Chapitre 47
Chapitre n° 47 – Marge de Progression
Traducteur/Checker : SP76
Les progrès inévitables de la science et de la technologie rendaient les machines d'aujourd'hui inutiles et transformaient les miracles du futur en biens de consommation courante.
L'une des meilleures caractéristiques de l'humanité est son insatiable curiosité pour l'inconnu. Rien n'exprime mieux l'essor de l'humanité que le suivi des avancées technologiques. Depuis la découvert du feu, l’humanité n'a eu besoin que de peu de temps pour maîtriser des technologies plus avancées telles que l'agriculture et la forge. Quelques milliers d'années plus tard, l'humanité s’était affranchie des limites de sa planète et avait étendu sa présence à la grande galaxie. Chaque fois que l'humanité avait progressé, c'était grâce à une nouvelle percée scientifique.
Ce processus dynamique d'introduction de nouvelles technologies sur le marché n’était pas une expérience entièrement positive pour tout le monde. Pour les personnes impliquées dans l'industrie des Méchas, de nombreuses entreprises risquaient de perdre tous leurs clients si elles progressaient un peu plus lentement que les autres.
Les premières années de la renaissance des Méchas avaient été un véritable Far West, avec de nouvelles inventions introduites au hasard sur le marché dès qu'elles devenaient économiquement viables. Toutes les entreprises qui avaient investi massivement dans la création des Méchas de l'ancienne génération s’étaient retrouvées avec un énorme tas de ferraille peu performante.
Celles qui n'avaient pas encore franchi le cap avaient eu de la chance et avaient investi dans les nouvelles technologies, prenant ainsi un avantage considérable sur les producteurs accablés par le passé. Le krach boursier résultant de ce déséquilibre avait été le plus important depuis que l'humanité s’était répandue dans les étoiles. La perte de richesse avait été telle que certains économistes avaient calculé qu'elle avait ramené les humains trente ans en arrière.
Des pertes évaluées à des milliards de milliards de crédits pourraient potentiellement se poursuivre si cette avancée chaotique n'était pas maîtrisée. Heureusement pour tous les fournisseurs, les procédures restrictives de certification et de vente de l’ACM avaient imposé un semblant d'ordre dans ce processus de renouvellement et de destruction. L'industrie adhérait désormais à un calendrier semi-fixe, regroupant les avancées technologiques en générations, chacune d'entre elles s'étalant sur 30 à 50 ans.
Les Méchas commerciaux qui intégraient des technologies modernes disponibles sous licence sur le marché libre étaient considérés comme la Génération Actuelle de l'ère, ou GA, en abrégé. La génération la précédant était appelée la Dernière Génération, ou DG. En règle générale, les différences de performances entre les deux générations étaient marquées, mais pas écrasantes. En règle générale, il fallait quatre Méchas DG pour battre trois Méchas GA. Les producteurs qui restaient bloqués sur les modèles DG disposaient donc d'un certain temps pour accumuler des économies afin d'investir dans de nouvelles technologies.
Ves se trouvait actuellement dans la même situation, mais il disposait de beaucoup moins de temps pour renouveler ses actifs vieillissants.
La plupart des analystes qui donnaient leur avis dans les talk-shows avertissaient leur public que la génération actuelle serait courte. Comme une vingtaine d'années s'étaient écoulées depuis la mise en vente des premiers Méchas de la Génération Actuelle, cela signifiait que Ves disposait de dix à quinze ans pour investir dans une nouvelle ligne de production.
En pratique, son temps était plus court, car au cours des trois dernières années, pratiquement aucun pilote ne pouvait se laisser convaincre d'acheter un Mécha DG sur le point de devenir obsolète. D'ici le changement de génération, les prix des Méchas DG continueront de diminuer.
Tout d'abord, il allait devoir concevoir un nouveau modèle. S'il choisissait de produire des variants, il devra obtenir une licence pour un modèle de base convenable, et ces licences coûtaient souvent une fortune. Au minimum, Ves s'attendait à devoir débourser un milliard de crédits pour un Mécha de base de Génération Actuelle. S'il voulait quelque chose de plus sophistiqué, le coût pourrait atteindre deux à quatre milliards de crédits.
