Chapitre 22
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Traducteur/éditeur : Ceaseless
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◈ Le Fou Gendre du Grand-Duc du Nord ◈
Chapitre 22 : Amour entre anciens camarades
──────
« Qu’est-ce qui s’est passé ? J’ai vu Galahad et Corton partir ensemble. »
Mark, commandant du cinquième bataillon, acquiesça à la question de son adjudante Lumian.
Les choses ne se déroulaient pas comme Mark l’avait prévu.
« Tu sais pourquoi j’ai fait venir Galahad ? »
« Ce n’était pas pour utiliser Galahad, un mage, afin de tenir Corton en respect ? Vous vouliez aussi connaître le prix des Pierres magiques. »
« C’est ça. Corton a gravi les échelons beaucoup trop vite. Il y avait aussi quelque chose de louche chez lui. J’ai fait venir Galahad pour le tenir en respect. Comme il n’avait pas encore fait ses preuves, je pensais qu’il ne pourrait pas refuser mon offre. »
Tap, tap. Mark tambourina des doigts sur la table.
« Il y a un problème ? »
« J’ai entendu dire qu’il avait tué une Démonide de rang intermédiaire, seize Monstres-taupes et deux mages. Sans Adrianna. »
Lumian garda le silence un instant, puis fronça les sourcils.
« Il bluffait, peut-être ? »
« Non, son regard ne disait pas ça. Il ne se vantait pas. On aurait dit qu’il racontait simplement ce qu’il avait réglé en chemin. Comme un soldat qui dirait : “Ah, un renard s’est pointé aujourd’hui. Je l’ai attrapé.” Il en parlait avec une désinvolture totale. »
La conversation s’interrompit. Tap, tap. Mark tambourina des doigts sur la table.
« Ce serait une bonne chose, s’il était doué, non ? »
« Le problème, c’est qu’il est plus que doué. Tu connais les membres de son groupe. Le seul qui vaille quelque chose, c’est Sir Gilbert. Même lui n’aurait pas pu s’occuper de tout ce monde. Si Galahad a vraiment tué cette Démonide… »
« Tu tires des conclusions hâtives. »
Mark acquiesça aussitôt à la remarque de Lumian.
C’était vrai. Mark avait souvent tendance à tirer des conclusions hâtives. Le rôle de Lumian était de le tempérer.
« Corton et Galahad se connaissaient. Ils sont sortis de la même Académie. Apparemment, Galahad était assez célèbre, mais personne n’a plus entendu parler de lui après son diplôme. »
Lumian garda le silence. Ce n’était pas une question qui appelait une réponse. Mark réfléchissait simplement à voix haute.
« Il a obtenu son diplôme à l’Académie, a disparu sans laisser de trace, puis on l’a envoyé ici tout à coup pour épouser Adrianna. Le troisième fils d’un comte ? Qu’est-ce que ça signifie ? Qu’il a travaillé quelque part en lien avec la Famille impériale. »
Tap. Mark immobilisa son doigt.
« Je ne sais pas exactement à quelle organisation Corton appartient, mais il semble avoir beaucoup d’informations. Si même lui ignore où se trouvait Galahad, il n’y a que deux possibilités. »
« Lesquelles ? »
« Il était au chômage, ou il appartenait à un groupe très secret. La première possibilité est exclue, donc ça doit être la deuxième. S’il travaillait pour la Famille impériale au sein d’un groupe très secret… »
Mark s’interrompit. Lumian déglutit.
Après avoir froncé les sourcils un instant, Mark expira doucement.
« Je ne sais pas. »
Lumian fronça légèrement les sourcils. Mark avait agi comme s’il avait compris quelque chose, pour finir par dire qu’il n’en savait rien. C’était absurde.
