Chapitre 88
WeTried Translations
Traducteur : Hydrogen B
Relecteur : Hydrogen B
Discord : <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" class="link" href="https://dsc.gg/wetried">https://dsc.gg/wetried</a>
◈ Maître de l’épée du royaume déchu
Chapitre 88
──────
Proie et chasseur (11)
Dans le champ jaunissant, le cadavre d’un homme fendu en deux s’effondra, les entrailles à l’air. La vie s’éteignit dans son regard vitreux.
Kyle n’eut pas besoin de se retourner pour savoir qu’il était mort. Une mort nette et instantanée, comme un duel décidé d’un seul coup. Il abaissa derrière lui son épée maculée de sang, puis leva légèrement la main gauche. Dans l’anneau blanc qu’il portait au majeur, une faible lueur aux cinq couleurs tournoyait lentement.
Ça avait donc consommé l’équivalent de trois jours de mana.
Comme prévu, dans un combat contre plusieurs adversaires, la magie était plus efficace que l’Aura d’épée, qui engloutissait trop de mana. Même s’il enveloppait sa lame d’Aura d’épée, il devait tout de même la manier lui-même. La magie du vent, en revanche, lui permettait de balayer le plus grand nombre d’ennemis possible, le plus vite possible et avec un minimum de mana. C’était plus efficace qu’il ne l’avait imaginé.
Il ne restait plus qu’à nettoyer les lieux.
Kyle fit légèrement pivoter son épée derrière lui. D’un seul coup, il trancha le cou du cheval du barbare, qui ruait furieusement. L’animal s’effondra dans le champ, tout comme son maître. Dans un bruit sourd et humide, son hennissement s’interrompit aussitôt.
Lorsqu’il tourna les yeux vers le convoi, alliés comme ennemis retenaient leur souffle et suivaient chacun de ses mouvements. Son regard noir parcourut les survivants adverses. Depuis la mort du dernier commandant, les barbares et les soldats du comte Barkan tressaillaient chaque fois que leurs yeux croisaient ceux de Kyle. Comme il avait tué tous les archers sur la colline, il ne restait plus qu’eux.
« Atte… »
Un soldat du comte, un vétéran à en juger par son apparence, venait d’ouvrir la bouche.
« Achevez-les. »
Kyle donna cet ordre bref. Les soldats du poste de contrôle et les mercenaires du convoi, qui attendaient son signal, se ruèrent aussitôt sur leurs ennemis, lances et épées en avant. Ceux qui tentèrent de résister trop tard tombèrent comme des épouvantails, sans opposer de véritable résistance.
« Quelles sont les pertes ? »
Kyle secoua une fois son épée pour en faire tomber le sang, la rengaina, puis s’avança lentement vers Kellan. Il ne restait plus aucun ennemi. À sa vue, Kellan mit pied à terre et lui répondit d’un air épuisé.
« Grâce à vous, elles ne sont pas trop lourdes. »
« Des morts ? »
« Aucun. »
« Des blessés ? »
« Quelques-uns, à ce qu’il paraît, mais rien de grave. Surtout des blessures légères. »
À la réponse de Kellan, Kyle inspecta le convoi de l’avant à l’arrière.
Le secteur était couvert de sang et le désordre régnait, mais, chose surprenante, personne n’avait perdu la vie.
« C’est grâce à vous. Vous avez été incroyable. Je ne pensais vraiment pas que vous pourriez éliminer seul les troupes sur la colline. »
« Ce n’était pas si impressionnant. »
« Pas si impressionnant ? Vous êtes bien trop modeste. »
Sans compter le chef des marchands et ses négociants, l’ennemi disposait de deux fois plus de combattants qu’eux. Pourtant, hormis quelques soldats légèrement blessés, ils n’avaient subi aucune véritable perte. De l’avis général, un tel résultat était impossible. Kyle, lui, resta indifférent, sans manifester la moindre réaction particulière.
