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Traducteur/éditeur : ZERO_SUGAR
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Chapitre 100 : Le Cheval céleste du Camélia (1)
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Le Commerce Myriad de Han ouvrit deux restaurants à Chuncheon.
Le premier était le Poulet de Han.
Il se trouvait dans une rue très fréquentée par les gens aisés, mais n’était qu’un comptoir de vente à emporter, sans salle pour les clients.
Les bons emplacements sont petits et chers. On a déjà assez à faire avec la préparation des ingrédients, sans devoir en plus dresser les tables, nettoyer et faire la vaisselle.
Ils supprimèrent donc tout le superflu pour se concentrer sur l’essentiel.
Chaque soir, une longue file de messieurs et de garçons de course se formait devant la boutique. Ils repartaient bientôt, des paquets sous le bras. La scène à elle seule faisait office de publicité.
Dommage qu’on ne puisse pas vendre d’alcool, mais… il faut savoir faire des concessions.
Ils pourraient en vendre ailleurs.
Puis il y avait le Dakgalbi de Han.
L’endroit était facile d’accès, mais calme, et le terrain n’avait donc pas encore coûté cher. Ils ouvrirent un vaste restaurant sur cette parcelle de choix, qui se trouverait un jour devant la gare de Chuncheon.
La grande cuisine occupait le centre, avec des entrées de tous côtés pour faciliter le travail. Le restaurant accueillait surtout des familles et de grands groupes.
Les deux affaires marchaient bien.
Si bien que Chuk Hong-cheol en était effrayé.
« Nos dépenses quotidiennes en huile s’élèvent à trois wons. La farine, les œufs, les assaisonnements et tout le reste nous coûtent encore trois ou quatre wons. Ça fait environ deux cent cinquante wons par mois.
— On achète les poulets à cinquante jeon pièce au vieux Gye Myeong-ung. Ensuite, on vend le poulet frit deux wons et le poulet assaisonné deux wons et demi. Pour l’instant, on en vend cinquante de chaque par jour, soit deux cent vingt-cinq wons de recettes quotidiennes. Une fois le prix des poulets déduit, il reste cent soixante-quinze wons.
— Alors, en un mois… après toutes les dépenses, la boutique de poulet à elle seule rapporte cinq mille wons ?
— D-directeur, j’ai fait le bon calcul ? »
« Ah, chef. Ce serait merveilleux si c’était vrai, mais bien sûr que non. »
Han San ricana en tordant le cou d’un poulet. « Cot ! » Il le pluma comme s’il le déshabillait, puis poursuivit :
« Les affaires ne peuvent pas rester aussi florissantes. Tous ceux qui voudront goûter en prendront une fois, puis les ventes baisseront vite. »
Chuk Hong-cheol tordit le cou d’un autre poulet. « Cot-cot ! » Les derniers cris des volailles se mêlèrent dans un vacarme confus.
« Même si les ventes tombent d’un coup de moitié, ça fait encore deux mille cinq cents wons, non ? »
À cette époque, on abattait généralement les bêtes ou l’on préparait les ingrédients juste avant l’ouverture, en ne prévoyant que les quantités nécessaires pour la journée. Les poulets, surtout, devaient rester en vie jusqu’au jour où on les servait.
Si Han San n’avait pas été chasseur et si les frères Chuk n’avaient pas appartenu à la classe des bouchers, préparer les ingrédients d’une seule journée aurait déjà été une tâche insensée.
« Il faut aussi compter les salaires, y compris les nôtres. Et le bois de chauffage. Il coûtera plus cher à l’approche de l’hiver, tout comme l’huile. On passe des commandes régulières pour le papier d’emballage et tout le reste. Et surtout, les taxes à Chuncheon ne sont pas aussi légères qu’à Inje.
— Le bénéfice mensuel moyen ne devrait-il pas avoisiner les mille wons ? Alors, peut-être deux mille wons par mois pour les deux boutiques réunies ? »
Chuk Hong-cheol reprit son souffle. Au moins, ce chiffre-là, il arrivait à le comprendre.
