgung Eok lut la liste de Han San.
« Lecture. Écriture. Japonais et coréen. Cuisine. Menuiserie. Vingt leçons de jeux de mots amusants… »
Han San lut celle de Namgung Eok.
« Lecture. Écriture. Coréen et anglais. Vingt leçons de preuves théologiques démontrant l’inéluctable effondrement de l’impérialisme… »
Ils se regardèrent.
Namgung Eok prit la parole le premier, l’air incrédule.
« Mais qu’est-ce que c’est que des jeux de mots amusants ? »
« Ah ! Enfin, j’ai l’occasion de raconter ça à une figure historique comme vous. Écoutez bien, enseignant. Zhu Yuanzhang descendait la rue quand… »
Un peu plus tard, Namgung Eok effaça de force une partie de ses souvenirs et le persuada avec douceur.
« Eh bien… nul besoin d’en faire une matière à part. Je pense qu’il vaudrait mieux intégrer ça aux cours de lecture et d’écriture. »
« Hmm, vous croyez ? Je pensais que le séparer du reste aiderait les enfants dans leur développement émotionnel et, comment dire, cultiverait leur sens poétique… »
Namgung Eok, lui-même poète renommé, ravala un juron.
Il le pria poliment jusqu’au bout.
« Je vous en prie. Écoutez-moi. »
Han San hocha la tête, l’air sombre.
Puis Han San prit la parole, tout aussi incrédule.
« Non, enseignant. “Vingt leçons de preuves théologiques démontrant l’inéluctable effondrement de l’impérialisme”, vous êtes sérieux ? Nous joignons ce programme au dossier de demande pour l’orphelinat. Vous comptez vraiment le soumettre ? »
« M-mais l’esprit de la nation… »
« C’est justement ce que je dis. Glissez ce genre de choses petit à petit dans d’autres cours, quand personne ne regarde. Je comprends mieux pourquoi vous vous faisiez arrêter sans arrêt. »
Namgung Eok hocha la tête, accablé.
Gérer une autre organisation à cette époque ressemblait beaucoup au travail d’éditeur d’un romancier. Malheureusement, Han San n’avait jamais fait ce genre de travail et ne pouvait donc pas creuser l’analogie.
Après avoir longuement discuté et débattu, ils finirent par mettre au point un programme qui pourrait être accepté sans qu’on les fasse fermer.
« Parfait ! J’y vais tout de suite. »
Han San partit trouver Sawada.
« Commandant, pourriez-vous transmettre ceci pour moi ? »
Sawada parcourut le projet et poussa un grognement sourd.
« Tu veux transformer le repaire de ces Coréens séditieux en camp de rétention pour mendiants ? »
L’œil unique de Sawada balaya le visage de Han San.
Ce Coréen avait dit qu’il avait besoin des gens de l’École Mogok pour un projet de nettoyage des rues, mais n’était-ce pas aussi vicieux que de transformer un lieu de culte ennemi en dépotoir, en pleine guerre de religion ?
*Ce salaud serait-il lui aussi du genre de Kim Gang-cheol ?*
Même Sawada ne put s’empêcher de claquer la langue.
*Quel salaud vicieux. Heureusement que nous ne sommes pas compatriotes.*
Malgré tout, même si l’esprit des Coréens séditieux était réduit en miettes, un camp de rétention pour mendiants servirait certainement les intérêts de l’Empire. Sawada transmit le dossier à ses supérieurs sans protester.
Le commandant du poste de police militaire de Chuncheon, le chef des opérations et l’inspecteur de la Police spéciale supérieure poussèrent de profonds grognements.
« Ha, ce salaud de Sawada… »
« J’ai moi-même conçu bien des opérations, mais je n’ai jamais vu de plan aussi cruel. »
« Il y a vraiment toujours quelqu’un au-dessus de soi. »
Même eux ne purent s’empêcher de claquer la langue.
*Quel salaud vicieux. Heureusement que nous sommes compatriotes.*
Ishihara, quant à lui, était tellement absorbé par sa quête d’élévation personnelle qu’il ne vit jamais le projet.
L’autorisation de transformer l’École Mogok en orphelinat fut accordée aussitôt. Les saisies et le gel des biens furent levés, et ils purent même récupérer les livres confisqués.
