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Traducteur/éditeur : Haruto
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◈ Le médecin de dark fantasy pris pour un saint ◈
Chapitre 51 : Entrée dans la haute société (4)
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* * *
Après avoir décidé de sortir l’un des Trois Trésors sacrés, les jours qui suivirent n’eurent rien de différent des autres.
En semaine, je recevais des patients à la clinique, transfusais Eri de temps à autre, assistais parfois aux leçons de mon maître et préparais discrètement le dîner presque tous les soirs.
Des journées répétitives, mais gratifiantes.
Et ainsi, l’hiver passa.
Quand de plus en plus de patients se mirent à affluer à la clinique après s’être ouvert le crâne en recevant des stalactites de glace sur la tête, je sentis enfin que le printemps était arrivé.
Mon anniversaire était également passé entre-temps.
Seize ans.
L’âge dont Père m’avait parlé.
« À seize ans, soit tu aides tes parents dans leur travail, soit tu te fais un nom en combattant au-delà du mur. »
À l’époque, j’avais choisi d’aider Père dans son travail, et il m’avait promis de faire appel à moi dès qu’il serait certain que je ne courrais aucun danger.
Mon premier jour de travail fut fixé un matin, alors que tombait la première pluie printanière.
Ce matin-là, Freya bâilla à côté de moi, encore à moitié endormie.
Elle porta à sa bouche un morceau de pain sans beurre.
Depuis quelque temps, elle mangeait son pain sans beurre parce qu’elle essayait de perdre du poids.
Ça devait être infect.
« Julian. »
Assis en face de moi, Père prit la parole tout en beurrant son pain.
« Oui, Père. »
« Une affaire s’est présentée aujourd’hui. Je vais t’y emmener. »
Sa main ne cessait d’étaler du beurre sur le pain.
« De quelle affaire s’agit-il ? »
« Entre l’hiver dernier et ce printemps, cinq nouveau-nés issus de familles nobles sont morts. Les cas concernent les familles de deux comtes et de trois vicomtes. »
Freya cessa de mâcher.
Quand je tournai la tête vers elle, elle fixait Père, tout à fait réveillée.
Père mordit dans son pain beurré, avala une gorgée de café, puis poursuivit.
« D’après les témoignages des parents, les enfants décédés avaient un point commun. Au début, ils pleuraient sans pouvoir être consolés. Puis ils se sont mis à vomir, leur corps entier est devenu flasque et ils ont commencé à trembler. »
« Ce ne pourrait pas être une simple maladie ? »
« Cinq enfants présentant les mêmes symptômes, ce serait trop étrange. Mais surtout, les cinq familles appartiennent actuellement à la faction du prince Auguste. »
Ah. Rien qu’en entendant ça, je flairai une histoire louche.
Un enfant noble qui mourait à cette époque ?
Ça pouvait arriver.
Cinq enfants qui mouraient les uns après les autres, à peu près au même moment ?
Ça pouvait arriver, quoique rarement, en cas d’épidémie.
Mais qu’ils appartiennent tous à des nobles de la même faction ne pouvait pas être une coïncidence.
Dans une affaire pareille, il était raisonnable de soupçonner qu’une faction rivale avait lancé une malédiction.
Maintenant que j’y pensais, cette affaire semblait prendre une ampleur considérable.
Était-ce vraiment sans danger ?
Et si nous creusions trop loin et nous mettions en péril ?
« On n’a pas encore établi qu’il s’agit d’une malédiction. Mais la cour n’entend que ce qu’elle veut entendre. Sans doute parce qu’elle a déjà en tête une lutte entre factions. Voilà pourquoi on m’a choisi pour mener l’enquête. »
« Vous n’appartenez à aucune faction, Père ? »
« Non. »
Père termina tranquillement son petit-déjeuner en buvant le reste de son café.
« Un inspecteur sera également envoyé. Comme cette affaire concerne une faction impériale, ils ne comptent pas laisser un magistrat agir seul. »
Un inspecteur.
À ces mots, je me sentis soulagé.
Un inspecteur était un fonctionnaire chargé de débusquer la corruption des nobles.
Il lui incombait également d’empêcher la course au trône de s’envenimer.
Autrement dit, l’envoi d’un inspecteur revenait presque à un avertissement de l’empereur : ne dépassez pas les bornes.
« Dès qu’on a décidé d’envoyer un inspecteur, j’ai su que cette affaire ne présentait pas de danger. Alors, à partir d’aujourd’hui, tu m’accompagneras au travail. »
« Très bien, Père. Je vais préparer les médicaments. »
Je me levai et gagnai ma chambre pour préparer ma trousse médicale.
Solutés de perfusion, nécessaire d’urgence pour les traumatismes, héparine, solution de cocaïne diluée…
J’emportai aussi tous les médicaments qui me semblaient susceptibles de servir.