Il lui faudrait ensuite trouver de quoi remplacer son assembleur et son imprimante 3D. Si Ves voulait exercer pleinement ses talents grandissants, il allait devoir acquérir un système d'assemblage plus robuste, ce qui représentait environ 300 millions de crédits. Il ne pouvait pas non plus faire l'impasse sur l'indispensable imprimante 3D. Sans renouveler son ancien modèle, il lui était impossible de fabriquer lui-même tous les gadgets les plus récents. Un petit modèle haut de gamme pouvait coûter au minimum 700 millions de crédits à Ves.
Au total, Ves allait devoir accumuler 2 milliards de crédits d'épargne pour survivre au bout de dix ans. C'était une somme impressionnante, et tout pouvait arriver dans ce laps de temps, pour que Ves perde ses économies, ou soit obligé de les dépenser dans autre chose.
Avec un plan de dépenses aussi colossal, Ves sentit l'ombre au-dessus de son épaule revenir en force. Bien qu'un peu plus éloignée, cette ombre n'en éclipsait pas moins les inquiétudes qu'il avait eues auparavant, lorsque seul le paiement des intérêts menaçait son entreprise. Il lui faudrait produire des centaines, voire des milliers de Méchas pour accumuler une telle somme.
« Je vais vraiment devoir économiser 2 milliards ? » se demanda Ves, en se grattant la tête.
Le remplacement de l'imprimante 3D et de l'assembleur restait une priorité. Son équipement actuel limitait trop ses possibilités. Quant aux licences, Ves réfléchit à une alternative.
« Je n'ai pas nécessairement besoin d'une licence pour un modèle complet. J'ai déjà eu l'occasion de concevoir un Mécha original lorsque j'avais bricolé le Drake à partir de pièces détachées, lors des qualifications pour la Coupe Fusion. »
Si Ves avait été généreux dans sa description, alors la création d'un Mécha était simplement un processus par lequel le créateur assemblait différents composants. Il n’était dit nulle part qu’il fallait ré-inventer la roue et concevoir toutes les pièces lui-même. Avec la disponibilité généralisée des licences de composants sur le marché libre, la seule chose qu'un créateur devait faire était de prendre quelques pièces existantes et de les assembler dans un cadre unique et voilà, un nouveau modèle sortait de ses mains !
Les avantages de la création d'un modèle original étaient nombreux. Tout d'abord, il pouvait économiser les coûts de licence. L'argent que Ves avait dû débourser pour obtenir une licence pour un ensemble complet de composants représentait entre un quart et la moitié de la somme nécessaire pour obtenir une licence pour un modèle complet. Si Ves choisissait ses pièces dans le segment bas de gamme du marché, ses coûts totaux ne dépasseraient pas les 300 millions de crédits.
« Le Système sera également content que je me lance dans des modèles originaux. »
C’était le deuxième avantage de ce choix. Le Système considérait la création de variantes comme une occupation de bas étage. Il n'offrait que des grains de PC pour chaque nouvelle création et vente.
En fait, le Système lui avait accordé 28 PC pour sa première vraie vente. Le Système avait traité les ventes de véritables Méchas différemment, en enlevant 6 chiffres au prix en crédit de la vente pour déterminer la quantité de PC que Ves avait gagnée. Cela semblait être une petite aubaine, mais si l'on considérait que les prix des objets de l'Arbre de Compétences et de la Boutique augmentaient considérablement pour acheter les meilleurs produits, 28 PC par vente ne suffiraient pas à le faire vivre longtemps.
