Chapitre 5
WeTried Translations
Traducteur/éditeur : Ceaseless
Discord : <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" class="link" href="https://dsc.gg/wetried">https://dsc.gg/wetried</a>
◈ Le Fou Gendre du Grand-Duc du Nord ◈
Chapitre 5 : La servante
──────
« Ainsi, voilà le Mur du Nord. »
Galahad fut sincèrement impressionné par le mur blanc qui s’étirait à perte de vue, comme s’il séparait le monde en deux.
« Un ami m’a dit un jour que si je venais dans le Nord, je devais absolument voir le Mur du Nord. C’est vraiment incroyable. »
« … Pourquoi tu parles du Mur du Nord comme s’il s’agissait d’une attraction touristique ? »
« C’est dire à quel point il est impressionnant. »
« C’est la dernière ligne de défense de l’humanité contre les Démonides. »
Gilbert plissa les yeux. Galahad gloussa devant cette réponse effrontée.
« Les arbalètes sont pointées dans cette direction. »
« Par précaution. »
Gilbert eut un sourire mauvais.
« Bien sûr. Par précaution. »
À cet instant, l’homme barbu sortit un immense cor. Après s’être bruyamment essuyé la bouche en faisant claquer ses lèvres, il souffla dedans.
Fouuuuuuu !
Le cor retentit assez fort pour réveiller le monde entier.
Des silhouettes argentées apparurent au sommet du mur. Elles étaient trop éloignées pour qu’on les distingue nettement, mais elles ressemblaient à des soldats. Tous portaient une armure de fer. Galahad contempla le spectacle, émerveillé.
De plus en plus de soldats grimpèrent, jusqu’à ce que le sommet du mur en soit bondé.
Fouuuuuuu !
Quand le cor retentit de nouveau, le milieu du mur blanc s’ouvrit dans un grondement sourd.
D’épaisses couches de neige s’effondrèrent, révélant une immense porte à barreaux de fer. Dans un grincement, les barreaux s’élevèrent lentement tandis que la neige tourbillonnait dans les airs.
D’énormes blocs de neige tombèrent, comme si une montagne enneigée s’écroulait.
Galahad plissa les yeux et observa la scène.
Boum !
Des tambours résonnèrent au loin. Les soldats dressèrent aussitôt leurs lances. On aurait dit une danse parfaitement synchronisée, sauf qu’ils dansaient avec des lances. Leurs pointes acérées brillèrent au soleil. Les lances levées s’abattirent et frappèrent le sol. Un grondement profond se répandit, comme si la terre elle-même avait tremblé, et la neige vola dans tous les sens.
Grincement…
Les barreaux de fer atteignirent enfin le sommet. Boum ! Les tambours retentirent à nouveau, suivis par le fracas des lances qui s’abattaient.
« On dirait une comédie musicale produite avec un budget colossal. »
Galahad était franchement impressionné. Le spectacle était grandiose, même s’il le distinguait à peine à travers le blizzard.
Fouuuuuuu !
Le cor et les tambours retentirent encore. Au même rythme, les lances s’abattirent.
« Ils ont répété tout ça pour moi ? »
« … C’est juste que le moment s’y prêtait. »
À en juger par la toux gênée de Gilbert, Galahad semblait avoir vu juste.
« Je suis touché. »
« … Ils font ça tout le temps. »
Boum !!!
Les portes s’ouvrirent alors complètement. À première vue, le paysage qui se dévoilait ressemblait à une autre ville, mais il était tout à fait différent.
Tous portaient d’épais vêtements de fourrure, qui les faisaient ressembler à des bêtes vues de loin, et chacun avait quelque chose sur le dos, comme un harpon ou une arbalète.
Même les provisions qu’on transportait semblaient destinées à la guerre.
« Ils se préparent à la guerre. »
L’homme barbu pointa son cor vers Galahad et cria :
« Le mage de l’Empire est arrivé !! »
Des regards acérés et des huées s’abattirent sur lui. Galahad claqua la langue.
