Chapitre 701
[Traducteur – Asura]
[Relecture – Gun]
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Histoire annexe 30
Une fausse Seah, hein.
Yoon Seah partageait ses sens avec Seong Jihan.
Au début, quand elle avait entendu cette expression, elle s’était même demandé si ces mots pouvaient vraiment la désigner.
Pourtant.
« La Respiration du flux de retour. C’est une technique respiratoire utilisée par ceux qui pratiquent les Arts du qi unificateur du chaos primordial lorsqu’ils reçoivent rapidement de l’énergie interne grâce au Transfert d’énergie à distance. Ce sera une méthode d’entraînement adaptée à la fausse… non, à la fausse Seah. »
« Hmm… La Respiration du flux de retour, hein. C’est une méthode parfaite pour cette Seah, là-bas. »
« Oui. Je l’ai mise au point rapidement. »
En écoutant la conversation entre Seong Jihan et la femme en tenue d’arts martiaux,
elle comprit que la fausse Seah la désignait bien, elle.
Puis,
Frrr…
Seong Jihan feuilleta le carnet que la femme lui avait donné.
« Une méthode pour maîtriser cette puissance acquise si rapidement… »
Elle comprit que la Respiration du flux de retour convenait parfaitement à sa situation : elle avait atteint le niveau 196 en un rien de temps.
Puis,
« Je vous suis encore redevable, après les Arts du qi unificateur du chaos primordial. »
Seong Jihan mentionna même les Arts du qi unificateur du chaos primordial.
Il ne faisait plus aucun doute que c’était elle que désignait le mot « fausse ».
« Si je suis la fausse… alors, elle, c’est la vraie ? »
Yoon Seah, qu’elle voyait à travers les yeux de Seong Jihan.
Elles se ressemblaient, mais
une différence fondamentale les séparait.
« … Elle a l’air si heureuse. »
Un visage sans le moindre souci.
Elle ignorait pourquoi cette histoire de numéro un mondial avait surgi, mais
quoi qu’il en soit, le visage de cette Yoon Seah ne portait aucune ombre.
De son côté, sa propre vie avait certes été tirée du fond du gouffre par le « Dieu martial », mais
si la descente du Dieu martial prenait fin et que son « oncle » d’origine revenait,
elle risquait à tout moment de retomber tout en bas.
Elle s’était donc dit qu’elle ne devait pas laisser passer cette occasion d’être auprès du Dieu martial, et
qu’elle devait progresser et se faire une place…
« Mon oncle ? Le Dieu martial ? »
Avec le Seong Jihan qu’elle connaissait, une telle chose était impossible…
Désorientée, Yoon Seah se contenta d’observer et d’écouter ce qu’il voyait et entendait.
À l’époque où elle vivait dans un deux-pièces au sous-sol.
L’ancien Palais de l’Épée, qui apparaissait sans cesse dans ses rêves.
« J’ai presque entièrement retrouvé mes sens. »
Elle n’avait aucune idée de ce qu’il voulait dire par là.
Mais quand Seong Jihan alla dans la cuisine et croqua dans une pomme,
Yoon Seah en sentit le goût, elle aussi.
Pas seulement la vue et l’ouïe : elle ressentait aussi
le goût et le toucher avec une netteté parfaitement réelle.
Hébétée, Yoon Seah se contenta d’observer Seong Jihan.
Puis, dans un clac,
la porte s’ouvrit et Seong Jiah sortit. Yoon Seah en resta stupéfaite.
« Maman aussi… va bien ? »
Ce monde…
N’était-ce pas le paradis, pour Yoon Seah ?
Encore bouleversée de voir Seong Jiah, pleine de vie, bouger devant elle,
« Jihan. Qu’est-ce que tu comptes faire là-bas, maintenant ? »
« Hein ? Pourquoi cette question, tout à coup ? »
« Cette Seah, là-bas… On ne pourrait pas la laisser avec mon double ? »
Seong Jiah prit la parole d’un air compatissant.
« La laisser avec la Sorcière du Néant ? »
« Oui. De toute façon, tu ne seras pas là-bas pour toujours. »
« Mais ce monde n’est pas relié au monde extérieur. Même si Seah suit la Sorcière du Néant et rejoint le Néant, elle n’aura personne avec qui interagir. »
Le monde extérieur n’était pas relié ?
