Chapitre 494
Il existe un dicton qui dit qu'il faut inspecter la chambre de quelqu'un avant de l'épouser.
Une chambre en dit long sur son propriétaire.
Qu'il préfère le luxe ou la frugalité, qu'il soit ordonné ou désordonné, quelles couleurs il aime, quels sont ses passe-temps, quel est son métier…
Même sans rien savoir de la personne, on peut se faire une idée assez précise de qui elle est rien qu'en regardant sa chambre.
Par exemple, le salon de réception dans lequel je me trouvais actuellement.
« …… »
Il dégageait une atmosphère majestueuse et luxueuse.
Les meubles et les décorations n'étaient pas ostentatoires, mais ils étaient manifestement coûteux.
Cric.
La table était chargée d'une variété de collations, bien plus qu'il n'en fallait pour une seule personne.
Verser.
Un serviteur se tenait près de la porte, remplissant mon verre dès qu'il était à moitié vide.
Et la pièce de résistance…
« Je n'ai jamais vu un salon de réception avec un musicien attitré. »
Un musicien chauve était assis dans un coin, jouant une mélodie apaisante sur un instrument à cordes.
« Il ne semble pas avoir été engagé juste pour aujourd'hui… »
Cela m'en disait long sur le propriétaire de cette pièce.
« C'est un marchand, dans l'âme. »
Ce salon de réception n'était pas là pour faire joli, il servait aux affaires.
Je pouvais le sentir.
Il n'essayait pas seulement d'exhiber sa richesse, il essayait de me faire sentir le bienvenu.
« Notre rendez-vous est dans cinq minutes. Il est ponctuel. »
J'ai croisé les jambes et déplié un journal.
C'était un journal au hasard, mais la première page parlait de moi.
Enfin, j'imagine que cela aurait été la même chose avec n'importe quel journal.
[Le Grand Héros inscrit sur la Pierre d'Honneur, le Baron Yandel le Géant, tire son épée contre les rebelles des bas-fonds… !]
L'incident au marché noir d'il y a trois jours avait enfin été rendu public.
Eh bien, même si Mozelan avait essayé de garder le silence, ils ne pouvaient pas cacher le fait que 397 esclaves avaient été libérés.
« Mais ils n'ont pas mentionné que la plupart des acheteurs étaient des nobles. »
L'article était plein de trous, mais il contenait tout de même quelques informations utiles.
Par exemple, les esclaves que l'on croyait morts avaient retrouvé leur identité.
Ils séjournaient actuellement dans un refuge temporaire fourni par Mozelan, et une politique visant à les exempter d'impôts pendant cinq ans était en préparation.
Et il y avait même une interview.
[…Il a déclaré : « Ce n'est pas moi, mais vous, qui devriez regretter cela. »]
C'était une interview anonyme, mais à en juger par le contenu, il s'agissait probablement du jeune garçon de la cage.
« Oh, le marché noir est fermé ? Eh bien, il vaut mieux faire profil bas dans des moments pareils. »
J'ai fini de lire l'article, et le serviteur s'est approché de moi.
« Le Comte Alminus est arrivé. »
« Je vois. »
J'ai plié le journal et l'ai posé sur la table.
« Faites-le entrer. »
Il était temps de passer aux affaires.
« La Renommée du personnage a augmenté de +10. »
« La Renommée du personnage a augmenté de +10. »
« La Renommée du personnage a augmenté de +10… »
« Hahaha ! »
« Héhé… »
Un rire vulgaire et un gloussement raffiné résonnaient dans la pièce.
Et un photographe se tenait à côté de la table, nous prenant en photo.
C'était une transaction commerciale.
Le prix du cliché parfait qu'il s'apprêtait à prendre était de 2,135 milliards de pierres.
« Baron Yandel, pouvez-vous… pouvez-vous sourire un peu plus… virilement… ? »
« Bien sûr ! Hahaha ! »
« Comte, s'il vous plaît, regardez dans cette direction et souriez. »
« Certainement. Héhé ! Héhéhé… »
Le Comte Alminus avait proposé d'abandonner les poursuites en échange d'une séance photo.
