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Traducteur/éditeur : ZERO_SUGAR
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Chapitre 103 : Le mendiant de Chuncheon (2)
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Des vêtements blancs, des chapeaux blancs. Des visages souriants comme si on les avait peints ainsi, les mains jointes.
Baekbaekgyo.[1]
Han San dévisagea la secte la plus tristement célèbre de la péninsule, celle qui secouerait le pays par un événement atroce dans quatre ans, avant d’être anéantie.
*Ces salauds…*
Mais cela ne dura qu’un instant. Il se détendit bientôt.
*Non. C’est une aubaine.*
S’il les ficelait proprement et les livrait à Sawada Kazuo, ce bon à rien incapable de progresser, il pourrait les échanger contre des commissions, des permis et d’autres avantages qu’on ne pouvait normalement obtenir qu’en accumulant des points auprès des autorités.
*Et tant que j’y suis, ça réduira les risques que cette jeune Ayame se retrouve mêlée à des gens louches.*
Se mettre en colère et crier aurait été la pire chose à faire.
Le vétéran de soixante-quatorze ans, qui portait le visage d’un jeune patron,[2] afficha donc un sourire chaleureux et avenant.
« Que me vaut votre visite ? »
« Eh bien, patron. Je suis désolé de vous déranger si tard dans la nuit. »
Le missionnaire en face de lui s’inclina profondément.
« Ces enfants viennent souvent ici, n’est-ce pas ? À l’origine, nous les avions recueillis et pris soin d’eux. »
Les petits mendiants secouèrent vivement la tête. Le plus jeune se cacha même derrière Han San.
« C’est un mensonge ! »
« Le chef vous a dit de dégager ! »
Le missionnaire adressa aux petits mendiants braillards un sourire qui semblait plaqué sur son visage.
« Il y a eu un malentendu, c’est tout. Votre chef vit très confortablement dans notre refuge, à présent. »
« C’est un mensonge ! »
« Ha ha, franchement… Patron, que voulez-vous qu’on fasse de ces garnements sans éducation ? »
Le missionnaire sourit d’un air embarrassé. Un autre s’avança.
« Nous vous prions de nous excuser. Franchement… Nous allons les éduquer comme il faut, afin qu’ils ne gênent pas vos affaires. »
Han San comprit à peu près la situation.
*Ils veulent emmener les petits mendiants. Dans l’idéal, toute la bande, chef compris. Sinon, ils se débarrasseront du chef et ne prendront que les enfants.*
Qu’allaient faire ces salauds des enfants qu’ils emmenaient ?
Le vieil homme de soixante-quatorze ans refoula discrètement les articles de journaux de sa vie passée qui menaçaient de lui revenir en mémoire.
Toujours souriant, il prit la parole.
« Waouh ! Vous faites du bon travail ! »
Puis il se gratta la joue, l’air embarrassé.
« Mais comme vous le voyez, ces enfants se méfient terriblement de vous…
Enfin, comme vous le disiez, que peut-on faire de gamins sans éducation ? Même si vous essayez de les emmener, ça ne fera qu’aggraver le tapage. Il y a aussi beaucoup de gens importants qui habitent dans le coin. Si on les empêche de dormir, les affaires de ma boutique vont en pâtir…
Et si on faisait plutôt comme ça ? »
Les membres de Baekbaekgyo marquèrent une pause.
« Que voulez-vous dire ? »
« J’ai déjà préparé de la bouillie de poulet. Nous allons les nourrir et les laisser dormir ici cette nuit. Pourquoi ne pas revenir une autre fois ? Dites-moi où vous êtes installés, et je vous les amènerai à l’aube. »
Han San sortit deux billets d’un won de sa poche.
« Ce n’est pas grand-chose, mais je suis désolé que vous ayez fait tout ce chemin pour rien. Tenez, pour soutenir votre bonne œuvre. »
L’un des deux membres de Baekbaekgyo fronça les sourcils.