À ces mots, Yoon Seah se rappela que l’elfe avait eu l’air brisée quand elle se trouvait avec le Dieu martial.
Ce phénomène avait-il… un rapport avec ça ?
Pendant ce temps, leur conversation continuait.
« … C’est vrai ? »
« Oui. Dans ce cas, Seah s’en sortirait mieux si on rendait son double humain. »
« Euh… mon double, là-bas, peut redevenir humain ? »
« On devrait essayer. »
Seong Jiah hocha la tête,
et Yoon Seah s’empressa de se joindre à la conversation.
« Oui, mon oncle ! Prenez soin de moi, là-bas ! Vous reviendrez complètement ici après avoir vaincu Dongbangsak, pas vrai ? »
« Peut-être. Probablement. »
« Alors, je serai toute seule… Ah, est-ce que mon oncle reviendra ? »
« Le Seong Jihan accro aux jeux d’argent ? »
« Ah. C’est vrai… Il faut absolument que maman revienne, elle aussi. Comme ça, je crois que je pourrai vivre sans me décourager. »
Ainsi, Yoon Seah s’inquiétait sincèrement de ce qui se passerait une fois tout terminé.
« … Est-ce que je suis en train d’avoir pitié de moi-même ? »
Celle qui écoutait tout cela éprouva des sentiments contradictoires.
Oui.
Elle savait qu’ils s’inquiétaient pour elle.
Mais quand celle qui avait tout disait cela…
elle se sentait encore plus pitoyable, elle qu’on appelait la « fausse ».
Et ce n’était pas tout.
« Inutile de trop t’inquiéter pour la fausse. »
« Grande sœur… ! »
« Ce monde disparaîtra de toute façon une fois le problème réglé. Si tu t’y attaches trop, tu n’en auras que plus mal au cœur. »
« Même comme ça… »
En entendant la femme en tenue d’arts martiaux parler d’un « monde qui disparaîtra » et lui conseiller de ne pas s’attacher à la fausse,
celle qui écoutait eut l’impression qu’on lui tranchait le cœur.
Un monde qui disparaîtrait.
Une fausse.
Était-ce donc ce qu’elle était ?
La seule vraie Yoon Seah, c’était celle qui vivait heureuse là-bas ?
« … »
Même après cela,
elle entendit bien d’autres conversations grâce aux sens qu’elle partageait avec Seong Jihan.
« Patron. Vous allez entrer dans les Neuf Palais, Huit trigrammes avec moi, pas vrai ? Vous n’allez pas y aller avec Gayeong ? »
« Ma dame. Vous n’êtes pas curieuse ? Vous ne voulez pas savoir ce qui se passera si j’y vais ? »
« Pas du tout ! »
« Bon, je vous laisse décider. Si vous refusez catégoriquement d’y aller… »
« Hé ! Ne me laisse pas le choix ! Emmène-moi, c’est tout ! »
Lee Hayeon et Lim Gayeong, qui semblaient intimidées par le Dieu martial,
se montraient ici très affectueuses avec lui.
« Jihan… Si je refais une folie, la prochaine fois, tu me tueras ? »
« Tu me ressors encore ça. »
Même son père, Yoon Sejin, avait changé, pour une raison quelconque.
Complètement sous leur coupe, il suppliait Yoon Seah et Seong Jihan de se débarrasser de lui dans ce monde.
Pour Yoon Seah, ce monde n’était rien de moins qu’une fin parfaitement heureuse.
« … Est-ce que c’est ça… la vie de la vraie Yoon Seah ? »
Elle, qu’on appelait la fausse,
ne fit que regarder tout cela, le cœur lourd.
Ainsi, tandis qu’elle regardait « Seong Jihan » parler avec les autres,
« Bon, j’y vais. »
« Déjà ? »
« Mon oncle. Ces derniers temps, vous êtes trop absorbé par cet endroit~ »
Bzzz…
[Le partage des sens avec « Seong Jihan » a pris fin.]
Elle fixa sans réagir les lettres d’un blanc pur qui apparurent devant ses yeux.
Puis,
Fwoosh… !
le monde vacilla et
elle retrouva son état d’origine.
