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Traducteur/éditeur : ZERO_SUGAR
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Chapitre 101 : Le Cheval céleste du Camélia (2)
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Han San relut Le Démon céleste du Camélia.
C’était assurément divertissant, mais…
« Ce jeune homme, Kim Yu-jeong, est-il vraiment si talentueux ? »
Han San connaissait mal le monde littéraire coréen de cette époque.
Il en avait seulement gardé une vague impression : tous les écrivains de renom écrivaient des romans situés à Gyeongseong, dont les protagonistes étaient des prolétaires en haillons qui se lamentaient sans fin sur leur sort.
« Pourtant, Spring, Spring ne se déroulait pas à Gyeongseong… »
Kim Yu-jeong n’était peut-être pas un écrivain si célèbre, après tout.
« J’espère que je ne vous mets pas trop de pression, mademoiselle… »
« Hum ! Bien sûr, il faudrait avoir la garantie que le récit restera aussi divertissant pendant les cinq cents pages du manuscrit. Le premier tirage serait plutôt modeste, lui aussi. Il faudrait surveiller les ventes avant de décider si une suite peut paraître.
— Mais… »
Ayame rajusta ses lunettes, adressa un grand sourire à Han San et pencha la tête.
« Je pense qu’il a beaucoup de potentiel. »
Han San marqua une pause, puis hocha la tête. Son propre flair, affûté par l’expérience de toute une vie, lui disait lui aussi que ce roman avait du potentiel.
« Compris. Je lui transmettrai. »
* * *
Quelques jours plus tard, à Gyeongseong.
Des pas précipités résonnèrent près d’une chambre louée, dans le quartier de Sajik-dong.
« Hé ! Yu-jeong ! »
An Hoe-nam ouvrit la porte à la volée, puis s’immobilisa en franchissant le seuil.
Après que sa maladie eut empiré, Kim Yu-jeong avait presque renoncé à vivre. Un coin de sa chambre sentait toujours le moisi, et il restait couché, tremblant sous une couverture humide, sans même essuyer correctement le sang qu’il avait craché.
Pourtant, il avait changé récemment.
Il aéra souvent la pièce et laissa entrer généreusement la lumière du soleil. Par beau temps, il étendait toujours sa literie dehors pour la faire sécher.
Il restait bien quelques taches de sang, mais, curieusement, la chambre sentait le soleil.
« Le chasseur de ginseng sauvage qui avait déterré la racine lui a-t-il envoyé [Les règles de convalescence de la tuberculose] ? »
Que ce fût grâce à ces règles ou au ginseng sauvage, le teint de Kim Yu-jeong s’était éclairci. Ses yeux brillants se tournèrent vers An Hoe-nam.
« Qu’est-ce qui se passe ? »
« Je viens d’avoir des nouvelles du vieux Gye ! J’ai couru jusqu’ici pour te les annoncer ! »
Sans même reprendre son souffle, An Hoe-nam débita les nouvelles à toute vitesse.
« Une journaliste du Busan Daily a lu Le Démon céleste du Camélia ! »
« Elle a trouvé ça divertissant ! »
« Elle a dit que si tu pouvais remplir tout un volume avec quelque chose d’aussi bon, elle pourrait le faire publier ! »
Kim Yu-jeong eut l’air un peu hébété après avoir tout entendu.
« Vraiment ? »
« Bien sûr que c’est vrai ! D’après ce que j’ai entendu, cette journaliste est une jeune femme impressionnante. Tu connais Hajama Fusataro, ce grand homme d’affaires dont tout le monde connaît le nom à Busan ? On dit qu’elle est sa petite-fille. Si tout se passe bien, Yu-jeong, tu pourrais même te trouver un mécène ! »
C’était encore une époque où les artistes peinaient à vivre de leur art. Le capital commençait à s’implanter, mais la tradition des artistes et de leurs mécènes était toujours bien présente.
Kim Yu-jeong hésita.
