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Traducteur/éditeur : Potter
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◈ Le protagoniste d’une romance fantasy ne m’aime que moi ◈
Chapitre 32 : Marigold la Fortunée (6)
──────
13.
Patatras ! Patatras !
Les sabots labouraient brutalement la terre.
Des dizaines de cavaliers, brandissant des torches, traversaient la plaine au galop.
Au bout de la route qu’ils poursuivaient, un chevalier solitaire vêtu d’une cape noire apparut.
Malgré leur écrasante supériorité numérique, il n’hésita pas un instant. Au contraire, il accéléra et fonça droit sur eux.
« A-arrêtez-le ! Vite ! »
Un homme en cape rouge cria, affolé.
Boum !
Des dizaines de cavaliers percutèrent un cavalier solitaire. Crac ! Les bruits de choses qui se brisaient et se fracassaient retentirent en série.
« Aaaah ! »
« M-mon bras… ! »
Les cris venaient du camp pourtant le plus nombreux.
Des lambeaux de chair volaient et du sang frais tourbillonnait dans le sillage du chevalier en noir.
« Aah ! »
« A-arrêtez-le ! Non ! »
« Il vient par ici ! »
À chaque éclair de sa lame, un cavalier de plus tombait de sa monture. Elle traversait les armures, tranchant les os et les muscles.
Sans la moindre égratignure, le chevalier en noir se fraya un chemin parmi les dizaines de cavaliers. Il lança sa monture vers le commandant à la cape rouge, qui s’était réfugié loin derrière.
« E-espèce de fou… ! »
Le visage de l’homme à la cape rouge était figé par la terreur.
« T-tu sais qui je suis ? C’est une trahison ! Une trahison ! »
14.
S’il n’avait cherché que Marigold, il aurait eu beau y consacrer tout son temps, sa tâche aurait été difficile.
Mais suivre les traces laissées par l’immense caravane de la Compagnie Mary n’avait rien de compliqué.
« La compagnie de sel ? Elle était incroyable. »
Dans le premier village, les habitants parlaient de l’imposante envergure de la Compagnie Mary.
« Ils ne se sont arrêtés qu’un moment, mais ils n’avaient sans doute nulle part où loger, alors ils ont campé dans toute cette plaine. Quel spectacle, je vous assure ! Ils ne savaient plus quoi faire de leur argent. Ils ont payé une bouteille d’alcool quatre fois le prix habituel… ! »
« Ils sont partis dans quelle direction ? »
« Hein ? On dit qu’ils ont continué sur cette route, traversé les plaines, puis pris par là. »
Dans le deuxième village, on évoquait les impressionnantes forces de mercenaires de la Compagnie Mary.
« Vous voyez cette forêt, là-bas ? Des soldats vaincus du royaume de Bellog s’y étaient regroupés et dépouillaient les gens, mais ces idiots ont osé s’en prendre à la compagnie de sel. »
« Et qu’est-ce qui leur est arrivé ? »
« Ils sont alignés devant le village, réduits à l’état de squelettes. Vous voulez aller voir ? Il n’en reste plus grand-chose, maintenant. Les chiens sauvages en ont emporté la plupart. »
À partir du troisième village, des histoires sur Marigold commencèrent enfin à circuler.
« Elle était étrange. Une jeune femme à la tête d’une si grande compagnie marchande. Je la prenais pour une noble. »
« Vous vous souvenez d’autre chose ? »
« Le plus marquant, c’est quand elle s’est opposée au burgrave de cette forteresse, là-bas. »
« Le burgrave ? Vous voulez dire le seigneur du château ? »
« Qui d’autre ? »
« Une noble s’est battue contre le propriétaire d’une compagnie marchande ? »
« C’est ce que je vous dis. Et un noble de haut rang, en plus. Cette personne a un caractère absolument infect ; elle a donc exigé vingt pièces d’or pour laisser passer la caravane. »
« Un bandit, avec un autre nom. »
« Elle les a dépouillés en une seule partie de jeu, puis leur a encore soutiré dix pièces d’or. Je me suis dit qu’ils l’avaient bien mérité. »
« … »
Était-elle intrépide ou simplement inconsciente ? Marigold avait vraiment des nerfs d’acier.
En entendant cela, Lancel sentit une partie de la fatigue accumulée durant son long voyage s’évanouir. Qu’elle ait bien ou mal agi, cela lui ressemblait tout à fait.
