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Traducteur/éditeur : Haruto
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◈ Le médecin de dark fantasy pris pour un saint ◈
Chapitre 10 : Rapport sur l’écologie de la Fosse des Limbes (2)
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Hum.
En me rendant à la clinique, je me raclai la gorge sous mon masque.
Depuis que j’étais né sous les traits de Julian, je ne m’étais jamais particulièrement considéré comme fragile.
Mais l’air et la puanteur de la Fosse des Limbes étaient un peu trop pour les poumons délicats d’un jeune maître de la Colline du Sanctuaire.
Quand pourrai-je enfin enlever ce masque, ici ?
Je me dirigeais vers la clinique en toussant à répétition à cause de cette odeur infecte que je n’avais pas sentie depuis un moment, lorsque je croisai le regard d’un homme qui fumait de l’autre côté de la rue.
Ses yeux dorés mi-clos me détaillèrent avec nonchalance.
« Hein ? »
Ses yeux entrouverts, qui m’observaient avec méfiance, s’écarquillèrent comme la pleine lune.
« Oh ! Vous êtes de retour, docteur Schnabel ! »
Un homme-bête hyène jeta sa cigarette sur la route et s’avança vers moi d’un pas déhanché.
En approchant, je remarquai la cicatrice qui lui barrait un sourcil et son oreille à moitié arrachée.
Il portait une chemise bordeaux à col mandarin sous un gilet de soie noire brodé d’arabesques dorées.
À l’image des bâtiments du quartier des plaisirs, ses vêtements révélaient clairement ses origines.
« Monsieur Wangcho. »
Wangcho.
Il était le chef des Hyènes Balafrées, l’organisation criminelle qui régnait sur ce quartier des plaisirs.
Wangcho était un surnom ; son vrai nom était Tao Chen.
Mais je l’appelais simplement Wangcho.
C’était ce qu’il m’avait demandé.
« Cela fait longtemps, Wangcho. Vous allez bien ? »
« Ha ha ! Je me porte toujours comme un charme. Vous n’avez pas eu d’ennuis pendant les fortes chutes de neige ? »
« Je me suis bien reposé au chaud, quelque part. »
« Tant mieux. Quand vous veniez ici, vous n’aviez jamais droit à la moindre chaleur. Vous ne faisiez que vous épuiser. Vous méritez bien de vous reposer confortablement un mois par an. »
Il se frotta les mains avec un sourire affable.
Il avait ce genre d’abord chaleureux qui me faisait m’attendre à ce qu’il me demande : « Alors, vous aviez combien en tête ? »
Mais les apparences étaient parfois trompeuses.
Malgré son air affable, il était le roi incontesté de ce bouge, le roi du quartier des plaisirs.
… À bien y réfléchir, son surnom n’avait rien de particulièrement intimidant non plus.
« J’ai quand même été franchement surpris en recevant votre lettre, où vous disiez que vous ne pourriez pas venir pendant six semaines. »
« Il me semblait avoir écrit que je ne pourrais probablement pas venir à cause des fortes chutes de neige. Me trompé-je ? »
« Oh, j’ai bien vu, naturellement. Mais ce n’est pas ce que je voulais dire. »
Wangcho jeta un coup d’œil autour de lui avant de se pencher vers mon oreille.
Puis il chuchota :
« J’ai cru qu’on vous avait embarqué dans la maison d’un duc. »
« … D’où vous vient cette idée ? »
« Allons, inutile de faire semblant de ne pas comprendre devant moi. Moi aussi, je sais. Vous êtes… enfin… sur la Colline du Sanctuaire… »
Wangcho m’adressa un regard entendu.
Comme si je devais comprendre après tout ce qu’il venait de dire.
Ce n’est qu’alors que je compris où il voulait en venir.
« Je vois ce que vous voulez dire, mais tout cela n’est que rumeur. »
Une rumeur sur Schnabel, le médecin corbeau, s’était répandue dans le quartier des plaisirs.
D’après elle, j’avais été esclave guérisseur dans la maison d’un duc, mais j’avais raté un traitement et on m’avait brûlé le visage.
J’aurais commencé à porter un masque pour cacher ma cicatrice.
Puis on m’aurait chassé dans le quartier des plaisirs, où je menais à présent une vie de serviteur en tant que gnome excentrique fort de plus de cent cinquante ans d’expérience.
Tout ça à cause de ce masque.
Je le portais parce que l’air des taudis était éprouvant pour un corps habitué à celui de la Colline du Sanctuaire, et pour prévenir les infections secondaires.
Mais pour les gens qui ne comprenaient pas le concept d’infection, mon refus d’enlever mon masque de corbeau devait forcément cacher toute une histoire.
À force d’être enjolivée par l’imagination des gens, cette supposition avait donné naissance à la rumeur que voilà.