Ves salivait déjà à l'idée de la somme potentielle qu'il pourrait gagner en vendant ses propres créations. « Le système ne peut pas être aussi généreux, n'est-ce pas ? »
Les créations originales donnaient également un autre avantage à Ves. Si la qualité de son design dépassait la moyenne du marché, Ves pourrait bénéficier d'un avantage décisif. Si son Mécha s'avérait être un produit radicalement populaire, il pourrait alors profiter de l'occasion pour accorder une licence pour son propre design. Inutile de dire que la somme qu'il pourrait potentiellement gagner grâce à un tel arrangement était astronomique, et le meilleur dans tout ça, c'est qu'il n’aurait même pas besoin de lever le petit doigt.
« Si d'autres produisent mon design sous licence, la vente de leurs Méchas me rapportera-t-elle toujours des PC ? »
Malheureusement, le Système ne dit rien. Ves n’avait donc pas de réponses à cela. Cependant, au vu du fonctionnement du Système, Ves pensait qu'il n'était pas trop avare. Il considérait les ventes virtuelles comme une source de PC, même si Ves laissait la production aux serveurs du jeu.
Naturellement, toutes ces possibilités n'étaient que des rêves fantaisistes. Ves était loin de pouvoir créer un modèle original, sans parler d'un produit susceptible de remporter des prix et d'attirer des demandes de licence. Il fallait qu'il augmente ses fonds et ses talents avant de se pencher à nouveau sur la question.
« Au moins je me suis fixé un objectif à long terme. Dans dix ans, je veux remplacer mon équipement et proposer au moins un dessin original viable. »
C'était un objectif ambitieux que très peu de créateurs pourraient atteindre s'ils se mettaient à sa place. Pour créer un modèle viable ou populaire, il fallait qu'il soit plus performant que les modèles de base actuels sur le marché et qu'il possède une caractéristique unique que Ves pouvait présenter comme son principal argument de vente.
Prenons l'exemple du Auguste César. Malgré ses nombreux défauts, ce Mécha a attiré un petit nombre de fans dévoués. L'ancien modèle avait obtenu ce succès en s'appuyant sur ses points uniques, à savoir la fusion d'une défense exceptionnelle et d'une attaque flexible.
Il ne suffisait pas de proposer un modèle légèrement plus performant que les modèles courants. Si Ves voulait se démarquer avec un modèle comme celui de Jason Kozlowski il y a quelques années, il devait incorporer quelque chose d'unique dans son travail.
Il devait se spécialiser.
Sa considération dans ce domaine excluait le Facteur X. Non seulement un concept aussi insaisissable était difficile à percevoir, mais Ves n'avait pas non plus les moyens d'améliorer ses compétences dans ce domaine grâce à ses Points de Création. Plutôt que de se jeter contre un mur en essayant de faire de quelque chose d'invisible son argument de vente, il préférait se concentrer sur l'amélioration de quelque chose que ses clients pourraient toucher et voir.
« La question est de savoir dans quoi est-ce que je me spécialise. »
Ves s’était déjà posé cette question une fois. Il avait choisi de se concentrer sur le développement de sa capacité à concevoir des Méchas légers et moyens. Mais cela représentait encore trop de possibilités. Il risquait de se disperser s’il visait trop large. Il fallait qu'il réduise ses aspirations futures afin d'établir un plan de dépenses réaliste pour ses PC.
Regarder l'énorme Arbre de Compétences ne l'aiderait pas, à cause de la quantité de choix. Non, Ves devait décider avec son cœur. Ce n’était qu'en poursuivant une voie dans laquelle il pourrait pleinement s’investir qu'il pourrait aller jusqu'au bout.
« Laissons de côté les options que je ne poursuivrai pas. »
Tout d'abord, il exclut catégoriquement les développements exotiques. Il n'avait pas le bagage nécessaire pour se lancer dans la construction d'un Mécha à partir de matériaux organiques ou pour expérimenter avec des Fléaux.
Ensuite, il exclut les Méchas lourds. Si le développement de telles machines, extrêmement coûteuses, pouvait s'avérer très rentable, l'investissement nécessaire pour maîtriser tous ses systèmes prendrait trop de temps. En général, les équipes de créateurs mettaient en commun leurs spécialités respectives pour mettre au point un Mécha lourd viable.