Il salua en réponse à cette présentation grandiose, mais personne ne l’acclama. Au contraire, les huées redoublèrent.
Rien à voir avec les regards admiratifs qu’il avait reçus dans la capitale parce qu’il était mage. Ceux-là débordaient d’hostilité.
L’homme barbu sourit, satisfait. Quelle intervention puérile.
« On dit que les gens du Nord sont tous des hommes virils, mais j’imagine que ce n’est pas toujours le cas. »
En claquant la langue, Galahad héla le salaud barbu. L’homme eut un grand sourire.
« La prochaine fois, présente-moi comme un mage compétent. Dire simplement que je suis mage, ça me rabaisse un peu, non ? »
Le sourire de l’homme barbu disparut. Son regard semblait demander : quel genre de salaud est-ce ?
« Ou “mage exceptionnel”, ça irait aussi. Ça fait bizarre de le dire moi-même, mais j’ai un sacré palmarès. »
L’homme barbu cria quelque chose que Galahad ne comprit pas, puis s’éloigna en tapant du pied.
« Qu’est-ce qu’il vient de dire ? »
« Il a dit : “Ce sale rejeton maudit des Démonides ose faire le malin. Et tu es tellement laid que tu coupes l’appétit.” Pourquoi le provoquer ? »
« Je n’ai fait que dire la vérité. Mais il a vraiment dit que j’étais tellement laid que je coupais l’appétit ? »
Gilbert détourna discrètement la tête.
Donc il n’avait pas dit ça. Galahad fronça les sourcils devant une jalousie aussi mesquine.
« Nous sommes enfin arrivés. »
Galahad marmonna en regardant la forteresse intérieure au loin.
Il avait traversé le continent en carrosse.
C’était plutôt romantique, non ?
Bien sûr, tout cela cachait une lutte politique sordide.
« Je vais enfin rencontrer ma célèbre épouse. »
* * *
Eh bien non.
Après avoir franchi les portes, Galahad fut conduit dans une immense annexe. On l’installa dans la plus grande pièce.
Gilbert lui recommanda à plusieurs reprises de ne pas sortir avant d’avoir reçu de nouvelles instructions, puis disparut.
Des hommes aux visages féroces montaient la garde devant la porte. Ils ne parlaient pas la langue impériale ; impossible donc de communiquer avec eux.
Ils se contentaient de bloquer la porte et de l’empêcher de sortir. Lorsqu’il tenta de passer, ils brandirent même contre lui des haches aux lames étincelantes.
« Je suis prisonnier. »
Il avait traversé la moitié du continent pour finir enfermé dans une annexe dès son arrivée.
C’était absurde, mais Galahad avait envisagé cette possibilité.
La pire de toutes.
« Ils comptent me laisser pourrir ici ? »
La pièce était vaste et dépouillée. Elle ne contenait que le strict nécessaire, comme un lit. La seule chose qui sortait de l’ordinaire, c’était…
« Pourquoi y a-t-il un lustre ? Ils s’attendent à ce que je donne un banquet ? »
Il fixa le somptueux lustre suspendu au plafond, qui jurait complètement avec cette pièce sinistre. Celui qui avait conçu cet endroit était manifestement un parfait imbécile.
Galahad s’assit sur une chaise et mit ses idées en ordre.
Quelqu’un prendrait-il contact avec lui ? Il secoua lentement la tête.
La famille de Galahad avait de l’influence au centre, mais pas au point qu’elle s’étende jusqu’au Nord.
Et puis, il était le troisième fils, pas l’aîné. Dans le Nord, son statut ne valait rien.
Il avait bien le titre de mage de génie, mais dans une région qui rejetait la magie, c’était plutôt un handicap.
Autrement dit, Galahad n’avait rien à offrir aux yeux du Grand-Duc.
À l’inverse, Adrianna, la fille aînée du Grand-Duc, était une héroïne du Nord. Plus jeune Maîtresse épéiste, elle accumulait sans cesse les exploits sur le champ de bataille.
Le Grand-Duc aurait peut-être voulu tenir Adrianna en respect, mais c’était très improbable. Tout le monde savait à quel point il l’aimait.
