Chapitre 708
[Traducteur - Asura]
[Relecteur - Gun]
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Histoire secondaire 37
- Tu as pris une plus longue pause, cette fois.
- Mais ça ne fait qu’un jour. lol
- Comme Seong Jihan vient ici si souvent, même une pause d’un jour paraît longue.
- C’est vrai, ces derniers temps, il diffuse tous les jours.
Quand Seong Jihan réintégra le monde de la mission, il esquissa un sourire amer en lisant le chat de BattleTube.
« Une pause, hein. »
Il était complètement épuisé après avoir fouillé l’univers de toutes ses forces pour retrouver Jiang Shang.
Pourtant, afin de suivre la piste découverte au cours de leur conversation,
il ne pouvait pas se permettre de perdre du temps ici.
« Je pourrais aller directement au Japon, mais… le problème, c’est Seah. »
S’il s’agissait seulement de briser les bras et les jambes du Roi de l’Épée, il pourrait y aller et revenir rapidement.
Mais chercher Ito Shizuru risquait de prendre du temps, s’il ne faisait pas attention.
En laissant Yoon Seah seule pendant ce temps, il risquait de donner à la Sorcière du Néant l’occasion d’étendre ses griffes.
Il semblait qu’il devrait l’emmener avec lui au Japon.
« Yoon Seah. »
Toc, toc.
Lorsque Seong Jihan frappa à la porte de Yoon Seah,
Boum… !
un bruit de chute retentit dans la chambre.
« Hein ? »
Il n’y avait personne d’autre que Yoon Seah, là-dedans.
Elle était donc tombée ?
Seong Jihan ouvrit rapidement la porte.
« Ah… Aïe… »
Yoon Seah était étendue par terre, se tenant la tête et tremblant.
- Hein ? Elle allait bien tout à l’heure, non ?
- Ouais, elle a dit qu’elle allait dans sa chambre et elle est partie.
- On dirait qu’elle a attrapé une grosse grippe ou un truc du genre, d’un coup.
- Elle est même en nage ;;
L’état de Yoon Seah n’avait plus rien à voir avec celui qu’elle avait en se déconnectant.
Seong Jihan s’approcha aussitôt d’elle.
Alors,
« …Mon oncle ? »
Yoon Seah le regarda d’un air absent et lui parla.
Pas « Dieu martial », mais « mon oncle » ?
Avait-elle perdu la tête ?
« Qu’est-ce qui ne va pas ? Tu allais bien il y a un instant. »
« Ah. C’est… c’est… »
Yoon Seah tenta de se relever, mais s’effondra de nouveau.
Seong Jihan la souleva par télékinésie et l’allongea sur le lit.
Frouf.
Puis il posa la main sur son front.
Il sentit une légère fièvre.
« Avec l’Éternité des caractéristiques, elle ne devrait pas attraper de petites maladies… »
L’Éternité des caractéristiques régénérait même les membres sectionnés.
Et pourtant, elle était dans cet état dès qu’elle s’était déconnectée avant de revenir.
« C’est étrange. Les effets secondaires de son entrée dans le Neuf Palais, Huit trigrammes ne se manifesteraient-ils que maintenant ? »
Sur cette pensée, Seong Jihan retira sa main de son front.
« Tu es sans doute restée trop longtemps dans le Neuf Palais, Huit trigrammes. Repose-toi un peu. »
Alors que Seong Jihan s’apprêtait à quitter la chambre,
Agrippe… !
Yoon Seah lui saisit le bras.
« Mon oncle… reste… »
Les yeux hagards, au bord des larmes,
Yoon Seah lui demanda de rester auprès d’elle.
« Tu veux que je reste ? »
Hoche. Hoche.
Yoon Seah remua faiblement la tête.
« …Depuis tout à l’heure, elle m’appelle “mon oncle” au lieu de “Dieu martial”. Elle doit vraiment être mal en point. »
Seong Jihan poussa un petit soupir, tira une chaise et s’assit près du lit.
« Je reste. Alors, dors un peu. »
« Hé… »
À ces mots, le visage de Yoon Seah se détendit légèrement et elle ferma les yeux.
Peu après,
Respire. Respire…
sa respiration régulière se fit entendre.
- C’est triste, quand on est malade.
- Surtout Yoon Seah, qui n’a pratiquement plus de famille…
- C’est vrai, même son oncle est devenu le Dieu martial… Elle n’a vraiment plus personne ; il faut vite rendre son apparence humaine à Seong Jiah.
- Mais elle l’a appelé naturellement « mon oncle » et s’est appuyée sur lui.
- Ouais, c’était surprenant.
Les spectateurs compatissaient à la faiblesse de Yoon Seah.
Le regard de Seong Jihan s’arrêta sur l’expression « plus de famille » dans le chat.
C’était vrai.
Bien que Yoon Seah ait été ramenée à la vie,
sa situation n’avait rien d’idéal.
Bien sûr, s’il ramenait Seong Jiah,
et l’aidait à devenir une guerrière accomplie, elle aurait de quoi gagner son indépendance.
