Chapitre 397
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[Traducteur – Asura]
[Relecteur – Gun]
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« Ce n’est pas le Dieu martial, mais toi… qui as proposé de remonter le temps ? »
Jusqu’ici, Seong Jihan avait supposé que le Dieu martial utilisait la Roue dorée d’Ashoka pour remonter le temps jusqu’au passé.
Il accumule de la puissance dans les artefacts des Constellations, retourne sans cesse dans le passé pour en augmenter le nombre… Tous ces artefacts des Constellations finiront par devenir la puissance du Dieu martial. À mesure qu’elle s’accumule, il acquiert une force écrasante.
Le Dieu martial était déjà d’une puissance incomparable. S’il utilisait en plus la puissance contenue dans les artefacts des Constellations, rares seraient les êtres capables de lui tenir tête.
Même Gilgamesh, qui avait été témoin d’une fraction de cette puissance, avait jugé qu’il ne pourrait jamais l’affronter et avait proposé de lui-même de coopérer avec Seong Jihan.
« À l’avenir, on l’appellera le “Dieu martial” ? … Quel nom mal choisi. »
Ashoka esquissa un sourire narquois en entendant le titre de « Dieu martial ».
« Ce que je lui ai proposé, c’est une régression de l’Infini. »
Il évoquait une régression de l’Infini.
« Une régression de l’Infini… Tu veux dire remonter sans cesse dans le passé ? »
« Oui, c’est ça. »
« Mais pourquoi donc… ? »
« Pour sauver l’humanité de l’embrasement. »
L’embrasement.
Seong Jihan regarda l’Arbre-Monde rouge.
Cette chose allait déclencher un incendie qui consumerait la Terre entière.
« Si tu avais simplement prêté à Dongbangsak le pouvoir de retourner dans le passé, il aurait pu le détruire, non ? »
« S’il avait tiré une Épée du Taiji assez puissante pour détruire cet arbre, ce monde se serait effondré avec lui. Et puis… »
Frouissement.
Ashoka caressa la roue dorée qui venait d’apparaître dans son dos.
« Avec ma puissance actuelle, je ne peux pas renvoyer Dongbangsak dans le passé à répétition. La régression de l’Infini exige, en fin de compte, de coopérer avec le Dieu martial. »
Pour se servir du pouvoir de remonter le temps, il avait donc dû collaborer avec le Dieu martial.
En somme, pour sauver l’humanité de l’embrasement, il avait appâté le Dieu martial avec la régression de l’Infini.
« … Si l’humanité a été sauvée grâce à ça, je suppose que je te dois aussi ma naissance. »
« Haha. Dire que tu me dois ta naissance, c’est exagéré. Tu la dois à tes parents. »
« Mais cette régression de l’Infini a fait naître un monstre insensé. Le Dieu martial, déjà si puissant, n’a cessé d’accumuler de la puissance en remontant dans le passé… »
« Je vois. Mais à te regarder, on dirait que l’humanité… a survécu longtemps. Ce n’est pas suffisant ? »
Après tout, il avait prolongé la durée de vie de l’humanité, qui était au bord de l’extinction.
Il disait qu’il avait fait sa part ?
« Donc, il faut laisser les générations suivantes se débrouiller avec le reste… C’est ce que tu veux dire ? »
« Si c’était le cas, mon moi du futur ne t’aurait pas choisi. »
« Tu veux dire qu’il existe un moyen de contrer le Dieu martial ? »
« Pour l’instant… »
Frouissement.
Ashoka désigna Dongbangsak, qui flottait en tailleur.
« Brise le sceau de ce monde et rends ses souvenirs à Dongbangsak. »
« Ses souvenirs ? »
« Oui. Si le Dieu martial a voulu se débarrasser de l’espèce humaine, c’est notamment à cause de Dongbangsak. »
« … Pourquoi ? »
« L’espèce humaine n’a pas de limites prédéfinies. Elle a vu naître d’innombrables individus doués, mais aucun artiste martial n’avait jamais possédé un art martial transcendant comme le sien. »
Ashoka promena son regard autour de lui.
« Il a capturé tous les membres de la Tribu du Sang de la planète, les a scellés ici et a contenu les troubles de l’Arbre-Monde. Grâce à Dongbangsak, les plans du Dieu martial qui passaient par la Tribu du Sang ont été contrecarrés pendant longtemps. Maintenant, il attend simplement que Dongbangsak meure au terme de sa vie. »
Capturer les âmes de la Tribu du Sang qui erraient à travers le monde, les sceller dans l’Arbre-Monde,
puis garder cet endroit pendant six cents ans pour les empêcher de semer le chaos.
Un humain seul n’aurait jamais dû pouvoir accomplir un exploit pareil.
À bien y réfléchir, c’est Dongbangsak qui mérite le titre de Dieu martial.
