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Traducteur/éditeur : Haruto
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◈ Le médecin des ténèbres pris pour un saint ◈
Chapitre 72 : Je veux devenir un héros (4)
──────
* * *
Au même moment.
Juste après avoir terminé ma conversation avec le prince.
Même une fois la lumière de l’appareil de communication éteinte, je continuai à fixer la boule de cristal un moment.
‘J’ai du pain sur la planche.’
Dès que le prince m’avait proposé un poste de professeur, j’avais accepté sans hésiter.
Pour le prestige et le pouvoir ?
Bien sûr, ça avait aussi compté.
Mais ce qui m’avait surtout tenté, c’était le titre de professeur.
Professeur.
Quel doux mot.
Dans ma vie antérieure, j’avais rêvé d’en devenir un.
Ce n’était pas comme si j’avais nourri de grandes ambitions.
Après avoir travaillé dans un hôpital universitaire, il était difficile pour un chirurgien de s’installer à son compte. Alors, j’étais simplement resté à la fac.
Sans m’en rendre compte, j’avais obtenu deux spécialisations et suivi une formation avancée en chirurgie traumatologique.
Après avoir tant étudié, je trouvais dommage de ne pas décrocher le titre de professeur, alors j’avais tenté d’obtenir un poste.
‘Mort par surmenage. Mort par surmenage avant quarante ans.’
J’avais dû trop tirer sur la corde.
Je m’étais écroulé alors que mon objectif était presque à portée de main.
Bien sûr, ce regret remontait à près de vingt ans.
Dans cette vie, je ne tenais pas particulièrement à ce titre.
Mais quand même.
« Et qu’est-ce que je dois faire pour me former, alors ? »
« Comment ça ? »
« Pour devenir professeur, je ne devrais pas d’abord me former auprès d’un autre professeur ? »
« Je me demandais ce que vous vouliez dire. Vous serez le premier professeur de cette filière, seigneur Julian. Auprès de qui comptez-vous vous former ? »
En entendant le prince me répondre, j’avais accepté le poste de professeur comme si j’étais possédé.
Un poste de professeur !
Et je pouvais l’obtenir tout de suite, sans études supérieures ni internat !
Quiconque avait fait des études supérieures comprendrait mon choix.
Je pouvais éviter toutes ces souffrances et profiter directement des avantages.
Même en sachant que c’était un cadeau empoisonné, beaucoup l’auraient accepté.
J’étais de ceux-là.
Bien sûr, j’avais aussi d’autres raisons en tête.
‘Même si je refuse, ils finiront par me mettre en laisse.’
Un grand classique des histoires de malentendus.
On a beau se démener pour s’en sortir, on finit quand même en laisse.
Alors, puisque j’allais être entraîné là-dedans quoi qu’il arrive, je m’étais dit que j’aurais meilleure allure et qu’on me traiterait mieux si j’y allais de mon plein gré.
Les volontaires étaient toujours mieux traités que les conscrits.
Il y avait tout de même un détail qui me préoccupait.
‘Défense contre la magie noire…’
Ce nom m’inquiétait sérieusement.
J’aurais préféré quelque chose comme « Lutte contre la magie noire ».
On aurait dit le genre de cours dont le professeur serait remplacé avant la fin de la première année, à la suite d’un regrettable incident.
J’en avais parlé prudemment au prince.
Mais il ne semblait pas disposé à changer le nom.
‘Qu’est-ce que j’y peux ? Je n’ai qu’à bien me préparer.’
Le prince m’avait promis qu’il mobiliserait toutes les ressources à sa disposition pour me protéger, ainsi que mes proches.
Mais on n’était jamais trop prudent.
‘D’abord… je devrais voir Maître demain et en discuter avec lui.’
Je devais justement retrouver mon maître le lendemain.
Il semblait que nous ayons plusieurs sujets à aborder à ce propos.
La sagesse de quelqu’un qui avait gardé ses secrets pendant mille ans me serait utile à bien des égards.
J’ouvris le carnet posé sur mon bureau.
Je pris mon stylo-plume et commençai à noter les sujets dont je voulais parler à Maître le lendemain.