« On dirait qu’on a fait venir un tigre pour tenir un renard en respect. »
« Tu tires des conclusions hâtives. »
« En quoi est-ce tirer des conclusions hâtives ? C’était déjà étrange que le Grand-Duc crée une unité pour un mage envoyé par l’Empire. Il y avait cette rumeur comme quoi il avait terrassé Hermun d’un seul coup… Non, ce n’était pas une rumeur. Et puis, dès sa première mission, il a tué une Démonide de rang intermédiaire et seize Monstres. En quoi est-ce une conclusion hâtive ? »
Lumian pinça les lèvres. Présenté comme ça, le bilan était impressionnant. Elle commençait, elle aussi, à s’inquiéter.
« Hmm. Maintenant, je me demande si je n’ai pas parlé trop cavalièrement à Galahad. »
« C’est probablement le cas. Vu votre façon habituelle de parler, commandant. »
« Tu tires des conclusions hâtives. »
Mark répondit d’un ton agacé.
* * *
« Il est déstabilisé. »
Galahad sourit en observant le visage crispé de Corton.
Ils étaient assis face à face dans une pièce silencieuse. Des étagères de livres couvraient les murs, et il n’y avait aucune fenêtre. Des lampes à mana disséminées dans la pièce éclairaient l’endroit.
L’odeur forte et particulière des lampes à mana donna à Galahad l’impression de se retrouver au Bureau du renseignement. Quelque chose clochait dans cette pièce.
Les étagères qui les entouraient étaient suspectes. Elles étaient plus rapprochées que ne le laissait supposer l’espace apparent entre elles.
« Qu’est-ce qu’ils ont caché derrière ces étagères ? »
Galahad marmonna et glissa une cigarette entre ses lèvres. Sans demander s’il pouvait fumer, il l’alluma.
Un parfum de citron frais se répandit dans la pièce. Il le savoura, puis agita la main.
« Il y a trop de poussière. »
Une brise se leva naturellement. La fumée de sa Cigarette de mana se répandit dans la pièce, portée par le vent. Comme il s’agissait d’une Cigarette de mana, elle ne se dissipait pas facilement.
La fumée effleura les interstices entre les étagères environnantes. Galahad la regarda se disperser avec attention.
« Trois. »
Deux personnes se cachaient derrière l’étagère de gauche, et une derrière celle de droite.
« Il y a quelque chose derrière l’étagère du fond. »
Ils étaient entrés par l’avant, et personne ne se cachait derrière les étagères du fond. Il devait donc y avoir quelque chose au-delà.
Galahad fit tomber la cendre de sa cigarette et envisagea le pire des scénarios.
Deux à gauche, un à droite et Corton en face de lui. Ce n’était pas un bon endroit pour affronter quatre mages.
Comme s’il se tapotait la cuisse, Galahad tendit la main.
« Le bureau bouge ? »
Il le poussa légèrement, mais il était fixé au sol. Ils n’emploieraient pas d’attaque à grande échelle dans un espace aussi exigu.
« Alors, je devrais d’abord neutraliser celui qui est devant, le tirer vers moi et m’en servir comme bouclier pendant que je m’occupe de celui de droite. Ensuite, ceux de gauche… »
« Qu’est-ce que tu fais ? »
La question de Corton le tira de ses pensées. Celui-ci affichait toujours son air inquiet.
Il n’allait pas lui dire qu’il avait prévu de lui faire un trou dans la tête, de s’en servir comme bouclier et de tuer les trois autres mages. Il se contenta donc d’une excuse vague.
« … Ha. Tu as accepté mon offre sans hésiter. Tu dois être désespéré. »
Corton le railla ouvertement, la voix pleine de piques. Si Galahad acceptait trop facilement, Corton se méfierait ; il lui répondit donc sèchement, à dessein.
« Désespéré ? J’ai seulement eu du mal à refuser la bienveillance d’un ancien camarade. C’est ici que tu travailles ? C’est plus petit que je ne le pensais. Il n’y a même pas de Mine de pierres magiques. Elle est derrière les étagères ? »
Corton tressaillit légèrement. Cela ne dura qu’un instant, mais Galahad le remarqua.