[Traducteur – Asura]
[Relecture – Gun]
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« Ah… »
Puis,
le monde se remit en mouvement.
Yoon Seah tendit la main.
Fffuit.
Et sa paume s’allongea rapidement, comme elle le voulait.
« … Qu’est-ce que c’était, tout à l’heure ? »
Le visage hagard, Yoon Seah ne cessa d’ouvrir et de refermer le poing.
Était-elle en train d’halluciner parce qu’elle était entrée trop souvent dans les Neuf Palais, Huit trigrammes, ces derniers temps ?
Plutôt que d’accepter l’idée que ce monde était faux et qu’elle l’était aussi,
« … Je préfère croire que j’ai juste perdu la tête un instant. »
Yoon Seah espéra ainsi qu’elle était simplement si épuisée qu’elle en avait perdu la raison.
« Seah. »
Le « Dieu martial » l’appela.
« Il existe une méthode qui t’aidera à t’adapter à cette puissance que tu as gagnée si rapidement. »
Il parlait de la Respiration du flux de retour, qu’elle avait vue et entendue un peu plus tôt.
« Ah… »
Elle s’effondra au sol sans même s’en rendre compte.
Ce qu’elle avait vu tout à l’heure, ce n’était donc pas… une hallucination.
« Fausse… »
Elle se rappela sans le vouloir le mot que Kang Seolyeong n’arrêtait pas de répéter.
* * *
Pendant ce temps.
« Hein ? »
Seong Jihan s’apprêtait à lui parler de la Respiration du flux de retour.
Il cligna des yeux en voyant Yoon Seah s’effondrer soudain au sol, le regard hagard.
« … Pourquoi est-ce qu’elle fait ça, tout à coup ? »
Avait-il raté quelque chose en se connectant ?
Un instant plus tôt, elle ne maîtrisait pas sa puissance à cause de sa montée de niveau excessive.
Mais voilà qu’elle avait soudain l’air d’avoir perdu pied.
« Qu’est-ce qui ne va pas ? Tu te sens mal ? »
« … »
« Yoon Seah ? »
Même quand Seong Jihan l’interrogea, elle ne fit que fixer le sol.
« Mon oncle… Non, Seigneur Dieu martial. »
« Oui ? »
« Je suis désolée, mais… est-ce que je peux me reposer un peu plus tôt aujourd’hui ? »
Le regard vide, elle fit savoir à Seong Jihan qu’elle voulait se reposer.
« Les exercices intenses dans les Neuf Palais, Huit trigrammes l’ont tant épuisée ? »
Non.
Elle n’était pas comme ça dans l’Abîme, pourtant.
Elle avait dit qu’elle se contentait de regarder. Elle aurait donc dû aller bien.
Pourquoi était-elle soudain dans cet état ?
Ah.
Et si…
« Le Néant s’est-il déjà emparé d’elle ? »
La Sorcière du Néant, qui s’était tant attachée à Yoon Seah.
Était-elle intervenue pendant cette brève absence ?
« Mais si je me déconnecte, le monde devrait s’arrêter. »
Seong Jihan pencha la tête et, par précaution, envoya l’énergie du Dragon bleu vers elle pour vérifier.
Sss…
L’énergie du Dragon bleu effleura le corps de Yoon Seah, mais
« … Il n’y a pas de Néant. »
Contrairement à la dernière fois, quand Yoon Seah était entrée dans Battle Net puis en était sortie,
il ne détecta aucune trace de Néant.
Était-elle donc simplement épuisée ?
« … Hmm. »
Quelque chose clochait.
Seong Jihan le pensait, mais
« … D’accord. Repose-toi. Tu dois en avoir besoin après avoir couru dans tous les sens pendant une semaine. »
Vu son état, il semblait impossible de lui enseigner la Respiration du flux de retour.
« Oui… merci. »
Yoon Seah parvint à se relever et regagna en titubant sa chambre, dans la salle VIP.
— Pourquoi Seah est-elle comme ça, tout à coup ?
— Oui, elle allait très bien il y a un instant…
— Elle a complètement craqué ;
— Le Roi de l’Épée a encore fait une connerie ? lol
— Mais si Seong Jihan-nim se déconnecte, ce monde s’arrête aussi. Quand aurait-il eu le temps de faire une connerie ?
