Chapitre 11
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Traducteur : Hydrogen B
Relecteur : Hydrogen B
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◈ Sword Master of the Fallen Kingdom
Chapitre 11
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Le mercenaire sans nom (11)
« Ces types… qu’est-ce qu’ils peuvent bien être ? »
Dans le carrosse richement orné au centre du convoi, capitonné de velours et insonorisé par magie, le corpulent chef de la Compagnie marchande Narme se pencha à la fenêtre et marmonna pour lui-même. Quatre cavaliers s’étaient postés en travers de la pente, devant eux. Leur apparition tombait au mauvais moment et leur allure était trop étrange pour qu’il s’agisse d’une rencontre fortuite.
« De simples mercenaires ? Leur équipement est bien trop beau pour ça. »
« … »
« Ha ha, ne vous inquiétez pas, jeune maître. Dornel est juste devant nous. Qu’est-ce qui pourrait bien arriver ? Ils ne sont que quatre. À côté de nos effectifs, c’est presque rien. »
Le regard du jeune homme poussa le chef marchand à se dépêcher de fermer la fenêtre. Puis, comme si de rien n’était, il se lança dans une série de paroles rassurantes. C’était de la pure fanfaronnade, des mots destinés à repousser l’inquiétude qui le gagnait, et le jeune homme le laissa parler sans répondre.
Le chef marchand poursuivit :
« Et puis, nous sommes sur les terres du comte Metis. Nous avons sir Mihail avec nous. Et surtout, il y a Kyle-nim, n’est-ce pas ? »
« Ce mercenaire de rang argent… »
« Exactement ! Cette Aura d’épée blanche ! L’escrime qui a décapité le troll d’un seul coup ! Je n’ai pas la moindre idée de la raison pour laquelle il n’est que de rang argent, mais à mon avis, il est au moins de rang or. Le chef de branche Max a dû exprès s’arranger pour qu’il nous accompagne. C’est certain. Absolument certain. »
La voix du chef marchand avait retrouvé son entrain, comme si la peur n’avait jamais existé. Son humeur changeait comme le temps. Le jeune homme le nota pour lui-même, mais son esprit était déjà revenu à la nuit de l’attaque du monstre gigantesque.
La horde qui s’était abattue sur le camp sans prévenir.
Les gobelins et les orcs qui avaient surgi de toutes parts.
Le troll apparu là où aucun troll n’aurait dû se trouver.
Une Aura d’épée d’un blanc pur qui s’était élevée dans le ciel éclairé par la lune.
Et, avant même que le troll ne se montre, une lame d’argent glissant dans l’obscurité.
« Oui… vous avez raison. Il n’arrivera probablement rien… »
Plusieurs jours avaient passé depuis. Aucun véritable obstacle ne s’était présenté ensuite. Le voyage s’était déroulé sans encombre. Il ne leur restait qu’à atteindre Dornel avant la fin du jour.
Malgré tout, le jeune homme ne parvenait pas à chasser cette nuit de son esprit. Plus que tout, l’épée de Kyle. L’image de cette lumière d’épée argentée fendant seule les ténèbres l’avait si profondément marqué qu’elle revenait le hanter jusque dans ses rêves.
Peut-être était-ce simplement parce qu’il était d’un naturel si timoré.
« Ha ha, oui. Nous y sommes presque. Il ne nous reste qu’à entrer dans Dornel et à remettre les marchandises au comte. »
« … »
Le jeune homme se recroquevilla, serrant contre lui l’objet qu’il avait protégé au péril de sa vie pendant tout un mois. L’acquisition était terminée. Il ne restait qu’à le livrer. À ce rythme, ils franchiraient les portes de Dornel avant le coucher du soleil.
« Oh, Pol-nim est en train de dire quelque chose. À l’image du commandant de la Compagnie de mercenaires Lame Rouillée ! Dans ces moments-là, il faut que le responsable prenne les choses en main et s’en occupe lui-même. On dirait que les négociations se passent bien… »
C’est alors que le chef marchand afficha un air satisfait.
Crac !
« Hiii ! »
Sa voix s’étrangla. Un cri perçant, tout à fait incongru chez un homme de sa carrure, lui échappa. Une flèche s’était fichée dans le flanc du carrosse.
Raaaah !
Des cris de guerre rauques retentirent simultanément des deux côtés. Ce n’étaient pas les gardes du convoi commercial. Ce n’étaient pas non plus des membres de la Compagnie marchande Narme. Le jeune homme se précipita vers la fenêtre latérale et aperçut des mercenaires en panique, tandis que des silhouettes armées jaillissaient de la lisière des bois.