Même ainsi, la somme restait énorme.
« Le marché d’Inje et Sokcho est-il minuscule, ou celui de Chuncheon est-il immense ? On n’a ouvert que deux restaurants, mais on gagne déjà autant que toutes les affaires qu’on faisait avant de venir à Chuncheon, non ? Et en un seul mois !
— Quand le marché grandit, les bénéfices aussi.
— Si j’avais su que ça se passerait comme ça, j’aurais dû venir plus tôt.
— Pas tout à fait. Quand les bénéfices augmentent, les risques aussi. Si nous n’avions pas posé des bases solides avant de venir ici, le moindre problème aurait pu nous ruiner. Et nous n’aurions pas pu assumer les frais de départ non plus.
— Vous ne vous souvenez pas de ce qu’ont coûté ces deux boutiques ? Les matériaux, la construction, la main-d’œuvre, les permis… On y a englouti presque toute notre part des recettes du mois d’essai au Pavillon Bleu et Or. »
C’était comme dans un roman de wuxia : il fallait bâtir de solides fondations avant de pouvoir libérer son aura de l’épée.
Une force intérieure accumulée grâce aux seules pilules d’élixir ressemblait à un château en l’air. Face à l’aura de l’épée d’un véritable maître suprême, elle se disperserait dans toutes les directions…
Dire que personne sur cette terre n’est encore capable de comprendre une analogie aussi parfaite.
Han San se sentit un peu seul. Était-ce là la solitude du maître ?
Quoi qu’il en soit,
le Commerce Myriad de Han brassait de l’argent.
À ce rythme, ils pourraient disposer dès ce mois-ci de deux mille wons de bénéfice net pour les travaux de Meokbawi Valley, sans même devoir attendre la fin de l’année.
Il est peut-être temps que je rencontre Mademoiselle Ayame.
Han San se rappela ce qu’Ayame lui avait dit.
Elle avait promis de leur trouver, auprès de la mine Sorim de Hongcheon, un perforateur de roche à louer ainsi que des ouvriers qualifiés, le tout sous forme de forfait.
En échange, elle m’a demandé de l’aider pour un article personnel.
Elle n’avait pas précisé le sujet de cet article, mais il pourrait le lui demander quand ils se verraient.
Trois jours plus tard, le sept novembre 1933, l’agitation des premiers jours s’était quelque peu calmée et ils avaient enfin un peu de répit.
Han San et Hajama Ayame étaient assis face à face, à une table au fond du Dakgalbi de Han.
« Humph. »
Comme toujours, Ayame portait une casquette de gavroche et des lunettes. Mais, contrairement à d’habitude, elle avait les joues légèrement gonflées.
« Humph. Humph. Humph… »
Du bout de ses baguettes, elle tapotait les gâteaux de riz sautés avec le dakgalbi. Han San l’observa, l’air de se demander ce qui lui arrivait, puis prit la parole.
« Euh… Mademoiselle, il s’est passé quelque chose… ? »
« Cette fête. »
Ayame appuya de toutes ses forces sur un gâteau de riz.
« Vous ne m’avez pas invitée. »
« Pardon ? »
Han San cligna des yeux.
Ayame leva légèrement le menton pour le regarder.
« Je l’ai appris par mon oncle. Vous avez passé la fête dans votre village. Vous avez organisé un banquet, célébré les rites ancestraux et pris des photos. »
« Ah… eh bien, Mademoiselle… »
Han San se gratta l’arrière de la tête.
Il s’était demandé s’il devait l’inviter. Elle lui avait même traversé l’esprit un instant, alors qu’il se tenait devant la table des ancêtres.
Mais…
« Ça m’a paru étrange de demander à quelqu’un comme vous de venir jusqu’à un village perdu de cultivateurs sur brûlis… »
Ayame releva encore un peu le menton.
