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Traducteur/éditeur : Haruto
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◈ Le médecin de fantasy sombre pris pour un saint ◈
Chapitre 42 : Pris pour Papa longues jambes (1)
──────
La nuit désespérée prit fin et le matin arriva.
Je baissai les yeux vers Freya, dont la respiration était régulière.
La peau de son front, sous le dos de ma main, avait une température normale.
La fièvre à quarante et un degrés qui nous avait tourmentés toute la nuit, le râle métallique de sa respiration et l’éruption rouge qui lui avait recouvert tout le corps…
Tout avait disparu, comme si cela n’avait été qu’un mensonge.
… Ça a marché.
J’avais réussi.
Peut-être était-ce grâce au talent pour la magie noire que mon maître avait tant vanté.
Peut-être était-ce la chance d’un protagoniste de roman à malentendus.
Quoi qu’il en soit, le sort avait fonctionné dès ma première tentative.
Grincement.
À cet instant, la porte s’ouvrit avec précaution.
Dans l’entrebâillement, j’aperçus la prêtresse qui était sortie préparer de l’eau bénite.
Elle avait l’air épuisée, sans doute après avoir prié toute la nuit.
Elle tenait une petite coupe en argent dans ses bras.
« Jeune maître, voici l’eau bénite… »
Les yeux de la prêtresse s’écarquillèrent tandis qu’elle parlait.
« Sa fièvre… est tombée ? »
« Oui. »
« Comment… ? »
« Chut. »
Avec un léger sourire, je posai mon index sur mes lèvres.
« Chaque mage a ses secrets. Comme les guérisseurs. »
« Seigneur… »
La prêtresse se couvrit la bouche de la main qui ne tenait pas la coupe.
La maladie démoniaque était guérie.
Elle ignorait comment cela s’était produit, mais le résultat était juste sous ses yeux.
C’était aussi incroyable qu’un miracle tiré des mythes.
« Alors, c’est vous qui avez fait ça, jeune maître ? »
Je ne répondis pas.
À la place, je pris la coupe d’eau bénite des mains de la prêtresse, qui restait là, hébétée.
« Vous avez fait du bon travail, ma sœur. »
Une eau limpide, doucement lumineuse, ondulait dans la coupe.
Je m’approchai de Freya avec l’eau bénite.
Le système immunitaire de Freya est affaibli pour l’instant.
À l’origine, l’eau bénite était une substance conçue pour repousser les malédictions, les fantômes et autres choses impures.
Elle n’avait donc presque aucun effet régénérant, contrairement à la magie de guérison.
Mais elle était imprégnée de pouvoir divin ; je pouvais donc espérer qu’elle ravive, ne serait-ce qu’un peu, ses forces vitales.
Elle avait encore une forte fièvre il y a quelques instants. Ce sera plus sûr pour protéger ses organes.
Je ne comprenais même pas le principe exact du sort que j’avais lancé.
Dans ces conditions, impossible de lancer de nouveau un sort de guérison de bas niveau sur Freya.
J’utilisai donc l’eau bénite à la place.
Contrairement au sort de guérison de bas niveau, aucun cas d’aggravation de maladie démoniaque causée par l’eau bénite n’avait été rapporté.
« Freya. Je sais que tu as sommeil, mais bois ça, puis rendors-toi. »
« Mmm… »
Je l’aidai doucement à boire l’eau bénite pour qu’elle ne s’étrangle pas.
Ce ne fut qu’après avoir vérifié que ses lèvres sèches s’étaient humidifiées que je relâchai enfin le souffle que je retenais.
« Ha… »
Après avoir repris mon souffle, j’appelai la prêtresse, qui restait plantée là comme un sac d’orge.
« Ma sœur. »
« O-Oui ! Jeune maître ! »
La prêtresse sursauta en répondant.
Était-ce parce qu’elle venait d’assister à un miracle ?
Ou parce qu’elle pensait devoir payer pour l’erreur de la veille ?
Elle me traitait avec crainte.
Si j’avais encore eu un peu d’énergie, j’aurais peut-être dissipé ce malentendu.