« Je ne suis pas très doué pour… ce genre de choses. »
An Hoe-nam hésita à son tour. Il ne pouvait certainement pas s’attendre à ce que cet homme flatte les gens et se plie à leurs humeurs.
Il s’éclaircit la gorge et changea de sujet.
« Bon, laisse tomber les mécènes pour l’instant ! C’est une belle occasion, non ? Tu peux écrire près de cinq cents pages de manuscrit ? »
« Je n’ai jamais écrit de roman aussi long… »
« Il y a un début à tout. Écrire du wuxia, c’était une première pour toi aussi, non ? Essaie ! Même pour relever un défi, il faut une occasion, et celle-ci est belle, non ? »
« Hum. »
« La dernière scène, c’était Jeomsoon qui retrouvait le protagoniste en secret, avant que sa mère, la dirigeante du Culte du Démon Céleste, ne la convoque, c’est ça ? Le protagoniste est rentré à la Secte du mont Zhongnan comme s’il prenait la fuite. Tu as réfléchi à la suite ? »
Kim Yu-jeong toussota, ouvrit la porte et laissa la brise automnale lui caresser le visage avant de répondre.
« J’ai quelques idées pour la suite. Dans mon histoire, la Secte du mont Zhongnan est en déclin. »
« C’est vrai. »
« À vrai dire, ce n’est pas la seule. Tout le monde des arts martiaux est dans le même état. Un jeune dirigeant d’une secte orthodoxe, opprimé par la sainte du chemin démoniaque. Notre protagoniste n’est qu’un homme ordinaire, comme on en trouve partout dans ce monde des arts martiaux. »
« Ah bon ? Et ensuite ? »
« Le Culte du Démon Céleste lui donne un ordre : escorter Jeomsoon, la sainte du culte, à travers le monde des arts martiaux. Pour le protagoniste, qui n’est dirigeant de la Secte du mont Zhongnan que de nom, quel ordre humiliant ! Mais toute sa secte est prise en otage… »
« Alors il ne peut pas résister ! »
« Exactement. Le protagoniste part donc à travers le monde des arts martiaux avec Jeomsoon… »
Ainsi, le protagoniste et Jeomsoon rencontrèrent une sorcière du Culte de Maoshan, timide, maussade et bègue, qui contrôlait les jiangshi. Ils croisèrent une envoûtante sorcière du Culte du Feu, capable de commander à sa guise le feu et la foudre. Ils rencontrèrent aussi une méchante du Palais des Bêtes, à la peau brune, avec des oreilles et une queue d’animal, ainsi qu’une incisive proéminente qui lui donnait un sourire saisissant.
Chaque fois, le protagoniste et Jeomsoon se rapprochaient, puis s’éloignaient…
Tout en l’écoutant, An Hoe-nam ne cessait de se taper la cuisse.
« Ça va faire un tabac ! Un énorme tabac ! Comment tu fais pour trouver des histoires douces comme le miel les unes après les autres ? Ton sac à histoires est sans fond, Yu-jeong ? »
Kim Yu-jeong se rengorgea un peu devant cette réaction.
« Parfois, mon propre talent me fait peur. »
« Et il y a de quoi. Alors, remplir tout un livre ne devrait pas te poser de problème. Voyons voir, ça veut dire que dans ce roman… le protagoniste et sa compagne poursuivent leur route, tandis que chaque histoire se déroule dans un lieu et un cadre différents… »
« Ah ! C’est ça, non ? Un recueil d’épisodes ! Comme ces romans policiers occidentaux ! »
« Pilseung, tu es le meilleur ! Tu as deviné ! Oui, c’est exactement cette forme que j’ai empruntée ! »
Kim Yu-jeong applaudit avec enthousiasme. Même sa quinte de toux et le sang qu’il aurait normalement craché aussitôt semblaient avoir compris l’ambiance et préféraient rester tranquilles.
