Chapitre 118
Chapitre n°118 – Premier Employé
Traducteur/Checker : SP76
Le lendemain, Ves fixait une boule bleue. Il se souvenait que Lucky s'était installé dans son lit ici. Pendant la nuit, il s'était transformé en une boule d'énergie à l'aspect doûteux. Après avoir touché avec sa main, il remarqua que la boule ne dégageait aucune chaleur.
« Lucky aurait dû me prévenir, s'il avait l'intention de faire quelque chose de dangereux. Je ferais mieux de le laisser tranquille pour l'instant. »
Il se souvint qu'il avait promis à Lucky un million de crédits en minerais. Malgré son appréhension à dépenser autant d'argent, Ves voulait tout de même tenir sa promesse. Il se rendit à son terminal et ouvrit le marché interne de l’ACM. Après avoir commandé un lot de minerais, il confirma sa commande. Il s'attendait à ce que le cadeau de Lucky arrive dans la semaine.
Il se rendit dans son jardin et fixa les grands conteneurs arrivés dans la matinée. Ves fit appel aux robots de chargement de son atelier et transporta leur contenu dans une salle de stockage sécurisée. Il manipula les boîtes contenant les pièces du Dortmund avec précaution.
Comme Ves n'avait pas l'intention de reconstruire le Dortmund immédiatement, il laissa les boîtes fermées. Avant de commencer à travailler sur la reconstruction de l'imprimante 3D, il voulait approfondir ses connaissances. Ça serait stupide de gâcher la reconstruction de l'imprimante en sous-estimant la difficulté de la tâche.
« Tout est question de compétences. » dit-il avec regret. « Je ne serai jamais prêt à faire quoi que ce soit, si je passe mon temps à courir après les mises à niveau. »
Il ne pouvait pas s'en empêcher. La reconstruction du Dortmund et la mise à jour du Marc-Antoine exigeaient toutes deux qu'il donne le meilleur de lui-même. Il s'agissait de deux projets cruciaux que Ves ne pouvait pas se permettre de rater.
Le matériel de bureau supplémentaire qu'il avait commandé la veille était également arrivé. Ves reçut le terminal, la chaise, le distributeur de boissons et d'autres équipements, et les installa dans son espace de travail.
Il reconfigura l'atelier en un espace de bureau conforme aux normes locales. Il installa plusieurs écrans de confidentialité dans des cabines basiques, qui garantissaient l'intimité des travailleurs sans les isoler complètement.
Ves activa également le réglage qui permettait une isolation sonore. Il avait tendance à parler tout seul, et il ne voulait pas déranger Carlos avec ses idées. Certaines de ces tâches n'étaient peut-être pas tout à fait nécessaires, pour le moment, mais Ves voulait se préparer pour l'avenir.
« En parlant d'expansion, je ne pense pas avoir encore trouvé de nom. C’est toujours enregistrée en tant qu'entreprise individuelle. Ça me convenait pour mes débuts, mais maintenant que je commence à me développer, je devrais vraiment m'occuper d'enregistrer une société. »
Une entreprise individuelle signifiait essentiellement que Ves et son entreprise ne faisaient qu'un. Toutes les pertes subies par l'entreprise se répercutaient directement sur lui. Cela pouvait convenir pour les petits commerces de quartier, mais pour une entreprise qui traitait des marchandises valant des millions de crédits, c'était tout à fait inadéquat.
Une société à responsabilité limitée était une entité juridique distincte aux yeux de la République Brillante et de la plupart des autres États. Si son entreprise venait à faire faillite et à subir une perte d'un milliard de crédits, Ves ne serait pas tenu responsable, si la société déclarait faillite. Bien sûr, les choses n'étaient pas si simples, et Ves devait tout de même faire face à certaines conséquences.
Enregistrer une société n'était pas une tâche facile. Il devait rédiger des statuts, et énumérer les droits de ces employés.
