Chapitre 165
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Traducteur : Hydrogen B
Éditeur : Hydrogen B
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Chapitre 165 : Le Banquet rouge (4)
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Après avoir retrouvé ses camarades dans une ruelle des faubourgs de Renavik, pour la première fois en quatre ans.
Après s’être débarrassé de l’espion impérial, Kyle regagna aussitôt le domaine du Grand-Duc, accompagné d’Hermann et de Walter. Grâce à leur rythme soutenu, ils y arrivèrent avant la nuit complète.
Les six chevaliers, Gerant compris, ne les accompagnèrent pas. Ils avaient encore du travail. Plus important encore, d’autres espions pouvaient toujours se manifester. Kyle le regrettait, mais ne le laissa pas paraître.
De toute façon, il les reverrait le jour du banquet.
Il savait qu’ils n’étaient pas morts. Il les avait vus de ses propres yeux, bien vivants.
Non, même si cela n’avait pas été le cas, il aurait pu aller les voir quand il le voulait.
Il n’était plus condamné à se ronger les sangs sans même savoir s’ils étaient morts ou vivants.
Le domaine du Grand-Duc à Renavik était entièrement équipé pour accueillir des visiteurs et leur permettre de se reposer au besoin, sans doute parce que des domestiques y vivaient toute l’année. Grâce à cela, Kyle et ses deux compagnons purent récupérer de la fatigue accumulée pendant leur voyage de plusieurs jours.
Le Grand-Duc n’était toujours pas rentré au milieu de la nuit. Kyle s’inquiéta d’abord qu’il lui soit arrivé quelque chose, puis cessa bientôt d’y penser. Ils se trouvaient au cœur de Renavik. Personne ne serait assez fou pour assassiner un membre du Conseil avant même le début du banquet. Le Grand-Duc devait avoir des montagnes de choses à coordonner ; qu’il soit retardé d’un ou deux jours n’avait donc rien d’étonnant.
Le lendemain matin de leur arrivée à Renavik.
« Ouf… »
Kyle inspira et expira lentement. L’aube venait à peine de se lever. Il était assis à l’ombre d’un petit arbre, dans le jardin devant le domaine.
Le domaine du centre de Renavik était bien plus petit que celui du Grand-Duc à Rier. Il possédait néanmoins un jardin propice à la méditation. Après avoir dormi profondément la veille, Kyle s’était levé tôt, avait emporté son épée dehors et s’était mis à s’entraîner avec le mana de Prisia. Le banquet approchait ; il voulait donc se familiariser autant que possible avec le maniement du mana avant d’y assister.
Le printemps va-t-il enfin arriver ?
Les yeux fermés, Kyle eut cette pensée en passant tandis que le vent soufflait. Contrairement aux jours précédents, la brise qui lui effleurait la peau portait une légère chaleur.
Ce n’est toujours pas suffisant. C’est bien mieux qu’avant, mais…
Kyle marmonna intérieurement en sentant le mana de Prisia circuler dans tout son corps. Chaque dragon possédait sa propre Autorité innée. Celle de Prisia, en tant que Dragon primordial, était particulièrement difficile à maîtriser. Il suffisait qu’il entrevoie le futur pendant un bref instant pour que ses forces soient presque entièrement épuisées. Pire encore, il ne pouvait pas contrôler le moment où cela se produisait.
Combien de temps me faudra-t-il avant de pouvoir l’utiliser à ma guise à un moment crucial, au lieu de tomber dessus inconsciemment ?
Cela ne lui semblait pas impossible. Il n’y arrivait simplement pas encore. Le temps finirait par régler le problème, mais cela ne l’empêchait pas de s’impatienter.
C’est une puissance écrasante, mais elle ne rend pas invincible.