« Le chef des marchands est vivant, lui aussi. »
« Eh bien… Dès que vous avez tranché la tête de ce chevalier au début, il s’est réfugié dans le chariot. Je doute qu’il soit du genre à mourir au bord de la route. Les marchands savent mieux que quiconque protéger leur peau. »
Kellan et Kyle tournèrent les yeux vers le chariot au centre du convoi. À cet instant, Silas passa la tête par la portière du chariot du chef des marchands, différent des banales voitures de transport, le visage couvert de sueur froide.
« L’arrière était bien protégé par votre groupe aussi. Ça nous a aidés que vous bloquiez les flèches. »
Kyle regarda le chariot tout au bout du convoi. Quatre visages familiers s’y trouvaient. Jade, qui s’était retrouvé à jouer les cochers, Elysia, la capuche de sa robe blanche rabattue sur le front, ainsi que Pico et le ranger vétéran, qui voyageaient avec eux pour économiser leurs forces, semblaient tous sains et saufs.
Il n’y avait pas eu lieu de s’inquiéter.
Kyle s’apprêtait à détourner la tête quand il croisa le regard de Jade, qui jetait un coup d’œil autour d’elle. Sans un mot, Jade remua les lèvres pour lui demander :
« Ça va ? »
« Et toi ? »
« Évidemment que ça va. La dame a bloqué toutes les flèches, et j’ai vite fait goûter mon épée à tous ceux qui s’approchaient. »
« Vu ce que je t’ai payé, tu pourrais au moins mériter ton salaire. »
« Quoi ? »
« Aide au nettoyage, pour l’instant. Nous repartirons bientôt. »
« Ha… Je commence à croire que je suis perdante dans cette histoire. Tu ne pourrais pas me donner au moins une petite part de ce que tu as touché pour escorter la dame ? »
Jade plissa les yeux. Kyle cessa de lui répondre en remuant les lèvres et se détourna.
Sur les ordres de Kellan, le convoi déguisé en caravane s’occupa des suites du combat. Les soldats et les mercenaires soignèrent leurs blessures, tandis que les marchands rafistolaient tant bien que mal les parties brisées des chariots.
« Plus important encore, que comptez-vous faire maintenant ? »
Kellan posa la question. Kyle désigna du menton la tête d’un chevalier du comte Barkan, qui gisait non loin.
« Vous reconnaissez ce chevalier ? »
« Ce traître ? »
« Oui. Un chevalier du comte Barkan qui a rallié l’ennemi. »
« Hmm… Désolé, mais c’est la première fois que je le vois. »
« Vous ne le connaissez pas ? »
« Le duché est différent des autres nations. Nous quittons rarement les forteresses qui nous sont assignées. Quand nous nous rendons de temps à autre dans la capitale, nous échangeons juste assez de politesses avec les chevaliers et les nobles que nous connaissons pour sauver les apparences. »
Hormis le plateau où se dressait la capitale, la majeure partie du Duché de Tervan était constituée de hauts plateaux accidentés. Les déplacements y étaient donc naturellement plus difficiles que dans les autres pays.
De plus, les postes de contrôle et les forteresses bâtis le long des routes commerciales devaient monter la garde vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Les péages qu’ils percevaient représentaient la principale source de revenus du duché. Il n’était donc pas étonnant que leurs occupants se croisent rarement.
« Et les autres chevaliers ? »
Kyle n’avait pas tué un seul chevalier. Outre celui qu’on supposait être le commandant et qui s’était avancé le premier, il y en avait eu deux autres.
« Quant au premier chevalier mort… Il me semble l’avoir déjà vu. »
Kellan fronça les sourcils en regardant la tête tranchée, qui gisait non loin.