« Quoi, vous nous prenez pour des mendiants ? Qu’est-ce qu’on peut faire avec une somme pareille… »
Boum ! L’autre lui saisit l’épaule pour le retenir. Il accepta les billets avec un sourire encore plus éclatant qu’auparavant.
« Oh là là. On dirait que la grâce du Grand Magistrat[3] vous a également touché, patron. »
« Le Grand Magistrat ? »
« Le jugement s’abattra bientôt sur ce monde. Le jugement du feu à l’ouest, celui de l’eau à l’est… Celui qui nous indiquera l’unique chemin vers le salut, c’est notre Grand Magistrat. »
« Ah bon ? Quelle personne extraordinaire. »
Han San ne cessa de s’exclamer, admiratif.
Le jeune membre de Baekbaekgyo, dont on avait agrippé l’épaule, voulut ajouter quelque chose, mais l’aîné l’arrêta d’un regard. Puis il fit un léger signe en direction de la boutique et de Han San.
Un éclair de compréhension passa sur le visage du plus jeune. Il observa la boutique bien tenue, les billets d’un won tout neufs et le beau pantalon de cuir de Han San, d’où il les avait tirés, puis esquissa un sourire étrange.
Les deux membres de Baekbaekgyo échangèrent un regard. Puis ils prirent la parole en même temps, le sourire figé comme un masque.
« Pourquoi attendre une autre fois ? »
« Pardon ? »
« Il se trouve qu’un refuge où se réunissent nos coreligionnaires est tout près. Pourquoi ne pas venir avec nous pour discuter ? »
« Maintenant ? »
« Oui. Comme vous l’avez dit, laissez les enfants ici pour le moment. À vous voir, patron, on sent que vous avez un lien profond avec le Grand Magistrat. Nous aimerions beaucoup nous entretenir tranquillement avec vous. »
Han San ne put s’empêcher d’être impressionné.
*Regardez-moi ces génies : ils mordent à l’hameçon tout seuls !*
C’était lui qui leur avait tendu l’appât.
Et ils l’avaient avalé tout rond, sur-le-champ ?
*Cette manie de tout faire à toute vitesse, les gens de ce pays l’avaient donc déjà à cette époque ?*
Han San rayonna.
« Allons-y ? »
« Attendez… Patron ! »
Chuk Hong-cheol, le chef des hommes de main qui avait observé la scène, s’interposa à la hâte.
« Eh bien, hum… Vous ne pensez pas qu’il vaudrait mieux que quelqu’un vous accompagne ? »
« Allons, tout ira bien. Qu’est-ce qui pourrait arriver ? »
« C’est que… »
Chuk Hong-cheol se tut.
Le patron affichait un sourire radieux.
*Ce sourire donne vraiment froid dans le dos…*
Ça voulait dire qu’il avait tout prévu. À y réfléchir, Han San n’avait jamais été du genre à agir à la légère.
Comme de juste, Han San tapota l’épaule du chef des hommes de main et lui glissa à l’oreille :
« Le plus important, c’est que vous appeliez le chauffeur Wang. Dites-lui d’amener le camion. »
Chuk Hong-cheol s’arrêta en entendant ce nom.
« Le chauffeur Wang ? »
C’était à l’époque des ventes d’essai au Pavillon Bleu et Or, alors qu’ils préparaient l’ouverture du restaurant. Han San était revenu de Sokcho au volant d’un camion de marchandises d’une tonne, après s’y être rendu pour régler des billets à ordre et s’occuper de quelques affaires.
[ Je l’ai récupéré auprès de la bande d’Inwang. ]
Après s’être assis en face de Kim Seong-ja, la maîtresse du Pavillon Bleu et Or, et avoir échangé des liasses de billets et des documents tout en chuchotant, Han San s’était mis à utiliser le camion dès le lendemain, à condition de rester dans les environs de Chuncheon, d’Inje et de Sokcho.