Ce qu’il avait dit à Hermann, alors, était vrai. Il ne faisait qu’entrevoir d’innombrables futurs possibles, sans les déterminer. Peu importait le nombre de fois où il les voyait : cela ne servait à rien si son corps ne suivait pas. Surtout, Hermann s’était considérablement retenu, étant donné les blessures de Kyle à l’époque. S’ils se battaient à pleine puissance, Kyle ne pourrait pas garantir sa victoire.
Pas encore, en tout cas.
Kyle ouvrit les yeux. Il avait dû méditer un bon moment, car le ciel bleuté s’était teinté des premières lueurs du matin.
Si je parviens à mieux manier le mana… Si je peux mêler le mana de Prisia à l’Aura d’épée…
Kyle se leva. Il prit l’épée posée sur ses genoux et déposa soigneusement son fourreau sous l’arbre. Le soleil du matin se brisait en éclats blancs sur la lame parfaite en fer stellaire.
L’épée de Yurian en main, Kyle exécuta l’une après l’autre, sans mana, les sept formes de l’Escrime royale d’Asherad, désormais gravées dans ses instincts.
Première forme : Flamme ascendante.
Deuxième forme : Danse des braises.
Troisième forme : Gel perforant.
Quatrième forme : Clair de lune fluide.
Cinquième forme : Tempête de cendres.
Sixième forme : Repos du vent du Nord.
Et enfin, la Septième forme : Marque des cendres.
Plus son épée fendait l’air, plus son esprit s’éclaircissait. Il n’utilisait pas de mana, et pourtant sa Voie de l’épée lui semblait plus acérée qu’avant. S’il y ajoutait le mana de Prisia, pourrait-il tuer non seulement Cassius Mortein, mais aussi l’empereur ?
« Tu es levé tôt. Tu as bien dormi ? »
Une voix familière retentit alors à proximité. Kyle cessa de manier son épée et reprit son souffle, légèrement accéléré. Lorsqu’il se retourna, Hermann s’approchait du domaine. Comme Kyle, il portait une épée en fer stellaire à la ceinture.
« Commandant adjoint. »
« Tu es assidu. À l’époque, Rowen pouvait bien te rabâcher les oreilles, tu n’en dormais pas moins tard. »
« Vous êtes sorti pour vous entraîner ? »
« Non. Même si j’en avais envie, je dois bientôt repartir. Je suis un homme très occupé, tu sais. Je t’ai vu déjà dehors, alors je suis venu discuter. Comment ça se passe ? »
Hermann regarda droit l’épée de Yurian dans la main de Kyle. Ce dernier s’était peu à peu habitué à la manier.
« Oui. Je crois que ça se passe bien. »
« Vraiment ? Et ce pouvoir que tu as utilisé la dernière fois, celui qui te permet de voir plusieurs coups à l’avance ? »
« Si tout se passe bien, je pense pouvoir m’en servir en plein combat. Ça me coûte trop d’endurance, alors je devrais éviter de l’utiliser, sauf si je suis sûr de moi. »
« Une seule utilisation à un moment critique suffit. À ce stade, la marge est de toute façon infime. »
Plus le niveau des chevaliers qui s’affrontaient était élevé, plus une décision prise en une fraction de seconde pouvait faire la différence entre la vie et la mort. Selon leur état du jour et les circonstances, l’issue pouvait basculer même en cas d’écart de compétence. À cet égard, l’Autorité de Prisia était d’une puissance insensée. Même si elle ne lui révélait que quelques secondes du futur, Kyle pouvait voir de ses propres yeux toutes les possibilités, en un instant.
« Plus important encore, le Grand-Duc est-il rentré ? »
Kyle rengaina doucement l’épée de Yurian en posant la question.
