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Traducteur/éditeur : Haruto
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◈ Le médecin de dark fantasy pris pour un saint ◈
Chapitre 21 : L’hiver dans la Fosse des Limbes (2)
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* * *
« Eri, ne te précipite pas. »
« La vie de quelqu’un est en jeu ! Comment veux-tu que je ne me presse pas ?! »
« Mais qu’est-ce que ça changera de se dépêcher ? On ne peut pas monter là-haut de toute façon, pas après qu’Otto a été mis hors jeu. »
« … »
« Et surtout, il est déjà trop tard. »
« Même comme ça, il faut qu’on se dépêche… ! »
Crac !
Eri n’eut pas le temps de finir : la porte d’entrée vola en éclats vers l’intérieur.
Les gonds furent arrachés et des échardes jaillirent dans toutes les directions.
Je n’avais fait réparer ces gonds que l’année dernière, après qu’ils eurent gelé…
Saletés. La clinique est déjà déficitaire.
Évidemment, ces voyous n’avaient pas l’air de se soucier de ma situation financière.
Des silhouettes se dessinèrent dans la poussière.
Un, deux, trois, quatre, cinq.
Et un autre qui épiait derrière eux, tout au fond : six, en tout.
Ils étaient tous déguisés en clowns, avec du rouge à lèvres étiré des commissures jusqu’en dessous des oreilles et de ridicules perruques perchées sur le crâne.
La première image qui me vint fut celle d’une bande de clowns qui avait perdu de l’argent en bourse.
L’homme qui se cachait derrière les autres, en revanche, portait un maquillage différent.
« Hi hi hi… »
Comme les autres clowns, il avait du rouge à lèvres et une perruque. Mais il avait aussi le visage peint en blanc.
Il était particulièrement petit par rapport aux autres.
« Ahe… Hihihi… »
L’homme au visage blanc riait.
Ou, plus exactement, il essayait de rire.
Son rire était si maladroit qu’on aurait dit un grincement.
Comme seule sa tête dépassait derrière les cinq premiers, il ressemblait à une souris qui sortait le museau de son trou.
« B-bonjour, monsieur le guérisseur ? »
J’étais médecin, pas guérisseur.
Eri m’appelait comme ça, et Wangcho aussi.
Pourquoi les gens d’ici s’obstinaient-ils à m’appeler guérisseur ?
« J-je suis Kaski, le Visage Blanc du Carnaval Rahenden. »
Le clown s’inclina.
« C-comme vous êtes un étranger, vous pouvez m’appeler Visage Blanc. »
Le Carnaval Rahenden ?
Visage Blanc ?
C’était censé vouloir dire quoi, espèce de geek à la noix ?
Heureusement, Eri m’expliqua avant que j’aie à poser la question.
« Le Carnaval Rahenden est une faction d’artistes du Secteur H. »
« Des artistes ? »
« Toutes les organisations exploitent les gens, mais elles ne les transforment pas et ne les vendent pas de la même manière. Des factions comme le Carnaval Rahenden modifient les gens avant de les vendre comme œuvres d’art ou spectacles. Ce clown en fait partie. »
En somme, une foire aux monstres d’un autre monde.
Pas le genre de personnes avec qui j’avais envie d’avoir affaire.
Quelqu’un protesta contre le jugement sans détour d’Eri.
« Des clowns ?! Dans ce monde désolé, nous répandons le rire ! Insulter ainsi notre mission… »
Sa voix ne tremblait plus quand il se mettait en colère. On dirait que ça l’avait touché en plein cœur.
Eri ignora la protestation de Kaski et poursuivit :
« En partant du bas de la hiérarchie, il y a les chauffeurs de foule, les Nez Rouges, les Visages Blancs et les Rois des Fous. Un Visage Blanc est à peu près au même niveau qu’un chef d’escouade de Wangcho. »
« Ah. »
Une hiérarchie bien stricte pour une petite organisation.