« …Mais si c’est vraiment la Seah de ma vie précédente… »
Que devrait-il faire ?
Dans son état actuel, il ne pouvait que faire disparaître le monde avec le Dragon bleu.
Pour ramener Yoon Seah dans la réalité, il lui faudrait le pouvoir de la lumière.
Le pouvoir de création qu’il avait complètement scellé dans la tour.
Ce pouvoir qu’il n’avait pas convoité pour soumettre Mitra, son ultime ennemie.
« … »
Le visage préoccupé,
Seong Jihan contempla en silence le visage de Yoon Seah endormie.
* * *
Quand Seong Jihan se déconnecta,
et que Yoon Seah poursuivit le partage sensoriel,
« Waouh… »
elle put ressentir brièvement la véritable puissance de Seong Jihan.
Le Dieu martial de ce monde était puissant, mais, dans cette réalité, c’était un être d’une tout autre dimension.
Il déployait toute sa puissance pour fouiller le vaste espace de l’univers, comme s’il explorait sa propre maison.
« Quand les arts martiaux atteignent leur apogée, on peut faire des choses pareilles… ? »
Même grâce au partage sensoriel, elle ne parvenait pas à suivre les mouvements de Seong Jihan.
Alors qu’elle observait avec admiration Seong Jihan explorer l’univers,
- Que venez-vous faire dans cet endroit reculé ?
elle aperçut un vieil homme qui ressemblait trait pour trait à Dongbangsak.
- N’y a-t-il aucune chance que cette enfant soit réelle ?
Et en écoutant leur conversation,
« Mon oncle, qui était accro au jeu… c’est maintenant cet oncle-là ? »
elle comprit que le Dieu martial était la même personne que l’oncle qui fumait cigarette sur cigarette devant son écran.
Elle savait déjà, depuis leur précédent partage sensoriel, qu’il s’agissait de « Seong Jihan », mais elle apprenait pour la première fois qu’elle était son attachement persistant, son point sensible.
« …Je ne suis peut-être pas une fausse ? »
Elle sentit la perplexité de Seong Jihan face aux paroles de Jiang Shang, mais lorsqu’elle comprit qu’il avait pensé à elle,
un sentiment étrange l’envahit.
Elle se souvint de Kang Seol, qui l’avait traitée de « fausse Seah »,
et de l’autre Yoon Seah, là-bas, qui l’avait arrêtée.
« La fausse… Oui. Peut-être. C’est peut-être celle qui est là-bas. »
Elle ne comprenait pas tout ce que son oncle et ce vieil homme disaient, mais, pour lui, elle était peut-être la « vraie » Yoon Seah.
Quand cette idée lui vint,
le sentiment d’infériorité qui l’avait habitée jusque-là s’évanouit.
Bien sûr,
« Ce n’est pas… confirmé. »
Une analyse, c’était ça ?
S’il obtenait ce pouvoir, il pourrait savoir si elle était réelle ou non…
Yoon Seah écoutait attentivement leur conversation quand,
- À cause de ce type, j’ai dû aller aussi loin que possible. J’ai retiré le Néant depuis longtemps.
- Si je ne parviens pas à le maîtriser, l’Infini ramènera tout au néant. Ne devrions-nous pas limiter au maximum les dégâts dans notre monde ?
Lorsque Jiang Shang aborda l’Infini,
elle fut prise d’un vertige intense.
[Traducteur - Asura]
[Relecteur - Gun]
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Plus précisément,
cela avait commencé au moment où Jiang Shang avait montré l’Infini.
« Ça… c’est l’Infini… »
Une sensation désagréable qu’elle n’avait pas ressentie, même lorsque Seong Jihan fouillait l’univers entier,
s’intensifia peu à peu.
Pourquoi ressentait-elle ça rien qu’en voyant l’Infini ?
Alors que Yoon Seah ne comprenait pas ce qui lui arrivait,
[Le partage sensoriel avec « Seong Jihan » a été interrompu.]
Lorsque Seong Jihan réintégra ce monde, le partage sensoriel prit fin.
Et le vertige qui l’avait soudainement saisie.
Son état physique se dégrada rapidement, mais,
- Je reste. Alors, dors un peu.
en voyant Seong Jihan s’inquiéter pour elle et rester à ses côtés sans se plaindre lorsqu’elle lui avait saisi le bras,
elle ressentit un sentiment de réconfort malgré son mauvais état.
Un peu plus tard, lorsqu’elle ouvrit les yeux,
« Tu es réveillée ? »
Il parlait d’un ton bourru,
« Comment tu te sens ? »
mais le regard inquiet de Seong Jihan lui fit plaisir.
« Ça va, mon oncle. »
« Tu n’en as pas l’air. Tu m’appelles encore “mon oncle”. »
« Hé hé. Mais… je peux continuer à t’appeler comme ça, à partir de maintenant ? »
« Quoi ? Pourquoi ? »
À la question de Seong Jihan, Yoon Seah eut soudain envie de tout lui raconter, mais
« …Et si l’analyse révèle que je suis fausse ? »
Si elle n’était pas réelle, si elle n’était qu’une simple illusion, elle avait l’impression qu’elle ne ferait qu’ajouter à la souffrance de Seong Jihan.