J’en étais là quand…
Toc, toc.
Ma main s’immobilisa au bruit des coups frappés à la porte.
Je reposai mon stylo-plume et tournai les yeux vers l’entrée.
« Qui est là ? Eri ? »
C’était la personne la plus susceptible de venir à cette heure-ci.
Parfois, elle passait me demander de lui préparer un en-cas pour la nuit.
« … »
Mais le silence derrière la porte m’apprit que ce n’était pas Eri.
Une voix fluette se fit alors entendre de l’autre côté.
« …Grand frère. Je n’arrive pas à dormir. On pourrait parler un peu ? »
J’ouvris la porte.
Freya se tenait dans la pénombre du couloir.
Elle portait un pyjama et des pantoufles, sans chaussettes.
Ses cheveux étaient en bataille, comme si elle s’était longtemps retournée dans son lit avant de ne plus le supporter.
« M-merci. »
En parlant, elle balaya rapidement du regard l’espace derrière moi.
Elle serrait le bas de son pyjama si fort que ses doigts en étaient tout blancs.
En la voyant, je sentis un soupir me monter à la gorge.
‘Réaction aiguë au stress.’
Elle ne m’en avait rien dit, mais je l’avais déjà remarqué dans son comportement quotidien.
Depuis son retour à la maison, la veille.
Elle était constamment tendue, comme si elle était encore prisonnière de cet endroit.
Elle présentait de légers symptômes dépressifs. Le moindre bruit la faisait sursauter.
Et maintenant, elle avait aussi des troubles du sommeil.
C’était une réaction aiguë au stress tout à fait typique.
On pouvait la comparer à un état de stress post-traumatique.
Je connaissais peu la psychiatrie, mais c’était le seul trouble psychiatrique que je pouvais diagnostiquer presque aussi bien qu’un professeur de psychiatrie.
C’était fréquent chez les patients de chirurgie traumatologique et leurs proches.
J’avais dû demander bien trop souvent des consultations en psychiatrie.
Cela dit, Freya ne souffrait pas encore de stress post-traumatique. Elle en était à deux stades de là.
À un stade où le repos pouvait l’aider à se rétablir.
Si cela durait, la réaction aiguë au stress pouvait évoluer en trouble de stress aigu.
Et si elle persistait plus d’un mois, on parlerait alors de stress post-traumatique.
Je n’avais évidemment pas l’intention de laisser ma petite sœur en arriver là.
« Tu n’arrives pas à dormir ? »
« Non… »
« Entre. »
J’avais vu beaucoup de patients dans cet état.
Je savais aussi comment éviter que leur état n’évolue vers un stress post-traumatique.
Je devais peut-être m’estimer heureux de le savoir. Avec un peu de premiers secours psychologiques, les patients dans cet état pouvaient se rétablir rapidement.
‘Heureusement, Freya est venue me voir la première.’
Je n’avais donc plus qu’à l’aider à ne pas aller plus mal.
D’abord, leur corps restait prisonnier de l’endroit où le traumatisme s’était produit.
Je baissai donc la voix et ralentis mes gestes autant que possible.
Les bruits forts, les mouvements brusques, les contacts inattendus.
De tels stimuli soudains pouvaient déclencher un état d’hypervigilance chez ces patients.
Par-dessus tout, il importait de laisser à leur cerveau le temps de comprendre que cet endroit était sûr.
Freya franchit le seuil.
Elle entra dans ma chambre avec prudence et ne s’adossa pas, même une fois assise.
C’était un autre symptôme typique.
Je l’installai sur la chaise la plus proche de la porte.
« Il fait un peu chaud ici. »
Je ne refermai pas la porte.
Ces petites attentions la rassuraient : elle pouvait quitter les lieux quand elle le voulait.
« Tu veux du thé ? »
« …Oui, s’il te plaît. »
Encore une fois, pas de stimuli brusques.
Même les gestes ordinaires devaient être accomplis avec l’accord du patient.
Cela l’aidait à s’habituer à cet endroit.