« Bah, je m'en occuperai plus tard. » Ves fit un geste de la main, ajoutant cette tâche à sa liste de tâches qui ne cessait de s'allonger. « Je vais d'abord devoir recruter officiellement Carlos. »
Son ami arriva chez lui à midi. Ves le rejoignit dehors, et héla un aérocar rapide pour eux deux. Après être montés à bord du véhicule, ils prirent la route vers Orinoco, la capitale planétaire située de l'autre côté de la planète.
En chemin, Ves expliqua ses attentes à son nouveau fabricant. « Une fois que tu seras officiellement employé, tu devras perfectionner tes compétences en assemblage. Il est primordial que tu puisses assembler l'une de mes créations sans ma supervision. Si je dois te surveiller chaque fois que tu rencontres un problème, alors à quoi bon t'embaucher ? »
« Je comprends. » acquiesça docilement Carlos . « Pendant que j'attendais ton retour, je me suis replongé dans mes vieux manuels. J'ai acquis de solides connaissances théoriques. »
« Ça suffira pas. Mon premier et unique modèle commercial à ce jour est un Mécha avancé très complexe. Sa structure interne est vraiment un bordel, et elle est à elle seule sujette à des défauts. Une seule erreur pourrait me coûter des millions de crédits. Non, tu as besoin de beaucoup d'entraînement, avant de pouvoir envisager d'utiliser mes machines pour de vrai. Je vais créer et payer un compte développeur Iron Spirit à ton nom. »
« Quoi ? Tu veux que je joue à un jeu ? »
« Hé, ne critique pas le jeu. Le réalisme est suffisamment proche de la réalité pour que tu puisses maîtriser presque toutes les étapes fondamentales de la fabrication dans un environnement virtuel sûr. »
« Cela ne coûte-t-il pas très cher de commencer à fabriquer un Mécha virtuel ? »
« Ne t’inquiètes pas, je prendrai les frais en charge. Avec mes économies, je peux me permettre de faire quelques folies. Considère cela comme un investissement. Mais ne t'attends pas à une augmentation de salaire de sitôt. »
Selon les tarifs actuels, la fabrication d'un Marc-Antoine virtuel coûtait environ 18 000 crédits. Ves considérait que Carlos avait besoin d'au moins un mois d'entraînement avant de maîtriser les bases, car il s'agissait d'un Mécha 5 Étoiles avancé connu pour être retors.
‘Mais c’est avec la première génération. Lorsque j’aurai fini la deuxième génération, Carlos devra très probablement tout recommencer.’
Carlos sourit, en signe de reconnaissance. « Je n'ai pas le temps d'être avare alors que tu m’offres toutes ces opportunités. Merci de prendre soin de moi. J'apprécie vraiment tout ce que tu fais. »
« Alors, rembourse-moi en m'aidant à développer mon entreprise. J'ai besoin d'un homme de confiance à mes côtés. »
Ils passèrent le reste du trajet à discuter des tenants et aboutissants de la fabrication du Marc-Antoine. Ves n'avait pris aucune note sur ses observations, il ne pouvait donc que les transmettre avec ses propres mots.
Au bout de quelques heures, l'aérovoiture arriva à la succursale locale de l’ACM. Ves avait déjà pris rendez-vous, et ils furent conduits dans une élégante salle de réunion par un représentant subalterne. Ves et Carlos confirmèrent leur identité à l'aide de nombreux tests avant de signer une série de documents numériques.
Après avoir quitté l’ACM, Ves décida de rester dans la capitale. Alors qu'ils se promenaient dans les modestes rues commerçantes d'Orinoco, Carlos siffla d'admiration.