Le bouclier Sawada s’avéra très efficace.
« Le problème, ce sont les frais de fonctionnement… »
Le Commerce Myriad de Han apporterait son soutien, mais ne pourrait pas tout prendre en charge.
Combien d’enseignants et d’élèves de l’École Mogok avaient-ils déjà accueillis ? Et combien de petits mendiants viendraient s’y ajouter par la suite ?
« Je peux en couvrir une partie avec des dons… »
Han San dressa la liste des gens à qui il pourrait soutirer des dons.
Le nom de Hajama Ayame figurait tout en haut. N’était-ce pas exactement le genre de chose qu’une riche jeune femme de l’époque était censée faire ? Le moment était venu pour elle de porter le fardeau d’une jeune femme.
« Pour le reste, je vais devoir conclure un accord avec les autorités. »
Il y avait plusieurs moyens d’y parvenir.
Il pouvait demander des subventions, ou faire réduire les impôts du Commerce Myriad de Han du montant de ses dons à l’orphelinat, entre autres.
« Parfait. Je pourrais aussi transmettre ça par Sawada… Non, impossible. »
Le régressé savait que cet homme n’avait tout simplement pas les capacités nécessaires pour gérer ce genre de choses.
Tout en demandant un don à Ayame, Han San lui adressa donc une autre requête.
« Mademoiselle Ayame, j’ai besoin de votre aide. »
« Oui. Je ferai tout ce que je peux ! »
Grâce aux relations d’Ayame, Han San déposa toutes les demandes qui lui vinrent à l’esprit.
Certaines furent écartées, d’autres rejetées, mais plus de la moitié furent acceptées.
Le Commerce Myriad de Han bénéficierait non seulement d’une réduction d’impôts équivalente à un certain pourcentage de ses dons à l’orphelinat, mais recevrait aussi une subvention du bureau provincial du Gangwon.
Gomchi claqua la langue.
« Eh ben, le pouvoir de Sajang San n’est pas à prendre à la légère… Seigneur ! Tu as réussi à soutirer de l’argent au Gouvernement général aussi ? C’est vrai ou c’est une blague ? »
« Je suis plutôt doué. »
Il prit un air fier, mais Han San avait pensé dès le départ que ses chances de réussir étaient élevées.
*C’est aussi dans l’intérêt du Gouvernement général.*
Une entreprise privée, le Commerce Myriad de Han, allait financer entièrement le rassemblement de personnes sans famille ? Et employer comme enseignants des gens arrêtés pour sédition ?
Peu importe le soin apporté à sa rédaction, sa demande ne paraissait-elle pas un peu étrange ?
[Donner de l’argent] revenait à [s’assurer une part du gâteau]. Et s’assurer une part du gâteau permettait d’exercer une certaine influence, en inspectant et en intervenant.
Bien sûr, c’était l’époque impitoyable de la colonisation japonaise.
Les gens au sommet pouvaient inspecter, s’immiscer dans les affaires et tout prendre quand bon leur semblait, sans débourser une seule pièce. C’était précisément ce qui était arrivé à l’École Mogok, qui avait précédé l’orphelinat.
Mais, à y regarder de plus près, ils avaient laissé l’École Mogok tranquille jusqu’à ce qu’elle leur fournisse le prétexte décisif du mugunghwa.
Pourquoi ?
Ce n’était certainement pas pour une raison absurde, comme le fait que le Gouvernement général aurait eu un cœur. Le Japon n’en avait pas, pas plus que les puissances occidentales menées par la Grande-Bretagne. C’était là la nature de l’impérialisme.
C’était simplement moins coûteux !
[Le pouvoir administratif et le pouvoir policier sont aussi des ressources.]
Comme l’avait dit le professeur Han Bada, il y a longtemps.
Les pouvoirs administratif et policier étaient limités. Les mobiliser à un endroit empêchait de les employer ailleurs. Si quelques pièces pouvaient épargner au Gouvernement général d’y consacrer ses forces administratives et policières, l’affaire était rentable.
*Quand même, plus de demandes ont été acceptées que je ne le pensais.*
Il le devait aux efforts de mademoiselle Ayame.