‘Pour le thé…’
Une infusion de camomille avec du miel de tilleul ferait l’affaire.
Cela l’aiderait beaucoup à calmer son système nerveux sympathique, trop sollicité.
Ce n’était pas un remède miracle, mais c’était toujours mieux que rien.
Je me levai et fis infuser des fleurs dans deux tasses.
« C’est chaud, alors bois doucement. »
Je déposai une tasse dans les mains de Freya.
Elle la saisit de ses doigts tremblants.
Je patientai en silence, attendant qu’elle parle.
Je ne lui demandai même pas : « Qu’est-ce qui s’est passé ? »
Même cette question pouvait être dangereuse pour un patient.
Elle pouvait le replonger involontairement dans le passé.
Il fallait simplement attendre qu’il en parle de lui-même.
J’attendis que la respiration de Freya devienne plus profonde.
Finalement, elle prit la parole d’elle-même.
« …Quand je ferme les yeux, je retourne là-bas. »
« … »
« Je revois mes amis… ceux qui m’ont fait confiance et qui m’ont suivie… se faire maltraiter par ces gens. »
Un flash-back typique.
C’était une réaction naturelle.
Les héros ordinaires pouvaient vivre une expérience terrible et s’en remettre sans difficulté.
Moi aussi, j’avais réussi à passer rapidement à autre chose après l’attaque de ma clinique.
Mais ce n’était pas normal.
La réaction de Freya était bien plus normale.
Elle avait été enlevée à dix-sept ans.
Peu de filles auraient pu garder leur calme après une telle expérience.
Surtout pas une fille comme elle, qui n’avait pas connu les épreuves depuis l’enfance, contrairement à Eri.
Dans ces moments-là, trois choses étaient essentielles.
Ces quelques gestes simples, au début, pouvaient influer sur le reste d’une vie.
« …Grand frère. »
« Oui. »
« Est-ce que tout le monde s’est inquiété à cause de moi ? Je n’arrête pas de penser que j’ai inquiété tout le monde, toi, Mère et Père, parce que je suis partie chercher mes amis. »
« Ça veut juste dire qu’on t’aime beaucoup. Tout le monde va bien. Alors, si ça devient trop difficile, tu peux en parler à Mère et à Père. Et si c’est trop dur, parle-m’en à moi. »
D’abord, il fallait leur faire comprendre que des personnes qui les aimaient et en qui ils pouvaient avoir confiance se trouvaient près d’eux.
Le simple fait de leur offrir davantage de possibilités leur permettait de reprendre le contrôle, ce qui les rassurait.
« Mais si ces gens reviennent… ? »
« Je te l’ai dit, ils ne te menaceront plus jamais. Père l’a dit aussi. Et je te le garantis. »
Ensuite, il fallait leur rappeler sans cesse qu’ils étaient en sécurité ici.
« Mais Kal a été blessé. C’est moi qui ai dit qu’on devait sortir de la prison… Si on était simplement restés sans bouger, toi et Eri seriez venus nous sauver tôt ou tard. »
« Freya. »
Et enfin, le plus important.
« Si tu n’avais pas agi ce jour-là, on aurait dû fouiller chaque recoin de leur repaire pour te retrouver. Et si tu ne t’étais pas défendue, tes amis auraient été encore plus en danger. »
« … »
« Ce n’était pas ta faute. C’est toi qui as sauvé tes amis. »
Il fallait répéter encore et encore que ce n’était pas de leur faute.
C’était le plus important.
Dans le stress post-traumatique, la culpabilité était ce qui détruisait le plus profondément les gens.
Alors, je dis à Freya :
« Tu le savais, Freya ? J’ai un jour rêvé de devenir un héros. »
« … »
Même si j’avais choisi la médecine, il m’arrivait d’admirer les ambulanciers et les pompiers.
Pour une seule raison.
« Les médecins, enfin, les guérisseurs, ne peuvent agir qu’une fois que quelqu’un a été blessé. Quand un médecin intervient, l’issue est déjà décidée. Tout ce que je peux faire, c’est empêcher les choses de tourner au pire. »
Freya retint son souffle en m’écoutant.