« Vous avez invité mon oncle. »
« C’est un homme adulte. »
« Je suis plus âgée que vous, moi aussi. »
« Non… »
Il était rare que cet homme de soixante-quatorze ans se sente aussi embarrassé. C’en était frustrant.
« Et… les chemins sont difficiles. »
« Je suis journaliste. La première fois que San-kun et moi nous sommes rencontrés, c’était parce que j’étais allée jusqu’à la gorge près de votre village. »
« C’est vrai, mais… »
« Mon oncle a pris des photos avec San-kun, mangé, entendu des histoires amusantes et découvert la culture locale. Moi, j’ai assisté à une réception ennuyeuse avec un collègue plus âgé et des gens du Maeil Sinbo. Ils n’ont parlé que de Cheorwon et d’autres choses du même genre. Humph. »
Ayame renversa de plus en plus la tête en appuyant sur les gâteaux de riz. Han San eut l’impression d’avoir affaire à Bada, à l’adolescence, dans sa vie précédente.
Je la croyais calme et douce…
En la voyant ainsi piquer une colère, une question lui vint soudain à l’esprit.
Quelle vie cette jeune femme a-t-elle menée dans ma vie précédente ?
C’était une jeune Japonaise issue d’une famille riche. Peut-être avait-elle rencontré un homme bien, s’était-elle mariée et avait-elle vécu heureuse ?
Mais l’Empire du Japon est tombé…
La famille Hajama, du moins, était une famille de colons qui s’était établie à Busan et possédait une fortune considérable.
Ils n’avaient probablement pas été pris dans les bombardements aériens.
Et après la libération ?
La période chaotique qui avait suivi la libération avait été rude, même pour les Coréens. Qu’était-il advenu de cette famille de colons fortunée ?
Étaient-ils rentrés au Japon ?
Étaient-ils restés à Busan ?
Et s’ils étaient restés, qu’était-il arrivé pendant la guerre de Corée ?
Je suis certain qu’il n’y avait plus de famille Hajama dans ce pays sous la dictature militaire.
Han San se gratta l’arrière de la tête en se rappelant que son petit frère, le professeur Han Bada, avait acheté la villa de Dongnae de Hajama Fusataro et en avait fait une ryotei.
À propos de cette villa de Dongnae, pourquoi y avait-il aussi…
Devant lui était assise une jeune journaliste idéaliste, un peu boudeuse.
Et dans la réserve secrète sous le champ de mûriers de la villa de ce vieil homme, ils avaient découvert une montagne de dynamite.
Han San n’arrivait pas à imaginer ce qui pouvait relier ces deux choses.
L’histoire moderne de ce pays comptait trop de démons.
Ouf.
Han San chassa ses pensées et inclina docilement la tête.
« Je suis désolé. Si l’occasion se présente à nouveau et que vous êtes dans les environs pour un déplacement professionnel, comme maintenant, je vous inviterai sans faute. »
La tête d’Ayame, toujours inclinée, pencha sur le côté.
« Vraiment ? »
« Oui, vraiment. »
« D’accord ! »
Ce n’est qu’alors qu’Ayame prit un gâteau de riz et le porta à sa bouche.
Elle le mâcha, les yeux écarquillés derrière ses lunettes. Puis elle se transforma en machine, enfournant sans relâche poulet, pommes de terre et gâteaux de riz.
Elle mangeait si vite qu’on aurait dit qu’elle avait oublié sa contrariété. En la regardant se régaler, Han San sortit de ses vêtements une liasse de manuscrits pour changer de sujet.
« Au fait, Mademoiselle, le Busan Daily organise-t-il quelque chose comme un concours littéraire de printemps ? Je sais bien que nous ne sommes pas au printemps. »
« Un concours littéraire de printemps ? »
« Je connais un jeune écrivain qui travaille sur un roman. Vous voudriez le lire ? »
C’était le manuscrit qu’il avait reçu en allant régler la traite avec le vieux Gye Myeong-ung.
Ayame le prit, l’air intéressé.
