Chapitre 125
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Traducteur : Hydrogen B
Éditeur : Hydrogen B
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Chapitre 125 : La mer du retour (3)
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Le détroit de Pargon était exceptionnellement calme depuis le passage de la tempête d’automne. De fins nuages filiformes dérivaient paresseusement dans le ciel bleu.
Un luxueux navire à passagers glissait sans heurts sur l’eau. C’était le voilier qui transportait Kyle, Elysia et les membres de la Compagnie marchande du Corbeau Noir. Laissant derrière lui l’Archipel de Corsa, il faisait route vers le Royaume de Rustin, dans la Fédération, comme prévu. Il avançait aussi bien plus vite que leur précédent navire marchand.
Rien de plus naturel. Il faisait moins de la moitié de la taille de l’ancien navire et ne transportait aucune cargaison. Il n’y avait pas non plus de dangers tels que des tempêtes ou des pirates. Grâce à cela, Kyle et Elysia pouvaient se reposer tranquillement dans leur cabine. Comme il sied à un navire à passagers, les installations étaient excellentes et spacieuses.
La cabine, en particulier, était immense.
Le lendemain après-midi, une journée s’était écoulée.
« Ouf… »
Kyle expira longuement et ouvrit lentement les yeux. Ce n’est qu’alors qu’il sentit la sueur froide lui tremper le dos.
Lorsqu’il baissa les yeux, la première chose qu’il aperçut fut le joyau blanc dans sa main : le Cœur du Dragon, monté en pendentif. Le fragment du cœur de Prisia, qui avait absorbé l’intégralité du Cœur du Dragon de glace, s’était stabilisé. Le mana qui faisait rage en son sein demeurait violent, mais il n’était plus hors de sa portée comme auparavant.
« Tu as l’air de trop forcer. L’ancien t’a aussi dit de ne pas chercher à utiliser le mana de Prisia à tout prix. »
Elysia, assise contre le lit, referma le livre qu’elle lisait. Son inquiétude était manifeste dans sa voix.
« Ça va. Je m’y habitue peu à peu. »
« Quand même… »
« Je n’irai pas trop loin. Je connais mes limites mieux que quiconque. »
Kyle referma sa main sur le Cœur du Dragon de Prisia, puis la rouvrit. Chaque jour, le mana de Prisia lui devenait un peu plus familier.
Malgré tout, il ne pouvait pas l’utiliser aussi librement que le mana contenu dans son anneau. Rien que de contrôler une infime quantité par la seule force de sa volonté suffisait à l’épuiser et à le couvrir de sueur froide. Il s’était déjà laissé enivrer par le mana de Prisia, avait perdu connaissance et avait frôlé la mort. Il n’avait donc d’autre choix que de rester prudent.
Alfred m’a dit de ne pas m’impatienter. Chaque chose en son temps. Si tu essaies de cueillir un fruit avant qu’il soit mûr, tu gâcheras tout.
Pourtant, il ne pouvait pas rester les bras croisés.
D’autant plus qu’il avait réussi à repousser une fois l’Épine d’Izra. S’il n’y avait eu aucune chance, il aurait pu l’accepter. Mais après avoir entrevu une lueur d’espoir, difficile de garder son calme.
*Bientôt, je mettrai le pied dans la Fédération.*
*Mais ne suis-je pas trop pressé ? Ne devrais-je pas garder mon calme, comme l’a dit l’ancien ?*
*Quand le moment viendra…*
« Kyle ? »
Perdu dans ses pensées, Kyle revint à lui en entendant la voix d’Elysia.
« Tu es blessé quelque part ? »
« Non. »
Kyle secoua la tête. Elysia plissa les yeux et le foudroya du regard.