« Quand les histoires auront suffisamment avancé, je pense ajouter un récit court avec une énigme à résoudre. »
« Oh ? Une énigme ? Les récits de héros à l’épée — non, le wuxia — parlent de pouvoirs étranges et d’esprits, et tu veux y ajouter une énigme… »
« Je pense que ça se mariera étonnamment bien. Ce n’est pas de la triche si j’introduis des éléments qui n’avaient jamais existé auparavant. Il suffit de ne me servir que de choses déjà présentées dans l’histoire… »
« C’est vrai ! Même le réactif inventé par Holmes dans Une étude en rouge n’est, au fond, rien de plus qu’une sorte d’art martial. Pourtant, ça paraît juste parce que son existence et son rôle sont clairement établis dès le début de l’œuvre… »
« Voilà ! Par exemple, l’art des jiangshi du Culte de Maoshan permet de contrôler les cadavres. Si je précise dès le début que cette technique a certaines limites, alors, au dénouement, Jeomsoon peut désigner le coupable en disant quelque chose comme : [Tu es le seul à pouvoir contrôler ce cadavre.] »
Kim Yu-jeong et An Hoe-nam bavardèrent avec enthousiasme. Les écrivains étaient capables de parler de ce genre de choses toute la journée.
Puis, emporté par l’enthousiasme, Kim Yu-jeong fit soudain une suggestion.
« Pilseung, pourquoi n’essaierais-tu pas d’écrire du wuxia, toi aussi ? »
An Hoe-nam ouvrit de grands yeux.
« Moi ? »
« Oui. C’est le chasseur de ginseng sauvage qui m’a fait découvrir le wuxia, mais c’est toi qui m’as poussé à en écrire. Pourquoi ne tenterais-tu pas, toi aussi ? »
« Hum… Maintenant que tu le dis… »
An Hoe-nam jeta un coup d’œil autour de lui, puis sourit d’un air gêné.
« À vrai dire, j’ai une idée en tête depuis quelque temps. »
« Quel genre d’idée ? »
« Ah, c’est un peu gênant… Tu te sens assez bien ? On pourrait aller se promener ? »
Kim Yu-jeong évalua son état. Malgré tout ce qu’il venait de dire, il n’avait que la gorge légèrement irritée.
« Ça va. Je vais beaucoup mieux qu’avant. »
« C’est vrai que tu en as l’air. C’est l’effet de ce ginseng céleste prodigieux ? Ou bien les écrivains ne retrouvent-ils leur vitalité qu’en écrivant ? »
« Ha ha. »
Kim Yu-jeong rit. C’était peut-être vrai.
Les deux hommes sortirent. La lumière du soleil tourbillonnait comme si elle dansait entre l’automne et l’hiver.
« C’est vraiment une bonne chose que tu reprennes des forces de jour en jour. Allez, viens, marchons un peu. J’allais justement rendre visite à un autre écrivain que je connais. Lui aussi a les poumons fragiles, comme toi… »
« Quoi ? Ah, attends un instant. »
Kim Yu-jeong se figea, puis retourna dans sa chambre.
Il recopia l’une des [Règles de convalescence de la tuberculose] que le chasseur de ginseng sauvage lui avait envoyées, la glissa dans sa poche et demanda en boutonnant son manteau :
« Comment s’appelle cet ami écrivain ? »
« Il s’appelle Kim Hae-gyeong. Tu as sûrement déjà entendu son nom de plume, Yu-jeong. »
An Hoe-nam sourit.
« Yi Sang. »
* * *
【Le Démon céleste du Camélia】
Écrit par Kim Yu-jeong. Publié par les Éditions Geukkan en janvier 1934.
Le premier tirage, à mille exemplaires, fut épuisé en quinze jours à peine. Un article publié dans la rubrique littéraire du Busan Daily par une journaliste avait mis le feu aux poudres.