Il disait que chaque photo resterait gravée dans l'histoire.
C'était un vieil homme, approchant de la fin de sa vie, alors il semblait accorder plus d'importance à son héritage qu'à toute autre chose.
Au début, j'ai trouvé que c'était une demande ridicule…
Mais ensuite, j'ai compris.
Moi aussi, je serais impressionné si mon grand-père avait une photo avec Einstein.
« Hahaha ! »
« Héhéhé… »
Quoi qu'il en soit, le photographe continuait de nous donner des instructions.
Il disait que nos sourires n'étaient pas assez sincères.
Il m'a donné une bière bon marché et au Comte un verre de vin, et nous a dit de trinquer.
« Parfait ! C'est celle-là ! »
…c'était le cliché parfait.
Le Comte était satisfait de la photo et a donné un généreux pourboire au photographe.
Cela concluait nos affaires pour la journée.
« Héhé, vous avez travaillé dur, Baron. Pourquoi ne resteriez-vous pas pour le dîner ? »
« Je n'ai pas faim. »
« …… ? »
Ah, j'ai fait une erreur.
« Quelqu'un m'attend à la maison. Peut-être une prochaine fois. »
« Héhé, c'est vrai… Il est toujours préférable de dîner en famille. »
Le Comte, toujours aussi commerçant, a habilement passé l'éponge sur mon erreur.
Et puis, il a fait une offre.
« Au fait, j'ai entendu dire que vous aviez accompli quelque chose de remarquable. Vous savez, sauver ces 397 esclaves du marché noir. »
« Ah… »
« Votre vigueur juvénile est inspirante. Ça fait bouillir mon vieux sang ! J'aimerais contribuer à votre bonne action… »
Il demandait la permission de monter dans le train en marche.
J'étais sur le point de refuser…
« Ces pauvres âmes… près de 400 d'entre elles… elles n'ont même pas d'endroit où vivre, n'est-ce pas ? »
« …Et alors ? »
« Je peux les aider. Ils sont peut-être exemptés d'impôts, mais ils ont quand même besoin d'un toit, non ? »
C'était une offre surprenante.
Une maison pour chacun des 400 esclaves ?
Pas étonnant qu'il soit l'homme le plus riche du royaume.
« Les héros sont toujours les bienvenus. Je ne refuserai pas votre offre. »
J'ai accepté volontiers.
Ce n'était peut-être pas par pur altruisme, mais ce serait d'une grande aide pour les anciens esclaves.
« Ne vous inquiétez pas. Vous en aurez le mérite. »
Cela a conclu notre conversation, et j'ai quitté le manoir.
Le lendemain matin, la une du journal parlait de nous.
[Le Comte Alminus promet un don personnel de 2 milliards de pierres. Interrogé sur la raison, il répond : « C'est juste un petit geste pour un vieil ami. »]
Accompagné de la photo que nous avions prise hier.
« Pff, je suis devenu une tête d'affiche… »
J'ai posé le journal, ressentant un étrange sentiment de dégoût de moi-même, et Shabin Emure, la chef de l'équipe administrative, s'est précipitée dans la tente.
« Ça fait des jours que le labyrinthe est fermé ! Où étiez-vous ?! »
Elle m'a crié dessus.
« Euh… ? »
« Voici les documents. N'imaginez même pas partir avant de les avoir tous examinés et signés ! »
Elle semblait beaucoup plus agressive qu'avant.
J'ai supposé que c'était à cause du stress lié au travail et j'ai gloussé.
« Très bien, très bien, calmez-vous. »
« Mais pourquoi y en a-t-il autant ? Je vous ai délégué la majeure partie de l'autorité, n'est-ce pas ? »
« …Ce ne sont que les dossiers que je ne pouvais pas traiter sans votre approbation. Le budget de la tribu augmente rapidement, nous devons donc ajuster le budget mensuel, et je ne peux pas le faire seule. J'ai dû créer des documents d'approbation temporaires et faire des entrées temporaires dans le grand livre. J'ai dû tout faire deux, voire trois fois ! »
« Oh… je vois… ? »
Comment pouvais-je échapper à ça ?