Kaski, le Visage Blanc, devait être un cadre intermédiaire dans son groupe.
« Alors, qu’est-ce que vous me voulez ? »
« N-nous avons besoin de vous, docteur. »
« Vous avez des patients qui m’attendent ? »
« Vous avez des c-camarades qui vous attendent. »
On aurait dit qu’ils étaient venus pour me recruter.
« Je refuse. »
Je n’hésitai pas une seconde.
J’étais le protagoniste. Et même un protagoniste médecin, de surcroît.
Comment pourrais-je rejoindre une organisation qui faisait subir ce genre de choses aux gens ?
Pourquoi choisirais-je de me joindre à une bande de cinglés pareils ?
Kaski, le Visage Blanc, hocha calmement la tête, comme s’il s’était attendu à cette réponse.
« A-ah, quel dommage. Alors, nous n’avons pas le choix, il va falloir… »
Eri l’interrompit en sortant un revolver.
« Désolée, mais notre docteur n’est pas du genre à obéir aux ordres de n’importe qui. »
C’était l’arme que j’avais gardée pour me défendre.
Elle avait dû la prendre en rangeant les sacs tout à l’heure.
Clic.
Eri arma le chien et pointa le canon entre les sourcils de Kaski.
Attends. Une gamine de douze ans a le droit de porter une arme ?
Je me posai la question l’espace d’un instant, puis me rappelai que la magie était ici une arme personnelle encore plus redoutable.
C’est vrai. À côté, c’était à peine une arme d’autodéfense pour enfant.
« Aah ?! »
Kaski poussa un cri et se cacha derrière l’un de ses subordonnés.
Il se servit d’un chauffeur de foule coiffé d’une perruque comme d’un bouclier et se tordit les mains.
« O-on ne pourrait pas régler ça en d-discutant ? J-je ne suis venu que parce qu’on m’a o-ordonné de le faire… »
Eri fronça les sourcils devant la réaction du Visage Blanc Kaski.
Je laissai échapper un rire sans joie derrière mon masque de corbeau.
Il n’avait vraiment rien à voir avec le chef d’escouade de Wangcho.
Ce type vivait comme s’il avait un foie de rechange : après avoir reçu un coup de couteau dans le ventre, il avait voulu aller boire le lendemain, jusqu’à ce que je le réprimande.
Et voilà que le chef d’escouade de cette organisation se servait de ses subordonnés comme de boucliers dès qu’on le menaçait avec un pistolet.
C’était peut-être là que se voyait la différence de calibre entre leurs organisations.
Eri sembla parvenir à la même conclusion, car ses épaules se détendirent.
Elle baissa légèrement son arme.
Et à cet instant de relâchement,
Kaski éclata soudain d’un rire dément.
« Hi hi hi ! »
Kaski poussa son subordonné vers Eri.
Le chauffeur de foule avait l’air tout aussi abasourdi.
Ils ne s’étaient clairement pas attendus à ce que Kaski fasse ça.
Profitant de ce que son subordonné lui servait de bouclier humain, Kaski se jeta sur le revolver d’Eri.
Son dos, qu’il avait courbé avec tant d’humilité, se redressa d’un coup et un couteau à cran d’arrêt étincelant jaillit de son manteau.
« Attention ! »
Bang !
Avant même que j’aie fini de crier, Eri pressa la détente sans hésiter, le visage impassible.
La tête de Kaski partit en arrière.
La balle l’avait frappé en plein milieu du front.
Un trou noir bien net s’ouvrit au-dessus de son nez rouge, au milieu de son front peint en blanc.
« Gah… ! »
Dans un cri d’agonie ridicule, son corps roula sur le sol, emporté par son élan.
Je fixai Eri sans m’en rendre compte.
Elle haussa les épaules.
« Vous êtes probablement le seul, dans la Fosse des Limbes, à vous laisser attendrir par les larmes et la faiblesse, docteur. »
Hmm.