Galahad examina la situation comme s’il était le Grand-Duc lui-même.
Il ignorait quelle lutte de pouvoir s’était déroulée, mais le Grand-Duc n’avait pas pu refuser un mariage avec le troisième fils d’un comte.
« Évidemment que ça ne lui plairait pas. »
La preuve : il n’avait envoyé qu’un homme aux yeux plissés pour escorter Galahad, le guider et conduire le carrosse. Si ce mariage avait été bien accueilli, il n’aurait pas envoyé une seule personne.
Le Nord déclinait, tandis que son ennemi, les Démonides, restait puissant. Si le Nord se brouillait avec l’Empire dans ces circonstances, cette région aride était condamnée. Voilà pourquoi le Grand-Duc avait laissé Galahad entrer au château, pour l’instant.
« Ça ne veut pas dire qu’il compte vraiment nous marier. »
Il garderait Galahad enfermé dans cette pièce, repoussant le mariage à coups d’excuses. Puis, une fois qu’il aurait trouvé un moyen de l’annuler après avoir fait traîner les choses…
« Il se débarrassera de moi. »
Galahad déglutit difficilement.
Cela suffirait au Grand-Duc. De toute façon, l’Empire n’avait jamais eu le moindre intérêt à marier la fille aînée du Grand-Duc à Galahad.
Tout ce qu’ils voulaient, c’était sauver les apparences.
Ce qui signifiait que le seul perdant, ce serait…
« Moi. »
Pourquoi l’avait-on choisi, au juste ? Galahad déglutit encore une fois.
Toc, toc.
Quelqu’un frappa à la porte. Lorsqu’il l’ouvrit, une jolie jeune femme aux cheveux noirs, vêtue d’un uniforme de servante, leva vers lui un regard effrayé.
« J-Je m’appelle Gwen ! On m’a chargée de m’occuper de vous, seigneur Galahad ! »
La femme qui s’était présentée comme Gwen marmonna d’une voix craintive. Ses grands yeux lui donnaient l’air d’un chiot trempé par la pluie.
Elle était manifestement belle, mais son air si sombre la faisait paraître sur le point de fondre en larmes à tout moment.
Galahad fronça les sourcils devant son attitude excessivement timide.
« Je n’ai pas besoin qu’on s’occupe de moi. »
« M-Mais… je dois vider votre pot de chambre et vous apporter vos repas… »
« Ah. Donc je n’ai pas le droit de faire un seul pas dehors. »
Aux mots de Galahad, Gwen hocha la tête d’un mouvement saccadé et se recroquevilla.
Des hommes armés se tenaient derrière Gwen. Ils avaient tous sorti leurs armes.
Ils prenaient vraiment leur travail au sérieux. Galahad les salua de la main, mais ils lui répondirent froidement.
« Les gens d’ici ne rendent jamais les saluts ? »
La porte claqua.
Gwen poussa un cri et s’étala de tout son long, face contre terre. Comment pouvait-on tomber aussi à plat ? Intrigué, Galahad l’aida à se relever.
« M-Merci. »
Tout en soutenant Gwen, Galahad fit circuler son mana en elle pour l’examiner. Une habitude professionnelle.
« Elle a beaucoup de mana. »
La plupart des gens possédaient au moins un peu de mana, même s’ils n’étaient pas mages. Pourtant, Gwen en avait bien trop pour qu’on puisse parler d’une quantité ordinaire.
« Vous êtes mage ? »
Galahad plissa les yeux. Lui donner une mage pour servante révélait clairement leurs intentions…
Gwen eut aussitôt l’air sur le point de pleurer. Elle réagit comme s’il avait insulté ses parents.
« … N-Non. Je ne suis pas mage. »
« Vous dites que vous n’êtes pas mage ? »
« … Je ne suis absolument pas une mage de cette sale engeance maudite des Démonides ! Je ne connais rien à la magie ! Je vous en prie, croyez-moi ! »
Gwen s’agrippa soudain à sa jambe et éclata en sanglots. Galahad, mage de cette sale engeance maudite des Démonides, se gratta le menton.