Mais je n’avais pas fermé l’œil de la nuit ; je n’avais pas la force de faire preuve d’autant de délicatesse.
« Freya a eu de la fièvre toute la nuit, elle a donc dû beaucoup transpirer. J’ai demandé aux servantes de préparer de l’eau chaude. Elles ne devraient pas tarder. »
Je lui tendis la coupe à moitié pleine d’eau bénite et poursuivis.
« Veuillez lui essuyer le corps avec de l’eau diluée avec de l’eau bénite. Si possible, aidez-la aussi à se changer. »
En temps normal, dans une clinique, c’était aux servantes de laver les patients.
Tout comme les médecins ne baignaient pas leurs patients à l’hôpital.
Ma demande aurait donc pu être une offense pour la prêtresse.
Comme les médecins dans la société moderne, les prêtres étaient des professionnels respectés, au-dessus des gens du peuple, mais en dessous des nobles.
Pourtant, la prêtresse répondit sans hésiter à ma demande.
« Bien compris ! »
Elle n’avait toujours pas digéré son erreur de la veille.
« Je prendrai bien soin de mademoiselle Freya. »
« Et si son état change de nouveau, appelez-moi immédiatement. »
« Je m’en souviendrai, jeune maître. »
La prêtresse hocha plusieurs fois la tête.
À cet instant, j’entendis dans le couloir les pas pressés des servantes qui approchaient.
« Je vous la confie, alors. »
Je m’inclinai légèrement avant de quitter la chambre.
Dans le couloir, je croisai plusieurs servantes chargées d’eau fumante et de serviettes d’un blanc immaculé.
« Jeune maître… ? »
Elles s’arrêtèrent toutes en même temps et s’inclinèrent.
Mais leurs regards, quand elles me saluèrent, étaient étranges, différents de d’habitude.
Elles ne cessaient de jeter des coups d’œil à mon visage, puis tressaillaient dès que nos regards se croisaient.
Quelques-unes rougissaient même.
Je désignai celles dont les joues s’étaient empourprées et leur demandai :
« Vous deux, vous toussez ? Vous avez les joues rouges. »
« N-Non ! C’est juste… juste le froid… »
« Je vois. Mais Freya est encore faible, alors veillez à porter des masques. »
« Oui, jeune maître ! »
Malgré tout, elles ne me quittaient pas des yeux.
Je me demandai si quelque chose clochait et suivis leur regard.
Elles semblaient fixer mes cheveux, trempés de sueur.
Oh là là.
Je m’étais tellement concentré sur les soins de Freya que je n’avais pas remarqué mes cheveux en bataille.
Chez moi, je jouais toujours le rôle du jeune maître digne et parfait.
Et voilà que je m’étais laissé voir dans cet état lamentable.
J’ai encore du chemin à faire.
Je remis mes cheveux en place.
J’entendis quelque chose qui ressemblait à des soupirs du côté des servantes, mais je décidai que j’avais dû mal entendre.
Elles étaient probablement essoufflées après avoir transporté cette bassine d’eau jusqu’au deuxième étage.
« Prenez bien soin de Freya, je vous prie. »
« Oui ! Jeune maître, reposez-vous bien, vous aussi ! »
Après les avoir laissées poursuivre leur chemin, je me dirigeai vers ma chambre, tout au bout du couloir opposé à celle de Freya.
Dès que j’arrivai, je verrouillai la porte et m’effondrai sur la chaise devant mon bureau.
Quand la tension retomba, toutes les séquelles que l’adrénaline avait masquées me submergèrent d’un coup.
« Urgh… »
À peine assis, je fus pris d’une nausée terrible.
Puis un mal de tête me transperça le crâne comme si quelqu’un y enfonçait une vrille, tandis que des éclairs de lumière jaillissaient devant mes yeux.
Un cas typique de mal des flux de mana.
Il survenait lorsqu’on dépensait une grande quantité de mana trop brusquement.
Le catalyseur et l’incantation étaient insuffisants ?
C’était aussi l’un des obstacles que les mages rencontraient souvent lorsqu’ils mettaient au point une nouvelle magie.