— Ah bon ?
— Elle a peut-être juste été submergée par la fatigue, d’un coup.
Les spectateurs qui avaient vu la scène s’interrogeaient eux aussi, pour la plupart, sur la réaction de Yoon Seah.
« Il s’est passé quelque chose pendant son passage dans les Neuf Palais, Huit trigrammes ? »
Seong Jihan n’avait aucune idée que Yoon Seah avait vu le monde réel à travers leurs sens partagés.
Il repassa une nouvelle fois en revue tout ce qu’il avait pu manquer pendant leurs exercices intensifs.
Mais il n’arrivait à rien trouver, même après y avoir réfléchi.
« Est-ce vraiment juste la fatigue… ? »
Pour l’instant, il ne pouvait que s’en tenir à cette explication.
Il n’avait donc qu’à la laisser se reposer.
« Si son état ne change pas après qu’elle se sera reposée, je devrai la surveiller de plus près. »
Parvenu à cette conclusion, Seong Jihan repensa aux Neuf Palais, Huit trigrammes qui lui restaient à explorer.
Pour y entrer, il devait être accompagné soit de Lee Hayeon, soit de Lim Gayeong.
« Hayeon y tenait tellement… Autant l’emmener si possible… »
C’était peut-être parce qu’elle l’avait vu épouser Sophia et avoir un enfant.
Lee Hayeon était déterminée à être emmenée dans ces Neuf Palais, Huit trigrammes, quoi qu’il arrive.
Lim Gayeong s’était contentée de la taquiner un peu, mais
— Je n’y peux rien. Je suis curieuse de savoir quelle relation j’ai avec Seong Jihan-nim, mais… je vais prendre sur moi cette fois, pour ma dame.
au bout du compte, elle soutenait la décision de Lee Hayeon.
Seong Jihan décida donc de respecter son choix si possible et fit venir Lee Hayeon.
« Oui… ? L’Abîme ? »
Mais Lee Hayeon, qui arriva dans la salle VIP, manifesta clairement son hésitation.
« Je n’ai pas les capacités exceptionnelles de Sophia-nim… Je ne suis pas différente d’une personne ordinaire. »
« Il ne devrait rien t’arriver de particulier là-bas. »
« M-mais quand même… l’Abîme… »
Même si la proposition venait du Dieu martial,
l’idée de se rendre d’un coup dans l’Abîme, l’ultime forme évoluée des portails de donjon, était tout simplement trop difficile à accepter pour Lee Hayeon, dont les capacités étaient on ne peut plus ordinaires.
— Hé, arrête de discuter et suis-le !!! Il a même supprimé les portails de donjon pour toi, comme tu l’avais demandé. Elle n’a vraiment aucune reconnaissance !!!
— Patron, enlevez-la, tout simplement ! Qu’est-ce qu’elle peut faire si on l’embarque de force ? Ce n’est qu’une personne ordinaire !
Dans le tchat, la vraie Lee Hayeon insistait pourtant pour qu’on l’enlève.
« Je ne peux pas faire ça. »
Il devait préserver de bonnes relations avec elle pour que Yoon Seah conserve son bonus de croissance.
Il ne pouvait pas la forcer à se rendre dans l’Abîme.
Malgré tout,
« Euh… Vous avez vraiment, vraiment besoin de moi ? »
« C’est juste pour cette fois. Je te promets que ça ne se reproduira plus. »
Était-ce parce qu’elle avait reçu sa « récompense » de Seong Jihan ?
Même déboussolée, Lee Hayeon cherchait une solution au lieu de refuser.
Puis, peu après,
« Euh, alors… Est-ce que je pourrais emmener quelqu’un d’autre avec moi ? »
Elle avait trouvé sa propre solution.
Bien sûr,
— Non, ce n’est pas ça. Qui d’autre pourrais-tu emmener ? Il n’y a que Lim Gayeong.
— Enlevez-la !!! Elle me remerciera aussi quand elle y sera entrée !!!
ce n’était pas la réponse qu’espérait la vraie Lee Hayeon, mais
il ne pouvait tout de même pas l’enlever. Alors,
« … D’accord. On ira ensemble. »
Seong Jihan hocha lentement la tête.
[Traducteur – Asura]
[Relecture – Gun]
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