Maintenant qu'il ne lui restait plus que les bases, Ves réduisit encore son champ d'action en laissant de côté les systèmes d'armement. Le développement de lasers, de canons, de missiles et d'armes de mêlée sophistiquées était une discipline à part entière. Les technologies sous-jacentes à ces armes étant déjà bien au point, il fallait déployer des efforts exorbitants pour obtenir quelques améliorations. Il risquait de négliger ses compétences fondamentales s'il consacrait trop d'efforts au développement de ses armes.
Il valait mieux laisser ce domaine aux professionnels et s'en remettre aux licences. Seul un génie extraordinaire comme la Polymathe pouvait se tenir au courant de tous les développements et même faire avancer le domaine par ses propres efforts. Les gens n'arrivaient presque plus à compter le nombre de brevets déposés par Claire Gramza. Tout le monde était convaincu qu'elle gagnait plus d'argent en accordant des licences sur sa technologie qu'en vendant ses Méchas.
Ves s’inspira plutôt d'un autre créateur star, l'Armurier. Cet artiste s’était brillamment taillé une place au sommet en développant les meilleures blindages pour ses Méchas. Des tonnes de pilotes enthousiastes ayant un peu d'argent à dépenser s’étaient rués sur ses produits. Même si ses Méchas n'excellaient pas dans d'autres domaines, le simple fait qu'un Mécha conçu par Raul Mendoza réduisait les pertes de 50 % était un miracle en soi. Les pilotes accordaient toujours de l'importance à leur vie.
« Se concentrer uniquement sur le blindage ne sera peut-être pas suffisant. »
Son point de départ était plus bas que celui de n'importe qui d'autre. Pour obtenir un succès mesurable dans le domaine, il devait développer ses compétences en profondeur afin de rivaliser avec les génies qui s'étaient spécialisés dans les armures au début de leur formation. Ves avait déjà eu un aperçu de cette immense disparité lorsqu'il avait affronté Edwin McKinney lors de la finale de la Coupe Fusion.
Au lieu de cela, Ves poursuivit son idée sur une autre voie. En travaillant avec les modèles Fantasia et Auguste César, il avait pu se faire une idée du défi que représentait l'équilibre entre la protection et la vitesse. Son intérêt s’était éveillé lorsqu'il avait vu la façon avec laquelle Jason avait utilisé l'armure sur l’Auguste. Ves avait déjà joué avec le schéma d'armure lorsqu'il avait redessiné le Mécha pour qu'il soit construit avec le blindage HRF.
« Je pense que j'aimerais développer mes propres schémas d'armure. Essayer d'obtenir la meilleure protection possible sans sacrifier la vitesse est un éternel dilemme auquel tous les créateurs de Méchas sont confrontés. »
Au lieu de suivre l'exemple de l'Armurier et d'essayer d'obtenir la meilleure protection possible, Ves n'avait qu'à développer quelque chose d'assez bon tout en permettant au Mécha de conserver la majeure partie de sa vitesse. Cela correspondait à la quintessence de la création des Méchas moyens, et Ves avait décidé d’exclure les Méchas légers.
De nombreux créateurs ayant de meilleures bases que Ves avaient essayé de faire progresser la vitesse et le blindage. La plupart d'entre eux avaient échoué lamentablement, tandis que les autres s’étaient contentés de revenus médiocres grâce à des modèles légèrement plus performants que ceux de la concurrence. Même s'il pouvait aussi tomber à plat, il possédait une chose que beaucoup d'autres n'avaient pas. Le Système.
Ce n'est qu'à ce moment-là qu'il ouvrit son Arbre de Compétences. Il jeta d'abord un coup d'œil aux compétences nécessaires à la création d'une armure moyenne. C'était un arbre vaste et complexe qui proposait des voies spécialisées dans la réduction du poids, ou la protection maximale, ainsi que de nombreux autres choix tels que l'absorption des signaux et les alliages d'autoréparation. Ves n'avait que l'embarras du choix.