L’homme que Kim Seong-ja lui avait alors assigné, en le qualifiant de pratique, était le chauffeur Wang.
« Pourquoi le chauffeur Wang ? Vous avez un endroit où aller en pleine nuit ? »
« Ce serait bien, si c’était le cas. Sinon, on ira faire un tour en camion. »
Han San tapota l’épaule de Chuk Hong-cheol, adressa un clin d’œil à Im Baechil et aux petits mendiants, puis sortit de la boutique. Un missionnaire de Baekbaekgyo marchait devant lui, l’autre derrière.
Tous trois arboraient un large sourire.
En parcourant les rues nocturnes, les missionnaires lui expliquèrent leur doctrine avec entrain.
« Ce monde est déjà malade et arrive à sa fin. »
« Oh là là. »
« Seuls ceux qui servent le Grand Magistrat pourront survivre et devenir les maîtres du monde nouveau. »
« Je vois. »
« Mais on ne monte pas gratuitement dans cette arche, vous savez. Pour obtenir une place dans le monde nouveau, il faut montrer une dévotion à la hauteur. »
« Une dévotion. »
« Plus votre dévotion sera grande, meilleure sera votre place dans le monde nouveau. Et ce n’est pas tout. Même au refuge où vous séjournerez jusqu’à l’avènement du monde nouveau, seuls les plus dévoués auront les meilleures places. »
« Ah. »
Han San sourit et acquiesça à toutes leurs sornettes.
Ils s’éloignèrent peu à peu de la boutique et finirent par arriver dans un endroit où toute trace de présence humaine avait disparu des rues.
« Au fait, dites-moi. » Han San se gratta la joue. « Comment fait-on, exactement, pour montrer sa dévotion ? »
Les membres de Baekbaekgyo, qui bavardaient avec animation, hésitèrent.
Ils échangèrent un regard.
L’endroit était calme. Une ruelle isolée, où ne pénétraient ni la lumière de la lune ni celle des lampes.
En son centre se trouvait un camion de marchandises dont la benne était peinte en noir.
« Oh ? C’est quoi, ce camion ? »
À la question de Han San, qui feignait un vif intérêt, les membres de Baekbaekgyo esquissèrent un sourire étrange.
« C’est un véhicule céleste qui vous conduira au refuge. »
« Waouh. Vous avez même un camion… Mais pourquoi vous me tutoiez tout à coup ? »
« À ton avis ? »
Les membres de Baekbaekgyo eurent un sourire amusé. Comme à un signal, de petites silhouettes commencèrent à surgir de partout.
Des petits mendiants.
« Baek Eung-seon, Baek Eung-seon, Baek Eung-seon, Baek Eung-seon, Baek Eung-seon… »
« Baek Seon-eung, Baek Seon-eung, Baek Seon-eung, Baek Seon-eung, Baek Seon-eung… »
Tout en marmonnant sans fin ces incantations de trois syllabes, les enfants levèrent les mains. Dans l’obscurité, on distinguait nettement ce qu’ils serraient dans leurs petites mains : des objets aux arêtes pâles.
Des pierres brisées, des morceaux de fer rouillés, des plaques de tôle galvanisée fendues, des branches épineuses…
C’étaient des déchets qui ne valaient même pas le prix qu’on aurait pu en tirer, et pourtant la moindre égratignure causée par ces objets s’infecterait et suppurerait.
« Baek Eung-seon, Baek Eung-seon, Baek Eung-seon, Baek Eung-seon, Baek Eung-seon… »
« Baek Seon-eung, Baek Seon-eung, Baek Seon-eung, Baek Seon-eung, Baek Seon-eung… »
Comme les armes qu’ils tenaient, les yeux des enfants étaient de toutes sortes.
Des yeux vides, des yeux troubles comme des pierres de baduk couvertes de poussière, des yeux noirs et luisants comme des carapaces de cafard, des yeux simplement creux…
Et tous les visages qui portaient ces yeux lui étaient inconnus.