L’article disait ceci :
« Le talent du nouvel écrivain Kim Yu-jeong est extraordinaire. »
« Le protagoniste peut sembler timide, mais il sait répondre présent quand il le faut. Jeomsoon est audacieuse et son instinct est sûr. Malgré leurs chamailleries, ils compensent les faiblesses l’un de l’autre et forment un duo idéal. Ensemble, ils font avancer le récit et entraînent les lecteurs dans le mystérieux monde du wuxia. »
« Le récit court qui clôt ce volume, 【Compagnon de la mort】, se distingue tout particulièrement : il apporte une saveur originale en mêlant à l’histoire des éléments empruntés aux romans policiers populaires en Occident. »
« Sans gâcher le plaisir des lecteurs, le protagoniste et Jeomsoon arrivent à la Secte de Maoshan… »
【La suite du Démon céleste du Camélia】
Écrit par Kim Yu-jeong. Publié par les Éditions Geukkan en avril 1934.
La suite du Démon céleste du Camélia, qui avait fait jaser à chaque nouvelle réimpression.
Le fait que la suite soit parue seulement trois mois plus tard témoignait de sa popularité.
De jeunes hommes de lettres se retrouvaient dans les cafés pour débattre de la question : le protagoniste était-il un idiot, ou Jeomsoon une méchante ? Il leur arrivait même de s’empoigner par le col.
【Le Démon céleste du Camélia, encore】
Écrit par Kim Yu-jeong. Publié par les Éditions Geukkan en juillet 1934.
L’action se déplaçait désormais au-delà des frontières.
Comment guérir le poison laissé par la jeune maîtresse des poisons du Palais des Cinq Poisons, dans le Sud sauvage ? Quel choix le protagoniste ferait-il lorsque Jeomsoon se retrouverait devant lui, changée en statue de glace par la déesse du Palais de Glace de la Mer du Nord ?
À partir du volume suivant, l’éditeur changea et les volumes furent numérotés.
【Maison de commerce Taepyeong】
Écrit par Chae Man-sik. Publié par les Éditions Sanreung en avril 1935.
Un roman de wuxia qui dépeignait l’ascension et la chute du seigneur Yun, propriétaire notoirement avare de la maison de commerce Taepyeong, et de sa famille. Il acquit une réputation pour sa représentation inhabituelle et approfondie des relations entre les administrations et le monde des arts martiaux, un sujet que les romans de wuxia précédents n’avaient pas abordé.
Mais ce qui resta le plus célèbre fut sans doute la phrase d’ouverture de sa préface :
« Yu-jeong, laisse donc ton grand frère gagner un peu d’argent, lui aussi !! »
【Le secret du coin à six faces de la forêt martiale du Ciel et de la Terre】
Écrit par Yi Sang. Publié par les Éditions Sanreung en mai 1937.
« Dans un carré, dans un carré, dans un carré, dans un carré, dans un carré… »
« Lorsque le protagoniste Baekho ouvrit les yeux, il comprit qu’il était prisonnier d’un monde étrange, avec cinq autres maîtres d’arts martiaux. »
« C’était un labyrinthe créé par un immortel ! »
L’œuvre la plus controversée de l’année Byeongja, qui attira l’attention par son postulat provocateur.
Voici un extrait de la préface de l’auteur :
« Lors de notre première rencontre, Kim Yu-jeong, qui est aujourd’hui mon ami irremplaçable et le grand maître du wuxia, auteur du [Démon céleste du Camélia], du [Gendre à demeure du clan Chun-chun] et de bien d’autres œuvres, m’a conseillé d’écrire moi aussi du wuxia. »
« Ma santé s’étant quelque peu stabilisée, j’ai mêlé la poésie que j’avais publiée auparavant aux œuvres d’Edgar Allan Poe et de Lovecraft, puis j’ai écrit ce livre. »
Comme le laissait entendre cet extrait de la préface, la plus grande force du roman résidait dans son atmosphère inquiétante, née de l’horreur cosmique. Comparés aux gens ordinaires, les maîtres d’arts martiaux, qui étaient de véritables armes humaines, n’étaient que des jouets pour les immortels. Quant à la causalité et aux souvenirs, ils s’entremêlaient dans un labyrinthe où le temps et l’espace avaient été bouleversés.