« Si ce Cœur du Dragon s’empare encore de ton esprit, je devrai recourir à la thérapie par électrochocs. La dernière fois, l’ancien était là, mais maintenant, nous ne sommes que tous les deux. »
« C’est quoi, cette plaisanterie ? »
« Ce n’est pas une plaisanterie. Tu sais à quel point j’ai eu peur, cette fois-là ? »
« Mais ça ne se reproduit pas. Je le maîtrise. »
« C’est vrai, mais… »
Elysia fronça les sourcils. Comme elle l’avait dit, Kyle n’avait pas perdu connaissance après s’être laissé captiver par le mana de Prisia, contrairement à la fois précédente. Ni ses yeux ni ses veines n’étaient devenus blancs. Il transpirait simplement davantage parce qu’il était épuisé.
« Plus important, tant mieux si le ciel est dégagé. »
Kyle changea délibérément de sujet et regarda la fenêtre à croisillons, sur un côté de la cabine. Contrairement au navire marchand exigu de la Compagnie marchande du Corbeau Noir, dépourvu de fenêtres, celui que Cesar leur avait fourni était doté de grandes fenêtres carrées. La cabine était elle aussi incomparablement plus vaste. Son aménagement intérieur rivalisait avec celui d’une bonne auberge de luxe.
« On va prendre l’air ? »
Kyle se leva. Il passa autour de son cou le Cœur du Dragon qu’il tenait dans la main, puis le glissa sous ses vêtements.
« Te voilà reparti… »
Elysia grommela, mécontente, mais le suivit tout de même. Quand ils montèrent sur le pont, l’agréable soleil de l’après-midi les enveloppa de ses rayons obliques.
« Ah, mage ! »
Dès que Kyle et Elysia montèrent sur le pont, un jeune homme les aperçut et les salua. C’était Fabio, le navigateur. À leur approche, il détourna le regard des terres lointaines, à peine visibles à l’horizon, et demanda : « Vous êtes sortis prendre l’air ? »
« On peut dire ça. »
« À force de rester dans la cabine, on finit par se sentir tout engourdi. Bien sûr, comparer les cabines de ce navire à passagers à celles de notre navire marchand serait insultant. »
Les autres marins alentour ricanèrent aux paroles de Fabio. Jusqu’à la veille, ils ne savaient toujours pas s’ils devaient vraiment quitter l’île, mais ils avaient désormais retrouvé leurs habitudes.
« Où est le capitaine ? » demanda Kyle.
« Le capitaine ? Ah, le voilà. »
Fabio leva la main et désigna l’arrière du pont. Kyle hocha légèrement la tête, puis se dirigea vers la haute poupe avec Elysia. La cabine du capitaine et la barre devant elle étaient bien plus petites que sur leur précédent navire marchand, mais l’extérieur comme l’intérieur étaient de meilleure facture. Le capitaine Jorde, qui évaluait en silence le cap du navire, les remarqua.
« Oh, vous voilà. Tout va bien ? Rien ne vous incommode ? »
Kyle regarda Elysia, à côté de lui. La jeune femme, la capuche rabattue sur le visage, secoua silencieusement la tête.
« Heureusement, je ne crois pas. »
« Tant mieux. »
« Franchement, tant que je ne suis pas coincé dans l’étroite cabine de la dernière fois, peu m’importe. J’arrivais à peine à dormir. Mais surtout, il nous reste combien de temps ? »
« Un instant, je vous prie. »
Jorde sortit une boussole de sous ses vêtements, déplia la carte qu’il tenait et compara la terre brumeuse au loin à la mer.
« Voyons voir… »
Il plissa les yeux et marmonna un moment avant de répondre.
« Il ne nous reste plus beaucoup de chemin. Nous arriverons demain, au plus tard avant le coucher du soleil. »
« C’est plus tôt que prévu. »
« L’Archipel de Corsa se trouve entre Cadis et Belmar. Nous avons pris la mer après avoir déjà parcouru plus de la moitié de la distance, alors il est normal que le trajet ne soit pas très long. Le temps est bon aussi, rien ne nous ralentit. Avec un vent du nord, il nous aurait fallu une journée de plus, mais heureusement, le vent souffle du sud-ouest. »
Kyle et Elysia restèrent ensuite sur le pont. En fin d’après-midi, ils descendirent pour prendre un dîner rapide. Puis, au cœur de la nuit, ils dormirent profondément dans le lit de leur vaste cabine.