« Mais ce monde a besoin de gens qui agissent avant que quelqu’un soit blessé, avant que la situation ne tourne au pire. »
C’était pour ça que j’avais admiré les ambulanciers et les pompiers.
Ils sauvaient les gens avant qu’ils ne soient blessés, ou avant que la situation ne devienne irréversible.
Pour sauver des vies, je pensais que leur contribution était encore plus grande que la mienne.
Bien sûr.
C’était peut-être facile à dire, puisque je n’avais jamais fait leur métier.
Mais ce que je voulais dire, c’était que les médecins n’étaient pas les seuls à contribuer à sauver une vie.
« Si tu n’avais pas été là, même si j’étais arrivé, il aurait peut-être déjà été trop tard. Pour toi comme pour les autres élèves. Vous avez tous fait votre part pour vous protéger les uns les autres, et c’est ce qui nous a permis d’obtenir le meilleur résultat possible. Moi, je n’ai fait que suivre le mouvement. »
« … »
« Freya. Je suis vraiment fier de toi. Ton courage a sauvé tes amis. »
Je me souvenais parfaitement de Freya faisant face aux deux vauriens à mon arrivée.
Elle n’avait pas utilisé sa magie arcanique.
Mais elle avait bel et bien protégé les élèves présents.
C’était pourquoi, à mes yeux, Freya, et non moi, avait été la véritable héroïne de cette affaire.
« Tu as été formidable, Freya. »
Je la regardai en silence pendant un moment.
Ses épaules tremblaient.
D’abord légèrement, puis de plus en plus fort.
Enfin, son corps trembla si violemment qu’elle ne parvint plus à tenir la tasse qu’elle serrait entre ses deux mains.
Je la lui pris rapidement et la posai sur la table.
« …Snif. »
Freya se couvrit le visage de ses deux mains.
Sans rien dire, j’attendis que ses épaules cessent de trembler.
* * *
Freya ne regagna sa chambre que bien plus tard, alors que la nuit était déjà avancée.
« Merci, grand frère. »
Avant de partir, Freya se retourna pour me dire ces mots.
Julian lui fit signe en guise d’au revoir.
Laissant Julian derrière elle, Freya s’engagea dans le couloir.
Elle s’arrêta devant sa chambre.
Une faible lueur filtrait sous la porte.
La lumière était restée allumée.
Quand elle ouvrit la porte, une scène familière l’accueillit.
« Oh, mademoiselle. »
Erika était assise près du lit de Freya, avec des couvertures étalées autour d’elle.
Elle avait apporté de la literie de l’annexe et s’était installée sur la moitié du lit de Freya.
Erika avait apporté tout cela pour Freya, qui n’avait pas réussi à dormir la nuit précédente après avoir vécu une épreuve aussi terrible.
« Entrez, mademoiselle. »
Jouant les vieux messieurs malicieux, Erika souleva la couverture.
C’était sa manière bien à elle de témoigner son affection, sur le ton de la plaisanterie.
Freya eut un petit rire et s’assit sur le lit, face à Erika.
Erika prit la parole.
« Alors, comment ça s’est passé ? C’était bien de parler avec le professeur, non ? »
Freya acquiesça.
Puis elle serra la couverture contre elle et resta un moment sans rien dire.
Erika ne la pressa pas.
La couverture qu’elle avait apportée leur recouvrait les épaules à toutes les deux.
Dans cette chaleur, Freya prit la parole.
« …Grande sœur. »
« Oui ? »
« En plus de devenir magistrate, j’ai maintenant un autre rêve. »
Erika haussa légèrement les sourcils.
« Comme ça, d’un coup ? »
Freya baissa les yeux vers ses mains posées sur ses genoux.
Les paroles de Julian résonnèrent dans son esprit.