À bien y penser, c’était le Gotham de l’Empire.
J’avais sous-estimé la Fosse des Limbes.
* * *
Ouf.
Après avoir réglé son compte à Kaski, le Visage Blanc, Eri souffla sur le canon.
« Au suivant ? »
Elle braqua son arme sur les cinq autres.
Les cinq chauffeurs de foule hésitèrent en échangeant des regards.
Leur cadre venait de mourir, mais ils semblaient plus déconcertés qu’en colère.
« Hé, c’était un pistolet ? Il a vraiment tiré ? »
« C’est quoi, ce bordel ? Un pistolet, ça marche ici ? »
« Ce docteur est vraiment si riche que ça ? »
Une gamine de douze ans tenait tête à cinq clowns adultes.
La scène était absurde, mais leur réaction se comprenait.
Pistolet ou magie, un seul bon coup suffisait à tuer quelqu’un de rang zéro.
À moins d’avoir affaire à un surhumain de rang un ou plus, un pistolet restait aussi menaçant que dans ma vie antérieure.
« Un pistolet qui marche… »
« Il n’y a même pas d’armurerie dans le coin. »
« Les gars du Secteur A en font entrer en contrebande. »
« C’est un autre quartier, imbécile. »
« Le docteur est vraiment si important ? On s’en est pris à la mauvaise personne ? »
Un clown déglutit.
Quelqu’un qui tenait un pistolet n’était pas différent d’un mage.
En partie parce qu’il pouvait tuer d’un seul doigt, mais surtout parce qu’un pistolet en état de marche était lourd de sens.
Dans une ville noyée sous un smog saturé de mana visqueux, posséder un pistolet exigeait d’abord de l’argent.
Il fallait aussi avoir le statut social nécessaire pour obtenir un permis de port d’arme, ainsi que l’autorisation d’acheter régulièrement des munitions.
Tout bien considéré, un pistolet était peut-être plus effrayant à la ceinture de quelqu’un que lorsqu’il tirait.
« C’est tout ? Et s’ils avaient acheté plusieurs balles… ? »
« Pourquoi ? Tu veux savoir combien il en reste ? »
Eri arma le chien.
Clic.
« Ce pistolet a l’air… c-cher. On pourrait en discuter ? »
« Ouais. Les balles coûtent trop cher. Si tu vendais ton arme, on pourrait tous se payer un repas. »
Les clowns qui avaient défoncé la porte quelques instants plus tôt s’exprimaient maintenant avec politesse.
Même dans un autre monde, un bon rappel à l’ordre faisait son effet.
Eri ne pouvait tout de même pas presser la détente sans réfléchir.
Le nombre limité de balles du revolver la retenait.
Il y avait cinq clowns devant nous.
Et cinq balles dans le revolver.
Elle pouvait les abattre si chaque balle faisait mouche, mais s’ils lui fonçaient tous dessus en même temps, Eri aurait du mal à réagir.
Le pressentant peut-être instinctivement, Eri choisit de les tenir en joue plutôt que de tirer.
« Docteur, attendons ici que Wangcho arrive. »
Au moins, le temps jouait en notre faveur.
Otto était allé chercher Wangcho.
Eri attendit donc calmement son arrivée.
Mais quelque chose me semblait anormal.
C’est bizarre. Si un seul pistolet pouvait les arrêter aussi facilement, Otto n’aurait jamais dû être mis hors jeu.
Otto avait lui aussi un pistolet.
Et c’était un garde qui était sur le point d’atteindre le rang un.
Le fait qu’un homme comme lui ait été vaincu me tracassait.
J’allais prévenir Eri de rester sur ses gardes quand,
Thud !
Le clown qui se tenait tout au fond eut soudain la tête projetée en arrière.
Comme s’il avait reçu un coup de marteau invisible.
« Hein… ? »
Boum.