L’imagination des gens était vraiment impressionnante : ils avaient tiré tout un roman d’un simple masque.
« Je n’ai aucun lien avec la maison d’un duc. »
« Quoi ? Mais vous venez de descendre d’une voiture, non ? Vous arriviez de la Colline du Sanctuaire, non ? »
Les voitures étaient réservées aux nobles.
Le kérosène à pierre magique qui les alimentait, les garages où on les entreposait, et même leur entretien.
Dans cette ville, le simple fait de faire tourner des machines était une marque de pouvoir.
Avec toute cette brume saturée de mana, les machines tombent en panne au moindre problème.
Plus une machine était délicate, plus son fonctionnement et son entretien coûtaient cher.
Naturellement, les véhicules comme les voitures et les dirigeables étaient au sommet de la liste.
Wangcho n’avait donc rien d’absurde à me voir arriver au travail dans l’un de ces véhicules et à se rappeler les rumeurs qui me liaient aux nobles.
Je balayai l’air de la main pour corriger son malentendu.
« Il y avait là-bas un patient qui avait besoin de moi. »
« Ne me dites pas que la maison de ce duc vous a encore appelé ! »
« … Tous les nobles ne sont pas des ducs. »
« Alors, vous avez des liens avec un noble, même si ce n’est pas un duc… ? »
« … »
« Ce noble vous aurait offert la voiture en guise de remerciement… ? »
Je ne sus quoi répondre.
Ce n’était même pas complètement faux ; je ne savais pas par où commencer pour corriger son malentendu.
C’est alors qu’une idée me traversa soudain l’esprit.
J’avais déjà vu ce genre de situation quelque part.
C’était ça.
C’était exactement ainsi que commençait une histoire de malentendus.
Quoi que je dise, le malentendu ne semblait pas près de se dissiper.
L’ayant compris trop tard, je choisis de garder le silence.
« … »
À bien y réfléchir, ce n’était pas un mensonge.
Je venais d’une famille de barons, mais j’étais tout de même né noble.
J’étais donc à peu près un centième de duc.
C’était une proportion plus élevée que celle des fraises dans le lait à la fraise ; je n’étais donc certainement pas en train d’escroquer qui que ce soit.
« Doc… docteur ? »
« … »
« … Je ne vous poserai pas d’autres questions. »
Wangcho interpréta mon silence à sa façon.
Comme s’il ne voulait pas être mêlé aux affaires des nobles, il changea ostensiblement de sujet.
« Ah, au fait. Comme vous me l’aviez demandé, j’ai veillé sur la clinique pendant qu’elle était vide. »
Wangcho me tendit la clé.
La raison pour laquelle j’avais confié la clinique à Wangcho était simple.
Dans ce quartier des plaisirs, la serrure d’un bâtiment inoccupé avait autant de valeur que la virginité d’une prostituée.
La serrure avait beau être chère, quelqu’un finirait toujours par la forcer.
Il était bien plus sûr de demander à quelqu’un de veiller sur le bâtiment.
« Vous allez recevoir des patients tout de suite ? »
« Pour quelle autre raison un médecin viendrait-il travailler ? »
« Ha ha ! C’est vrai. Quelle question idiote. »
Tintement.
Une poignée de clés à la main, je me tins devant la clinique.
Un toit aux avant-toits légèrement relevés, des piliers rouges délavés et une vieille lanterne suspendue au-dessus de la porte.
Apparemment, l’endroit avait autrefois été une pension tenue par une vieille chamane, qui était la seule guérisseuse du peuple des bêtes.
Huit ans avant mon arrivée dans le quartier des plaisirs, elle était morte d’une pneumonie, et j’avais repris le bâtiment laissé vacant.
La lanterne ornée d’un panda qui avait jadis gardé l’entrée avait depuis été remplacée par une enseigne représentant un masque de corbeau.
Clic.
J’ouvris la porte et entrai.
« Cela faisait longtemps. »
On trouvait d’abord une étroite salle d’attente.
Une cloison se dressait au fond, et derrière se trouvait la salle d’examen.
Une table d’examen tout juste assez grande pour qu’une personne s’y allonge. Une chaise en bois qui grinçait. Des armoires pleines de médicaments.
Au fond de la salle d’examen, derrière une porte fermée, se trouvait une salle d’accouchement ; à l’étage, une pièce était réservée aux nouveau-nés.
Voilà ma clinique.
Comme il s’agissait d’une ancienne pension reconvertie, je ne pouvais guère m’attendre à un intérieur digne d’un hôpital du XXIe siècle.
Malgré tout, c’était une clinique remarquablement bien équipée pour ce qu’elle était.
« Vous avez aussi fait le ménage. »
Ça sentait toujours le quartier des plaisirs, mais pas la poussière ni le renfermé. Wangcho avait dû nettoyer régulièrement.