« C’était l’un des chevaliers les plus puissants du comte ? »
« Probablement. Vous l’avez tué dès le début, alors il n’a pas vraiment eu l’occasion de faire quoi que ce soit… »
« Combien de soldats et de chevaliers le comte a-t-il exactement ? »
« D’après ce que je sais, la forteresse qu’il gardait sur la principale route commerciale se trouve à l’est du duché, près de la frontière avec Sarmaren. Elle compte environ cinq cents soldats. Il doit y avoir un peu plus de dix chevaliers. Un petit poste avancé comme un poste de contrôle, c’est une chose ; une forteresse fortifiée et les troupes de son seigneur sont plutôt comparables à une armée privée. Leur chaîne de commandement est donc presque indépendante des forces chargées de défendre la capitale. »
Les guerres civiles étaient fréquentes pour une raison. Cette fois, la situation avait pris une ampleur inhabituelle, car le comte Barkan, seigneur de la forteresse située au bout de la principale route commerciale, avait comploté avec les barbares.
« J’aimerais vous demander quelque chose. »
« Allez-y. »
« La forteresse du baron Daren, celle vers laquelle nous nous dirigeons. Quand avez-vous échangé des lettres avec eux pour la dernière fois ? »
Kyle posa la question en baissant les yeux vers le cadavre à ses pieds.
« Le dernier faucon messager est arrivé il y a un mois… »
Kellan répondit sans réfléchir, mais son visage blêmit. Il venait de comprendre où Kyle voulait en venir.
« Vous pensez que la forteresse du baron Daren est peut-être tombée ? »
« Je n’en sais rien. Si la dernière lettre date d’un mois, nous ne savons rien. Elle a pu tomber avant que l’avis officiel ne nous parvienne depuis la capitale, après, ou bien elle tient peut-être encore, tout juste, sous le siège. »
Le convoi avait presque quitté la route commerciale secondaire et se rapprochait désormais de la route principale. Leur première destination, la forteresse du baron Daren, se trouvait à deux jours de route tout au plus.
Pourtant, les soldats privés du comte Barkan rôdaient à l’ouest de la forteresse, et non à l’est. Il y avait donc de fortes chances que le baron Daren résiste à un siège ou que sa forteresse soit déjà tombée. Celle-ci se dressait au beau milieu de la principale route commerciale. Si elle était tombée, leurs projets pour la suite en seraient gravement compromis. Bref, pour Kyle comme pour Kellan, la situation était extrêmement urgente.
« Bon sang. »
Le chevalier d’âge mûr jura, ce qui était rare chez lui. À cet instant, un cri retentit à l’arrière du convoi.
« Sir Kellan ! Nous avons fini de soigner les blessés et de réparer les chariots provisoirement. Nous pouvons remplacer les chevaux morts ou blessés par ceux de l’ennemi. Que fait-on ? »
Jade, à l’arrière, et un soldat vétéran tout proche crièrent à pleins poumons. Kyle et Kellan échangèrent presque simultanément un regard.
« Pouvons-nous atteindre la forteresse en moins d’un jour ? Y être demain après-midi ? »
« Si nous forçons l’allure, c’est possible. »
« Alors, nous n’avons pas le choix. »
« Dans ce cas… »
Kellan s’interrompit. Kyle ramassa rapidement les têtes des trois chevaliers et celle du commandant barbare, puis déclara :
« Nous partons tout de suite. Aussi vite que possible. »
Kyle emporta le sac contenant les quatre têtes et retourna à l’arrière.
Kellan acquiesça brièvement et ordonna aussitôt au convoi de repartir. Peu après, les dix chariots quittèrent le champ couvert de sang. Seuls restèrent les cadavres des barbares et des traîtres, les membres tailladés, ainsi que les carcasses des chevaux.
***
Un faucon descendit en douceur vers le sol. Il tenait une lettre dans son bec.
« Hmm… »
Après avoir reçu la lettre du faucon messager, le comte Barkan laissa échapper un grondement sourd dans son bureau. Elle contenait de mauvaises nouvelles. Tandis qu’il fronçait les sourcils devant son bureau, un mage, assis sur le canapé en face de lui et occupé à rédiger un rapport sur le butin pillé, pencha la tête.