« Je peux enfin me promener sans bousculer quiconque. Je dois dire que c'est un changement agréable. Le seul inconvénient, c'est que je ne me suis toujours pas habitué à ce ciel nuageux permanent. C'est encore plus déconcertant quand ils prennent des reflets arc-en-ciel. »
« C'est la faute des premiers colons qui ont confié la terraformation aux premiers venus. » répondit aimablement Ves . « Quand tu t'y seras habitué, tu te rendras compte que notre ciel est une toile infinie. Les gens aiment contempler les nuages, s'inspirant de leurs variations infinies. »
Cela semblait incroyablement ennuyeux pour Carlos, mais il garda son opinion pour lui. Au lieu de cela, il désigna une sculpture à proximité. « Qu'est-ce que c'est ? »
Ves ne répondit pas immédiatement à sa question. Il conduisit plutôt son nouvel employé au pied de la statue mince mais haute. Elle ressemblait à une bougie archaïque qui dépassait les plus hauts immeubles de bureaux de la ville.
Un mince filet de fumée noire s'élevait du sommet. Curieusement, la fumée ne se dispersait pas, mais restait compacte, tandis qu'elle s'élevait vers les nuages.
Les deux hommes levèrent les yeux vers le sommet de la bougie, dont la pointe brûlait sans fatiguer. Comparée aux nombreux monuments qu'ils avaient visités à Rittersberg, cette bougie de pierre solitaire ne faisait pas le poids.
« Tu te souviens de l'histoire de la fondation de la République Brillante ? » demanda Ves.
« Bien sûr. Un groupe d'idéalistes et de pacifistes marginalisés du Nouvel Empire de Rubarth se sont regroupés et ont financé une expédition de colonisation vers la périphérie. Ils étaient irrités par la culture militariste et étouffante de l'Empire, et voulaient créer un paradis dans le coin le plus reculé de la galaxie. À leurs yeux, ils souhaitaient préserver la lumière de la civilisation dans une galaxie impitoyable. »
Tous les républicains connaissaient cette histoire, ainsi que la suite. Les ancêtres de la République Brillante finirent par atteindre le secteur stellaire de Komodo, mais ils découvrirent que les systèmes stellaires les plus intéressants avaient été revendiqués par des expéditions financées par leurs rivaux plus belliqueux.
Les quelques tentatives de la République Brillante pour en prendre le contrôle se soldèrent par un échec, car les pacifistes ne faisaient pas de très bons soldats.
Carlos poursuivit son récit. « Après avoir perdu tant de vaisseaux, de provisions et d'hommes, ils finirent par trouver un monde habitable. Ils s'installèrent sur cette planète, et la baptisèrent Rittersberg, dernier refuge d'une noble entreprise. La République Brillante fut fondée à cet endroit, et au fil du temps, les colons s'étendirent et revendiquèrent les étoiles environnantes. »
« Et qu'est-il advenu de leurs rêves ? » demanda Ves, d'un ton qui indiquait qu'il connaissait déjà la réponse.
« Au fil du temps, la République Brillante abandonna ses racines pacifistes. Elle n'avait pas d'autre choix, pour repousser les agressions des extraterrestres et de ses rivaux, comme le royaume de Vesia. Cependant, afin de commémorer ses origines, elle construisit le Phare Éternel à l'endroit où le premier colon avait posé le pied sur Rittersberg. »
Ves désigna d'un geste de la main la gigantesque bougie fumante. « Les descendants des pacifistes purs et durs considèrent le Phare Éternel comme une farce. Lorsque la République Brillante a lentement accru sa militarisation, les pacifistes les plus mécontents ont rassemblé leurs maigres économies et ont fondé la planète qui allait devenir Cumulonimbia. »
« Ils ont donc construit cette bougie en guise de doigt en l’air pour le Phare éternel ? »
« Oui. La Bougie qui se consume est censée rappeler aux habitants de cette planète que le reste de la République a oublié leurs idéaux. La lumière est éteinte, et il ne reste plus qu'une pointe qui se consume. »
« Hum. Tu ne trouves pas étrange d'installer ton atelier sur cette planète de pacifistes ? »
« Ça fait déjà des centaines d'années que cette planète a été colonisée. » répondit Ves sans sourciller. « Le temps a effacé nos racines. De nos jours, les habitants boivent leur bière et regardent des duels de Méchas comme n'importe quel républicain ordinaire. Les bureaucrates n'ont même pas sourcillé, lorsque mon père et moi avons enregistré mon entreprise. »
Rien n'était éternel. Les rêves ne duraient que jusqu'au réveil. La vie devait finir par reprendre son cours.