Alors que je pensais à cela, les yeux de Shabin se sont rétrécis.
« N'essayez même pas de vous enfuir. »
« …Vous ne pouvez pas gérer ça vous-même ? »
« Ha ! Pourquoi pas ?! Je pourrais juste décider du budget de la tribu, fixer le prix des terres, et même m'accorder une augmentation ! »
Elle a haussé le ton, comme si elle ne pouvait pas croire à ma suggestion.
Je ne comprenais pas.
Elle était clairement sarcastique, mais…
« Pourquoi pas ? »
« …………Quoi ? »
« Shabin, je vous fais confiance. Plus qu'à n'importe qui d'autre. »
« ………… ? »
« Je ne vous en voudrai pas si vous faites une erreur. J'en prendrai l'entière responsabilité. Je vous ai mise en charge parce que je vous fais confiance. C'est ce que fait un chef. »
« …… »
« Alors faites-vous confiance et faites-le. Vous êtes l'experte dans ce domaine, tout comme je suis l'expert du labyrinthe. Vos décisions seront meilleures que les miennes. »
D'accord, elle semblait convaincue.
C'était l'heure du coup de grâce.
« Et votre salaire… vous pouvez aussi en décider. Demandez ce que vous voulez. »
« …Vous allez vous attirer des ennuis. »
« Eh bien, si c'est la valeur que vous vous accordez, je ne le nierai pas. »
Elle m'a fixé en silence pendant un long moment.
Et après un moment…
« …J'ai toujours pensé… que je pouvais faire un meilleur travail qu'eux… mais j'avais peur. »
« Tout le monde a peur au début. »
Je lui ai adressé un sourire rassurant, et elle a serré les poings, comme si elle prenait une décision.
« …Je vais le faire. Je ne peux plus trouver d'excuses. Je dois prouver ma valeur. »
« Bien. Je compte sur vous. »
J'ai quitté la tente, soulagé d'avoir échappé à la paperasse.
Et puis j'ai trouvé Ainar et lui ai confié une nouvelle tâche.
« Rassembler tous les guerriers dans le sanctuaire ? »
« Oui, j'ai quelque chose à leur dire. »
Je me sentais mal pour l'équipe administrative, qui travaillait jour et nuit… mais c'était la vraie raison pour laquelle j'étais venu au sanctuaire.
J'avais besoin d'un peu de mise en scène.
« Je vais les rassembler, mais il y en aura beaucoup. »
« Beaucoup ? »
« Tu ne savais pas ? Tout le monde construit des maisons en ce moment, alors le sanctuaire est bondé. »
« J'ai entendu dire que la troisième vente de terres était terminée, mais je ne pensais pas qu'il y en aurait autant. »
« On ne peut pas construire une maison tout seul, n'est-ce pas ? Ils appellent tous leurs amis et travaillent ensemble. »
Oh, je vois.
« Quoi qu'il en soit, rassemble-les tous ! Dis-leur qu'il y aura quelque chose d'intéressant ! »
« Quelque chose d'intéressant… ? »
« Tu verras. »
« Héhéhé ! Tu mijotes quelque chose ! Je suis partante ! »
Ainar, enthousiaste, est partie rassembler les guerriers, et j'ai attendu à l'endroit désigné.
Les guerriers ont commencé à arriver un par un.
La plupart étaient des visages inconnus.
Ils portaient tous des marteaux, ceux utilisés pour planter des clous.
Ils venaient juste de construire des maisons.
« C'est le Chef !! »
« Oh ! Le grand guerrier qui a été inscrit sur la Pierre d'Honneur trois fois !!! »
Les guerriers arrivés plus tôt étaient ravis de me voir. J'avais peur qu'ils soient en colère d'avoir été convoqués…
« Tu as dit qu'il y aurait quelque chose d'intéressant ! »
« Qu'est-ce que c'est ? Pourquoi nous as-tu tous appelés ici ?! »
« Commençons !! »
…mais il semblait qu'ils étaient aussi stressés par la construction des maisons.