Puis, le troisième jour, à midi.
« On y est ! »
« Belmar ! Belmar est en vue ! »
Les deux compagnons étaient montés sur le pont comme à leur habitude pour prendre l’air lorsqu’ils entendirent les marins pousser des cris enthousiastes. Kyle et Elysia suivirent le regard de l’équipage et se tournèrent naturellement dans la même direction.
Une faible silhouette de terre se dessinait au loin. Au début, ils ne la distinguaient qu’en plissant les yeux, mais elle grandit peu à peu jusqu’à prendre la forme d’une grande ville. D’innombrables bâtiments se dressaient sur la terre désormais clairement visible, et des navires mouillaient le long de la côte.
C’était Belmar, la ville portuaire du Royaume de Rustin, l’un des cinq royaumes de la Fédération.
* * *
Le navire ralentit à l’approche des quais. Comme il s’agissait d’un navire à passagers et non d’un navire marchand, les formalités d’amarrage ne furent pas particulièrement compliquées.
Ils approchèrent le navire au plus près d’un quai libre. Après avoir attaché les amarres aux bittes d’amarrage, ils jetèrent l’ancre. Lorsqu’ils commencèrent à replier les voiles déployées, un employé du port était déjà arrivé. Bien qu’il s’agît d’un voilier de la Famille Skaldir plutôt que d’un navire marchand ordinaire, personne ne les empêcha d’entrer. Comme à Cadis, les navires appartenant à la Famille Skaldir étaient monnaie courante à Belmar.
« Eh bien… j’imagine que le moment est venu de nous séparer. »
Tandis que les marins s’occupaient des dernières tâches, Jorde descendit sur le quai et marmonna en jetant un coup d’œil au navire derrière lui. Lorsqu’il se tourna vers Kyle et Elysia, une pointe de regret passa dans son regard.
« Je suis désolé. J’aimerais vous donner un peu d’argent, mais les circonstances ne s’y prêtent pas. »
Jorde eut un sourire amer. Le navire marchand avait été à moitié détruit et sa cargaison avait depuis longtemps sombré au fond du détroit. Ils avaient récupéré l’épée en fer stellaire, mais c’était tout. Autrement dit, il avait une dette immense envers Kyle, sans rien à lui offrir.
« Ce n’est pas grave. Votre gratitude me suffit. »
« Merci. Pour être honnête, ça me tracassait. »
L’expression de Jorde se détendit devant la réponse calme de Kyle. Celui-ci posa alors la question qui lui trottait dans la tête.
« Vous comptez vous occuper de l’épée en fer stellaire comme prévu ? »
« Très probablement. »
Jorde jeta un regard autour de lui, puis baissa la voix.
« La cargaison, c’est une chose, mais c’est pour cela que nous avions prévu de rejoindre la Fédération en traversant la tempête d’automne. Nous irons jusqu’au bout de notre mission. Ensuite, nous retournerons sans doute à Cadis. Quant à ce qui s’est passé avec la Famille Skaldir… nous ne pourrons pas le cacher, même si nous le voulions. Il faut aussi rendre le voilier que nous avons emprunté. »
Cette fois, grâce à Kyle, ils s’en étaient tirés avec un simple avertissement, mais la prochaine fois, ce serait différent. Si Enrico, le chef de la Compagnie marchande du Corbeau Noir, était vraiment prudent, il ne ferait plus passer de marchandises en contrebande par le détroit de Pargon dans le dos de la Famille Skaldir.
Si l’Empire ne me poursuivait pas, j’aurais pu toucher une belle récompense.