Le chauffeur de foule s’effondra, tout mou.
Au beau milieu de son front, au même endroit que Kaski avait été atteint, un trou noir était apparu.
« Q-qu’est-ce qui se passe ? J’ai dit qu’on devait discuter ! »
« Je n’ai pas tiré ! »
« Hi hi hi… »
Un rire désagréable emplit la salle d’examen.
« Hi… Aïe. Ça fait mal… »
Le clown au visage blanc, qui était tombé, se releva.
Le trou dans son front avait disparu, comme s’il n’avait jamais existé.
« Ça m’a v-vraiment fait mal… C’était m-méchant… »
Kaski grommela en se redressant.
Sans même demander ce qui s’était passé, Eri le visa aussitôt en pleine poitrine et tira.
Bang !
Kaski s’effondra en se tenant la poitrine.
Mais ses vêtements étaient restés intacts, sans la moindre tache rouge.
« Urk… ! »
Au même instant, la poitrine d’un autre clown se teinta de rouge.
En voyant la même scène se reproduire, Eri m’interpella, paniquée.
« Q-qu’est-ce que c’est, docteur ? Les balles partent dans une drôle de direction. Le pistolet est cassé ? »
« Non. Tu l’as touché. »
« Alors pourquoi ça fait ça ? »
« Une inscription magique. Il a reçu un traitement d’augmentation. »
Voilà qui expliquait comment Otto avait été vaincu.
Qui aurait cru qu’on trouverait une chose pareille dans la Fosse des Limbes ?
Les inscriptions magiques étaient comme des tatouages qui conféraient des pouvoirs magiques à des gens ordinaires ne connaissant rien à la magie.
Contrairement à la magie des mages et des sorciers, elles étaient terriblement gourmandes en mana et leurs possibilités étaient limitées.
Cela suffisait néanmoins à faire d’eux les prédateurs au sommet de la chaîne, capables de dominer les gens de rang zéro.
« Les inscriptions, c’est < blessure transférée > et < adaptation >. »
L’inscription < adaptation > rendait son porteur immunisé aux dégâts qu’il avait subis.
En théorie, ça avait l’air incroyablement puissant, mais en pratique, cette inscription était totalement inutile.
Dans un jeu, les dégâts ne faisaient que réduire les points de vie. En réalité, une blessure mal placée pouvait vous laisser invalide.
En plus, l’immunité acquise à chaque fois n’était pas si importante. Pour atteindre une immunité complète, il faudrait frôler la mort à force de coups.
Mais Kaski, ce clown au visage blanc, semblait avoir compensé cette limite grâce à < blessure transférée >.
Blessure transférée lui permettait de faire subir ses blessures à ses alliés, transférant même automatiquement les blessures mortelles.
Kaski avait combiné les deux inscriptions en transférant les dégâts à ses subordonnés jusqu’à devenir immunisé.
Voilà qui explique la défaite d’Otto.
Pour reprendre les termes d’un jeu, Kaski était un boss à mécanisme.
Pas très puissant, mais du genre impossible à vaincre même avec un personnage de niveau maximal si on ne connaissait pas la stratégie.
Eri grimaça après avoir entendu mon explication.
« Ils m’ont traitée de riche parce que j’avais un pistolet, mais ils utilisent quelque chose qui coûte encore plus cher ! »
C’était ça, qui la tracassait ?
Eri visa de nouveau Kaski, qui était au sol.
Je l’arrêtai.
« Eri. Pas lui. »
Kaski n’était pas la cible.
Comme je l’avais dit, il était impossible à vaincre si on ne connaissait pas la stratégie.
Autrement dit, il était facile à battre si on la connaissait.
« Tire sur les trois derrière lui. Blessure transférée fonctionne aussi dans l’autre sens. »
La stratégie consistait à ne pas laisser Kaski attirer toute l’attention, mais à éliminer d’abord les sacrifices.