*Ce doit être les bandes de mendiants qui ont disparu.*
Même si la situation était limpide, Han San pencha la tête vers les membres de Baekbaekgyo.
« Je ne comprends pas. Pourquoi vous me tutoiez tout à coup… Je ne vous ai jamais donné la permission… Et qui sont ces enfants avec leurs armes… Vous me mettez vraiment mal à l’aise… »
« Hé. »
Le jeune membre de Baekbaekgyo ricana et s’avança.
Il avait le sourire moqueur de celui qui voyait un idiot tomber de lui-même dans le piège.
« T’as été enlevé. »
Han San sourit.
Il sourit de toutes ses dents, comme un ours découvrant une montagne de miel.
Le chauffeur Kim était, comme son titre l’indiquait, conducteur d’un camion de marchandises.
Il servait sous les ordres du do-yusa[5] Mun, à la troisième branche de Chuncheon de Baekbaekgyo.
Le camion de marchandises d’une tonne qu’il conduisait avait été offert par un fidèle de Gyeongseong.
Le chauffeur Kim transportait toutes sortes de cargaisons dans ce camion.
Certaines de ces cargaisons faisaient du bruit.
[ Je vous en prie, sauvez-nous ! Faites-nous sortir ! ]
[ O-Où est-ce que vous nous emmenez ? Où va-t-on ? Dites-le-nous, je vous en prie… ! ]
Il n’écoutait pas. Il ne regardait pas. Il ne parlait pas.
Il se contentait de conduire.
Des montagnes, des villes, des montagnes, des villes. Le chauffeur Kim allait là où on le lui ordonnait et déchargeait bien des cargaisons.
Il ne demandait jamais ce qu’il advenait des marchandises une fois déchargées.
Il avait vu un collègue chauffeur qui avait posé la question devenir la cargaison suivante.
Et aujourd’hui encore.
Après s’être garé dans la ruelle où on lui avait dit d’attendre, le chauffeur Kim ne regarda pas dehors, comme toujours.
« … !! »
« …, … !! …, …, … !! »
Un vacarme éclata derrière lui. Boum ! Quelque chose frappa assez fort pour faire trembler la ruelle. Paf ! Quelqu’un fut frappé et projeté au loin. Des cris perçants retentirent à plusieurs reprises.
Le chauffeur Kim n’écouta pas.
« Baek, baek, baek… accordez-moi votre réponse divine… »
Il continua simplement à réciter la prière au Grand Magistrat.
Ça aussi, ça passerait.
S’il se bouchait les oreilles, fermait les yeux et récitait la prière au Grand Magistrat, il entendrait le chargement qu’on déposait dans la benne. Ensuite, la portière du conducteur s’ouvrirait, les Maîtres de la Foudre[6] monteraient à bord pour lui indiquer où aller, et il n’aurait plus qu’à conduire jusque-là.
Comme prévu, le silence retomba bientôt dans la ruelle.
Boum, boum ! Bang !
Il entendit qu’on chargeait des choses dans la benne du camion.
Il y en avait pas mal.
Puis le silence revint un moment, mais le chauffeur Kim ne bougea pas.
Il n’écoutait pas, ne regardait pas et ne parlait pas.
« Baek, baek, baek… accordez-moi votre réponse divine… »
Comme à son habitude, il récita la prière au Grand Magistrat sans savoir combien de temps s’était écoulé, jusqu’à ce que le bruit de deux personnes qui approchaient se fasse entendre.
La portière du conducteur s’ouvrit à la volée.
Le chauffeur Kim baissa aussitôt la tête.
« Maître de la Foudre, où dois-je vous conduire… »
La voix du chauffeur Kim s’éteignit.
Devant lui se tenait un jeune homme à l’air jovial qu’il n’avait jamais vu, et derrière lui un homme d’âge mûr, détendu, tout aussi inconnu.
Le jeune homme jovial prit la parole.