« U-une embuscade ? Qui peut bien… »
Tandis que le chef marchand marmonnait, le regard affolé, le jeune homme ouvrit la fenêtre à la volée et passa la tête pour regarder vers l’avant du convoi. Le cri d’alarme du chef marchand ne lui parvint pas. Il ne pouvait pas l’entendre. La scène qui se déroulait devant lui accaparait toute son attention.
Fouuu !
Des particules de pierre magique bleue se dispersèrent dans le vent et brouillèrent sa vue.
La poussière capta la lumière du soleil et scintilla. C’était presque beau.
Fchac !
Trois cavaliers dévalant la pente furent projetés dans les airs. Les chevaux, tranchés net en deux à hauteur du ventre, s’écrasèrent au sol. Kyle se tenait derrière eux. Comme cette nuit-là, une lame d’argent à la main.
***
« Voile, devant ! »
« Je sais ! »
La lourde hallebarde s’abattit dans un sifflement sourd. Un soldat qui chargeait s’effondra dans une gerbe de sang.
Avec la portée de la hallebarde et la force brute d’un mercenaire de rang argent, personne ne pouvait l’arrêter. L’homme juste derrière trébucha, stupéfait, et Voile enchaîna avec une estocade avant qu’il ait le temps de reprendre ses esprits, lui transperçant le cœur.
Poum !
« Gah… »
Voile retira son arme. Le soldat s’affaissa, les yeux écarquillés et vides, en crachant du sang. Une flèche frôla Katrin à cet instant. Elle se baissa vivement. Le projectile se planta dans un chariot de marchandises derrière elle.
« Ces lâches… ils veulent vraiment s’en prendre à moi ? » Katrin arracha la flèche.
En règle générale, les arbalètes étaient plus précises et plus puissantes que les arcs, mais elles ne les surpassaient pas en tout. Leur principal défaut, c’était le temps de rechargement.
Les arcs, eux, c’était différent.
Ils permettaient de tirer rapidement. Voilà leur avantage. Et comme ils n’imposaient pas de taille de flèche précise, Katrin pouvait utiliser ce qu’elle avait sous la main. Elle banda son arc et tira en direction de la lisière, puis sortit trois autres flèches de son carquois et les décocha à la suite, une par seconde.
Fiu. Fiu. Fiu.
« Aaaah ! Agh ! Grrr… »
Des cris s’élevèrent aussitôt des sous-bois. Katrin sourit.
« Tirer sur une éclaireuse… » Voile reprit son souffle. « Bande de minables. Ils nous prennent pour des faciles ? »
Katrin haussa les épaules. Des cadavres jonchaient le sol devant lui : des hommes qui avaient foncé avec assurance avant de tomber d’un seul coup.
« Combien en reste-t-il là-dedans ? » Il réajusta sa prise sur la hallebarde.
« C’est plus difficile à dire du côté gauche, mais j’en ai repéré cinq dans les bois à droite. Quatre arbalétriers et un archer. Ils sont tous morts à l’instant, ou presque. Ceux qui respirent encore ne reviendront pas se battre. »
« Je vois. »
Un discret murmure approbateur. Une éclaireuse chevronnée de l’armée régulière, c’était autre chose. Sa perception du terrain et sa précision à l’arc étaient toutes deux exceptionnelles.
« Malgré tout… la situation n’est pas brillante. »
Ce bref répit lui permit d’observer les environs. L’arrière tenait mieux, mais le milieu et l’avant du convoi étaient plongés dans de violents combats au corps à corps. Les deux camps s’étaient mêlés, empêchant les archers de tirer librement, mais avoir cédé l’initiative leur avait coûté cher. Ils avaient commencé la bataille avec un net désavantage.
Leurs effectifs restaient pourtant à peu près égaux. Le problème, c’était la qualité. Comme Kyle l’avait dit des soldats de l’armée régulière, ces hommes étaient nettement supérieurs aux lames à louer ordinaires. Les vétérans de la Compagnie de mercenaires Lame Rouillée tenaient bon, mais les autres mercenaires paniquaient ou tremblaient avant de prendre un coup et de s’effondrer.
« Ça ne sent pas bon, hein ? »
« … »
« Ce n’est quand même pas si terrible, non ? »
« Tu crois ? »
Katrin désigna le haut de la pente d’un mouvement du menton.
« La Compagnie de mercenaires Lame Rouillée s’en sort mieux que prévu. Et ce vieux chevalier, là-bas, fait le travail de dix hommes à lui tout seul. »
En haut de la pente, la Compagnie de mercenaires Lame Rouillée repoussait bel et bien les assaillants. Alec, Peter et Mason — les trois mêmes qui étaient venus remercier Kyle et lui présenter leurs excuses. Parmi les meilleurs éléments de la compagnie, ils étaient aussi à l’aise dans les combats entre hommes que face aux monstres. Ils étendaient peu à peu leur ligne sans s’éparpiller. Le chevalier d’âge mûr qui protégeait le carrosse du chef marchand faisait de même. Sa seule priorité était de garder le carrosse intact, et chaque ennemi qui se jetait sur lui tombait d’un seul coup. Pas un geste superflu. Une efficacité pure.