* * *
[Le Démon céleste du Camélia]
Aujourd’hui encore, un autre disciple de notre Secte du mont Zhongnan se faisait poursuivre. C’était après le déjeuner, alors que j’étais sorti pratiquer la respiration et la méditation. Je m’apprêtais à gravir la montagne quand des cris de « Aïe, aïe ! » retentirent bruyamment derrière moi.
Surpris, je me retournai et, comme je m’y attendais, deux vauriens se battaient encore.
« Ha ha ha ! Goûte donc à mon Épée divine du Cheval blanc, hypocrite larbin des sectes orthodoxes ! »
Un disciple du Culte du Démon Céleste de Jeomsoon, un gaillard à grosse tête et à la carrure robuste d’un blaireau, malmenait l’un de nos disciples les plus frêles.
Et il ne se contentait pas de le rouer de coups. Il l’écrasait tout en exhibant un jeu de jambes des plus raffinés. Chaque fois que notre disciple disgracieux recevait un coup, il ne pouvait que couiner : « Kic ! Kic ! »
Bien sûr, sa poitrine n’avait même pas encore guéri. Il fut blessé de nouveau et du sang rouge vif se mit à couler.
« Démons de la voie démoniaque… ! »
En les regardant, j’eus le cœur comme déchiré et saignant, tandis que des éclairs de feu jaillissaient de mes yeux. J’étais à deux doigts de libérer mon aura de l’épée et de tailler en mille morceaux le disciple de Jeomsoon, mais je changeai d’avis et me contentai de les séparer d’une bourrasque produite par ma lame.
Jeomsoon a dû encore déclencher cette bagarre. Je ne sais pas pourquoi cette fille, la sainte du Culte du Démon Céleste, s’en prend ces derniers temps à notre Secte du mont Zhongnan comme si elle ne pouvait plus la supporter…
* * *
Hajama Ayame parcourut rapidement une cinquantaine de pages du manuscrit, puis cligna des yeux.
« C’est intéressant ! »
« Pas vrai ? »
Une femme Démon céleste !
Les dix dernières années de la vieillesse de Han San, dans les années 1980, avaient été l’âge d’or des boutiques de location de bandes dessinées.
Elles occupaient de vastes sous-sols où les loyers étaient bas. On descendait un escalier étroit, puis on poussait une porte faite d’un métal inconnu, peut-être de l’aluminium ou du laiton. À l’intérieur, des canapés de cuir usés, imprégnés de fumée de cigarette, vous accueillaient.
Et chaque étagère croulait sous les mangas.
Lee Hyeon-se, Heo Yeong-man, Park Bong-seong, Lee Jae-hak, Ha Seung-nam…
Je me souviens aussi d’un jeune talent prometteur nommé Hwang Seong.
Parmi ces innombrables mangas, il y avait des mangas de wuxia, dont toute une catégorie qu’on aurait pu appeler les histoires de femmes maléfiques.
On y trouvait une beauté sans pareille, démon du monde martial. Elle trompait le protagoniste, l’empoisonnait, le poussait du haut d’une falaise, le poignardait dans le dos, volait un manuel secret et s’enfuyait, dérobait un remède spirituel et filait, puis annonçait qu’elle allait épouser un autre homme…
Après avoir subi ce forfait complet de trahisons au cours des deux premiers tomes, le protagoniste serrait les dents et partait se venger de la femme maléfique…
Il existait quantité de mangas qui tenaient dix ou vingt tomes sur ce seul principe !
Nous sommes en 1933. Le Démon céleste du Camélia a vraiment plus de cinquante ans d’avance sur son temps.
Voilà à quoi ressemblait un véritable jeune écrivain. C’était tout simplement d’un autre niveau que ce drame exaspérant et étouffant, Printemps, printemps, ou je ne sais quoi, qu’il avait lu dans sa vie précédente.
Non. Avec quelques retouches, ce drame pourrait très vite devenir une histoire de femme maléfique.
Par exemple, le protagoniste pourrait devenir le gendre à demeure d’un clan martial.