Une fois que j’eus tout rassemblé et quitté le bureau, je tombai sur Eri au bout du couloir.
« Professeur, soyez prudent. »
En temps normal, je l’aurais peut-être emmenée avec moi.
Mais je ne pouvais pas oublier le but de cette visite.
J’accompagnais Père en tant que son fils.
L’emmener dans ces circonstances risquait d’attirer bien trop d’ennuis.
« Je reviens, Eri. »
Je repoussai une fois les cheveux roux d’Eri, puis descendis.
Père se tenait déjà dans le hall d’entrée, son manteau sur le dos.
Quand le majordome ouvrit la porte, une voiture nous attendait dehors.
Mais à la place du majordome en chef, qui se tenait habituellement à côté, quelqu’un d’autre était là.
*Cette personne, c’est…*
L’assistant de Père.
Il s’appelait Heinz.
Je l’avais aperçu quelques fois lorsqu’il était venu voir Père pour le travail.
Heinz, qui attendait près de la voiture, avait le teint loin d’être bon.
« Magistrat Hendel. »
Heinz s’inclina et lui tendit une enveloppe scellée contenant des documents.
« Un rapport urgent est arrivé à l’aube. »
« Que s’est-il passé ? »
« Le sixième. »
La main de Père s’immobilisa un instant lorsqu’il sortit les documents de l’enveloppe.
Mais il n’en laissa rien paraître. Il déplia les feuilles et en parcourut le contenu.
Il lui fallut moins de dix secondes pour les lire en diagonale.
« Les symptômes sont… les mêmes. Cette famille appartient-elle aussi à la même faction ? »
« Oui. La Maison Bellheim, une famille comtale de la faction de Son Altesse le prince Auguste. »
« Quand est-ce arrivé ? »
« Il y a une heure. »
« Alors, le bébé est-il vivant ? »
« … Pour l’instant, oui. »
Père replia le document et le glissa dans la poche intérieure de son manteau.
Puis il tourna la tête vers moi, par-dessus son épaule.
« Tu as entendu, Julian. »
Je hochai la tête sans hésiter.
« Si nous nous dépêchons, nous pouvons sauver le bébé. »
« Très bien. Partons sans tarder. »
* * *
Le domaine de la Maison Bellheim se trouvait à un peu plus de dix minutes en voiture de chez nous.
Tandis que les arbres qui bordaient la route de la Colline du Sanctuaire défilaient à toute vitesse, je posai ma trousse médicale sur mes genoux et vérifiai une nouvelle fois les médicaments.
*Si je rassemble les symptômes du bébé…*
Après plusieurs minutes à me préparer dans la voiture, nous nous arrêtâmes.
Le portail s’ouvrit sur un jardin resplendissant de verdure nouvelle.
C’était un jardin admirablement entretenu, chose rare à l’intérieur des murs.
Même si nous avions de l’argent, notre maison n’avait pas de jardin pareil : personne ne se passionnait particulièrement pour le jardinage…
Ah, mais qu’est-ce que je pensais dans un moment pareil ?
Je détournai les yeux du jardin et regardai vers l’entrée.
Des gens s’étaient rassemblés devant.
Deux domestiques, une femme de chambre et un prêtre guérisseur vêtu de noir.
Aucun d’eux n’avait l’air en forme.
Père descendit le premier.
Quand il leur montra son sceau de magistrat, les domestiques s’écartèrent.
« Où est l’enfant ? »
« Au deuxième étage, magistrat. La dame le tient dans ses bras. »
« Conduisez-nous. »
« Mais cet enfant… »
Tous les adultes tournèrent les yeux vers moi.
Père coupa court à leurs regards perplexes d’une simple phrase.
« C’est un excellent guérisseur. Nous n’avons pas le temps d’expliquer, alors conduisez-nous. »
« Bien, monseigneur. »
Père gravit les marches à grandes enjambées, derrière le domestique.
Je le suivis.
Au bout du couloir du deuxième étage, des pleurs s’échappaient d’une porte ouverte.
Ces sanglots étaient bien trop mûrs pour appartenir à un enfant.
C’étaient les pleurs de mères qui avaient perdu leur bébé, ceux que j’entendais souvent à la clinique de la Fosse des Limbes.
En entrant dans la pièce d’où provenaient les sanglots, je vis une dame assise sur le lit.
Une femme qui ne devait pas avoir plus de vingt ans sanglotait.
Un bébé inerte reposait dans ses bras.
J’examinai rapidement son état.
*Pas une crise tonico-clonique. Mais pas une crise d’absence non plus.*
Dans mon esprit, j’éliminai rapidement les maladies susceptibles de provoquer des convulsions.
L’enfant présentait des épisodes toniques intermittents et répétés.
