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Traducteur/éditeur : Haruto
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◈ Le médecin de dark fantasy pris pour un saint ◈
Chapitre 28 : Une fleur qui éclot au milieu de la peste (3)
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* * *
« Ugh… J’ai la tête qui brûle… »
Cette journée épuisante venait enfin de s’achever.
Après avoir passé toute la journée à palper la moelle osseuse des gens (?), Erika s’était affalée sur son bureau.
« Docteur, j’entends des bruits bizarres dans mon corps. Vous croyez que j’ai attrapé un rhume, moi aussi ? »
« C’est ton estomac, Eri. »
Au cours de la journée, Eri avait examiné plusieurs dizaines de personnes et repéré environ quatre patients infectés.
La plupart souffraient d’une syphilis latente ou d’une tuberculose latente.
« Eri, tu peux être fière de toi. Tu as sauvé huit personnes aujourd’hui. »
Pour l’instant, la syphilis latente était une maladie que je n’avais aucun moyen de diagnostiquer.
Avec un matériel et des technologies aussi rudimentaires, même moi, je ne pouvais pas la détecter en l’absence de symptômes.
Mais depuis qu’Eri était devenue mon assistante, je pouvais désormais diagnostiquer des maladies latentes sans symptômes visibles.
Sa capacité à repérer les anomalies de la moelle osseuse grâce au mana était vraiment précieuse.
« Huit personnes ? »
« En comptant leurs enfants. »
« Ah… »
« Et ta maîtrise de la magie s’est sûrement beaucoup améliorée aujourd’hui. »
En plus de cela, je pouvais m’attendre à voir les capacités magiques d’Eri progresser.
Après avoir examiné plusieurs dizaines de personnes, ses sens s’étaient légèrement affinés.
On disait que même l’odorat gagnait en finesse avec l’entraînement.
Le principe devait être à peu près le même.
« Hein ? C’était de l’entraînement ? »
« C’est ça. »
« Ah… Si j’avais su, tu aurais dû me le dire plus tôt. »
Dès qu’Eri comprit qu’elle s’était entraînée et n’avait pas simplement répété les mêmes gestes, elle se redressa.
Peut-être parce qu’elle était ambitieuse, un rien suffisait toujours à lui redonner de l’énergie.
« Mince. Si j’avais su que c’était de l’entraînement, j’aurais examiné les gens plus attentivement. Et si on recevait des patients cette nuit aussi, Docteur ? »
« Il y a demain et après-demain. Ne t’épuise pas déjà. »
Après avoir calmé Eri, qui venait soudain de retrouver sa motivation, je rassemblai mes affaires pour rentrer.
Criiic. Criiic.
À ce moment-là, Wangcho descendit du deuxième étage, où logeaient les mères.
« Docteur, je vais m’occuper des mères. Vous devriez rentrer chez vous. »
« Ah, merci, Wangcho. »
« Mais, Docteur, puis-je vous poser une question ? »
« Je t’écoute. »
« C’est quoi, ces poudres blanches que vous avez données aux mères ? »
« Ah, ça ? »
Je désignai le tiroir où était rangée la poudre blanche dont parlait Wangcho, puis répondis :
« C’est un médicament à base d’algues et de cendres de bois. »
Son nom exact était iodure de potassium.
Ce médicament permettait de freiner quelque peu la syphilis.
Il aurait fallu traiter la syphilis avec de la pénicilline, mais comme je ne savais pas encore en fabriquer, je devais me contenter de cela.
Je sais que la moisissure bleue sert de matière première, mais j’ignore ce qu’il faut faire ensuite.
Mais ce n’était pas le plus important pour l’instant.
Quand Wangcho apprit de quoi était fait le médicament, il eut l’air peu convaincu.