L’œuvre suscita en même temps des débats passionnés : « Peut-on vraiment appeler ça du wuxia ? », « Puisqu’il y a des immortels, pourquoi ne pas parler de fiction de héros immortels ? » ou encore « Il n’y a même pas la moindre trace d’héroïsme, au départ. »
【L’aura de l’épée du veau】
Écrit par Hwang Sun-won. Publié par les Éditions Sanreung en septembre 1937.
« Un jour, un garçon rencontre l’arrière-petite-fille du chef de l’Alliance martiale. »
Atteinte du mal des méridiens brisés du neuf yin, elle était venue se reposer dans le village du garçon. En vérité, c’était une génie au talent sans égal.
C’était l’histoire d’un garçon qui prit la jeune fille pour maître, apprit l’art de l’épée auprès d’elle, puis la laissa partir.
Ce chef-d’œuvre dépeignait avec retenue et lyrisme l’amour interdit entre un maître et son disciple, laissant une cicatrice inoubliable dans le cœur de nombreux lecteurs. Par la suite, le personnage du [Maître sublime et fragile au talent sans égal] devint un archétype que l’on retrouvait presque toujours dans les romans de wuxia coréens traditionnels.
【Le Démon céleste du Camélia, volume 15】
Écrit par Kim Yu-jeong. Publié par les Éditions Sanreung en janvier 1938.
Le grand final de la série nationale de wuxia, adaptée en cinq films. Enfin, la relation entre le protagoniste et Jeomsoon fait un pas en avant… !?
【Le feu du monde martial】
Écrit par An Hoe-nam. Publié par les Éditions Sanreung en juin 1947.
Du point de vue du genre, il était classé parmi les récits étranges de héros immortels, issus des œuvres de Yi Sang.
Né dans un clan martial, le protagoniste s’était entraîné sans encombre, était devenu l’un des dix grands maîtres et avait connu la richesse et la gloire. Puis, un jour, il avait attiré l’attention de la plus grande secte de cultivation immortelle, la Secte du Soleil impérial. On l’avait alors emmené de force dans une mine de pierres spirituelles, où il avait été réduit à un travail impitoyable.
Le roman avait déjà été salué pour son atmosphère désespérée, les lecteurs affirmant : « Seuls les survivants peuvent écrire ça. » Pourtant, une vingtaine d’années plus tard, il devint encore plus célèbre grâce à une suite qu’An Hoe-nam écrivit lui-même sous forme de parodie.
Cette suite contribua à la popularité, dans les années 1970, d’un genre comique appelé [wuxia ouvrier]. Lors d’une interview accordée à Oriental Broadcasting en 1982, An Hoe-nam déclara que l’écriture de cette suite lui avait permis de se débarrasser complètement du traumatisme du travail forcé.
Ainsi, dans un avenir lointain, en République de Corée.
Une lycéenne de la famille Han, titulaire de l’Ordre du Mérite national pour la fondation de la République de Corée, interrompit ses révisions pour l’examen d’entrée à l’université et se prit la tête entre les mains.
« Putain, pourquoi les écrivains coréens n’écrivaient-ils que du wuxia ? »
* * *
Mais tout cela appartenait encore à l’avenir.
Retournons au restaurant Dakgalbi de Han, en novembre 1933.
« Oui, monsieur San. N’oubliez pas de transmettre le message à cet écrivain. »
Devant une assiette entièrement vide, Hajama Ayame pencha la tête en parlant.
Han San hocha la tête, puis revint enfin à la véritable raison pour laquelle il avait invité Ayame ici.
« Alors, mademoiselle. De quelle enquête personnelle vouliez-vous que je m’occupe ? »
« Hum. »
Ayame se redressa. Elle sortit un mouchoir, s’essuya les lèvres et regarda Han San d’un air grave.
« J’enquête sur les religions de ce pays. »
Voilà ce que déclara Hajama Ayame.
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