« Il y a vraiment quelque chose derrière l’étagère du fond. »
« Tu essaies de me provoquer avec des broutilles. Je reste prudent parce que si tu te révèles inutile, ça me retombera dessus. »
Galahad claqua la langue devant la réponse pompeuse de Corton.
« Il a vraiment changé. »
Autrefois, la Société de magie noire ne craignait rien. Elle approchait tous les mages talentueux qu’elle pouvait trouver.
Pourtant, même face à Galahad, ses membres se montraient désormais prudents.
Les étagères derrière lui en étaient la preuve. Ils accordaient manifestement plus d’importance à la sécurité qu’avant.
Malgré tout, un imbécile se tenait devant Galahad, un homme assez stupide pour mettre quatre ans à obtenir son diplôme.
À la guerre, rien n’était plus effrayant qu’un allié imbécile, pas même un ennemi compétent.
« Quel appât lui donner ? »
Galahad passa en revue les cartes qu’il avait en main.
« Quelque chose qui vaille la peine d’être offert à un membre de la Société de magie noire… »
« Il y a de quoi faire. »
L’important était que Corton ne se rende pas compte que Galahad lui avait donné quelque chose.
Les mages avaient tendance à se surestimer.
S’il titillait l’orgueil de Corton et y ajoutait une pointe de complexe d’infériorité…
« Parfait. »
Son calcul achevé, Galahad s’adossa à sa chaise et sourit.
Comme quelqu’un qui s’accrochait encore à sa gloire passée et se pavanait pour cette raison.
« Tu connais mes capacités mieux que quiconque, n’est-ce pas ? »
Il sourit avec arrogance.
Corton eut un rictus méprisant.
C’était un très bon début.
* * *
Corton ne s’était pas attendu à ce que Galahad accepte son offre.
À vrai dire, cela n’avait jamais été une offre. C’était une moquerie destinée à Galahad.
Pourtant, Galahad s’en était saisi comme s’il l’attendait.
Cela montrait à quel point Galahad était désespéré. Il devait l’être au point d’accepter avec empressement la proposition moqueuse d’un ancien camarade dont il se souvenait à peine.
C’était un peu étrange. À l’Académie, on avait qualifié Galahad de génie. Comment avait-il pu finir comme ça ?
« Des capacités ? Tu en avais, toi ? »
« Je suis le fiancé d’Adrianna. Je serai l’héritier du Grand-Duc. »
L’héritier du Grand-Duc. Corton ne put retenir son rire.
Galahad n’était qu’un prétexte envoyé par l’Empire au Grand-Duc, avec la certitude qu’il mourrait. Il n’épouserait jamais Adrianna et ne deviendrait jamais l’héritier du Grand-Duc.
« Quoi… Tu as seulement rencontré Adrianna ? »
« On est assez proches pour se tenir la main. »
Alors que Corton riait des fanfaronnades de Galahad, il se rappela soudain quelle était sa position.
« C’est vrai. C’est le fiancé d’Adrianna. »
En tant que fiancé, Galahad était mieux placé que la plupart des gens pour se rapprocher d’Adrianna.
Si Corton le recrutait, l’occasion de s’occuper d’Adrianna pourrait se présenter.
Quelle récompense Aube avait-elle promise pour Adrianna ? Ce n’était pas qu’une question d’argent.
S’il s’occupait d’Adrianna, obtenir le poste de chef de branche de la Société de magie noire ne serait pas un problème. Il pourrait même viser plus haut.
Il pourrait gravir les échelons au sein d’Aube. Il recevrait peut-être même un poste élevé.
Corton admira en silence son propre génie.
« Et je suis commandant ! Commandant ! Je dirige l’Unité des opérations spéciales. »
À cet instant, Galahad se remit à fanfaronner.
Cette fois, il parlait de son poste de commandant. Corton fronça les sourcils. Cette unité ne comptait que quatre membres. Pourquoi faire tout un plat d’une unité qui n’existait que de nom ?
« Non. Même si ce n’est qu’un titre, un commandant reste un commandant. »
Corton avait conclu un accord avec Mark, commandant du cinquième bataillon, mais il en sentait les limites depuis quelque temps.