Il traversa les quatrième et cinquième régions.
Puis, lorsqu’il atteignit enfin un village proche du champ de bataille…
« Ne me parlez même pas de la compagnie de sel. »
Lancel sentit l’atmosphère changer.
« Jusqu’à récemment, on les traitait de traîtres. »
« De traîtres ? »
« Oui. De traîtres. »
Un marchand croisé sur la route tressaillit au nom de la Compagnie Mary et baissa la voix.
« Ils amassaient de l’argent tant qu’ils étaient ici. Rien que de penser à toutes les pièces d’argent que j’aurais pu gagner si j’avais été là, j’en suis presque mort de jalousie. »
« Ils marchaient si bien que ça ? »
« Presque toutes les provisions envoyées au front passaient par cette compagnie de sel. La femme qui la dirigeait était sacrément douée. Elle savait vendre. »
« Alors pourquoi les traitait-on de traîtres ? »
« Apparemment, ils vendaient aussi aux rebelles. »
Ah.
Lancel porta une main à son front.
« Ils ne leur ont sûrement pas vendu tout ça de leur plein gré. »
« Probablement pas. Elle tenait trop à sa vie. »
Aussi déterminée fût-elle, Marigold savait bien qu’elle finirait décapitée si elle vendait des marchandises aux rebelles.
« Mais si Son Altesse le prince dit qu’elle leur en a vendu, alors elle leur en a vendu, non ? »
« … Son Altesse ? »
« Vous savez, celui qui a mauvais caractère. Celui qui est connu pour être difficile. »
Il n’avait pas besoin d’en entendre davantage.
Il n’y avait qu’un seul membre de la Maison impériale dont la réputation était telle qu’un simple marchand osait le critiquer.
Le Sixième Prince.
Karin Craig Freesia.
« Au bout du compte, ils leur ont tout pris et les ont laissés sans rien. Que pouvaient-ils faire, quand on les menaçait de les traiter de traîtres s’ils ne cédaient pas tout ? »
La Compagnie Mary avait ses propres appuis. Le vicomte Dante en détenait la moitié des parts, après tout.
Et pourtant, on lui avait tout confisqué.
Seul le Sixième Prince avait pu faire une chose pareille.
C’était le genre d’homme à faire tout ce qu’il voulait, peu importe les critiques que la noblesse lui adressait dans son dos.
« Si vous cherchez les gens de la compagnie de sel, inutile de vous fatiguer. Ils sont probablement tous rentrés chez eux, à présent. Que peuvent faire des marchands qui ont perdu leur argent ? Au moins, ils ont gardé la vie sauve. »
« … Et la propriétaire de la compagnie ? »
« La propriétaire ? Ah, cette femme-là ? »
Le marchand, qui ramassait les marchandises éparpillées par terre, répondit d’un ton indifférent.
« J’ai entendu dire qu’elle… était morte ? »
.
.
.
« T-tu sais qui je suis ? C’est une trahison ! Une trahison ! »
Lancel leva son épée contre le Sixième Prince, dont la voix se brisait.
« Et si c’en est une ? »
« … ! »
La lame transperça le cœur du Sixième Prince.
La sensation lui était étrangement familière. Pour quelqu’un d’aussi distingué, ce salaud était sacrément satisfaisant à tuer. Je pourrais m’y habituer.
« Gah… ! »
- Événement perdu ! La route de Karin Craig Freesia, le Sixième Prince, a été perdue.
« Combien de fois faudra-t-il que je te tue avant que tu comprennes, Karin ? »
Quand il retira son épée, le sang jaillit. Laissant Karin derrière lui, tandis qu’il roulait de son cheval, les yeux révulsés, Lancel s’éloigna rapidement.
Une seule embuscade avait décimé des dizaines de gardes impériaux et coûté la vie au Sixième Prince.
La rumeur se répandit pourtant sous une forme plus commode.
« Le Sixième Prince a été tué par les rebelles ! »
15.
Quelques mois après avoir envoyé un homme détestable dans sa tombe, Lancel arriva dans un paisible domaine de campagne.
Il aurait menti en prétendant ne rien regretter. Il n’avait pas atteint l’objectif qui l’avait poussé à venir jusqu’ici.
Mais laisser passer même ce regret sans trop s’en émouvoir était la seule chose qu’il pouvait faire.