Après avoir parcouru les rues et admiré les sites touristiques locaux, les deux hommes décidèrent de rentrer. Ils prirent une navette pour rejoindre la périphérie de Freslin et revenir à l'atelier dans la soirée.
Carlos partit de son côté. « J'ai passé un excellent moment avec toi. Ça m'a rappelé nos jours à Rittersberg. »
« Sois reconnaissant pour cette pause, car tu commences demain. Tu dois maîtriser ton nouveau rôle de fabricant dès que possible. Je ne te laisserai pas épuiser mes ressources indéfiniment. »
« Je comprends. Tu ne regretteras pas de m'avoir embauché. »
Après une bonne nuit de sommeil, Ves se réveilla le lendemain et commença à s'occuper de quelques détails administratifs. Il enregistra Carlos dans le système de sécurité et lui accorda un accès limité aux installations. Il lui créa également un nouveau compte et lui accorda l'accès aux modèles de son compte Attrape-Nuage.
Lorsque Carlos arriva à l'atelier, Ves le conduisit au bureau et lui montra le second terminal. « Voici ton nouveau poste de travail. Je l'ai déjà configuré pour te permettre de te connecter à Iron Spirit, et de mettre en pratique tes compétences. »
« Je peux aussi utiliser ton logiciel de modélisation ? Ça m'aiderait beaucoup, si je peux mettre à profit mes autres compétences. »
« C'est déjà fait. » répondit Ves, en attirant l'attention sur une icône grisée dans le menu de démarrage. « J'ai configuré le terminal pour débloquer le logiciel après les heures de travail. Tu peux rester après ton service, si tu veux t'amuser à créer ton propre Mécha. »
« C'est très généreux de ta part. Merci encore. »
« Pas de problème. »
Une fois que Carlos eut terminé d'enregistrer un compte développeur, Ves retourna à son terminal et se connecta à son propre compte. Il avait déjà reporté son travail de plusieurs jours.
« Il me manque encore environ 700 PC. Si je veux passer mes mathématiques au rang de Compagnon, je vais devoir publier un nouveau Mécha virtuel. »
Le problème, c'est qu'il ne pouvait pas se permettre de prendre trop de temps. Il devait se remettre à vendre des Méchas réels, afin de respecter son calendrier.« Plutôt que de concevoir tout un tas de Méchas virtuels, je devrais me concentrer sur le perfectionnement d'une seule machine. »
Avec l'attention qu'il avait suscitée dans tout le secteur, Ves savait qu'il était surveillé. De nombreux initiés de l'industrie le suivaient de près. Il ne voulait pas gâcher tout cet intérêt en lançant un modèle bâclé. La première impression était la plus importante.
Ses deux derniers modèles virtuels consistaient en des variantes de l'Octagone. Son Rôdeur des Brumes était un prédateur capable de tendre des embuscades, tandis que son Démon de la Vitesse excellait dans la poursuite de Méchas légers. Ces deux modèles étaient compétents pour un créateur de Méchas Novice, mais ils ne répondaient pas à ses normes actuelles.
Après être passé au rang d'Apprenti, Ves estimait qu'il était temps de passer à des modèles 3 Étoiles. Il avait déjà goûté à ces technologies lorsqu'il avait participé à la compétition de Leemar. Il s'était retenu uniquement en raison du coût.
« Mon compte est vide. J'ai dépensé beaucoup trop d'argent. » prit en note Ves, en vérifiant ses comptes bancaires. « J'ai déjà commencé à puiser dans ma tirelire. Avec seulement 22 millions de crédits disponibles, est-ce que je peux me permettre de faire des folies en achetant des licences virtuelles ? »
Ves décida de consulter le catalogue. La plupart des licences pour les Méchas coûtaient en moyenne environ un million de crédits. C'était un prix élevé qui mettait hors jeu la plupart des créateurs de Méchas amateurs. L'absence d'encombrement plaisait à Ves, même s'il devait également rivaliser avec des professionnels qui avaient trop de temps libre.