Blessure transférée était une inscription réciproque. Elle ne transmettait pas seulement les blessures de Kaski à ses subordonnés.
Si ses subordonnés subissaient des blessures mortelles, celles-ci pouvaient aussi être automatiquement transférées à Kaski.
Et ce transfert n’avait rien à voir avec l’immunité : peu importait donc à quel point Kaski devenait résistant.
Il y a une raison pour laquelle, dans les quartiers supérieurs, on considère les deux inscriptions comme de la camelote.
Si cette combinaison était invincible, tout le monde l’utiliserait dans les quartiers supérieurs.
Si les gens ne le faisaient pas, c’était toujours pour une raison.
« Compris, docteur ! »
Eri tira aussitôt sur les trois subordonnés qui restaient.
Mais Kaski, qui avait repris connaissance à un moment donné, se jeta devant eux comme pour les protéger.
La troisième balle, qui l’atteignit, s’aplatit contre lui comme si elle avait frappé une plaque d’acier, puis tomba au sol.
« Quoi ? Il s’est déjà adapté ? »
« … À cause d’Otto. »
Merde.
Je n’avais pas pensé à ça.
Il semblait avoir acquis l’essentiel de son immunité aux armes à feu en affrontant Otto, un peu plus tôt.
Il avait fait semblant de perdre connaissance après les deux premiers tirs pour cacher ce fait.
« Héhé… Votre garde était vraiment fort. On a perdu vingt subordonnés en chemin… On était cinquante au départ pour nous occuper de Tao Chen, mais ceux qui restent peuvent tout juste le retenir… »
Encore une mauvaise nouvelle.
Finalement, le temps ne jouait pas en notre faveur.
Wangcho n’était pas un sorcier.
Même s’il était de rang un, tant qu’il se battait avec des couteaux et ses poings, il devait briser le cou de chaque ennemi l’un après l’autre.
Et si ses adversaires s’appliquaient à le ralentir, cela prendrait deux fois plus de temps.
Kaski aurait largement le temps d’atteindre son objectif.
C’est censé être une histoire de malentendus. Pourquoi mes adversaires réfléchissent-ils aussi bien ?
Leur ruse et leur stratégie superflues me laissèrent complètement épuisé.
Mais Kaski avait oublié une chose.
Tout comme il avait investi de l’argent pour acquérir de la force, je pouvais le submerger en misant encore plus gros.
« Eri. Passe-moi le pistolet… »
« Hi hi hi ! Ça chatouille ! »
Avant que j’aie pu finir, Kaski éclata de rire et se précipita sur Eri.
Eri vida son chargeur sur le Visage Blanc qui fonçait sur elle.
Mais même après trois coups de feu, Kaski n’avait pas une égratignure.
« Il n’y a plus de balles, maintenant, hein ? »
Kaski cessa de bégayer dès qu’il prit l’avantage.
Il fut sur Eri en un instant.
Son couteau à cran d’arrêt se glissa jusqu’à son avant-bras et l’entailla.
« Ah ! »
Le revolver échappa à la main d’Eri.
Kaski lui assena une gifle qui envoya la petite fille rouler sur le sol.
« T-tu me gênes. T-tu es jolie, alors je vais m’arrêter là. S-si la m-marchandise est abîmée, le Roi des Fous va encore me gronder. »
Kaski se détourna d’Eri et croisa mon regard.
Le revolver qui tournoyait dans les airs glissa et s’arrêta, par hasard, à mes pieds.
Je me penchai pour le ramasser.
J’ouvris le barillet, en fis tomber les douilles vides, glissai une cartouche neuve dans une chambre et relevai la tête.
Le milieu de son front…
Non, ce serait difficile à toucher.
Je viserais le torse.
« Héhé. C-c’est inutile, docteur. L-les pistolets ne marchent pas contre moi… »
« Celui-ci sera un peu différent. »
Je répondis, le doigt posé sur la détente.
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