« Waouh. Chuncheon, c’est vraiment autre chose. On attrape deux ordures et voilà qu’un camion nous tombe tout cuit dans le bec ? »
« Le destin nous a bien réunis. »
L’homme d’âge mûr acquiesça d’un sourire nonchalant.
Le jeune homme jovial sourit et se tourna vers lui.
« Chauffeur Wang, conduisez-nous au détachement de la police militaire d’Inje. Notre camion gaspillerait du carburant, alors prenons celui-ci. »
Le détachement de la police militaire ?
Gaspiller du carburant ?
Tandis que le chauffeur Kim restait assis, hébété, l’homme d’âge mûr que le jeune appelait chauffeur Wang se caressa le menton en souriant.
« Tu feras nettoyer le camion quand on sera rentrés ? »
« J’aimerais bien, mais je ne sais pas si ce sera possible. Ce salaud de Sawada n’a aucun bon sens. Il va sûrement le confisquer comme pièce à conviction. »
« Pourquoi ne pas prendre notre camion, alors ? On pourra déposer celui-ci directement chez la maîtresse et le faire nettoyer. »
« Franchement, vous autres, de cette célèbre famille de gangsters… Vous essayez toujours de m’entraîner dans vos combines douteuses… »
Le jeune homme jovial ricana en secouant la tête.
« Non. J’y ai réfléchi, mais allons-y comme ça. C’est le premier cadeau ficelé qu’on livre, non ? Ce ne serait pas correct d’en piquer une grosse galette frite dès le départ. Pour toucher la récompense complète, il faut le livrer entier. »
« Il y a beaucoup de gens, dans ce monde, qui ne savent pas rendre la pareille. »
« C’est possible qu’il soit comme ça. Mais je vais l’amadouer et me rattraper. »
Le jeune homme jovial tapota l’épaule du chauffeur Wang.
« Alors, roule doucement. Je vais m’installer dans la benne. »
« Oui, patron. »
Le chauffeur Wang salua d’un geste nonchalant et grimpa au volant. Le chauffeur Kim, qui regardait la scène d’un air absent, fut poussé d’un coup de botte sur le siège passager.
Dès que le jeune homme grimpa bruyamment dans la benne, le chauffeur Wang démarra.
Le camion se mit en marche.
Le chauffeur Kim regarda défiler la nuit de Chuncheon par la fenêtre.
Comme toujours.
À ceci près que cette fois, il était assis du côté passager et non au volant.
Rien que cela rendait le paysage nocturne terriblement étrange.
« Euh, excusez-moi… »
Le chauffeur Kim enfreignit la règle qu’il avait observée jusque-là comme si sa vie en dépendait.
Après avoir dégluti, il prit la parole.
« Qu’est-ce… qu’est-ce qui se passe, au juste… ? »
« Hé. »
Tout en continuant à conduire, le chauffeur Wang jeta un coup d’œil au chauffeur Kim.
« T’as été enlevé. »
Le chauffeur Kim se mit à trembler.
Comme un petit ours polaire assis à côté d’un ours malais, il tremblait de tout son corps.
[1] Baekbaekgyo était un mouvement religieux coréen millénariste dont les exactions furent révélées en 1937, dévoilant des massacres de masse liés à ses dirigeants.
[2] Sajang est un terme coréen désignant un propriétaire ou un chef d’entreprise ; il sert également de titre de respect.
[3] Le Grand Magistrat était le chef religieux suprême de Baekbaekgyo. Ses fidèles le considéraient comme la source du salut face à l’apocalypse annoncée.
[4] Baek Eung-seon et Baek Seon-eung sont des formules rituelles de Baekbaekgyo très proches l’une de l’autre, que les enfants reprennent ici.
[5] Do-yusa était une fonction religieuse au sein de Baekbaekgyo, chargée de diriger une branche locale.
[6] Maître de la Foudre était un titre de Baekbaekgyo désignant un agent opérant au sein de la hiérarchie religieuse de la secte.
Notes :
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