Contrairement aux sorts établis, affinés au fil de nombreuses années, les nouveaux sorts n’étaient pas optimisés, et ce mal se produisait souvent.
Il faudra que j’optimise la formule du sort plus tard…
Mais les séquelles n’étaient pas le plus important pour l’instant.
Affalé sur ma chaise, je fixai le plafond sans penser à rien.
En supportant le mal de tête, je repassai les événements de la nuit précédente.
La forte fièvre de Freya.
La tempête de cytokines.
La corticothérapie à fortes doses.
Et…
Ma magie noire…
Je n’arrivais toujours pas à y croire.
J’avais réussi à utiliser la magie noire.
Et même à lancer une formule improvisée que j’essayais pour la toute première fois.
Je me frottai les paumes, puis me couvris les yeux.
Dans cette obscurité tiède, je repassai en revue les conditions que j’avais réunies.
Dépérissement.
Un sort d’affaiblissement que les mages noirs utilisaient avant de lancer une malédiction pour réduire la résistance de leur cible.
J’avais adapté ce sort.
Le catalyseur, c’étaient les stéroïdes.
La formule du sort ciblait les cellules immunitaires les plus actives.
Et le symbole que j’avais utilisé était la croix en Y de la prêtresse, ainsi que le dévouement et l’expiation qui lui étaient associés.
En théorie, c’était une combinaison parfaite.
Alors, je lançai le sort.
Et ça a marché du premier coup…
J’avais réussi.
Soudain, je me rappelai une phrase que mon maître répétait souvent.
« Si tu étais né un peu plus tôt, tu serais devenu le maître de la Tour du Treizième Mois à la place de ce type. »
Le maître de la Tour du Treizième Mois.
Le pire mage noir de l’histoire.
Mon maître disait toujours que mon talent dépassait le sien.
J’avais cru qu’il me flattait et ne l’avais cru qu’à moitié.
Même en tenant compte de cela, réussir du premier coup relevait d’une chance insolente.
J’ai pris trop de risques.
La magie n’était pas si simple.
Même quand la théorie était parfaite, les sorts échouaient souvent en pratique.
Comme n’importe quel code ordinaire qui finissait forcément par contenir des bugs.
Et pourtant, j’avais réussi.
Alors même que je ne comprenais pas vraiment la résonance symbolique ni les conditions de cet endroit.
J’ai géré les conditions scientifiques grâce à mes connaissances médicales, mais les symboles me restent incompréhensibles.
C’était bien pour cela qu’il était si étrange que ma magie noire ait fonctionné du premier coup.
Je ne comprenais que vaguement les conditions, ne savais rien des symboles et m’étais simplement lancé.
Et pourtant, ça avait marché du premier coup.
La seule explication, c’était la chance d’un protagoniste de roman à malentendus.
C’était pareil avec Fried…
J’avais beaucoup trop de chance dans la vie.
Comme si la déesse de la fortune m’aimait.
La chance, c’est vraiment le mieux.
Une migraine atroce commença à m’envahir.
Même si je voulais continuer à réfléchir, mon cerveau essayait de s’éteindre.
Une somnolence noire commença à brouiller ma vue.
Je vais dormir, tout simplement.
Avais-je vraiment besoin d’y réfléchir autant ?
Freya avait surmonté la crise, et je pourrais étudier plus tard avec mon maître comment améliorer le sort.
Il ne me restait donc qu’une chose à faire.
Le menu du dîner de ce soir…
Sans lutter contre mes paupières lourdes, je sombrai dans un profond sommeil.
* * *
Après le petit matin, alors que midi approchait,
tandis que Julian rattrapait enfin son sommeil dans son lit,
la prêtresse, qui avait terminé de s’occuper de Freya, parcourut sous la conduite du majordome en chef le couloir du troisième étage de la résidence principale.
Ils arrivèrent devant le bureau du chef de la Maison.
Toc, toc.
« Entrez. »
Au lieu des rayons du soleil matinal, une lumière filtrée par le smog pénétrait dans le bureau, baigné par la lueur chaleureuse des lampes magiques.