Il avait entendu dire que les gens du Nord avaient une mauvaise opinion des mages, mais c’était vraiment à ce point ? On aurait dit la réaction qu’on réservait aux sorcières autrefois.
Galahad, qui s’était fièrement présenté comme mage aux portes, se gratta la joue. Ça allait être épuisant. Il risquait même d’être victime d’un crime haineux. Voilà pourquoi être mage était pénible.
Cela dit, vu sa réaction, elle n’était sans doute pas mage.
Alors cette immense réserve de mana n’était que du talent à l’état pur…
« Très bien. Vous n’êtes pas mage. »
Gwen le remercia de la croire, puis se remit à pleurer. Elle avait vraiment la larme facile.
« Sa réserve de mana s’est donc développée à cause de la forte concentration de mana ? »
Quoi qu’il en soit, Gwen n’était pas le problème principal pour le moment.
« Ils ont vraiment l’intention de me garder enfermé. »
Ils lui avaient même assigné une servante. Cela signifiait qu’ils ne voulaient pas le laisser sortir, pas une seconde.
Hum.
Galahad se rassit et laissa échapper un léger bourdonnement. Il ne pouvait rien faire, pour l’instant.
Se mettre en colère ou désespérer dans une situation pareille ne servirait à rien.
Il était évident qu’il resterait dans cette pièce plusieurs jours. Il devait trouver quelque chose à faire et s’y mettre.
« La concentration de mana est élevée. »
La première chose qui lui vint à l’esprit fut la concentration de mana qu’il avait ressentie plus tôt.
Peut-être parce que le Nord bordait le territoire des Démonides, la concentration de mana y était bien plus importante qu’au centre.
Il fit lentement circuler son mana. Il lui semblait lourd.
Aucun mage ne consignait de mesures exactes du mana.
Chacun avait ses propres repères, et la concentration de mana dans l’atmosphère changeait constamment, ce qui rendait toute mesure précise impossible. Pour éviter le gaspillage, la plupart des mages préféraient utiliser des cercles magiques et des pierres de mana.
Résultat : les mages d’ici ressemblaient davantage à des ingénieurs en magie. Ils étaient mieux traités ; ils n’avaient donc aucune raison d’aller eux-mêmes patauger dans la boue.
Les mages étaient plus nombreux qu’autrefois, mais les véritables mages, eux, se faisaient plus rares.
La méthode de Galahad pour mesurer la concentration de mana était simple.
Le bachotage à la coréenne. Ferme-la et apprends par cœur.
C’était la méthode qu’il avait le plus détestée et maudite au lycée, mais rien n’était plus pratique.
Il avait répété d’innombrables fois le sort le plus élémentaire, la Flèche de mana. Il avait entraîné ses sens jusqu’à pouvoir le lancer sans réfléchir.
Il avait défini sa quantité de mana en fonction de la Flèche de mana. Ainsi, il lui suffisait de la lancer une seule fois, où qu’il soit, pour calculer la concentration de mana selon ses propres repères.
Il avait fait ça à l’âge de six ans.
« Environ deux fois plus. »
Galahad marmonna en regardant la Flèche de mana qui flottait au-dessus de sa main.
La concentration de mana était deux fois plus élevée qu’au centre.
C’était une valeur aberrante.
Une forte concentration de mana était à la fois un avantage et un inconvénient.
En règle générale, la magie utilisait le mana de son propre corps pour contrôler et employer celui présent dans l’atmosphère. Mais si la concentration atmosphérique était trop élevée, le lancement d’un sort pouvait au contraire lui drainer son mana.
Pour éviter ça, il devait maintenir lui-même une concentration de mana plus élevée. C’était le principe de la compression. Le mana était une matière sensible : comprimé trop fortement, il se solidifiait.
Un procédé magique déjà compliqué devenait alors plusieurs fois plus difficile.
Bref, c’était une quantité absurde de souffrance.
Malgré tout, cette forte concentration augmenterait considérablement sa puissance.