« Ça marche vraiment ? Ce ne serait pas mieux de les exposer au mercure ? »
« Elles ont des enfants dans le ventre. Qu’est-ce que tu racontes ? »
« Eh bien, mieux vaut être handicapé que mort, non ? »
« Si elles prennent cette poudre blanche, personne n’aura besoin de mourir et leur enfant ne naîtra pas handicapé. Alors ne dis pas des choses pareilles. »
« Tss… Compris. Vous ne vous êtes jamais trompé, Docteur. »
Bon sang.
Peut-être parce que ce monde de dark fantasy était si cruel, les gens d’ici disaient tranquillement des choses qui me nouaient l’estomac.
« Au fait, Wangcho… »
Eri, qui avait écouté en silence, se mêla à la conversation.
« Wangcho, tu es le chef. Pourquoi tu te dévoues autant aux prostituées ? »
À la question sans détour d’Eri, les épais sourcils de Wangcho tressaillirent.
Mal à l’aise, il marmonna : « Pourquoi tu poses des questions inutiles, gamine ? Les mères font partie de ma famille. Ce sont elles qui rapportent de l’argent à mon bordel, alors évidemment que je dois veiller sur elles. »
« Hein ? Ton ancien chef n’était pas comme ça, non ? Il se servait d’elles et les jetait… »
« Moi, je ne suis pas comme ce salaud. »
Wangcho poursuivit d’un ton peu naturel, en s’éclaircissant la gorge à mi-chemin.
Je savais pourquoi Wangcho réagissait ainsi.
Il m’avait dit qu’il avait plusieurs mères.
Wangcho avait grandi sans sa mère biologique. Elle était morte en le mettant au monde.
Ceux qui l’avaient élevé étaient les nombreuses prostituées du quartier.
Chez les hommes-bêtes, les enfants étaient élevés en communauté.
C’était pour cela que Wangcho tenait tant aux prostituées.
L’une d’elles l’avait peut-être même allaité.
Pour être exact, je le savais parce que Wangcho était mon patient.
Je l’avais appris tout naturellement en l’interrogeant sur ses antécédents familiaux.
Enfin, je ne devrais le dire à personne.
Me rappelant le secret médical, je gardai ma langue qui me démangeait bien sagement dans ma bouche.
Wangcho lui-même ne semblait pas vouloir expliquer pourquoi il protégeait les prostituées.
Feignant de ne rien savoir, je souris et refermai ma mallette.
« Quoi qu’il en soit, vous avez bien travaillé. Continuez à leur donner cette poudre pendant quelque temps. »
« Compris, Docteur. Ah, au fait. »
Alors que Wangcho s’apprêtait à s’éloigner, il sortit de l’intérieur de son épais manteau une petite fiole en verre, comme s’il venait de se souvenir de quelque chose.
Il me la tendit, sans parvenir à dissimuler son dégoût, comme s’il transportait un sac de déchets alimentaires.
« C’est bien ce que vous m’aviez demandé, Docteur ? »
« Qu’est-ce que c’est ? »
La fiole éveilla la curiosité d’Eri, dont les yeux brillèrent.
Elle tendit naturellement la main.
Wangcho recula et éloigna la fiole de sa main.
« N’y touche pas, gamine. Ce qu’il y a dedans n’est pas propre. »
« Maintenant, je suis curieuse puisque tu dis ça. Je risque quelque chose si je le sais ? »
Wangcho me jeta un coup d’œil.
Il me demandait s’il pouvait le dire à Eri.
Je hochai la tête. Ou plutôt, j’inclinai mon bec. Ce n’était pas vraiment un secret.
Avec mon accord, Wangcho révéla ce que contenait la fiole.
« Du pus de pis de vache. »
« … Quoi ? »
« Le Docteur me demande d’en récupérer depuis qu’il est arrivé ici. Chaque fois qu’on jette une vache malade à l’abattoir, je lui en rapporte. »
Eri me regarda avec horreur.
« Pourquoi tu as besoin de pus ? »
« J’en ai l’usage. »
« Ne me dis pas… »
Eri s’interrompit un instant, puis reprit :
« … Docteur, vous êtes un mage noir ? »
Flac !