*C’est vraiment une jeune femme remarquable. Elle a aussi fait le plus gros don à l’orphelinat.*
Il devrait prendre le temps de la recevoir comme il se doit un de ces jours.
Han San ajouta le nom d’Ayame à la liste des personnes qu’il rembourserait un jour. Puisqu’Ayame avait porté le fardeau d’une jeune femme, Han San était prêt à porter celui d’un sajang, lui aussi.
Mais avant de recevoir la jeune femme, il lui restait des montagnes de travail.
« Enseignant Namgung Eok, vos gens auront sans doute du mal à s’occuper des mendiants, non ? »
« C’est probable. Tu les as vus tout à l’heure : ils ont tous le tempérament d’érudits plongés dans leurs livres… Il y avait bien Jeong Guhwan, qui se débrouillait dans les tâches pratiques, mais… »
« Celui qui a dénoncé l’Incident du Mugunghwa… »
« Oui. C’est ma faute. Combien de personnes ai-je donc déçues sans même le savoir ? »
Namgung Eok secoua la tête avec amertume. Han San consola le vieil homme.
« Certaines choses sont inévitables dans la vie. Pour reprendre ce que j’ai dit à une autre jeune femme, vous n’êtes même pas de l’argent, enseignant. Comment pourriez-vous être aimé de tout le monde ? Ce serait trop demander. »
« Quoi ? Ha ha. C’est bien vrai. »
Namgung Eok parut un peu soulagé. Il trouvait que Han San savait remarquablement bien réconforter les personnes âgées, pour un jeune homme.
Après avoir consolé quelqu’un de quatre ans son cadet, Han San, jeune homme de soixante-quatorze ans, se frappa la poitrine.
« Bref, c’est entendu. Laissez-moi m’occuper de cette partie. »
Han San se rendit au Hameau inférieur. Son essai avec Gomchi, son employé modèle, s’était très bien passé.
« Grand frère Sundae ! Si tu connais des gens assez malins, qui prennent de l’âge et commencent à vouloir raccrocher, envoie-les-moi. Pas de jeu ni de boisson à l’orphelinat. Ils peuvent cogner les enfants, mais seulement à des fins éducatives. Je les paierai à peu près tant. »
Pi Sun-dae claqua la langue.
« Sajang Han sait vraiment employer les gens sans laisser le moindre vide. Hé ! Qu’est-ce que tu fais ? Pourquoi tu ne m’embauches pas, moi aussi ? »
« Ah, grand frère, votre visage n’est pas très adapté à l’éducation. »
« Espèce de salaud, Gomchi ! »
Il avait trouvé un lieu, mis en place une organisation, réglé la question des frais de fonctionnement et même recruté des surveillants d’internat qui pourraient aussi faire office de gardes.
À Mogok-ri, dans le canton de Seo, district de Hongcheon, un orphelinat ouvrit sur le site où s’était autrefois dressée l’École Mogok.
L’enseigne du bâtiment portait l’inscription [Orphelinat Mogok de Han].
Et puis.
En Orient comme en Occident, le mot [orphelinat] avait toujours revêtu une signification particulière dans les conventions de la fiction de genre.
Par un étrange concours de circonstances, les héros destinés à sauver le monde et les méchants destinés à le détruire venaient tous d’orphelinats.
Sous la direction singulière de Han San, qui avait pris le contrôle de la pègre de Chuncheon, cet orphelinat avait lui aussi fini de se préparer à jouer un petit [tour].
[1] Le mugunghwa, ou hibiscus syriacus, est une fleur étroitement associée à l’identité nationale coréenne. Les autorités coloniales considéraient souvent son exposition comme un geste nationaliste.
[2] La Police spéciale supérieure, ou Tokkō, était la police politique de l’Empire japonais, chargée de surveiller et de réprimer les dissidents au Japon et dans la Corée colonisée.
[3] Namgung Eok (1863-1939) était un éducateur, écrivain et militant indépendantiste coréen qui promouvait le mugunghwa, la rose de Sharon, comme symbole national.
[4] L’Empereur Gojong (1852-1919) fut le dernier roi de Joseon et le premier empereur de Corée. Il régna en tant qu’empereur de 1897 à 1907.
[5] Sajang est un titre coréen désignant le propriétaire ou le président d’une entreprise.
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