« Il est rentré. »
« Quand ? »
« Après minuit. Il a l’air très occupé, lui aussi. Il y a plus de nobles intransigeants qu’on ne peut en compter, et il doit surveiller les nobles neutres qui pèsent le pour et le contre, ainsi que les manœuvres des modérés. Le déploiement des Chevaliers du Conseil est un autre problème. »
« Le Grand-Duc a-t-il rencontré le commandant des Chevaliers ? »
« C’est ce que j’ai entendu dire. Il compte s’occuper des retombées jusqu’à la veille du banquet. »
« Et vous, commandant adjoint, qu’allez-vous faire ? »
« Je vais continuer à surveiller la situation, comme jusqu’ici. Le risque est faible, mais je ne peux m’empêcher de penser à cet espion déguisé en marchand, celui que tu as tué hier. »
« … »
« Et toi, Kyle ? »
demanda Hermann. Kyle réfléchit un instant avant de répondre.
« Je vais faire un tour en ville. »
« En ville ? »
« Par précaution. Contrairement aux autres chevaliers, c’est la première fois que je viens à Renavik. Je devrais au moins repérer les lieux. »
« Mais la ville est bondée en ce moment. »
« C’est un problème ? »
Kyle regarda Hermann d’un air candide. Celui-ci émit un bref son pensif, puis répondit comme si de rien n’était.
« J’imagine que non. Personne ne connaît encore ton visage. »
« Je n’irai pas loin. »
Hermann hocha une fois la tête. Autrefois, dans l’ordre, personne n’égalait Kyle dans le maniement du mana ou la perception de son environnement. S’il le souhaitait, il pouvait repérer des bâtiments et des personnes à plusieurs centaines de mètres. Son instinct avait toujours été plus aiguisé que celui des autres.
« Ne rentre pas trop tard. »
« Vous non plus, commandant adjoint. »
« Hé, je ne suis pas assez vieux pour qu’on s’inquiète pour moi. »
« Moi non plus. »
« C’est vrai. On vieillit tous les deux. À ce rythme, on mourra de vieillesse sans avoir eu un seul enfant. »
Ils échangèrent quelques banalités, puis Hermann lui fit un signe de la main et s’en alla. En regardant son dos s’éloigner, Kyle leva la tête vers le ciel.
Le jour était complètement levé. Le calme du domaine avait fait place à l’animation, tout comme la ville au-delà de ses murs. Kyle franchit le portail principal. L’épée de Yurian brillait à sa ceinture.
* * *
Renavik, capitale du Royaume de Kalov, était la plus grande ville de la Fédération.
Ce même matin, tandis que Kyle parcourait la ville à pied, il découvrit des choses qu’il n’avait pas remarquées jusque-là.
Une métropole d’un million d’habitants. Elle n’était pas seulement immense. D’innombrables sites remarquables se dressaient partout. Au centre même de la ville se trouvaient notamment la salle d’assemblée du Conseil de la Fédération et le château royal. S’y ajoutaient des quartiers commerçants à perte de vue, de vastes places, des beffrois qui semblaient percer le ciel et des églises disséminées aux quatre coins de la ville.
Vu de mes propres yeux, c’est vraiment très différent d’Archandia.
Archandia, la capitale impériale, était ordonnée et uniforme. Renavik, capitale du Royaume de Kalov, était tout son contraire. La ville tentaculaire s’étendait depuis le château royal et la salle d’assemblée comme une toile d’araignée, formant un mélange discordant des cultures de cinq royaumes.
Pourtant, rien ne paraissait déplacé.
Au contraire, cela convenait bien à la ville.
Le paysage variait probablement autant d’une ville à l’autre parce que la Fédération n’était pas un pays ordinaire et unifié. Des gens venus de différents royaumes s’étaient rassemblés de toutes parts et avaient naturellement façonné la ville, lui donnant cette atmosphère singulière. Kyle n’y voyait pas d’inconvénient. Le désordre signifiait aussi qu’il y avait quantité de failles à exploiter.
« Place ! Dégagez la route ! »
Un cortège de carrosses luxueux traversa une large avenue. Les passants rassemblés sur le bord fronçaient les sourcils en voyant les cochers leur faire signe de s’écarter, mais se poussaient autant que possible.