Kyle ricana en songeant à cette idée inutile, puis la chassa aussitôt de son esprit. Il aurait pu retourner à Cadis et réclamer son dû après avoir placé la Compagnie marchande du Corbeau Noir dans une dette aussi profonde envers lui, mais Kyle et Elysia n’avaient pas ce temps-là.
« Ah, on dirait qu’ils ont terminé. »
Le travail sur le pont venait de s’achever. À peine Jorde eut-il fini de parler que les marins se précipitèrent vers les rambardes et saluèrent Kyle et Elysia de la main.
« Mage ! Bon voyage ! »
« On vous doit beaucoup ! Prenez soin de vous ! »
« Merci d’avoir réparé les dégâts causés par le capitaine et le chef de la compagnie ! »
Leurs visages n’étaient plus assombris. Kyle sentit le coin de sa bouche tressaillir et hocha la tête en direction de Jorde.
« Alors… »
« Adieu. J’espère que nous aurons l’occasion de nous revoir. »
Kyle se détourna. Elysia jeta un dernier regard à Jorde et aux marins qui les saluaient depuis le pont, puis se hâta de le rejoindre.
Après avoir quitté les quais, dont le paysage leur semblait à la fois familier et étranger, ils découvrirent un monde entièrement nouveau. Belmar, la ville portuaire du Royaume de Rustin, était bien différente de Cadis, au Sarmaren. Contrairement aux villes du sud, si profondément marquées par la culture et les couleurs singulières d’Azaril, la Fédération n’appartenait ni au sud ni à l’ouest du continent. Elle avait une atmosphère qui lui était propre.
« Alors, c’est ça… le territoire de la Fédération. »
Elysia marmonna sans détour tout en marchant vers le centre-ville. Vêtue d’une robe blanche et la capuche rabattue sur le visage, elle ne cessait de regarder autour d’elle.
« C’est étrange. »
« La culture est différente. C’est sûrement pour ça. »
« Et pourtant, nous sommes sur le même continent, Velia. C’est fou, cette différence… Il n’y a qu’une frontière entre nous. »
« L’architecture du Royaume de Hailen est encore plus particulière. Là-bas, il n’y a même pas de véritable port. »
« Je vois. Et maintenant, qu’est-ce qu’on fait ? On part vers le nord, comme ça ? »
Ils s’arrêtèrent à l’entrée d’une ruelle étroite qui partait d’une artère principale. Elysia reprit brièvement son souffle en observant les environs, puis posa sa question.
Kyle leva les yeux sans rien dire. Le ciel bleu était toujours dégagé. L’air qui lui effleurait la peau était humide, la mer étant toute proche, mais la fraîcheur de l’automne se faisait plus mordante qu’auparavant. Kyle se rendit de nouveau compte qu’un temps considérable s’était écoulé depuis sa rencontre avec Elysia.
Non… était-ce plutôt l’inverse ?
Cela ne faisait même pas six mois qu’ils s’étaient rencontrés à la Porte de Ligrid et avaient commencé à voyager ensemble. Pourtant, sans qu’il sache à quel moment, leur compagnie mutuelle lui était devenue naturelle.
Peut-être parce que le temps qu’ils avaient passé ensemble avait été si intense.
« D’abord, il nous faut des chevaux. »
Après avoir contemplé le ciel un moment, Kyle baissa les yeux. Elysia le regardait en silence.
« Et il faut aussi changer de l’argent. »
« On ne peut pas utiliser la monnaie du sud dans la Fédération ? »
« En temps normal, non. Ce n’est pas impossible, mais autant éviter les complications et de nous faire remarquer. Beaucoup de changeurs sont installés ici, car tant de gens du sud passent par Belmar. »
« Et ensuite ? »
« À partir de maintenant, nous n’utiliserons plus vraiment l’insigne de mercenaire. Même chose pour ta carte de la Tour de magie Arven, Elysia. Elle nous rendrait trop faciles à identifier. De toute façon, elle ne nous servira pas à grand-chose dans la Fédération. »
De toute manière, l’insigne de mercenaire du sud ne serait pas reconnu ici. Il en allait de même pour la carte de la Tour de magie Arven, connue de tous dans l’Empire.