Pourtant, malgré cet éclairage, l’atmosphère y était plus froide que l’hiver qui approchait.
« … Asseyez-vous, prêtresse. »
Hendel Nihirit, chef de la Maison Nihirit, une maison baronniale.
À cette adresse glaciale, la prêtresse tressaillit.
Julian l’avait toujours appelée « ma sœur ».
C’était le titre le plus courant et le plus poli qu’employaient les gens du peuple hors de l’Église pour s’adresser au clergé.
Mais c’était un titre réservé aux gens du peuple.
Les nobles n’avaient aucune raison de respecter le clergé sans condition.
Même si les religieux se prétendaient libres des préoccupations matérielles, ils ne pouvaient jamais se détacher complètement des structures de pouvoir du monde.
Et puisque même le plus faible des nobles était un mage de rang deux ou supérieur, rien ne les obligeait à respecter les prêtres.
Ainsi, même en étant prêtresse — et guérisseuse, ce qui était encore plus rare —, elle n’oubliait jamais sa véritable place.
« Je pense que vous savez pourquoi je vous ai fait venir, prêtresse. »
« Oui, mon seigneur. »
D’autant plus qu’elle avait été convoquée devant un noble furieux d’avoir failli perdre sa fille.
La prêtresse s’assit au bord du canapé, les yeux rivés au sol.
La voix glaciale de Hendel lui parvint d’en haut.
« On m’a dit que vous aviez lancé plusieurs fois de suite un sort de guérison de bas niveau sur une patiente atteinte de maladie démoniaque, sans avoir correctement évalué son état. »
Sa voix était basse et calme.
Mais une intention meurtrière contenue s’y lovait comme un serpent.
« Aviez-vous une raison que j’ignore ? Mon travail au Palais impérial m’a amené à voir bien des cas différents. Il existe peut-être un point de vue du terrain qui m’échappe ; je vous accorderai donc au moins l’occasion de vous défendre. »
« … Je vous demande pardon, mon seigneur. Tout est arrivé parce que je manquais d’expérience. »
« Vous êtes honnête. »
La remarque calme de Hendel lui transperça le cœur comme une dague.
La prêtresse glissa de sa chaise, prête à s’agenouiller sur-le-champ.
Ses mains tremblantes s’appuyèrent contre le tapis.
« Je suis désolée. Je croyais vraiment que c’était un rhume. En tant que prêtresse et mère d’une fille à peu près du même âge que mademoiselle Freya, j’ai fait de mon mieux pour la soigner, mais… »
« Vous avez fait de votre mieux ? »
Hendel la coupa froidement.
Une pointe de mépris se glissa dans sa voix.
« Vous savez que ce monde n’est pas assez clément pour que cela vous serve d’excuse, prêtresse. »
« … Je vous demande pardon, mon seigneur. »
« Rien ne tue aussi facilement que la bonne volonté née de l’ignorance. Surtout dans les métiers qui touchent directement à la vie des gens. »
La prêtresse ferma les yeux de toutes ses forces.
Une prêtresse du peuple avait mis en danger la descendance d’un noble.
Il n’aurait rien eu d’étonnant à ce qu’on la décapite sur-le-champ et qu’on disperse ses restes dans le jardin pour en faire de l’engrais.
Vu la position de Hendel au Palais impérial, c’était tout à fait possible.
« … »
Le silence s’installa entre eux.
Puis un léger tintement métallique le rompit, depuis le bureau du chef de la Maison.
Cling.
« Vous serez payée, prêtresse. »
« P-Pardon ? »
« Pour votre déplacement et vos soins. Je vous paierai comme il se doit. »
Les pupilles de la prêtresse s’agitèrent, incrédules.
Quelques instants plus tôt, elle s’attendait à perdre la tête.
À la place, elle venait de recevoir une bourse remplie de pièces d’or.
Comme elle le regardait avec confusion, Hendel posa le menton sur ses mains jointes.
« À vrai dire, vu ma position, je ne suis guère enclin à croire aux bons sentiments dérisoires. »
« … »
« Mais c’est différent quand la famille est concernée. »
« ? »
La famille ?