« Un chevalier, ça joue vraiment dans une autre catégorie. Ils ne font pas le poids. »
« Et Kyle… »
Voile plissa les yeux. Le chaos rendait l’avant difficile à distinguer. Les cavaliers postés sur la crête étaient descendus depuis longtemps.
« On n’a pas à s’inquiéter pour lui, si ? »
« C’est vrai. »
Katrin sourit. Voile hocha la tête, approuvant en silence.
Était-ce à cause de l’Aura d’épée de cette nuit-là ? Ou de l’assurance tranquille que Kyle conservait même dans une situation pareille ?
« Il s’en sortira très bien. »
« Mais nous ferions mieux de régler notre affaire de notre côté. »
« Ils n’ont pas dit qu’on aurait une prime en plus ? Autant se donner à fond. »
« Hum… l’argent en plus, c’est toujours bon à prendre. »
Après cet échange rapide, ils se dirigèrent tous deux vers le cœur de la mêlée. Ce qui se passait à l’avant du convoi avait déjà complètement quitté leur esprit.
***
La trajectoire de l’épée dévia. La lame dirigée vers Kyle ne trancha que le vide.
Juste avant que le cheval décapité ne touche le sol, l’homme de tête se dégagea de sa selle et bondit à l’écart. Kyle avança le pied.
Le visage de l’homme était toujours figé par la stupeur. La magie de Kyle l’avait sérieusement ébranlé.
Il est à portée.
Kyle s’abaissa, prêt à faucher vers le haut à tout instant.
En l’air, les options sont limitées. Un corps qui retombe sous l’effet de la gravité est facile à anticiper.
Son bras droit projeta la lame en avant.
Clang !
Un tintement aigu retentit, des étincelles jaillirent dans toutes les directions. Le coup violent de Kyle atteignit l’homme en plein vol et le projeta brutalement sur le côté.
« Tous ensemble ! »
L’homme toucha le sol et cria. En jetant un coup d’œil derrière lui, Kyle vit que les trois cavaliers qui avaient mis pied à terre s’étaient déjà ressaisis. Épée au poing, ils fonçaient vers lui.
Une réaction rapide. Des ordres précis.
Une coordination qui ne pouvait naître qu’après des années à se battre côte à côte.
Les lances avaient l’avantage de la portée — un atout considérable dans n’importe quel combat. Mais pour les chevaliers qui canalisaient le mana dans le renforcement du corps aussi naturellement qu’ils respiraient, elles n’étaient vraiment utiles qu’à cheval. Au corps à corps, l’épée était bien plus efficace. Ils le savaient, et tous trois abandonnèrent leurs lances pour dégainer dès qu’ils eurent touché terre. Leurs lames filèrent vers son cou, rapides et précises.
Mais c’était inutile.
Kyle marmonna pour lui-même et desserra sa prise sur l’épée. Il se tourna lentement vers le cavalier le plus proche. Esquivant son attaque d’une torsion, il pénétra sa garde et traça un large arc de cercle avec sa lame.
Fsssh.
L’armure d’acier s’ouvrit sans résistance. Le vent ténu qui enveloppait la lame traversa le fer et entailla la chair en dessous. Un bref râle étranglé, puis le premier cavalier perdit toute force. Kyle le repoussa et s’écarta sur le flanc, en biais. Deux autres cavaliers se tenaient juste devant lui, tous deux déstabilisés.
Fflash !
La lumière jaillit. Une tête tranchée tournoya dans les airs. Le corps du deuxième cavalier s’effondra en avant. Le troisième le suivit.
Au milieu du sang qui retombait, Kyle secoua lentement sa lame pour en chasser les éclaboussures.
Il leva les yeux. L’homme le fixait, le regard vide. Quatre chevaux et trois cavaliers morts en un souffle. Sa voix trembla.
« C’est impossible. Ça… ça ne peut pas… »
« Qui diable es-tu ? »
« Kyle. »
« Un chevalier ? »
« Un mercenaire. »
« Ne me mens pas. Nos renseignements indiquaient qu’il n’y avait qu’un seul chevalier dans le convoi. Un simple mercenaire qui tue trois chevaliers… ? »
Le visage de l’homme se tordit en une expression difficile à décrire.
Il peinait à accepter ce qu’il venait de voir.
Le déni, donc.
Kyle ne réagit pas. Il reprit sa garde, aussi calme que jamais. Sa lame maculée de sang brillait sous le soleil de midi.