« Hm, cela va disperser un peu mon attention si je veux parcourir plusieurs branches de cet arbre, mais les bénéfices seront remarquables une fois que j'aurai acquis les compétences de base dans ma spécialisation. »
La première étape de son plan consistait donc à produire une version plus fidèle du César Auguste. Le Marc-Antoine était peut-être un bon Mécha pour son prix, mais il avait néanmoins dénaturé les intentions initiales du Mécha. S'il appliquait une armure de bonne qualité au lieu d'une armure bon marché, il serait en mesure de concevoir des Méchas plus coûteux.
« Je pourrai demander un prix beaucoup plus élevé avec mes modèles haut de gamme. Les pilotes qui appartiennent à ce segment ne se soucient pas autant d'économiser le moindre centime. Mes marges de bénéfices augmenteront aussi en conséquence. »
Des bénéfices plus élevés se traduisaient par des investissements plus importants. Il pourrait ainsi acquérir de nouvelles licences et remplacer son ancien matériel beaucoup plus rapidement. Ves avait besoin de travailler rapidement pour rester en tête de la transition vers la prochaine génération de Méchas.
Ves avait déjà élaboré un plan audacieux à moyen terme pour faire de ce rêve une réalité. Il pourrait investir dans une machine dédiée à la fabrication d'armures.
Bien que l'imprimante 3D soit une technologie incroyablement avancée, elle n'en restait pas moins un produit issu de compromis. Elle devait concentrer ses capacités sur la production de plaques uniformes de blindage et de pièces minuscules et délicates. En acquérant une machine dédiée uniquement à la production de blindage, Ves pourrait obtenir de bien meilleurs résultats avec beaucoup moins d'efforts.
Selon une estimation prudente, une telle machine pourrait coûter 600 millions de crédits, mais ce montant pourrait être divisé par deux avec l’approche de la prochaine génération. Comme ces machines spécialisées étaient généralement capables de produire la plupart des blindages de nouvelle génération, Ves n'avait pas à s'inquiéter outre mesure d'acquérir quelque chose d'obsolète.
« Avec un fabricant d'armures moderne, je peux moderniser le César auguste et gagner du temps et de l'argent pour mes prochaines étapes. »
La complexité de son plan s’accrut. Même si l'acquisition d'un fabricateur d'armures pouvait sembler être une distraction inutile, si elle lui permettait de gagner de l'argent dans les deux prochaines années, elle pourrait s'avérer payante très rapidement.
Après avoir formulé son orientation future, Ves termina rapidement son rapport financier. Sur les 14 millions de crédits qui restaient de ses bénéfices, il en réserva environ 80% pour les impôts et en cas d’urgence. Il lui restait donc environ 2,8 millions de crédits à dépenser comme bon lui semble.
Les gains futurs seront bien sûr moins extravagants. Avec un bénéfice moyen de 8 millions de crédits par vente, il devrait réserver 6,4 millions de crédits sur cette somme, ce qui ne lui laisserait que 1,6 million de crédits comme somme dépensable.
Bien que cela puisse sembler être une richesse incroyable pour un citoyen ordinaire, un créateur de Méchas avait toujours plus de choses à acheter. Le coût des licences virtuelles dans Iron Spirit augmentait rapidement à mesure que le nombre d'étoiles augmentait.
De plus, Ves devait également penser à la sécurité de son atelier. Les mesures de sécurité en place n'avaient rien à envier à celles dont se targuaient les vrais fabricants. Il pleurerait à chaudes larmes si un jour un voyou écrasait son Mécha dans son atelier.
Ves envisagea également de faire quelque chose d'inimaginable pour lui, alors qu'il croulait encore sous les dettes.
Il voulait embaucher un employé. Plus précisément, il voulait employer à plein temps un fabricant pour fournir ses Méchas à Marcella.
« Mais si je le fais, comment vais-je cacher le Système à mon nouvel employé ? »