Je plaçai d’abord un récipient rempli d’herbes près de l’entrée pour neutraliser les odeurs.
Puis je vérifiai les médicaments dans les armoires.
Wangcho s’approcha et se frotta sous le nez.
« J’ai vérifié les médicaments tous les jours. Ce sont peut-être mes hommes, mais ils ont les mains trop baladeuses pour qu’on leur fasse confiance. »
« Cela ne m’aurait pas dérangé qu’ils en prennent un ou deux. »
« Comment aurais-je pu le permettre ? Même un animal éprouve de la gratitude envers celui qui l’a sauvé. Je ne suis peut-être pas un homme droit, mais je ne suis pas une bête. »
« Merci, Wangcho. »
Tous les médicaments étaient encore là.
Même si je devrais en jeter quelques-uns, périmés.
Enfin, je pris la lampe à pierre magique posée sur l’étagère près de la table d’examen.
C’était un boîtier en laiton de la taille de ma paume. Quand je remontai le petit ressort intégré à sa base, une douce lumière orangée emplit la pièce.
Pour l’anecdote, cette lampe à pierre magique était le troisième objet le plus cher de la clinique.
Une source de lumière qui ne produisait ni résidus huileux ni suie était extrêmement précieuse dans ce monde.
Elle était aussi indispensable dans une salle d’examen où l’hygiène était essentielle.
« À propos, docteur Schnabel, je suis presque à court du médicament que vous m’avez donné… »
« Je ne vous en avais pas donné une bonne quantité ? Vous avez eu dix crises de goutte en six semaines ? »
« Ha ha… »
« Entrez. Je vais vous examiner et vous prescrire des médicaments. »
Le jour de la réouverture de ma clinique, après une longue absence, Wangcho fut mon premier patient.
* * *
* * *
Le premier patient de la clinique, après six semaines d’absence, fut Wangcho.
Wangcho s’assit sur le petit lit et retira sa chaussette.
« Argh… Je vous prie de m’excuser pour l’odeur. »
L’articulation autour de son gros orteil était rouge et enflée.
La peau, tendue à craquer, brillait comme si elle allait éclater d’un instant à l’autre.
La goutte.
La maladie des nobles et des rois, qui faisait si mal qu’un simple souffle de vent suffisait à faire souffrir.
Dans ce monde aussi, on savait que cette maladie était due à l’accumulation de cristaux d’acide urique dans les articulations, après une consommation excessive de protéines, notamment de viande et d’alcool riches en purines.
On le savait par expérience.
Au XXIe siècle, pourtant, de nombreuses études soulignaient davantage le rôle des gènes et des reins.
Au XXIe siècle, l’équilibre penchait plutôt du côté des troubles métaboliques que de l’alimentation.
Cela dit, l’alimentation restait un facteur à ne pas négliger dans la goutte.
Et le patient devant moi, fidèle à sa réputation de maître du quartier des plaisirs, abusait de viande et d’alcool.
Dans son cas, du moins, son régime alimentaire était sans aucun doute en cause.
Il buvait tellement de bière qu’il aurait donné la goutte même à des reins en bonne santé.
« Vous n’avez pas du tout réduit la viande ni l’alcool. »
« Ha ha ha… Ça se voit rien qu’en me regardant ? »
« Les nodules ont grossi. Bien sûr que ça se voit. »
Je soupirai et appuyai doucement sur la zone atteinte.
« Argh ! Ah, ngh… ! »
Wangcho poussa un cri et retira son pied.
L’homme qui régnait sur le quartier des plaisirs était en sueur froide parce qu’on lui avait appuyé sur un orteil.
Même un surhumain de premier rang était impuissant face à la goutte.
« Regardez-moi ça. Les nodules et la douleur ont empiré. À ce rythme, vous allez aussi abîmer vos reins. »
« La vie est déjà assez dure comme ça. Si je ne peux même plus boire, qu’est-ce qui me restera comme plaisir ? Ha ha… »
« À force de chercher le plaisir de cette façon, vous trouverez d’abord le chemin de l’au-delà. »
Tout en le réprimandant, je me tournai vers l’étagère.
Cling, clac.
Je déverrouillai l’armoire et en sortis un flacon familier.
Un flacon brun portant l’inscription latine [Colchicum autumnale].
Il contenait de la colchicine extraite des bulbes de colchique d’automne.
« Ah, docteur, ces derniers temps, il est devenu très difficile de faire venir des colchiques d’au-delà des murs. Les fabricants de potions raflent tout. »
« C’est probablement parce que c’est la saison d’hibernation. La demande en potions est forte à cette période. »
La période qui suivait immédiatement la fin des fortes chutes de neige s’appelait la saison d’hibernation.
On l’appelait aussi la saison des subjugations.