« Même si je suis jeune, je peux quand même tenir bon. »
Le fait qu'il n'ait pas l'intention de se hisser en tête des ventes l'aidait. Ves se contenterait de gagner 700 PC. Avec cet objectif modeste en tête, Ves réfléchit au type de Mécha qu'il souhaitait concevoir.
« Les tensions actuelles ont fait que les gens se sentent moins en sécurité. Le jeu connaît un regain d'intérêt. En ces temps troublés, ils ne peuvent compter que sur eux-mêmes. »
De nombreux pilotes avaient intensifié leur entraînement. Ils avaient délaissé les Méchas simples et généralistes pour se concentrer sur la maîtrise de Méchas spécialisés. Marcella avait déjà expliqué cette tendance, lors de sa dernière visite.
Ves avait déjà un plan en tête. Afin de se préparer pour son projet de refonte, il voulait travailler sur un chevalier moyen.
Le Marc-Antoine était un chevalier hybride surchargé. En travaillant sur ce variant si tôt dans sa carrière, Ves avait mit la charrue avant les bœufs. Il pouvait acquérir une meilleure compréhension des chevaliers hybrides en commençant par la forme de base d'un chevalier ordinaire.
En termes mécaniques, les chevaliers désignaient des Méchas armés d'une arme à une main et d'un bouclier. En général, ils étaient armés d'épées en raison de leur polyvalence et de leur popularité, bien que certains utilisaient des lances ou des haches.
Un chevalier normal ne maniait jamais d'armes à distance. Il lui arrivait parfois de porter un pistolet, mais jamais rien de plus gros. Les Méchas axés sur le combat au corps à corps optimisaient leurs membres pour la puissance. Les armes à distance n'exploitaient pas cette caractéristique. Elles exigeaient plutôt de la précision. Un chevalier qui tentait de concilier puissance et précision était appelé chevalier hybride pour cette raison.
Quel que soit leur équipement, les chevaliers formaient un rempart de défense. Ils étaient généralement peu performants lorsqu'ils opéraient seuls, mais excellaient dans les combats en équipe. Avec un chevalier tenant une position, tout ennemi devait passer par une épreuve douloureuse pour déloger le défenseur.
Ils assumaient également d'autres rôles, si nécessaire. Par exemple, ils utilisaient leur blindage résistant pour percer les lignes ennemies. Ils escortaient également les Méchas d'artillerie vulnérables, ou tout autre type de Méchas tireurs d'élite. La synergie entre un chevalier et un Mécha à distance était bien connue.
« Je vais devoir imaginer un chevalier capable de travailler en équipe. »
À Leemar, Ves avait créé des Méchas qui fonctionnaient seuls. Cette fois-ci, c'était différent. Il pouvait toujours concevoir un chevalier excellent dans les duels en solo, mais celui-ci devait s'intégrer parfaitement dans une équipe.
Il définit quelques paramètres pour sa prochaine création. « Le chevalier doit être capable d'encaisser les coups, il sera donc dans le haut du panier des poids moyens. Il sera lent, mais devrait tout de même rester dans les limites d'un Mécha moyen. Le chevalier doit également constituer une menace suffisante à courte distance, ce qui signifie qu'il aura besoin de bras et de jambes puissants. »
La plupart des chevaliers avaient déjà pris ces facteurs en compte. Certains modèles répondaient aux exigences de base, mais mettaient également l'accent sur d'autres aspects afin de se démarquer. Ves recherchait en particulier un modèle avec une puissante accélération à courte distance.
Après avoir parcouru le catalogue pendant une heure, Ves trouva enfin ce qu’il voulait.