Son beau-père lui promettrait de lui enseigner les arts martiaux, mais ne lui ferait faire que des corvées. L’aînée de la famille se comporterait envers lui d’une façon qu’il ne pourrait jamais comprendre.
À la fin, le protagoniste vainc son beau-père dans un duel martial, mais c’est là que commencent toutes les tragédies…
Tandis que les pensées de Han San parcouraient les méandres des histoires de femmes maléfiques, Hajama Ayame lui donna son avis.
« Mais, San-kun, ne serait-il pas difficile de présenter cela à un concours littéraire de printemps ? »
Le visage de Han San s’assombrit aussitôt.
« Vous aussi, vous le pensez ? »
« Oui. Pour commencer, il y a trop de noms propres et de notions de base que les lecteurs doivent connaître. »
« Des noms propres et des notions de base… »
« Des choses comme la Secte du mont Zhongnan, le Culte du Démon Céleste et l’aura de l’épée. Les lecteurs qui découvrent le genre ne risquent-ils pas d’être perdus ? »
Han San laissa échapper un grognement sourd.
La Secte du mont Zhongnan était composée de braves gens du mont Zhongnan, le Culte du Démon Céleste était un groupe de vils démons de la voie démoniaque, et l’aura de l’épée était plus puissante que l’énergie de l’épée, même si certains romans comportaient un stade appelé « fil de l’épée ». En cette époque inculte, il fallait expliquer aux gens des vérités aussi évidentes.
« En plus, on ne dirait pas que cette histoire est faite pour se terminer en nouvelle. On a l’impression que c’est le début d’un roman qui va durer longtemps. »
« C’est vrai aussi… »
Han San soupira. Ayame réfléchit un moment, puis déclara : « Notre journal envisage d’élargir sa place consacrée aux romans-feuilletons. Mais je ne peux pas décider cela toute seule. »
Même dans la Corée du futur, les romans-feuilletons des journaux paraissaient généralement pendant des années. Peut-être qu’ils ne duraient pas aussi longtemps à cette époque, mais cela restait une épreuve de longue haleine.
Même si le grand-père de la jeune femme possédait des parts du Busan Daily, publier un roman en feuilleton était impossible.
Ayame était tout de même bien renseignée.
« Même si une publication en feuilleton dans le journal semble difficile… »
Jeune femme fortunée et journaliste, Ayame était ce qu’on appelait à l’époque une « femme nouvelle »[1]. Elle comprit immédiatement quel lectorat visait ce roman et ce qui plaisait à ces lecteurs.
« Si l’auteur parvient à écrire de quoi remplir un volume, euh… au moins cinq cents feuilles de papier à manuscrit de deux cents caractères, ne serait-il pas possible de le publier ? »
Han San fut stupéfait.
« C’est vraiment possible ?! »
Il avait déjà pu constater la détermination de cette jeune femme.
Son voyage de Busan au Gangwon pouvait s’expliquer par une mission professionnelle. Pourtant, par simple curiosité, elle avait pris son oncle avec elle et était allée jusqu’à Meokbawi Valley. Après l’avoir interrogé, n’avait-elle pas aussitôt foncé chez le commandant du détachement de la police militaire de Chuncheon ?
Et maintenant, Ayame lui disait cela.
Elle ne se contentait pas de dire qu’il serait agréable de le publier.
Elle voulait essayer de le faire publier !
« Même si une publication en feuilleton dans le journal est difficile, je pense pouvoir m’occuper moi-même d’au moins un article sur le roman une fois qu’il sera publié. »
Elle lui offrirait même une belle publicité.
Il lui avait simplement glissé le travail d’essai d’un jeune écrivain de sa connaissance pour changer de sujet, mais quelque chose… quelque chose était en train de se passer.
[1] « Femme nouvelle » était une appellation de l’époque coloniale désignant les femmes instruites et indépendantes, associées à la mode moderne, au travail rémunéré et à l’évolution des rôles de genre.
Notes :
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