Mais obtenir un insigne auprès d’une guilde des mercenaires de la Fédération serait fastidieux. Les insignes de bois étaient faciles à obtenir, mais ne servaient pas de pièces d’identité ordinaires. Seuls les mercenaires de rang fer étaient considérés comme des professionnels. Gagner des états de service ne serait pas difficile, mais comme ils devaient rejoindre Renavik au plus vite, accepter des contrats inutiles constituait un risque. Ils pouvaient tout simplement soudoyer les gardes aux contrôles.
« Il nous reste encore beaucoup de temps avant le coucher du soleil. Commençons par faire des provisions. Nous avons échappé à l’Empire, mais la route est encore longue. »
Kyle jeta un coup d’œil à la rue principale au-delà de la ruelle et s’apprêtait à se mettre en marche lorsqu’Alfred résonna soudain dans son esprit. Il s’immobilisa.
« Prends bien soin de cette enfant, je t’en prie. »
« Elle joue les fortes, comme toi, mais au fond, elle a le cœur tendre. Elle est si fragile qu’on ne s’étonnerait pas de la voir s’effondrer d’un instant à l’autre. »
« Quand elle traversera une période difficile, il suffira que tu sois pour elle un petit havre de paix. »
« Kyle… ? »
Quand il la fixa soudain, Elysia l’appela d’une voix légèrement tremblante. Kyle resta immobile et baissa les yeux vers elle.
Mais seulement un instant. Avec précaution, Kyle leva la main droite. Ses doigts rugueux, déformés et calleux à force d’avoir serré une épée pendant plus de dix ans, effleurèrent la joue pâle d’Elysia sous sa capuche. Elle tressaillit sans même s’en rendre compte. Ses yeux dorés et limpides se levèrent vers lui.
« Elysia… Quel âge as-tu, maintenant ? »
« J’ai vingt ans cette année. J’en aurai vingt et un après mon anniversaire, au printemps prochain. Pourquoi me poses-tu cette question tout à coup ? »
Vingt ans.
Selon les critères coréens, elle venait tout juste d’atteindre l’âge adulte. Elle avait le même âge que Kyle lorsqu’il avait été projeté dans cet autre monde.
Ah…
Kyle resta un instant sans voix, incapable de faire autre chose que de regarder Elysia. Il savait qu’elle était jeune. Son apparence suffisait à deviner son âge. Pourtant, il ne s’en rendit vraiment compte qu’en l’entendant le dire de vive voix.
Tu es plus jeune que je ne le pensais.
Tu as affronté seule le monde, sans personne sur qui compter. Comme moi, quand j’ai débarqué ici. Tu ne peux faire confiance à personne et personne ne te fait confiance. C’est peut-être pour ça que tu as tant aspiré à un peu de chaleur.
Comme moi, à vingt ans.
« Qu’est-ce qui ne va pas ? Tu es vraiment blessé quelque part ? Ou bien… tu as la tête qui tourne ? »
Elysia l’interrogea, inquiète, alors que Kyle gardait le silence. Il retira sa main de sa joue et répondit lentement :
« … Ce n’est rien. »
« … »
« Allons-y. »
Kyle jeta un dernier regard vers le nord, où se trouvait Renavik, puis prit Elysia par la main et sortit de la ruelle. Elle hocha la tête sans réfléchir, avant de froncer instinctivement les sourcils sous le soleil qui les inondait.
Sous le soleil haut de midi, la ville portuaire grouillait de gens de toutes conditions. Les silhouettes de Kyle et Elysia se fondirent peu à peu dans la foule, puis disparurent complètement.
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