« Parfait. »
Galahad sourit de bon cœur.
La méthode était rudimentaire, mais l’entraînement n’en serait pas moins efficace.
S’il parvenait à maintenir cette forte concentration de mana, il pourrait augmenter encore la sienne. Sa sensibilité au mana s’améliorerait aussi considérablement.
« Ça faisait longtemps que je ne m’étais pas entraîné. »
Galahad maintint délibérément sa concentration de mana à la limite du supportable. La moindre erreur risquait d’endommager gravement ses circuits de mana.
Cela lui permettait de rester parfaitement concentré.
Peu à peu, l’esprit de Galahad s’apaisa.
Dès qu’il lançait un sort, toutes ses autres pensées disparaissaient.
Galahad était un véritable mage.
* * *
« … Il sourit dans une situation pareille ? »
Gwen ouvrit de grands yeux en regardant Galahad rayonner.
Galahad était pratiquement prisonnier.
Il était venu dans une terre étrangère, hors de l’Empire, n’avait même pas rencontré celle qui devait devenir son épouse et se retrouvait maintenant enfermé.
Et pourtant, il souriait.
Un léger sourire reposait sur les lèvres de Galahad. L’émotion qui s’y lisait tenait d’une joyeuse folie.
C’était l’expression la plus lumineuse que Gwen eût jamais vue. Qu’est-ce qu’il pouvait bien faire pour prendre autant de plaisir ?
Son regard glissa naturellement vers la main de Galahad. Une lueur y scintillait.
C’était bel et bien de la magie. Gwen ne parvenait pas à détacher les yeux de cette splendeur.
La magie était une ordure maudite des Démonides.
Gwen, qui portait le sang d’un mage, avait entendu ces mots jusqu’à en avoir les oreilles qui résonnaient.
On la méprisait comme la sale fille d’un mage, rien d’inhabituel, et elle avait subi d’innombrables menaces de mort.
Si Gwen avait pu travailler comme servante, c’était uniquement grâce à Adrianna.
C’était pour cela que Gwen haïssait la magie plus que quiconque.
Elle le devait. C’était ce qu’on attendait d’elle.
« C’est magnifique. »
Le cristal qui se formait dans la main de Galahad était d’une beauté insoutenable.
Assez beau pour lui faire monter les larmes aux yeux.
Elle ne pouvait pas détourner le regard. Son éclat et sa beauté rivalisaient même avec ceux d’Adrianna.
Gwen se demanda pourquoi il affichait une telle expression.
Sans même s’en rendre compte, elle remua les doigts.
Une petite lueur s’attarda au bout des doigts de Gwen avant de disparaître. Elle-même savait combien elle était pitoyablement faible, mais cette magie lui procura une exaltation et un sentiment de liberté comme elle n’en avait jamais connu.
Gwen éclata de rire pour la première fois depuis très longtemps.
Non, peut-être pour la toute première fois.
Puis le balai qu’elle tenait tomba dans un grand fracas.
Gwen reprit ses esprits et fut saisie d’un profond dégoût d’elle-même.
La magie était ce qui avait fait de sa vie un calvaire. À cause de sa sale lignée, elle venait de lancer la magie même qui l’avait tourmentée.
Gwen s’enfonça les ongles dans l’avant-bras jusqu’au sang. Son esprit, à peine revenu à lui, se laissait de nouveau attirer par la magie. Désespérée, elle ferma les yeux et se remit à essuyer le sol.
Crac…
Bien sûr, elle cassa un plat.
* * *
Galahad se demanda si ce qu’il venait de voir était réel.
Elle avait lancé un sort rien qu’en le regardant ?
« … C’est une véritable génie. »
Galahad fut sincèrement impressionné.
Y avait-il une Gwen dans le roman ? Peut-être bien…
« Je la veux. »
Galahad se lécha les lèvres en regardant Gwen. Elle ferma les yeux très fort.
Notes de bas de page :
Rejoignez notre Discord : <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" class="link" href="https://dsc.gg/wetried">https://dsc.gg/wetried</a>