« Qu’y a-t-il ? »
« L’unité de cavalerie sur la route commerciale secondaire a été vaincue. »
« Une unité de cavalerie ? Vous voulez dire celle des barbares, menée par le troisième cavalier de la Tribu Krakes ? »
« Oui. La plupart des cavaliers ont été tués, et trois ou quatre barbares survivants ont réussi à s’échapper de justesse et à envoyer un faucon messager en toute hâte… »
« Qui en est responsable ? »
Le mage releva les yeux de ses documents et posa la question. Le comte répondit comme si la nouvelle n’avait rien de grave.
« Deux épéistes et un mage, probablement des mercenaires venus de Brendel. »
« C’est tout ? Trois personnes seulement ont presque anéanti une unité de cavalerie de la Tribu Krakes, forte de plus de cinquante hommes ? »
« C’est ce qui est écrit. »
« Ha. Voilà qui se complique. »
Tap, tap. Le mage claqua brièvement la langue en tambourinant des doigts sur le bureau.
Cela ne dura pas. Un sourire rusé se dessina sur les lèvres du mage, vêtu d’une robe noire élégante et parfaitement ajustée.
« Qu’est-ce qui vous amuse ? »
Le comte l’interrogea d’un ton sec.
« Rien. Je me disais simplement qu’ils s’en étaient plutôt bien sortis pour de simples mercenaires. »
« Vous êtes mercenaire, vous aussi. »
« Ha ha. Je ne suis pas comme les mercenaires ordinaires, comte. Un fossé infranchissable sépare ceux qui sont nés dans la rue de ceux qui viennent d’une Tour de magie. »
« Vous voulez donc dire que ce n’est pas bien grave ? »
« Exactement. Il est regrettable que la cavalerie de la Tribu Krakes ait été vaincue, certes, mais cela ne suffit pas à bouleverser la situation. »
Ils disposaient de toute façon de soldats en abondance. À elle seule, l’alliance des trois tribus unifiées par le Grand Chef Zakan pouvait mobiliser trois mille combattants, un chiffre stupéfiant.
C’était plus de trois fois les effectifs chargés de défendre la capitale. En ajoutant les forces du comte Barkan, ils dépassaient les trois mille cinq cents hommes. La cavalerie de la Tribu Krakes était une unité d’élite, mais sa défaite ne pouvait pas renverser le rapport de force, déjà en leur faveur.
« Si seulement trois personnes ont pu écraser la cavalerie de la Tribu Krakes, il y a peut-être un mercenaire de rang or parmi elles. »
« … »
« Enfin, ce n’est pas un problème. Autrement dit, ils n’ont qu’un ou deux mercenaires de rang or. Comme vous le savez, nous avons pris le contrôle de la majeure partie de la route commerciale secondaire et de la route principale, n’est-ce pas ? Un faucon messager a déjà dû atteindre le Grand Chef. Ils enverront donc une nouvelle unité de cavalerie sans tarder, plus nombreuse et plus forte que la précédente. »
Les propos du mage se tenaient. Mais le comte ne les accepta pas sans réserve.
« Je ne sais pas comment ce chef barbare réagira. »
« La Tribu Krakes vénère la force comme la plus haute des vertus. Une cavalerie d’élite de plus de cinquante hommes vaincue par trois personnes seulement ? C’est une honte indélébile et une mort inutile. Les représailles ne devraient pas nous atteindre. »
« Vous en êtes certain ? »
« Me suis-je déjà trompé, comte ? »
Le comte ne trouva rien à répondre. Le sourire du mage s’élargit.
« Au bout du compte, ce n’est qu’un chef de barbares. Il a des limites évidentes. »
« C’est vrai. »
« À présent, le convoi doit presque être à court de vivres. Nous verrons bientôt les premiers résultats. »
Après la trahison du comte Barkan, le duc de Tervan était resté caché dans la capitale, sans entreprendre la moindre action digne de ce nom. Les chevaliers et les nobles des postes de contrôle et des forteresses situés le long des routes commerciales principales et secondaires devenaient donc de plus en plus mécontents. Naturellement, plus les nobles du duché se retournaient contre le duc, plus la situation tournait à l’avantage de Barkan.