« Attendez ! Je vous le dirai quand tout le monde sera là ! »
Après environ une heure, toute la forêt était remplie de barbares.
C'était comme un festival, avec tout ce bruit et cette agitation.
Boum ! Boum ! Boum ! Boum !
Les guerriers se frappaient la poitrine.
« Bjorn. »
« C'est Chef dans le sanctuaire. »
« …Chef, tout le monde est là. »
« Vraiment ? »
Alors il était temps d'y aller.
Il n'y avait pas besoin d'un long discours.
« Suivez-moi ! »
Je ne leur ai même pas dit où nous allions, ni pourquoi.
Mais ils se sont écartés comme la mer Rouge quand j'ai commencé à marcher, puis ils m'ont suivi.
« Waaaaaaaaaah ! »
« Bjorn, fils de Yandel !! »
« Allons-y ! »
Un long cortège de barbares.
Nous avons atteint la porte reliant le sanctuaire à la ville, et les gardes l'ont ouverte sans un mot.
Clac, clac.
La lourde porte a grincé en s'ouvrant.
Et tout comme le jour où je me suis réveillé pour la première fois dans ce corps, la ville grise familière est apparue devant moi.
Les routes pavées, les bâtiments en pierre, la flèche imposante…
« Allons-y ! »
J'ai commencé à marcher, et les piétons dans la rue se sont déplacés sur le côté, nous laissant le passage.
Je me sentais un peu mal de perturber leur journée…
« Waouh ! C'est le Baron Yandel ! Maman, c'est le Baron Yandel ! »
« C-C'est vraiment lui… ! »
« Waaaaaaaaaah ! »
…mais ils ne semblaient pas s'en soucier.
En fait, ils semblaient enthousiastes, appelant leurs amis et leur famille à venir regarder.
Clac !
Les fenêtres se sont ouvertes, et les gens ont jeté un coup d'œil, observant notre cortège.
Ils avaient tous la même question.
« Où vont-ils ? »
« Je ne sais pas… »
« Devrions-nous appeler les gardes ? Il y en a tellement… »
En effet, les gardes de la ville sont rapidement apparus devant nous.
« Salutations, Baron Yandel. »
« Pourquoi bloquez-vous notre chemin ? »
« N-Nous avons reçu un rapport… »
« Vous nous arrêtez ? Nous marchons, c'est tout. »
« B-Bien sûr que non ! Non, monsieur ! »
« Alors dégagez. »
Le capitaine de la garde, stupéfait, s'est écarté.
« Behel—laaaaaaaaaa !!! »
Le cortège a continué, atteignant le centre-ville.
Et puis les chevaliers sont apparus.
« Salutations, Baron Yandel. »
Ils venaient de Mozelan, connus pour leur application stricte de la loi.
Mais ils ne me toucheraient pas.
« Si vous me permettez, où vous dirigez-vous, Baron Yandel ? »
« Pourquoi devrais-je vous le dire ? »
« Nous n'avons reçu aucun avis concernant cet… événement… Nous ne faisons que vérifier. »
Bien sûr, je n'avais pas à répondre.
« Nous faisons juste une promenade. Occupez-vous de vos affaires. »
« …Une promenade… ? »
Le chevalier avait l'air troublé.
Si j'avais été un citoyen ordinaire, il aurait dispersé la foule et arrêté les organisateurs.
« Vous m'interrogez ? »
J'étais un Baron de ce royaume.
« Bien sûr que non. Nous sommes juste inquiets. Nous devons enquêter lorsqu'un grand groupe comme celui-ci se rassemble. Veuillez comprendre. »
« Nous ne quitterons pas Ravigion. Est-ce une réponse satisfaisante ? »
Je lui ai dit que nous n'irions pas à Commelby, le quartier commercial, ni à Karnon, la Cité Impériale.
Les chevaliers ont semblé soulagés et ont hoché la tête.