Cette pensée en tête, Seong Jihan interrogea Ashoka :
« Dongbangsak est encore puissant dans le futur. Mais quel rapport avec le fait que le Dieu martial veuille se débarrasser de l’humanité ? »
« Il éprouve une aversion compulsive pour les situations qu’il ne peut pas maîtriser. Or l’espèce humaine, qui n’a pas de limites prédéfinies, a donné naissance à Dongbangsak. Pour empêcher qu’un deuxième Dongbangsak ne surgisse, il veut réinitialiser l’espèce. »
Comme Dongbangsak, cette variable, était né de l’humanité, le Dieu martial voulait brûler la Terre et aller faire ses expériences ailleurs ?
Ce salaud de Dieu martial… Il n’a vraiment pas l’esprit large.
À cet instant,
Dongbangsak, qui était assis en tailleur, ouvrit les yeux.
« T’entendre dire ça me fait honte. N’était-ce pas toi que le serpent craignait le plus ? »
« Comment pourrais-je être sa plus grande crainte ? »
« Je n’ai fait que mettre ma force à profit. C’est toi qui, en faisant échouer les plans du serpent à répétition, lui inspirais le plus de méfiance… »
Sur ces mots, il regarda Seong Jihan.
« Tu as dit que mon moi du futur avait tiré l’épée de lumière du Taiji ? »
« C’est ça. »
« Alors cette épée n’a pas été forgée pour détruire les âmes. »
« … Alors, à quoi sert-elle ? »
« Elle comprime de la puissance pour la transmettre à quelqu’un. »
Tout en parlant, Dongbangsak se caressa la barbe, les sourcils froncés.
« Toi, assure-toi de témoigner du respect à mon moi du futur. On dirait que tu es le seul à qui je puisse transmettre l’Épée du Taiji. »
« J’ai appris tellement de choses que je lui témoigne déjà pas mal de respect, à ma manière. C’est pour ça que je le vouvoie, non ? Les autres disciples du Dieu martial, je les tutoie tout de suite. »
« Oh là là… Tu te vantes, maintenant ? Et toi, évite de trop prendre la grosse tête en me volant mes arts martiaux quand tu retourneras dans le futur. Ça me hérisse la barbe. »
« Hum… C’est déjà fait. »
« … Et tu es toujours vivant et en pleine forme. »
Dongbangsak, qui regardait Seong Jihan d’un air désapprobateur, se tourna vers Ashoka.
« J’accepte ta proposition de devenir le serviteur du serpent. Enfin, à voir ce gaillard, on dirait que je l’ai déjà acceptée. »
« Tu as pris une sage décision. »
« Alors… »
Frouissement.
Dongbangsak tendit la main dans le vide et en tira quelque chose.
Une grande corne rouge apparut dans sa main.
« C’est… »
« La corne de Dalgi. Elle appartenait à cette femme malfaisante qui a causé la mort de mon unique seigneur. »
Dalgi… C’était une histoire qui remontait à l’époque de Kang Sang.
Seong Jihan observa la corne en silence.
Crissement !
Des caractères chinois y étaient gravés.
Sauver le monde et aider le peuple.
« Si je suis le serpent et sombre dans l’illusion, si je n’arrive pas à croire tes paroles et me mets à douter, montre-moi cette corne et ces caractères. Alors, je retrouverai un peu mes esprits. »
Sur ces mots, Dongbangsak tendit la corne de Dalgi à Ashoka.
En la prenant, Ashoka poussa un profond soupir.
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[Traducteur – Asura]
[Relecteur – Gun]
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« Pfiou… Sauver le peuple du monde. N’est-ce pas ce que tu fais depuis toujours ? Tu devrais pouvoir te reposer, maintenant… Je suis vraiment désolé de t’imposer ça. »
« Je ne fais que ce qu’il faut faire. Ne t’en fais pas. »
« … Moi aussi, je vais réaffirmer ma détermination. »
Frouissement…
Ashoka porta la main à la roue dorée.
Deux caractères y furent gravés.
« Illumination interdite. Tu veux dire que tu ne parviendras pas à l’illumination ? »
« Je ne peux pas te laisser seul après t’avoir entraîné là-dedans, n’est-ce pas ? »
« … Ça me rassure. À partir de maintenant, nous serons sur la même longueur d’onde. Parle-moi sans cérémonie. »
« Oui… Je le ferai. »
Tandis que les deux hommes réaffirmaient leur détermination,
Seong Jihan, simple spectateur, les observait, les bras croisés.
Parmi les disciples du Dieu martial, ces deux-là semblent relativement dignes de confiance.
À l’heure actuelle, il restait en tout quatre disciples du Dieu martial en vie.
Gilgamesh, lui, n’avait jamais été digne de confiance,
et Pythia avait récemment multiplié les comportements étranges, perdant ainsi sa confiance.