« Ça me laisse quand même un goût amer. »
En regardant le soleil couchant, Lancel repensa à ce qui s’était passé au cours des dix dernières années.
Sauver Marigold alors qu’on la rouait de coups, la faire descendre du gibet, la retrouver après qu’on l’eut accusée d’être liée à une bande de brigands, la suivre jusqu’au champ de bataille après que les nouvelles à son sujet se furent soudainement interrompues…
Avec le recul, tout devenait clair.
« Mes vacances ont été complètement gâchées. »
Qu’y pouvait-il ?
Parfois, les choses tournaient mal.
« Au pire, je pourrai reprendre des vacances. »
Lancel décida de ne pas se prendre la tête.
À la tombée de la nuit, des gens se rassemblèrent devant l’auberge. La foule était surtout composée de voyageurs, de déserteurs, de vagabonds et de toutes sortes d’individus peu recommandables.
« Allez, misez ! »
Une arnaque au jeu ?
À bien y réfléchir, la première fois qu’il avait rencontré Marigold dans cette boucle, l’ambiance était exactement la même. L’air, l’odeur, l’atmosphère… tout lui rappelait cette époque.
Une étrange nostalgie l’envahit. Il se tourna vers le brouhaha animé.
« Dommage ! Ce sera pour la prochaine fois ! »
« Non, mais qu’est-ce que… ?! »
Des hommes entouraient l’escroc.
« Espèce d’arnaqueuse ! Tu crois berner qui ? »
« Une arnaqueuse ? Vous trouverez quelqu’un de plus honnête que moi, peut-être ? »
« J’ai tout vu. Tu vas vraiment faire l’innocente ? »
Oui, oui.
Comme c’était paisible.
« Rien de plus laid que de faire des histoires parce qu’on a perdu de l’argent. Pff ! »
« Salope ! »
Hein ?
Couic !
Lancel regarda de nouveau la femme qui venait d’être projetée au sol, le nez en sang.
Les cheveux courts, un chapeau rabattu sur le visage, des vêtements miteux et une robe. Elle était emmitouflée pour dissimuler son identité.
Il eut une impression de déjà-vu.
Son instinct ne le trompait généralement pas.
« Marigold ? »
Il ne l’avait pas reconnue au premier abord.
Mais il en était certain.
« Rends-moi mon argent, espèce d’escroc… ! »
« Hii ! »
La femme se recroquevilla tandis qu’un autre poing s’abattait sur elle.
« … ? »
Comme le coup ne venait pas, même après un moment, elle entrouvrit prudemment les yeux qu’elle avait serrés très fort.
« Qu’est-ce que vous faites ? »
Leurs regards se croisèrent.
Comme le jour de leur première rencontre.
Exactement.
C’était le seul village paisible d’une région ravagée par la guerre. Il n’y avait donc rien d’étrange à ce qu’ils se retrouvent ainsi.
S’il avait su qu’elle était en vie et errait dans les environs, il aurait fouillé tous les villages depuis longtemps.
Il l’avait crue morte. Il s’était dit qu’il n’aurait rien eu d’étonnant à ce que Marigold soit déjà morte, et avait failli ne pas la reconnaître juste devant lui.
« … Bienfaiteur ? »
Les yeux de Marigold tremblèrent.
Un moment passa sans qu’il réponde.
Combien de temps s’écoula ?
« V-vous faites erreur ! »
« … ! »
Elle se retourna brusquement et s’enfuit.
Lancel fixa, abasourdi, sa silhouette qui s’éloignait, pris au dépourvu par sa réaction inattendue.
Il la rattrapa aussitôt et lui saisit le poignet.
« Vous vous enfuyez ? »
« B-Bienfaiteur… »
Sous la lumière de la lune, Marigold se retourna vers Lancel. Son visage se décomposait déjà, comme si elle allait fondre en larmes.
« … J’ai appris que vous étiez mort. Qu’est-ce que vous faites ici ? »
« Q-quoi ? Je leur ai écrit… pour leur demander de vous dire que j’étais… en vie et en bonne santé… »
Il n’avait jamais reçu sa lettre. Il était peut-être parti de chez lui avant qu’elle n’arrive.
« Alors pourquoi ? »
« … »
Lancel attendit qu’elle parle d’elle-même.