« Les médecins ne peuvent agir qu’une fois que quelqu’un a été blessé. »
« Mais ce monde a besoin de gens qui agissent avant que quelqu’un soit blessé, avant que la situation ne tourne au pire. »
« Les magistrats… agissent après qu’un incident s’est produit. »
Freya reprit :
« Ils n’interviennent qu’une fois qu’il y a déjà une victime. Tant qu’un crime ne s’éternise pas au point de devenir une affaire non résolue, ils ignorent même qu’il a eu lieu. À ce stade, il s’agit davantage de punir le criminel que de protéger quelqu’un. »
Bien sûr, cela ne voulait pas dire que c’était mal.
C’était simplement différent de ce que Freya voulait.
« Je… veux agir avant ça. »
« Comment ? »
« Je veux intervenir avant qu’il ne soit trop tard. Je veux être quelqu’un qui agit sans attendre et protège les gens sur le moment. »
Le sourire d’Erika s’élargit.
« Alors, quel métier veux-tu faire ? »
Freya la regarda droit dans les yeux.
« Je veux devenir une héroïne comme toi, grande sœur. »
Des héros.
Des justiciers qui ne se contentaient pas de combattre les bêtes magiques au-delà des remparts : ils sauvaient aussi les gens des démoniens maléfiques et déjouaient les complots des mages noirs.
« Mes raisons sont différentes des tiennes, mais… moi aussi, je veux devenir une héroïne. Et si je n’y arrive pas, alors au moins une chevalière… »
Les yeux d’Erika s’écarquillèrent.
Un instant passa.
Puis les lèvres d’Erika s’étirèrent lentement en un sourire.
Elle rejeta la couverture et se leva.
« Qu’est-ce que tu racontes ? Cette fois, tu as largement prouvé que tu avais l’étoffe d’une héroïne. »
« Hein ? »
« Tu as été la première à trouver les indices que tous les adultes avaient manqués, et tu as sauvé tes amis. Avant même que le professeur et moi arrivions. Si tu n’as pas l’étoffe d’une héroïne, alors qui l’a ? »
Erika prit délicatement les mains de Freya entre les siennes.
« Je me sentirais rassurée de savoir qu’une petite sœur aussi fiable veille sur mes arrières. »
Cette fois, ce furent les yeux de Freya qui s’écarquillèrent.
« Grande sœur ? »
« Si on veut faire ça, il faut commencer par prendre soin de ta santé, comme je le fais. »
Erika ramassa la couverture qu’elle avait repoussée et en recouvrit Freya.
« D’abord, on dort. À partir de demain, tu te lèveras tôt avec moi et on s’entraînera ensemble. Il faudra aussi bien manger. »
« Grande sœur… »
« Dors, mademoiselle. »
D’une main douce mais ferme, Erika allongea Freya sur le lit.
Freya ne résista pas.
Erika s’allongea à côté d’elle.
Freya ferma brièvement les yeux, puis s’adressa de nouveau à Erika.
« …Grande sœur. »
« Oui ? »
« Comment peux-tu avoir autant confiance en toi ? »
« Je suis un génie reconnu par le professeur. Je n’ai aucune raison de douter de moi. »
« Grande sœur. »
« Hum ? »
« Qu’est-ce que tu as fait, la première fois que tu as vécu quelque chose comme ce qui m’est arrivé ? »
« Hum… J’ai probablement… mangé et dormi, c’est tout… »
« Grande sœur. »
« …Zzz… »
« … »
En écoutant la respiration légère d’Erika, Freya se tut à son tour.
Comment sa grande sœur, venue parce qu’elle s’inquiétait pour elle, avait-elle pu s’endormir la première ?
Pourtant, la simple chaleur de sa présence à côté d’elle lui procura un soulagement indescriptible.
Lovée contre cette chaleur, Freya se détendit peu à peu.
Bientôt, il ne resta dans la chambre que la respiration paisible des deux jeunes filles.
Cette nuit-là, Freya sombra dans un profond sommeil.
Ce fut une nuit paisible, sans cauchemars.
Note de l’auteur
Ce chapitre contient une légère dramatisation.
Les symptômes diffèrent selon les groupes de patients, et le diagnostic comme le traitement varient en fonction de la situation.
Si vous ou un proche traversez une période difficile ou avez besoin d’aide, n’hésitez pas à consulter un professionnel.
Notes de bas de page :
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