« Inutile d’attaquer la capitale directement. Le butin que nous avons saisi en bloquant les convois commerciaux dépasse déjà les recettes fiscales annuelles du duché. Le duc de Tervan n’est plus qu’un homme auquel on a coupé les bras et les jambes. Il nous suffit de nous servir des barbares pour déchirer la gorge d’un mourant. »
Tuer avec une lame empruntée : se servir des barbares. Une fois la famille du duc renversée, le duché lui appartiendrait. Ce n’était pas bien difficile. Il avait déjà parcouru la moitié du chemin ; du point de vue du comte Barkan, il ne lui restait qu’à attendre tranquillement que le fruit lui tombe dans les mains.
S’il y avait une chose qui le préoccupait, c’était…
« Et les renforts ? »
Le comte posa de nouveau la question. Le mage secoua la tête.
« Pour l’instant, Brendel et Sarmaren ne montrent aucun signe d’intervention. Si nous poussons le duc à se rendre avant cela, tout sera réglé. »
Du point de vue de Brendel et de Sarmaren, envoyer des renforts et s’aventurer sur les hauts plateaux du duché comportait de grands risques. Si les routes commerciales restaient bloquées, nul ne savait comment ils réagiraient. Mais tant que tout serait réglé avant, il n’y aurait pas de problème. Si les routes rouvraient sans que l’un ou l’autre camp ait subi de pertes, ils étoufferaient l’affaire eux-mêmes, quel que soit celui qui prendrait la tête du duché.
« Oui. Si la forteresse du baron Daren, au centre de la route commerciale principale, tombe, nous aurons déjà gagné la moitié de la guerre. »
« Combien d’hommes avons-nous envoyés là-bas ? »
« Plus de cinq cents, un mélange de nos troupes et de barbares. D’après la lettre arrivée hier, ils ont complètement coupé les approvisionnements entre la capitale et l’extérieur, tandis que le reste des troupes contrôle les convois commerciaux qui traversent la région occidentale. Il paraît même qu’ils avaient assez de marge pour lorgner aussi sur la route commerciale secondaire voisine. »
« Hmm… »
Le comte resta un moment songeur. Comme l’avait dit le mage, la guerre évoluait bien plus favorablement qu’ils ne l’auraient espéré.
Alors, d’où venait ce malaise ? Sans s’en rendre compte, le comte fronça les sourcils. Son instinct ne cessait de lui envoyer un signal, comme s’il avait oublié quelque chose. Quelque chose lui grattait doucement les nerfs.
Plus précisément, cette sensation ne l’avait pas quitté depuis qu’il avait appris que trois mercenaires avaient écrasé une unité de cavalerie de la Tribu Krakes, forte de plus de cinquante hommes.
« Comte ? »
La voix interrogative du mage tira le comte de ses pensées. Lorsqu’il releva légèrement les yeux, le mage le fixait.
« Qu’y a-t-il ? »
« Rien. J’étais perdu dans mes pensées un instant. »
Le comte cligna des yeux plusieurs fois. Puis les pensées vagabondes qui lui encombraient l’esprit s’évanouirent d’un coup.
« Vous allez bientôt devenir Son Excellence le duc Barkan… Vous imaginiez déjà la suite ? »
Le mage plaisanta. Le comte eut un petit rire.
« Je devrais écrire aux tribus barbares. »
« Quel genre de lettre ? »
« Leur demander d’envoyer davantage de troupes. »
Le comte prit la plume posée dans un coin de son bureau.
« Je ne sais pas à quel point ces trois mercenaires qui ont écrasé la cavalerie de la Tribu Krakes sont puissants… mais ça tombe bien. Ce ne serait pas une mauvaise idée de profiter de l’occasion pour réduire les effectifs des barbares. »
Après tout, il pouvait toujours leur remettre de l’or et des trésors. Le comte refoula le malaise qui montait en lui.
« Face à une supériorité numérique écrasante, la force d’un seul homme ne signifie rien. Un simple mercenaire ne peut rien faire. »
Rejoignez notre Discord : <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" class="link" href="https://dsc.gg/wetried">https://dsc.gg/wetried</a>