Elle comprenait parfaitement ce qu’il voulait dire par « Pourquoi êtes-vous encore ici au lieu de rentrer ? »
Si elle avait survécu, il était naturel qu’elle rentre chez elle.
Elle retint ses larmes, hoquetant de temps à autre. Ce n’est qu’après un long moment qu’elle finit par parler.
« J’avais trop honte… »
Quelle réponse ridicule.
« Quoi de neuf ? Quand n’avez-vous pas eu de raison d’avoir honte devant moi ? »
« Mais j’avais dit que je reviendrais en grande magnate… »
« Désolé, mais je ne m’y attendais pas. Je me disais que ce serait déjà bien si, quoi que vous fassiez, vous ne finissiez pas par ressembler à une mendiante. »
« C-c’est cruel ! »
« Vous êtes vraiment devenue une mendiante. »
« … Le capital… »
« … ? »
« Je voulais récupérer au moins le capital, puis rentrer… »
« Vous pensez que ça va marcher ? Avec une arnaque au jeu ? Vous croyez pouvoir récupérer autant d’argent ? »
La somme que Marigold avait perdue face au prince était colossale.
Plus de la moitié de l’argent qu’elle avait gagné au fil des ans avait été investie dans cette immense caravane. Il était impossible, dès le départ, de tout récupérer.
« Vous croyez que ça va marcher ? »
« Ouaaaah… »
Lancel lui prit la tête à deux mains et lui écrasa les joues.
« Aïe, ouille, aïe… ! »
Ce n’est qu’après lui avoir pétri et tiré le visage dans tous les sens pendant un moment qu’il se sentit un peu mieux.
« Venez avec moi, pour l’instant. »
Lancel prit Marigold par le bras et l’emmena à son logement.
* * *
Cette nuit-là, Lancel et Marigold se racontèrent en détail tout ce qui leur était arrivé.
« Bienfaiteur, vous êtes… venu me chercher ? »
« Pourquoi serais-je venu jusqu’ici, dans un endroit où je ne connais personne ? »
L’expression de Marigold était à voir. Elle oscillait sans cesse entre le rire et les larmes.
« Si vous voulez gagner de l’argent, retournez d’abord dans votre famille. Reprenez de bons investissements et reconstruisez votre fortune petit à petit. Vous savez bien que vous n’y arriverez pas seule, même en passant des années à truquer des jeux. »
« V-vous n’allez pas me mettre à la porte ? »
« Vous aimeriez que je le fasse ? »
S’il s’était contenté d’attendre un an, rien de tout cela ne serait arrivé. Il n’y avait qu’une seule raison à ce voyage interminable.
« Je me doutais que quelque chose comme ça arriverait. »
Voilà ce que signifiait le déjà-vu. Dès qu’il la laissait seule, Marigold s’engageait toujours aussitôt dans une voie étrange.
« Nous partons demain dès le lever du soleil, alors ne l’oubliez pas. »
« … Oui. »
Marigold baissa la tête et répondit, puis fouilla dans ses affaires et en sortit quelque chose.
« Tenez. »
« … ? »
« Du thé réputé dans la région de Dovern… »
« … »
Elle avait perdu tout son argent, mais avait encore ça. Lancel laissa échapper un rire sans joie.
Finalement, Lancel but le thé que Marigold avait tant voulu lui faire goûter. Son agréable parfum l’engourdit peu à peu de sommeil.
À mesure que la nuit avançait, Marigold se rapprocha de lui. Sa chaleur se diffusa lentement dans le bras glacé de Lancel.
« Bienfaiteur. »
Le visage gonflé et meurtri de Marigold s’approcha du sien.
Elle avait l’air pitoyable, mais ses yeux avaient retrouvé leur éclat.
« Je vais repartir de zéro. Cette fois, je réussirai et je deviendrai bel et bien une grande magnate. Non. »
Oui, oui.
Faites donc ça.
Même s’il régresserait dans quelques mois.
« Je deviendrai la personne la plus riche de l’Empire. Et je vous aurai aussi, Bienfaiteur ! »
« … ? Pourquoi est-ce que vous m’auriez ? »
« Parce que c’est ce que fait une grande magnate. »
Quelle radinerie.
« Quand ce moment viendra… vous resterez avec moi, n’est-ce pas, Bienfaiteur ? »
La voix de Marigold était désespérée. Lancel lui donna la même réponse que précédemment.