Cette fois, ce n’était pas moi.
« Hé ! Comment oses-tu dire une chose pareille de l’ange de notre quartier des bordels, gamine ? »
« Aïe ! Le Docteur a dit qu’on devient bête si on reçoit trop de coups sur la tête ! Qu’est-ce que tu fais à cette tête précieuse qui deviendra celle d’une mage ? »
« Si ta tête se ramollit après un seul petit coup, c’est qu’elle l’était déjà. »
« Ouille… »
Eri se frotta la tête et se tourna vers moi.
La main de Wangcho devait lui avoir fait mal, car des larmes lui montaient aux yeux.
« Mais vous allez vraiment en faire quoi, de ça, Docteur ? »
Je rangeai soigneusement la fiole dans mon sac, puis répondis : « J’ai un endroit où l’utiliser. »
« Et c’est où, cet endroit ? »
« Tu crois que je pourrais utiliser une chose pareille autrement qu’en médecine ? »
À ces mots, Eri plissa les yeux.
Après avoir longuement réfléchi, elle baissa les yeux vers son propre bras.
Une marque d’injection s’y trouvait.
« … Docteur. »
« Oui ? »
« Le médicament qu’on m’injecte ne contient pas un truc pareil, hein ? »
« … »
« … Il n’en contient pas, pas vrai ? »
Je ricanai et hochai la tête.
« Tu m’as regardé fabriquer l’héparine juste à côté de moi. »
« Ah, c’est vrai. »
Eri poussa un soupir de soulagement.
Je détournai discrètement le regard.
Je ne l’ai pas utilisé dans une injection. Pas dans une injection…
Il m’était arrivé, il y a longtemps, d’en mettre en cachette pour une vaccination.
Quoi qu’il en soit, je n’avais pas menti.
* * *
Nous avions tout rangé.
Enfin, nous prîmes le chemin du retour.
« Tu as bien travaillé aujourd’hui, Eri. »
« Vous aussi, Docteur. »
Eri, Otto et moi quittâmes la clinique côte à côte.
« Ah, vous aussi, monsieur Otto. »
Inclinaison.
Otto, son manteau posé sur les épaules comme une cape, inclina silencieusement la tête.
« Et moi, je n’ai pas droit à un salut ? »
Wangcho nous rejoignit lui aussi.
S’il nous accompagnait chez nous, ce n’était pas parce qu’il habitait dans le quartier supérieur, mais à cause de l’incident de l’autre fois.
Depuis que j’avais laissé Otto me protéger seul et que notre garde avait été si facilement percée, Wangcho s’était mis à proposer de me raccompagner.
« Si le Docteur se prend ne serait-ce qu’une égratignure, je risque d’y laisser ma tête. »
À en juger par le comportement de Wangcho, Wilhelm lui avait probablement confié une autre mission.
Otto semblait avoir perdu une partie de la confiance que lui accordait le majordome en chef Wilhelm depuis le dernier incident.
Mais il ne pouvait pas trouver un surhumain de rang 1 à tous les coins de rue ; le majordome en chef avait donc dû choisir Wangcho.
Tss, tss.
Comment Otto avait-il pu finir traité de la sorte ?
Bref, c’était pour cela que Wangcho nous accompagnait.
« Ah, j’ai faim. J’ai envie de manger, vite. »
« Qu’est-ce que tu veux manger ? »
« Tout ce que vous préparez est délicieux, Docteur. »
« Tant mieux si ça te plaît. »
Nous bavardions en direction du quartier supérieur, où la voiture était garée.
La neige fondue avait rendu les routes assez glissantes pour qu’Otto ne puisse pas amener la voiture jusqu’à la clinique.
La Fosse des Limbes était particulièrement lugubre à la nuit tombée.
Dans ce quartier délaissé par les services sociaux et l’administration, on ne trouvait pas la moindre lampe à gaz alimentée au mana.
D’ordinaire, les lanternes rouges suspendues sous les avant-toits les remplaçaient.