À ce mot inattendu dont elle ne saisissait pas le sens, la prêtresse leva les yeux.
Le regard que le chef de la Maison posait sur elle s’était considérablement adouci.
« Je ne crois pas aux bons sentiments incompétents. Je ne peux pas non plus les comprendre. Mais je fais confiance au jugement de mon fils. »
« … »
« J’ai appris que vous aviez pris soin de Freya avec Julian. J’en déduis donc que Julian vous faisait confiance. »
Le chef de la Maison fit pivoter son fauteuil et regarda par la fenêtre.
« Je ne vous ferai aucun mal. Je dois prouver que mon fils a fait le bon choix et qu’il est quelqu’un de bien. »
Il tapota le rebord de la fenêtre du bout des doigts.
Cette décision reposait sur bien des calculs.
En tant que chef de la Maison, il veillait soigneusement à la réputation de son fils aîné afin de pouvoir le marier à une maison noble convenable, même comme gendre vivant sous son toit.
Mais en tant que père, il avait un autre calcul en tête.
« Je ne peux pas laisser une tache dans le passé de mon fils. Alors, prêtresse, je ne vous tiendrai pas responsable de votre erreur de la nuit dernière. »
Hendel se tourna de nouveau vers elle.
« Un jour, d’innombrables historiens et colporteurs de ragots vous tiendront responsable de cette erreur. C’est l’histoire du premier remède contre la maladie démoniaque ; votre nom ne sera sans doute jamais oublié. »
Peut-être des doigts innombrables la désigneraient-ils du doigt, elle, la prêtresse.
Mais elle n’avait pas le loisir de s’en inquiéter.
Pour l’instant, l’essentiel était qu’elle avait survécu.
« M-Merci ! Merci, mon seigneur ! Je n’oublierai jamais votre bonté de toute ma vie… ! »
« Gardez vos remerciements et ne retenez que ceci. »
Hendel s’adressa avec plus de fermeté à la prêtresse, le front contre le tapis.
« Quand on travaille au Palais impérial, on finit inévitablement par acquérir des relations et une influence qui dépassent son titre. »
Gloups.
La prêtresse déglutit avec difficulté.
« Même si je ne suis qu’un baron, je peux étouffer les rumeurs selon lesquelles mon fils aurait guéri la maladie démoniaque jusqu’à ce qu’il soit indépendant. Comprenez-vous ce que je veux dire ? »
La prêtresse acquiesça si vivement qu’on aurait dit que sa tête allait tomber.
Guérir la maladie démoniaque était un exploit remarquable.
Mais les grands exploits suscitaient parfois une jalousie insupportable.
Et il s’agissait de la maladie démoniaque.
L’ennemi de longue date de l’Église du Soleil.
Si l’on apprenait qu’elle avait été guérie par un mage plutôt que par un guérisseur…
« Aujourd’hui, je n’ai fait que fournir de l’eau bénite à une patiente enrhumée, mon seigneur. »
« Exact. C’est ainsi qu’il faut présenter les choses. Votre paiement est dans la bourse. Vous pouvez partir. »
Le chef de la Maison désigna la porte d’un mouvement du menton.
La prêtresse prit la bourse de pièces d’or sur le bureau et se hâta de quitter la pièce.
« Majordome en chef, raccompagnez-la. »
« Bien compris. »
Wilhelm suivit la prêtresse.
Après avoir congédié tout le monde,
Hendel, désormais seul dans son bureau, s’enfonça dans son fauteuil.
Ouf…
Être père n’était pas facile non plus.
Tout en se répétant ces mots pleins d’autodérision, Hendel posa un bras sur son front.
Et sur le toit de la résidence principale…
Grincement.
Fitch, la belette à longs poils que Julian avait connue sous le nom de Fitz, était pelotonnée sur elle-même et faisait sa toilette.
Note de l’auteur
Merci à tous ceux qui ont attendu cet auteur indigne.
Grâce à vous, j’ai pu régler une affaire importante sans encombre.
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