« J’y réfléchirai favorablement. »
* * *
Le lendemain matin, Lancel et Marigold prirent la route pour plusieurs mois. C’était un long voyage à travers le continent, qui les ramènerait à la Maison Dante.
Ils sentirent l’été approcher, s’égarèrent parfois et prirent le temps de se détendre ; ils n’avaient pas particulièrement envie de faire quoi que ce soit. Pourtant, dès qu’ils reprenaient leurs esprits, le temps avait filé.
Ce fut un voyage de cette sorte, paisible et sans hâte.
« Nous sommes presque arrivés, Bienfaiteur. »
Sur une colline couverte de fleurs, Marigold souriait radieusement, une couronne de fleurs posée sur la tête.
Nous étions déjà en juin.
Le jour où Marigold fêtait ses vingt-cinq ans.
« Aaaah ! Des abeilles ! Bienfaiteur, des abeilles ! Des bourdons ! Aaaah ! »
« Enlevez ce que vous avez sur la tête. »
« Mais ce serait tellement dommage… ! »
Et ainsi passèrent dix ans.
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[Durée de jeu : 10 ans, 0 jour]
- Marigold a vingt-cinq ans.
- Aucun partenaire de mariage.
- Succès obtenus.
▶ Première expérience (partenaire : Lancel Dante) +1 000 points.
▷ Richesse acquise +100 points.
▶ Nouveau record de sex-appeal +50 points.
▷ Titre de propriétaire d’une compagnie marchande +50 points.
- Total des succès : 1 700 points.
- Une utilisation de l’Héritage des souvenirs a été accumulée.
- Points restant avant le prochain Héritage des souvenirs (200/1 500 points)
[Fin normale 82. Marigold, chancelière du Plaisir]
- La fin a été ajoutée à l’Album des souvenirs.
- Ouverture de l’album.
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Bienvenue dans la Cité du Plaisir.
Au milieu de la guerre qui ravageait l’Empire, Marigold amassa finalement d’innombrables pièces d’or et eut l’honneur de devenir la plus grande magnate de tous les temps.
Luxe.
Joie.
Plaisir.
Jeux d’argent.
Prêts à intérêt.
Un territoire où se rassemblait tout ce qui avait trait à l’argent.
Dans cette vaste Cité du Plaisir, bâtie au-delà des frontières de l’Empire, à l’extrémité du continent, rien ne lui échappait.
Même les membres de la famille royale de petits royaumes accouraient ici pour emprunter de l’argent. Bienvenue dans la Cité du Plaisir de la Compagnie Mary.
« Héhé, la Maison Dante m’a déjà emprunté tant d’argent. Qu’allez-vous faire, Bienfaiteur ? Vous êtes devenu incapable de vous débrouiller sans moi. »
Les yeux de Marigold brûlaient encore de désir.
« C’est ça. Oubliez donc l’Empire qui s’effondre. Le Bienfaiteur n’a qu’à vivre avec moi. Sur cette terre, pour toujours… ! »
Les yeux d’une bête consumée par les flammes.
Le désir de posséder tout ce qu’elle voulait.
Elle se jeta sur son bienfaiteur de longue date.
« Héhéhé, venez ici. »
Elle ne semblait plus avoir toute sa raison.
[Marigold, chancelière du Plaisir - fin]
- Redémarrage du jeu.
- Utiliser un Héritage des souvenirs ?
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« Qu’est-ce que c’est que ça ? »
Lancel ne put dissimuler son désarroi.
La fin absurde n’avait rien de nouveau, alors ça allait. Son sex-appeal avait explosé. Il s’y attendait.
Le problème, c’était ce succès étrange appelé « Première expérience ». Lancel n’avait absolument aucun souvenir d’une chose pareille.
Sérieusement.
Si c’était arrivé, Marigold devait en être responsable. Il ignorait comment, mais elle avait forcément fait quelque chose.
Et ce n’était pas la seule chose qui le tracassait.
« L’Héritage des souvenirs ? »
Ce terme lui inspira un mauvais pressentiment.
Puis…
« Jeune maître, la nouvelle servante est là-bas. Elle s’appelle Mary. »
« … ? »
Marigold était venue le trouver.
[Marigold la Fortunée - FIN]
[SUIVANT - Première boucle de l’Héritage, Lancel dans les coulisses]
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