Son corps entier se raidissait comme une planche, se relâchait quelques secondes, puis se raidissait de nouveau. Le mécanisme sous-jacent différait de celui d’une crise convulsive.
*Nystagmus horizontal confirmé.*
Les yeux du bébé étaient mi-clos, et ses globes oculaires tremblaient légèrement d’un côté à l’autre.
Cela indiquait un problème au niveau du cervelet ou du tronc cérébral.
Épisodes toniques intermittents, nystagmus horizontal, pupilles dilatées, hypertonie.
Les diagnostics différentiels défilèrent dans mon esprit.
Une hypocalcémie ?
C’était fréquent chez les nouveau-nés, mais le nystagmus ne serait pas aussi prononcé.
Une hémorragie intracrânienne ?
Possible si l’accouchement avait été difficile, mais à deux mois, les chances étaient bien trop faibles.
Un trouble métabolique congénital ?
J’aurais pu le soupçonner s’il s’était agi d’un cas isolé.
Mais à moins que les six familles soient toutes issues de la maison royale des Habsbourg, il était impossible qu’elles soient frappées simultanément par la même maladie génétique.
Il ne restait donc que…
*Une cause exogène.*
Et une substance susceptible de provoquer naturellement ces symptômes me vint aussitôt à l’esprit.
*Si c’est bien ça…*
J’étais venu ici pour soigner l’enfant, c’était évident.
Et pourtant, j’avais aussi fini par déduire qui était responsable.
Si je le voulais, je pouvais faire une démonstration de mes talents de détective, là, tout de suite.
Mais l’urgence était de sauver l’enfant.
*D’abord, faire cesser les convulsions.*
Tant que les convulsions se poursuivaient, le corps consommait une quantité d’oxygène énorme en comparaison de la normale.
La respiration ne pouvait donc pas suivre le rythme de cette consommation. Si cela continuait, le cerveau manquerait d’oxygène.
Et inutile d’expliquer ce qui arrivait à un cerveau privé d’oxygène.
Je détournai les yeux de l’enfant et regardai la dame qui le tenait dans ses bras.
« Laissez-moi examiner l’enfant, s’il vous plaît. »
La dame releva la tête.
Ses yeux injectés de sang se tournèrent vers moi.
L’homme qui se tenait derrière elle — probablement le comte Bellheim — s’interposa.
Il s’adressa à Père plutôt qu’à moi, le regard noir.
« Qui est cet enfant, magistrat ? »
« Mon fils. C’est aussi un guérisseur. »
« Un guérisseur ? À son âge ? »
Un regard plein de méfiance se posa sur mon visage.
Je n’y réagis pas.
À proprement parler, je n’étais pas guérisseur, mais je n’avais rien à gagner à le révéler dans cette situation.
Le regard du comte se fit un peu plus perçant quand je ne répondis pas.
« Trois prêtres guérisseurs ont déjà accompli des rituels de levée de malédiction, et aucun n’a fonctionné. »
« Parce que ce n’était pas une malédiction. »
Ma réponse plongea la pièce dans le silence.
Le comte plissa les yeux, mais je m’en moquais.
« Comment pouvez-vous être aussi certain qu’il ne s’agit pas d’une malédiction ? »
« Permettez-moi de vous poser la question inverse. Quelle malédiction provoque de tels symptômes chez un bébé ? »
« … Je ne connais pas grand-chose à la magie noire. »
« Il n’y a guère de chose plus irresponsable que d’invoquer “une malédiction” comme explication à tout ce qu’on ne comprend pas. Un chasseur pourrait-il tirer à l’arc dans un brouillard si épais qu’il ne voit pas sa cible, en espérant attraper sa proie ? »
Le comte me dévisagea comme s’il voulait me transpercer du regard.
« Et vous, pouvez-vous voir au-delà de ce brouillard ? »
« Je ne suis qu’un homme, alors non. Mais établir un diagnostic revient, en fin de compte, à décocher sans cesse des flèches vers la cible la plus probable. Je sais plus ou moins où se trouve celle qu’on a le plus de chances d’atteindre. »
Le comte se tut.
Après un bref silence, il reprit la parole.
« … Je vous en prie, sauvez mon premier enfant. »
Le comte s’écarta.
À cet instant, le corps de l’enfant se raidit de nouveau.
Son petit dos se cambra comme un arc dans les bras de la dame.
Je n’attendis pas davantage.
« Madame, vous devez poser l’enfant. »
Les doigts de la dame agrippaient fermement le maillot du bébé.
C’était une scène que je voyais souvent aux urgences pédiatriques et à la Fosse des Limbes.
Ce n’était pas qu’elles ne faisaient pas confiance au médecin.