Mark laissait rarement une ouverture. Dans une situation pareille, Galahad, même s’il n’était commandant que de nom, lui était nécessaire.
Non, le fait qu’il ne soit commandant que de nom le rendait encore plus utile. Si Corton le plaçait à la tête de l’unité et tirait les ficelles dans l’ombre, il pourrait sans doute gérer la Mine de pierres magiques plus tranquillement.
Et puis, Galahad restait Galahad. Il avait disparu si longtemps après l’obtention de son diplôme que les gens l’avaient oublié, mais les anciens de l’Académie, eux, se souvenaient toujours de lui.
Quel que soit l’état actuel de Galahad, son nom avait encore une certaine valeur.
« Heureusement que je suis brillant. Un autre imbécile aurait laissé passer cette occasion ! »
Corton poussa un petit soupir de soulagement.
Il avait eu de la chance de découvrir comment se servir de Galahad. Un autre imbécile aurait pu ne pas voir sa valeur et le laisser partir.
Pourtant, ce qu’avait fait Galahad après avoir quitté l’Académie le tracassait.
« Qu’est-ce que j’ai fait après l’Académie ? Je ne vous ai pas répondu tout à l’heure ? J’ai fait ceci, puis cela. »
Sa réponse était sèche et désinvolte, mais elle rassura Corton.
Si Galahad avait eu une arrière-pensée, il n’aurait pas répondu aussi vaguement. Il aurait préparé un récit détaillé et soigneusement arrangé.
Son passé récent devait être trop insignifiant pour qu’il en parle ; il évitait le sujet par embarras.
Même s’il y avait quelque chose de suspect, ce n’était pas très important.
Galahad était un mage.
Un mage ne pouvait s’empêcher de rejoindre la Société de magie noire.
La magie était un domaine d’étude lent et laborieux. Plus on progressait, plus les avancées se faisaient rares. À la fin, on avait l’impression de se tenir devant un mur.
La magie noire ne vénérait que le progrès. Elle le recherchait par tous les moyens nécessaires.
Une fois que Galahad y aurait goûté, il ne pourrait plus s’en détourner.
Normalement, Corton aurait dû en parler à ses supérieurs et attendre.
Mais quelqu’un d’autre aurait pu s’attribuer le mérite. Il ne pouvait pas le supporter.
« C’est en dehors de tes prérogatives ? Ce n’est pas grave. Quand on retrouve un ancien camarade après si longtemps, c’est normal d’en rajouter un peu. »
L’attitude arrogante de Galahad commençait aussi à lui taper sur les nerfs.
« Cet atout fera l’affaire. Il est temps de tenter le coup. »
Sa décision prise, Corton se leva.
« Suis-moi. »
Corton se dirigea vers l’étagère derrière Galahad. Après avoir retiré plusieurs livres, le mur se fendit.
Un escalier souterrain apparut. Un air confiné les accueillit.
« Suis exactement mes pas. Si tu marches ailleurs, ce sera la catastrophe. »
Corton se concentra sur les marches tandis qu’il descendait. Chacun de ses pas était empreint de prudence.
Au bas de l’escalier, ils se retrouvèrent devant un cul-de-sac. Une silhouette imposante, vêtue d’une capuche noire, se tenait là.
« Le feu. »
« Le froid. »
Après avoir échangé le mot de passe, la silhouette actionna un levier dissimulé. Le mur s’ouvrit dans un grincement rauque. Un autre escalier souterrain se trouvait en dessous.
En le descendant, ils tombèrent cette fois sur une grille de fer. Corton sortit une clé, l’inséra dans la serrure et la tourna. La grille s’ouvrit dans un crissement sonore.
D’autres marches les attendaient.
Cette fois, deux silhouettes encapuchonnées se tenaient là. Sous leurs capuches apparaissaient des dents acérées, semblables à celles de bêtes sauvages.
« Hum, c’est vraiment pénible d’arriver jusqu’ici. »
Galahad se plaignit sans retenue.