Parmi eux, y a-t-il des nobles que je devrai tuer ?
Au milieu de la foule, Kyle examina chacun des carrosses nobles qui défilaient, ainsi que les armoiries gravées sur leurs flancs. Aucun ne lui était familier. Il connaissait bien les familles les plus influentes de la Fédération ; il s’agissait donc probablement de nobles de rang intermédiaire plutôt que de grands seigneurs.
Il reste encore du temps avant le banquet. Ils ne sont peut-être pas encore arrivés.
Ou bien ils étaient déjà là et attendaient.
Dans tous les cas, mieux valait sans doute ne pas les croiser pour le moment.
Ensuite, Kyle parcourut cette vaste ville et repéra les endroits importants. Il n’avait pas besoin de parcourir lui-même chaque rue. Il maîtrisait le mana bien mieux qu’avant.
Grâce au mana de Prisia, il balaya les rues bondées et d’autres lieux, sans laisser une ruelle inexplorée. Les voies de fuite et les endroits où un combat pouvait éclater s’imprimèrent naturellement dans son esprit. À ce rythme, il ne devrait pas y avoir de problème majeur si une bataille éclatait à l’intérieur ou à l’extérieur de la salle du banquet. Il maîtrisait parfaitement le mana de Prisia et était en bonne forme.
« Hé, monsieur ! Vous n’avez pas faim ? Prenez-en un avant de partir ! »
Il venait d’entrer dans un grand quartier commerçant quand un vendeur ambulant l’interpella depuis son étal. Kyle se tourna lentement vers lui.
« Vous m’appeliez ? »
« Oui, vous ! Vous avez l’air d’un mercenaire capable. Alors, qu’en dites-vous ? »
Le vendeur proposait des brochettes de viande grillée. Malgré la foule autour de l’étal, aucun client ne s’y arrêtait. En s’approchant, Kyle examina les brochettes rôtissant sur le charbon et l’écriteau des prix, puis réprima un soupir.
Il comprenait pourquoi l’étal était désert.
« Les affaires ne marchent pas ? »
À peine Kyle eut-il posé la question que le vendeur se lamenta, comme s’il attendait depuis longtemps que quelqu’un la lui pose.
« Ne m’en parlez pas. Il y a du monde, mais presque personne n’achète. »
« Vous devez venir d’ailleurs. »
« Hein ? Comment l’avez-vous deviné ? »
« Ça se voit. La viande n’est pas fameuse, mais le prix est élevé. Il y a de la nourriture partout ; personne ne va dépenser autant pour ça. Vous avez sans doute installé votre étal près du quartier commerçant central dans l’espoir de vous faire de l’argent vite, mais il aurait alors fallu préparer de meilleurs produits. Sinon, vous auriez pu aller en périphérie et vendre moins cher. »
C’était monnaie courante. Les gens payaient cher pour obtenir un bon emplacement, puis se montraient trop avides.
À moins que l’étal soit déjà célèbre, cela finissait généralement mal. Il y avait bien trop de vendeurs venus d’ailleurs, comme celui-ci, qui espéraient faire de l’argent vite. En outre, il n’était même pas encore le soir, le moment où les vendeurs ambulants de nourriture faisaient leurs meilleures affaires. La situation pourrait s’améliorer plus tard, mais pour l’instant, le vendeur ne verrait que des mouches.
« Vous me dites de baisser les prix ? Mais je ne récupérerai même pas le coût de l’emplacement… »
« Alors tenez bon jusqu’à ce soir. Au moins, vous éviterez de perdre de l’argent. »
« Argh… »
Voyant le vendeur grogner, Kyle lui commanda une brochette.
« Une brochette, s’il vous plaît. »
« Hein ? Vraiment ? »
« Oui. Faites-la griller à l’instant. »
Ravi, le vendeur lui tendit une brochette dorée à souhait. Kyle paya avec une pièce d’argent que le Grand-Duc lui avait donnée, en ajoutant un généreux pourboire au prix initial. Le visage du vendeur s’éclaira aussitôt.