Elles craignaient que la chaleur qu’elles sentaient contre elles soit la dernière qu’elles puissent jamais ressentir.
Je savais quoi dire aux mères comme elle.
« Ne vous inquiétez pas. Ce n’est pas une maladie grave. »
Le regard de la dame vacilla.
Bien sûr, je savais que mes paroles semblaient contradictoires.
Si ce n’était pas grave, comment se faisait-il que les autres bébés présentant des symptômes similaires soient morts ?
Mais le simple fait de voir un médecin agir avec autant de calme pouvait énormément soulager les patients.
Et cette fois ne fit pas exception.
Après avoir hésité un instant, la dame me tendit le bébé.
Je le pris et l’allongeai sur le lit.
À douze ans, le porter tout seul avait été difficile.
Maintenant que j’en avais seize, je n’avais aucun mal à le faire.
Grâce à ça, je pouvais accomplir un geste de plus.
*À en juger par son poids… environ deux mois. À peu près quatre kilos.*
Avant le traitement, je vérifiai une nouvelle fois le rythme des convulsions.
Dix secondes de phase tonique, cinq secondes de relâchement. Le nystagmus persistait. Peau pâle, mais pas encore de cyanose.
Pas de traumatisme crânien. La respiration tenait encore bon.
*J’ai le temps.*
J’ouvris aussitôt ma trousse médicale et en sortis un flacon.
Il contenait des cristaux transparents.
C’était un anticonvulsivant que j’avais fabriqué par accident, autrefois, en essayant de créer un anesthésique.
Quand j’ouvris le bouchon, son odeur âcre caractéristique me piqua le nez.
*Comme prévu. Heureusement que je l’ai emporté en apprenant qu’il avait des convulsions.*
Je sortis de ma trousse un flacon d’eau distillée, une seringue et un fin tuyau en caoutchouc.
Je prélevai quelques cristaux avec l’embout de la seringue et les dissolus dans l’eau distillée.
Les cristaux transparents se fondirent lentement dans l’eau.
« Que faites-vous, Julian ? »
Je ne répondis pas à la question de Père.
Je vérifiai plutôt à vue d’œil la concentration de la solution.
Quatre kilos.
En tenant compte de l’absorption rectale, je calculai la dose adéquate.
… Mon calcul était juste, hein ?
Tss. La pédiatrie n’était pas ma spécialité, j’étais donc loin d’être à l’aise.
Mais personne ici ne pouvait vérifier si j’avais raison.
Au bout du compte, je m’en remis aux pouvoirs du genre des malentendus, remplis la seringue de solution et y raccordai le tuyau en caoutchouc.
Puis je soulevai le bas du corps de l’enfant.
« Attendez, qu’est-ce que vous… »
Le comte fit un pas vers moi.
Avant qu’il puisse m’arrêter, j’enduisis l’extrémité du tuyau de lubrifiant et l’insérai délicatement dans l’anus du bébé.
La pièce se figea.
Tous les regards s’écarquillèrent, sauf le mien.
Au milieu de ces regards, j’appuyai sur le piston de la seringue.
« Dans cinq minutes, le bébé ira bien. »
Je parlai en désignant l’horloge au mur.
Pendant ce temps, je me mis à chercher la veine de l’enfant.
Les veines d’un bébé étaient déjà minuscules et peu visibles.
Avec les convulsions en plus, ce n’était pas une tâche facile.
Mais il y avait à la Fosse des Limbes des bébés dans un état bien pire, alors ce n’était pas si difficile non plus.
Après avoir posé une voie veineuse et administré une perfusion en cinq minutes, je posai le dos de ma main sur le front du bébé.
C’était aussi pour vérifier sa température.
Puis cela arriva.
Les cinq doigts, qui étaient encore crispés et blancs quelques instants plus tôt, s’ouvrirent lentement et agrippèrent mon doigt.
Au même moment, la respiration du bébé se rétablit peu à peu.
Les convulsions avaient cessé.
« Les convulsions… ! »
« Mon Dieu… »
Ce ne fut qu’après avoir palpé le corps du bébé pour vérifier ses autres réflexes que je me tournai vers le comte et la comtesse.
« Notre bébé est hors de danger. Ah, je suis un peu en retard pour vous le demander, mais comment s’appelle-t-il ? »
Je me tournai vers le comte et la comtesse avec un sourire.
Ils se figèrent.
Puis le comte répondit, la voix légèrement tremblante.
« … Tina. Tina Bellheim. »
« Tina. C’est un très joli prénom. »
Derrière le comte et la comtesse, Père hocha la tête d’un air fier.
Note de l’auteur
Cette fois, j’ai présenté un cas plutôt inhabituel.
Je pensais qu’il serait probablement difficile de deviner le médicament et la maladie… mais la plupart d’entre vous ont tout de suite trouvé.
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