Mais si les actes de Dongbangsak et d’Ashoka dans cette zone scellée étaient sincères,
ils semblaient au moins plus fiables que les deux autres.
À cet instant,
« Quel état d’esprit as-tu, toi qui viens du futur ? »
« Mon état d’esprit ? »
« Pourquoi est-ce moi qui t’ai choisi dans le cadre de la régression de l’Infini ? Je veux l’entendre de ta bouche. »
« Eh bien… Je n’ai pas de grand idéal comme sauver le monde et aider le peuple. »
Seong Jihan se caressa le menton et pencha la tête.
« Si je suis arrivé jusqu’ici, c’était uniquement pour survivre avec ma famille. Je ne fais que courir partout en cherchant un moyen de m’opposer à ce salaud de Dieu martial. »
« Si tu veux survivre, il y a bien d’autres possibilités, non ? Avec ta puissance, tu pourrais abandonner ce monde et t’enfuir. »
Fuir.
Le Propriétaire de l’Abîme semblait avoir envisagé cette possibilité.
Mais Seong Jihan ne voulait pas en arriver là.
« Je ne veux pas aller jusque-là. Il suffit de vaincre le Dieu martial, non ? »
« Je vois… Tu as raison. Il suffit de gagner. »
Héhé.
Ashoka sourit plus joyeusement que jamais en entendant la réponse de Seong Jihan.
« J’ai bien fait de te choisir. »
« … C’est vraiment ce que tu conclus de ma réponse ? »
« Oui, c’est amplement suffisant. »
Sur ces mots, Ashoka désigna l’Arbre-Monde.
« Maintenant, je t’en prie, brise le sceau. »
* * *
Briser le sceau.
Est-ce que ça voulait dire écrire le code que Gilgamesh lui avait appris ?
C’est plus facile que lorsque j’ai défait la formation extérieure des Neuf Palais, Huit trigrammes.
Peut-être parce qu’Ashoka était apparu et avait arrangé les choses,
cette fois, tout semblait se résoudre plus facilement que prévu.
Si j’écris les caractères, le sceau se brisera facilement.
Les caractères que Gilgamesh lui avait appris signifiaient : « Il est temps de décapiter le serpent. »
Le serpent, ici, désignait le Dieu martial, comme ils l’avaient également dit.
En les écrivant, il pourrait facilement briser cette formation aussi, mais…
Ce serait dommage.
Il trouvait regrettable de tout terminer en écrivant simplement ces caractères.
Seong Jihan contempla l’arbre en silence, puis se tourna vers Dongbangsak.
« Dongbangsak, tu peux me donner quelques conseils ? »
« Ha ! Tu cherches encore à me soutirer quelque chose ? Apprends auprès de mon moi du futur. »
« Ce type est difficile à rencontrer. Ce ne sont pas les autres arts martiaux, mais ça, qui m’intrigue. »
Frouissement…
Lorsque le Taiji apparut dans le dos de Seong Jihan, les yeux de Dongbangsak s’écarquillèrent.
« L’Épée du Taiji… »
« Oui. Ici, je crée l’épée comme ça… »
Fffuit !
L’Éclipse s’épanouit dans la main de Seong Jihan,
et le vide se mit à exploser à l’intérieur du Taiji.
Extraire ainsi l’Épée du Taiji du vide, voilà le principe qui permettait à Seong Jihan de la créer.
Ça ne marche pas très bien sans le bonus de Constellation.
Il lui manquait peut-être le bonus de Constellation, qui amplifiait considérablement ses capacités ; son épée ne parvenait donc pas à apparaître facilement.
Mais cela semblait suffire pour observer le phénomène.
« Oh, c’est… »
Dongbangsak regardait avec intérêt la puissance qui affluait dans le Taiji.
« Non… ! Que feras-tu si tu utilises un pouvoir aussi dangereux ? »
Ashoka s’exclama, stupéfait, et tenta à la hâte de dissuader Seong Jihan.
« Le vide est un pouvoir qui te fera imploser de l’intérieur. Le simple fait de l’abriter te dévorera. Il ne faut jamais manier un tel pouvoir ! »
« Non, Ashoka. On n’est pas obligés de voir les choses ainsi. On dirait que l’épée sera bientôt achevée dans le Taiji… »
« Dongbangsak ! C’est lui qui a été choisi pour s’opposer au Dieu martial, lequel est entré en régression de l’Infini. On ne peut pas le laisser périr comme ça ! »
Ashoka haussa la voix devant Dongbangsak, dont les yeux brillaient à la vue de l’Épée du Taiji, mais…
« Ah bon ? Ashoka, c’est toi qui as recommandé cette méthode. »
« … Pardon ? »
« Tu as dit d’utiliser le vide dans l’Épée du Taiji. »
« J’ai… dit ça ? »
À la réponse de Seong Jihan, le visage d’Ashoka, qui arborait toujours un sourire, se figea.
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[Traducteur – Asura]
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