« Chaque fois que j’allais à une fête, j’achetais toujours une de ces brochettes. Il y avait de bien meilleurs plats si l’on ne se souciait que du goût, mais j’en prenais quand même. Avec le recul, je crois que j’étais emportée par l’ambiance de la fête. À l’époque, cette viande toute simple avait un goût délicieux. »
La voix d’Elysia, enfouie dans ses souvenirs, lui revint soudain à l’esprit. Kyle, qui mâchait sa viande en silence, se figea par réflexe. Il tourna les yeux sur le côté, mais seuls passaient les gens venus dans le quartier commerçant ce matin-là.
Elysia était introuvable.
Au milieu de la foule, Kyle était seul.
« Euh… Monsieur, ça va ? »
Voyant Kyle rester soudain immobile, l’air absent, le vendeur le regarda avec inquiétude.
« Tout va bien. C’était bon. J’espère que vous ferez de bonnes affaires ce soir. »
Kyle finit la viande et s’éloigna. En s’enfonçant dans le flot des passants, son soupçon se transforma en certitude.
Quelqu’un me suit.
Depuis quand a-t-il commencé à me suivre ?
Au début, il crut à une simple erreur. La présence était si ténue. Pourtant, plus il avançait, plus son malaise grandissait. Pour échapper à ses sens de façon aussi complète, cette personne devait recourir à une forme de magie.
Et c’était un mage de très haut niveau.
Quelle plaie. C’est à ça que le Grand-Duc faisait allusion quand il m’a dit de rester prudent ?
Il comprenait d’autant moins qu’il n’avait rien fait qui aurait pu laisser une piste. Avaient-ils découvert qu’il avait retrouvé les autres chevaliers la veille ? Ou le suivaient-ils simplement parce qu’il avait quitté le domaine du Grand-Duc ?
Kyle quitta le quartier commerçant et s’engagea dans une ruelle sinueuse. Plus les passants se faisaient rares et le bruit s’estompait, plus il percevait distinctement la présence de son poursuivant.
« Sortez. Je sais déjà que vous êtes là. »
Kyle s’arrêta dans la ruelle et se retourna. Peu après, quelqu’un apparut au détour du chemin. Une robe verte se dessina dans le vide et ondula sous ses yeux.
« Oh. Vous avez les sens aiguisés. Comme on pouvait s’y attendre d’un chevalier de Son Excellence. »
Magie d’illusion, hallucination.
La lumière réfractée reprit son cours normal et un mage apparut au grand jour devant lui. Une voix grave s’éleva de sous la capuche profondément rabattue. Le sourcil de Kyle tressaillit en voyant son propre sort de prédilection utilisé contre lui.
Son adversaire était puissant.
Est-il seul ?
« Je vous prie de ne pas vous méfier. Je ne suis pas venu pour me battre. »
La main gauche de Kyle se referma silencieusement sur le fourreau de son épée. En voyant cela, les lèvres du mage s’étirèrent en un sourire bienveillant. Kyle ne dégaina pas ; il se contenta de fixer le mage, qui reprit la parole.
« Excusez-moi, mais mon maître souhaite vous rencontrer. »
« Votre maître ? »
« Oui. Sa Majesté le roi Philip vous demande en personne de lui accorder une audience. »
La main gauche de Kyle se crispa autour du fourreau.
Le sourire du mage s’accentua.
Philip Merkan. Le roi de Russel, dont le royaume avait subi les pertes les plus lourdes cette fois-ci, et un collaborateur de l’Empire figurant tout en haut de la liste des personnes que Kyle voulait tuer.
Kyle fit instinctivement affluer le mana de Prisia. Le mage s’inclina profondément, avec une parfaite courtoisie.
« Accepteriez-vous de m’accompagner ? »
Notes :
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