« Tu n’as pas eu de chance de tomber sur moi. »
« … »
« Tu vas fuir ? »
Le vent dévala la crête. L’herbe bruissait tout autour d’eux. Leurs capes frémirent un instant, puis retombèrent.
Le combat faisait toujours rage derrière lui. Il était moins chaotique qu’avant. Une fois le front réglé, le reste suivrait. Et l’issue de la bataille reviendrait au camp qui l’emporterait ici, maintenant.
« … »
Au lieu de répondre, l’homme pointa son épée vers Kyle. En le regardant, celui-ci glissa silencieusement la main sous son manteau.
D’abord, une pierre magique blanche. Ensuite, une bleue. Enfin, une rouge sombre, couleur du sang. De sa main gauche libre, il enserra deux pierres magiques cramoisies. La mâchoire de l’homme se crispa. Il déglutit.
Pssssss,
Une poussière rouge se dispersa dans l’air.
Clac !
Kyle disparut en un instant, glissant hors de vue comme s’il avait été effacé. L’homme écarquilla les yeux. Kyle se tenait là, devant lui, un instant plus tôt.
De la magie ? Non. De la vitesse pure. Un renforcement du corps par le mana. Faisant confiance à son instinct plutôt qu’à sa vue, l’homme orienta son épée en diagonale vers le haut.
Clang !
L’acier tinta clairement. Dès qu’il sentit l’impact, un frisson lui parcourut l’échine. Kyle venait d’apparaître juste devant lui.
Leurs épées s’étaient croisées. Des feuilles et des débris furent soufflés dans toutes les directions par l’onde de choc. L’échange fut bref, mais l’homme comprit.
Un instant de plus et il serait mort.
Il repoussa la lame de Kyle et recula. Kyle le suivit d’un pas, comme un prédateur à la poursuite de sa proie. Une centaine de pensées s’entrechoquèrent dans l’esprit de l’homme.
S’il reculait encore, il perdrait. Sa décision fut immédiate. Son geste, plus rapide encore.
Des flammes bleues s’épanouirent le long de son épée. L’instant d’après, une radiance d’un blanc pur jaillit de la lame de Kyle.
Une Aura d’épée ?
Il maîtrise la magie et l’Aura d’épée ?
Clang ! Clang ! Clang !
L’Aura d’épée bleu cobalt et celle, blanc neige, s’entremêlèrent.
Des dizaines d’échanges en une seule seconde, tandis que des fragments de mana épuisé flottaient dans l’air là où les coups ne portaient pas. Aucune technique spectaculaire. Rien que de l’escrime pure, chacun cherchant à écraser l’autre. Estoc. Taille. Parade. Au milieu d’un réseau d’Aura d’épée où la moindre erreur lui aurait coûté un membre, Kyle faisait reculer son adversaire pas à pas. Et, à cet instant, l’homme le comprit au plus profond de lui-même.
Il avait perdu.
Dépassé. Clairement, indubitablement. En escrime comme dans la densité de son Aura d’épée.
C’est impossible. Je vais mourir ici ?
Ça ne peut pas arriver. C’est impossible…
Le chaos dans son esprit lui fit perdre sa concentration pendant une demi-seconde. La lame de Kyle fendit l’air comme un couteau dans de la soie. Du flanc gauche à l’épaule droite. La douleur brûlante arriva, mais sa vision était déjà rouge.
Poum !
La lame blanche lui transperça le sternum. L’Aura d’épée bleue s’éteignit avant d’atteindre le cou de Kyle. La lumière des deux épées s’effaça. L’homme s’agenouilla, la lame toujours plantée en lui.
« C’est… impossible… »
Tousse !
Il cracha une gorgée de sang.
« Tu n’as pas peur… de ce qui t’attend après ? »
« … »
« Tu sais… qui nous sommes… »
« Et alors ? »
« … Quoi ? »
L’homme leva vers Kyle un regard égaré. Sous sa capuche, les yeux sombres étaient immobiles comme une eau stagnante, sans la moindre émotion.
« Des types comme toi. Des nobles. »
« … »
« J’en ai tué plus que je ne peux en compter. Un de plus ne changera rien. »
Comme cela n’avait rien changé pour tous les autres morts qui avaient prononcé les mêmes mots.
« Un dernier mot ? »
Kyle baissa les yeux vers lui. Les lèvres de l’homme bougèrent à plusieurs reprises. Puis sa tête retomba.
« … Je vois. »
La lame se dégagea. Le corps de l’homme, les yeux vides, bascula et s’effondra sur le côté. Kyle lui trancha la gorge et descendit la pente. Avant même que quiconque ne comprenne vraiment quand le combat s’était terminé, tous les regards s’étaient tournés vers Kyle, debout au-dessus des cavaliers morts.
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