Alors,
« Comme ça, c’est tout~ »
elle se contenta de répondre « Comme ça, c’est tout », avec un grand sourire idiot.
Elle-même trouvait cette raison ridicule, mais
« …Fais comme tu veux. »
Seong Jihan ne le lui interdit pas catégoriquement.
« Oui, mon oncle. »
Yoon Seah lui sourit de toutes ses dents,
- Qu’est-ce qui s’est passé, au juste… ? Elle s’est réveillée et elle est devenue toute joyeuse d’un coup.
- Pourquoi Seah a-t-elle tellement changé d’attitude ? Ça fait peur. lol
- Elle n’aurait pas l’esprit instable ?
- Sérieusement, il faut vite sauver Seong Jiah…
le chat se mit à parler de son état mental, qui pouvait être instable.
Pendant ce temps,
« …Physiquement, elle a l’air en forme. »
Il ne pouvait pas en dire autant de son état mental, mais Yoon Seah semblait aller beaucoup mieux que tout à l’heure.
Sans doute parce qu’elle contenait l’Éternité, son état physique s’était nettement amélioré.
« On va au Japon. Tu te sentiras assez bien pour venir ? »
« Ah. Oui, ça va ! On va tout démolir ! »
« Tout démolir… On va juste chercher Ito Shizuru. »
Seong Jihan ne s’intéressait qu’à Ito Shizuru, qui, contrairement à sa version de la réalité, entretenait son charme en permanence.
Il n’avait pas spécialement envie de semer la destruction au Japon.
« Allons-y. »
Zzzzing…
Ils traversèrent un portail et arrivèrent au Japon.
« On dirait… le centre-ville, mon oncle ? »
« On dirait bien. »
Ils étaient arrivés en plein centre-ville.
Il avait ouvert le portail pour traverser la mer, mais ils s’étaient retrouvés on ne savait comment en plein cœur de la ville.
« Hum. On devrait commencer ici et chercher partout ? »
À vrai dire, même pour Seong Jihan, cela faisait cent ans qu’il avait cherché Shizuru. Il ne se souvenait donc pas de l’emplacement approximatif de sa planque.
Alors qu’il réfléchissait à l’endroit où aller,
[D-Dieu martial ?]
[Ne me dites pas… qu’il est venu nous envahir ?!]
[F-Fuyons !!!]
En voyant soudain Seong Jihan et Yoon Seah apparaître à l’ouverture du portail,
les Japonais, persuadés que le Dieu martial venait les envahir, paniquèrent et se mirent à fuir.
« Pourquoi ont-ils si peur ? »
« Ils croient qu’on vient les envahir. »
« Ils risquent de provoquer des accidents, comme ça. »
Alors qu’il ne s’en prenait même pas aux civils.
L’image du Dieu martial était-elle si mauvaise au Japon ?
« Enfin, je me suis quand même bien défoulé sur le Roi de l’Épée… »
Alors que Seong Jihan repensait à l’incident et se demandait où aller,
- Ah. Je vais vous indiquer où se trouve le manoir de Shizuru. C’est…
- J’ai… j’ai aussi travaillé dans sa planque ! L’adresse, c’est…
les spectateurs se mirent de leur propre chef à fournir des renseignements sur les planques de Yoon Sejin et de Shizuru.
« Je ferais mieux de toutes les vérifier, pour commencer. »
Fouuush !
Seong Jihan se mit à parcourir le Japon en tous sens, les spectateurs lui transmettant les coordonnées.
Bien sûr,
« Elle n’est pas là. »
« Comment… comment tu le sais ? »
« Il n’y a personne dans mon domaine. »
Comme Seong Jihan ne cherchait Shizuru qu’à distance, les gens présents dans sa planque ne pouvaient même pas savoir qu’il était passé.
Après avoir fouillé autant de planques,
« Elle est ici. »
après avoir passé le territoire japonais au peigne fin,
Seong Jihan finit par trouver la trace de Shizuru en arrivant à Hokkaido.
Seong Jihan observa le vieux manoir, puis se tourna vers Yoon Seah.
« Tu vas bien ? »
« Moi ? Bien sûr. Tant que je suis avec toi, mon oncle. »
Elle ouvrit grand les yeux, comme pour lui demander pourquoi il s’inquiétait.
Elle ne semblait pas le moins du monde appréhender sa rencontre avec Ito Shizuru.
« Je m’inquiétais pour rien, peut-être. »
Seong Jihan sourit légèrement et entra dans le manoir.
À peine eut-il franchi le seuil que
« Ah. Ah… ? D-Dieu martial… ? »
ils tombèrent sur Ito Shizuru, qui s’apprêtait à sortir.
En voyant Seong Jihan et Yoon Seah, elle roula plusieurs fois des yeux, puis
« Je… je suis désolée !!! »
Boum !
elle plaqua aussitôt le front contre le sol.
« Je vous en prie, épargnez-moi !!! »
Elle se mit à implorer sa grâce dans un coréen courant.
[Traducteur - Asura]
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