« Mais, Docteur, il n’y aurait pas bien plus de lampes à gaz allumées que d’habitude, aujourd’hui ? »
« … »
« C’est à cause du blizzard ? Elles ne s’allument peut-être pas correctement ? »
Eri pencha la tête sur le côté.
Son regard était fixé sur le bout sombre de la rue.
C’est alors que cela se produisit.
Crépitement.
L’une des lanternes rouges, devant nous, s’alluma.
Clignotement.
La lanterne s’éteignit puis se ralluma une fois.
« … ? »
Une silhouette apparut au bout de la ruelle.
« Qu’est-ce que c’est ? »
Elle était trop loin et la lumière trop faible pour qu’on la distingue nettement, mais elle avait une forme humaine.
Clignotement.
Lorsque la lumière vacilla, la silhouette s’était rapprochée de dix pas.
Ce n’est qu’alors que je remarquai ce qu’elle portait.
Un clown ?
Une robe élimée et déchirée. Un sceptre à grelots. Un ventre rebondi sous la robe.
Un clown gigantesque, qui dépassait facilement les deux mètres, prenait une pose de ballet.
Mais qu’est-ce que c’est que ça ?
Clignotement.
Le clown obèse pencha le corps, croisa les pieds et se rapprocha de dix pas.
Clignotement.
Il tendit une jambe, posa la pointe du pied au sol et avança encore de dix pas.
Clignotement.
Cette fois, il se tint en équilibre sur une jambe, leva l’autre bien haut derrière lui et courba profondément le torse vers l’avant.
« Je connais ça ! C’est un arabesque ! »
Pas besoin de l’expliquer, Eri.
Je me demandais déjà si quelqu’un d’aussi inexpérimenté que moi aurait seulement dû regarder ça.
Ensuite, le clown obèse continua d’avancer à chaque extinction de la lumière, dévoilant un corps inutilement souple.
Quand je pus distinguer son visage, qui semblait cousu de morceaux disparates, j’eus une idée assez précise de ce qu’il était.
Le Roi des Fous ?
Je me rappelai une photographie figurant dans le rapport remis par l’Équipe spéciale d’opérations cuirassée après l’achèvement de sa mission.
Son visage avait été défiguré au point d’être méconnaissable, mais ses vêtements et le sceptre qu’il tenait constituaient des indices.
J’avais entendu dire que sa tête avait été réduite en miettes.
Avait-il réussi à désamorcer la bombe, d’une manière ou d’une autre ?
Non, c’était impossible.
Je n’étais pas un méchant de pacotille qui se contentait de jeter quelqu’un d’une falaise avant de se détendre. J’avais ordonné qu’on vérifie le cadavre.
Le clown lâcha un rire gargouillant.
« Ho… ho… ho… »
Un liquide noir coula entre ses lèvres déchirées tandis qu’il ouvrait la bouche.
Ce n’est qu’alors que je compris.
« Docteur. Ça… »
« C’est une goule. »
Le Roi des Fous transformé en goule continua d’avancer en dansant comme une ballerine.
Son regard, pourtant, était fixé sur une seule personne.
« Merde. On s’est regardés dans les yeux. »
Wangcho cracha par terre.
Le Roi des Fous ne quittait pas Wangcho des yeux.
« Docteur, juste pour être sûr… cette chose est venue me chercher, pas vrai ? »
Je hochai la tête pour confirmer.
Petite anecdote.
Chez les morts-vivants apparus naturellement, la cause de la mort influençait grandement le comportement.
Les noyés cherchaient à noyer les vivants.
Ceux qui étaient morts de faim cherchaient à dévorer les vivants.
Ceux qui étaient morts de froid convoitaient le sang chaud.
Et les esprits vengeurs recherchaient généralement d’abord l’objet de leur ressentiment.
« Tao Chen… »
Le Roi des Fous transforma son sceptre en masse et s’approcha.
Mais avant que la goule ait fini de marmonner, Wangcho disparut dans l’obscurité.