Et il avait raison. Le parcours était assez compliqué pour que Corton lui-même s’y perde parfois.
Après un instant de réflexion, Corton prit la parole. Ce n’était pas un secret. Au contraire, la Société de magie noire insistait souvent sur ce point.
« Quand nous étions dans l’Empire, la Société de magie noire prospérait. Pas un noble n’était sans lien avec nous, et nous avions même des relations au sein de la Famille impériale. Puis, un jour, une certaine organisation s’est mise à nous attaquer sans prévenir. Nous avons renforcé nos défenses, mais cette organisation était si acharnée qu’elle ne nous a jamais lâchés. »
Tout en parlant, il sortit une Pierre magique de sa poche. Elle servait à ouvrir la porte suivante.
« Une certaine organisation. »
Galahad marmonna et toussota doucement. Avait-il ri ? Corton lui jeta un coup d’œil, mais ce n’était qu’une toux.
« Après avoir subi des attaques plus féroces qu’un loup affamé, la Société de magie noire, autrefois florissante, s’est effondrée. Nous sommes partis vers le Nord pour leur échapper, mais le Nord où nous nous sommes réfugiés est devenu une terre d’opportunités. Certains disent même que nous sommes plus prospères qu’avant. Il suffit de me regarder pour s’en rendre compte. »
Corton se désigna de la tête aux pieds. Son bâton était serti d’une énorme Pierre magique et il portait un manteau en cuir de Démonide. Sa tenue avait manifestement coûté une fortune.
« Ça a dû coûter cher. »
Galahad lui adressa un sourire en posant la question.
« C’est vrai. Mais l’attaque de cette fameuse organisation nous a tellement choqués que la Société de magie noire a investi des sommes colossales dans la sécurité. Les différentes branches ignorent jusqu’à leur emplacement respectif, et chacune possède son propre système de sécurité. »
Corton répondit en sortant une autre clé.
Ils arrivèrent alors à la dernière porte. Elle était protégée par trois niveaux de sécurité, faits de fer et de cercles magiques.
Après avoir amassé des fortunes grâce à l’exploitation de la Mine de pierres magiques, la Société de magie noire avait investi des sommes colossales dans la sécurité, rongée par une peur dont elle ne s’était jamais remise.
La porte qui se dressait devant eux en était le résultat.
« Oh, un dispositif de sécurité utilisant trois Pierres magiques. Même la façon dont les cercles magiques se relient est remarquable. Même la Tour de magie n’aurait pas un tel système. C’est impressionnant. Ce n’est pas un simple dispositif magique. C’est une œuvre d’art. »
Galahad ne cessa de s’exclamer d’admiration en examinant chaque partie de la porte.
Corton ressentit une fierté presque déplacée.
« Les supérieurs craignent que cette fameuse organisation nous poursuive jusqu’au Nord. C’est pour ça qu’ils ont dépensé sans compter pour la sécurité, afin que personne ne puisse approcher. »
Corton tapota l’inscription au-dessus de la porte. On pouvait y lire : « La sécurité, c’est la vie. »
Il se sentait un peu mal à l’aise d’avoir amené Galahad ici sans autorisation, mais le jeu en valait la chandelle.
« Même si le chef de cette fameuse organisation venait ici, il ne pourrait jamais franchir cette porte. Celui qui l’a construite a garanti que personne ne pourrait l’ouvrir. À moins qu’un imbécile ne l’ouvre lui-même, personne ne pourra jamais passer… »
Corton tapota la porte avec assurance. À elle seule, elle avait nécessité trois Pierres magiques.
En entendant un rire derrière lui, il se retourna et vit Galahad qui se couvrait la bouche en toussant.
« Quel imbécile inconséquent. »
Corton claqua la langue et poussa la porte.
La porte magique à plusieurs couches, dotée de trois serrures alimentées par des Pierres magiques et d’un système de sécurité réputé infranchissable…
S’ouvrit en grand.
« Merci. »
Galahad le remercia avec une sincérité absolue.
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