À cette période, les bêtes magiques, pas encore tout à fait réveillées de leur sommeil, étaient relativement faciles à soumettre.
Si les gens ne réduisaient pas leur nombre à ce moment-là, l’automne serait difficile ; ils tentaient donc d’en éliminer le plus possible, quitte à se donner du mal.
« Mais pourquoi ces fichus fabricants de potions mettent-ils ça dans leurs potions ? Chaque fois que j’en bois une, j’ai le derrière qui fuit le lendemain. C’est gênant, et même quand on en a besoin pour survivre, ça fait hésiter. »
« On n’y peut rien. Sinon, vous souffririez encore davantage d’autre chose. »
Les potions ne servaient pas seulement à soigner.
Elles contenaient aussi des toxines en quantité infime, qui pouvaient s’accumuler si elles restaient trop longtemps dans l’organisme.
On utilisait le colchique d’automne pour provoquer la diarrhée et éliminer rapidement ces toxines.
Autrement dit, ce n’était pas un effet secondaire des potions, mais un effet recherché.
Quand je lui expliquai, Wangcho tapa dans ses mains.
« Pas étonnant. Alors, quand j’ai eu le sphincter tout relâché après avoir pris ce médicament la dernière fois, c’était voulu aussi. »
« C’est arrivé parce que vous n’avez pas respecté la dose prescrite. »
Les paroles de Wangcho me rappelèrent notre première rencontre.
Ma relation avec Wangcho avait commencé quand j’avais diagnostiqué la cause de sa boiterie et soigné sa goutte.
Le problème, c’était que j’avais alors sous-estimé le bon sens de ce monde.
Ici, les gens croyaient que plus ils prenaient de médicaments, mieux c’était.
Le premier jour où je lui avais prescrit un traitement, cet homme avait donc avalé quatre comprimés d’un coup et souffert d’une diarrhée si violente qu’il avait failli se vider les entrailles.
Un incident sans précédent : le maître du quartier des plaisirs, un surhumain de premier rang, avait failli franchir le Jourdain à cause de la déshydratation.
Je lui avais donné de l’eau, puis des potions, puis de la bouillie…
Ça avait été le chaos le plus complet.
Enfin.
Wangcho accepta le sachet de médicaments avec un large sourire.
« Ha ha ! Qu’est-ce qu’une petite diarrhée, après tout ? Ce médicament est vraiment incroyable. J’envisageais de me couper l’orteil, mais avec ça, la douleur disparaît dès le lendemain, comme si on l’avait lavée. »
« À quoi bon prendre des médicaments si vous ne changez pas vos habitudes ? Vous n’avez pas l’intention de réduire la viande et l’alcool ? »
« Ha ha ha… »
Wangcho eut un rire gêné en prenant le sachet qui contenait cinq comprimés.
Pour l’anecdote, je ne lui en donnais qu’une petite quantité à la fois, parce que je ne lui faisais pas confiance.
Cet homme avait une façon miraculeuse de faire ses calculs : plus il lui restait de médicaments, plus il se sentait à l’aise pour boire encore davantage.
Wangcho fourra le sachet que je lui avais donné dans la poche intérieure de sa veste.
Alors qu’il se levait du lit, je lui dis :
« À dans un mois. Si les crises s’aggravent, revenez plus tôt. »
« Merci, docteur. »
Wangcho remit sa chaussette et se leva.
Puis, comme s’il se souvenait de quelque chose, il claqua des doigts et s’arrêta près de la porte.
« Ah, docteur. »
« Oui ? »
« Les patients se sont accumulés au cours des six dernières semaines. Vous avez formé des sages-femmes, mais elles ne peuvent pas vous remplacer, n’est-ce pas ? Je les ai classés par ordre d’urgence. Je vous les envoie ? »
C’est ainsi qu’il était devenu Wangcho.
Pour l’État, la Fosse des Limbes n’était qu’un bouclier humain qu’il ne valait pas la peine de protéger.
Wangcho, lui, prenait soin des habitants des taudis laissés sans aucune protection administrative.
C’était pourquoi la plupart des patients de cette clinique et des femmes enceintes qu’on y accueillait m’étaient envoyés par Wangcho.
« Je vous en prie. »
« Entendu. Je vais vous laisser. »
Après le départ de Wangcho, je regardai un moment la salle d’examen vide.
C’était calme, pour l’instant, mais qui sait ?
Avant la fin de la journée, elle serait à coup sûr remplie des cris des sages-femmes et des pleurs des bébés.
Avec tous les patients qui s’étaient accumulés pendant six semaines, la clinique allait probablement être un vrai capharnaüm pendant quelque temps.
Ce n’était pas pour rien qu’on parlait du calme avant la tempête.
Haa… Et si je me reposais tant que je le peux ?
Je m’adossai à la chaise dure et profitai d’un bref instant de tranquillité.
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