Clignotement.
Quand la lanterne rouge vacilla, Wangcho apparut au-dessus de la tête du Roi des Fous.
« Hein ? »
La hachette de Wangcho s’enfonça dans le cou du clown.
Une énergie bleue crépita autour de la hache, qui s’était enfoncée à mi-chemin dans le cou du Roi des Fous.
« Glou ?! »
Wangcho fit pivoter la hachette plantée dans le cou du clown.
Craquement !
Dans un bruit atroce, le Roi des Fous eut le cou brisé.
Après avoir séparé la tête du clown de son immense corps, Wangcho atterrit au sol et lança :
« Tu croyais pouvoir rivaliser avec moi, petit con ? »
Le résultat ne faisait aucun doute.
Son adversaire était le chef de l’une des nombreuses petites cellules du Secteur H.
Wangcho, lui, était un surhumain qui avait unifié le Secteur D.
Le Secteur H n’était pas effrayant parce qu’il était puissant, mais parce qu’il était rempli de fous furieux. Un écart aussi grand était donc tout à fait normal.
« Mais quel emmerdeur, celui-là. Il a fait tout le chemin depuis là-bas ? »
Wangcho donna un coup dans le corps sans tête.
Pourtant, l’énorme cadavre, qui aurait dû être mort, se convulsa de manière grotesque et agita ses bras épais pour tenter d’attraper la cheville de Wangcho.
La tête enfouie dans la boue n’était pas différente.
Les deux yeux que l’on apercevait sous le maquillage épais du clown avaient perdu toute raison et s’étaient révulsés.
Son regard vitreux ne visait que Wangcho.
« Kyaaaaah ! Héhéhé… De la viiiiande… ! »
La mâchoire déboîtée, la tête vomit du sang noir et claqua des dents comme une bête sauvage.
« Qu’est-ce que c’est que ce bordel ? Une goule qui était de rang 1 avant, c’est différent ? »
« Kyaaaah ! »
« Tu fais un spectacle lamentable devant le Docteur. Finissons-en avec cette vieille rancune. »
Wangcho claqua la langue et leva sa hachette pour fracasser la tête bruyante.
Mais, depuis le fond de la ruelle, une voix calme interrompit les hurlements du Roi des Fous.
« Je comptais envoyer un chevalier digne d’accueillir mon invité, mais il semble que les roturiers ne puissent comprendre la noblesse, même après leur mort. »
« Hm ? C’est quoi, ça ? »
Nous tournâmes le regard vers l’obscurité.
La voix venait d’une ruelle que n’atteignait même pas la lumière des lanternes rouges.
Clac. Clac. Tac.
Des chaussures frappant les pavés humides s’approchèrent.
Entre les pas, on entendait une canne taper sur la pierre.
Enfin, une silhouette émergea lentement sous une lanterne rouge.
« Il est difficile de trouver un sujet de rang 1, alors j’ai décidé de m’en servir. Il semble toutefois que ce ne soit pas un choix convenable pour divertir un invité. »
L’homme qui sortit de l’obscurité portait une vieille redingote et un haut-de-forme de soie cabossé.
Il avait tout l’air du noble déchu de cliché.
L’homme souleva légèrement son haut-de-forme et s’adressa à moi.
« Je vous prie de m’excuser, Docteur Schnabel. Les choses ne devaient pas se passer ainsi. »
L’homme au haut-de-forme posa celui-ci sur sa poitrine et me salua avec courtoisie.
« Je m’appelle Belgian. Je suis venu vous proposer une offre particulièrement intéressante, à vous qui, comme moi, avez affaire à la mort. »
En regardant l’homme, je songeai :
Les malentendus, passe encore, mais attirer des gens comme lui était un inconvénient.
Note de l’auteur
Après en avoir discuté en interne, l’illustrateur m’a dit de ne pas changer le titre. Je vais donc simplement remettre l’ancien… Hé hé…
Notes de bas de page :
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