« Pouvons-nous… vous accompagner ? »
« Je ne vous empêcherai pas de marcher. »
« Merci… »
Ils ne pouvaient pas m'arrêter, alors ils ont décidé de me suivre.
Et après un moment…
« Ce sont les barbares ! »
« Les barbares sont là !! »
La nouvelle de notre marche s'était répandue dans toute la ville.
Les citoyens bordaient les rues, nous regardant comme lors d'un défilé.
« La Tour des Mages… ! Ils se dirigent vers la Tour des Mages !! »
Ils avaient enfin compris notre destination.
Et cela n'a fait qu'attiser l'enthousiasme des barbares.
« La Tour des Mages ? On va à la Tour des Mages ?! »
« Bjorn, fils de Yandel, le grand guerrier !!! »
« Le Chef nous mène à une bataille sacrée ! »
« Il est temps d'arracher la chair des os des mages !! »
« Behel—laaaaaaaaaa !! »
Les cris des guerriers résonnaient dans les rues.
« C-Ces fous… ! »
« Vont-ils vraiment combattre la Tour des Mages ? »
« Mais pourquoi ? »
« Des cœurs ! Des cœurs de barbares ! Les mages les utilisent comme ingrédients pour leur magie ! »
« …Ça va être intéressant. »
J'ai ignoré l'agitation et j'ai continué à marcher.
Et après un moment…
Boum.
Je me suis arrêté.
La flèche noire de la Tour des Mages se dressait devant nous.
Une grande foule s'était rassemblée sur la place.
Et…
« … »
Des centaines de mages étaient sortis pour nous rencontrer.
« … »
« … »
Le silence est tombé sur la place alors que les deux groupes se faisaient face. C'était si calme qu'on aurait pu entendre une mouche voler.
Un vieux mage s'est avancé.
« Je suis Wibels Gwyln, le Mage en Chef de l'École de Lengman. »
Le Mage en Chef était comme le disciple principal dans un roman d'arts martiaux.
Et comme le Maître de l'École de Lengman était le Maître de la Tour des Mages, ce vieil homme était pratiquement le second.
« Et vous êtes… ? »
Il savait qui j'étais.
Les mages adoraient leurs formalités.
« Moi… ? »
J'ai gloussé.
Géant.
Chef du Clan Anabada.
Chef des Barbares.
Baron de Lafdonia.
Je n'avais pas besoin de ces titres.
« Bjorn, fils de Yandel. »
Le vieux mage a soupiré et a hoché la tête.
« Je vois. C'est un honneur de vous rencontrer, héros. Mais qu'est-ce qui vous amène à la Tour des Mages ? »
« Je suis ici pour faire ce qui aurait dû être fait depuis longtemps. »
« Ce qui aurait dû être fait depuis longtemps… ? J'ai peur de ne pas comprendre. »
« Alors je vais vous le dire. »
J'ai élevé la voix pour que tout le monde sur la place puisse entendre.
« Moi, Bjorn, fils de Yandel, j'exige que la Tour des Mages cesse d'utiliser nos cœurs comme ingrédients pour leur magie ! »
« …Alors c'est de ça qu'il s'agit… »
Le vieux mage a marmonné, la main sur le front, puis il a soupiré profondément.
Il a ensuite essayé de me raisonner.
« C'est un projet de recherche légitime. Même vous, un Baron du royaume et le Chef des Barbares, ne pouvez pas simplement l'arrêter. Si vous avez des objections, déposez une plainte formelle auprès de la famille royale— »
« Soyez bref. »
« …Hein ? »
« Faites court, vieil homme. »
Il semblait offensé par le terme « vieil homme ».
« Il semble que vous ne puissiez pas comprendre les phrases complexes, alors je vais faire court. »
Il m'a dévisagé, son visage ridé se plissant encore davantage.
Sa voix était froide et dure, contrairement à son ton doux habituel.
« Si nous refusons… »
Il a levé les yeux vers moi avec un regard de défi.
« Alors quoi ? »
A-t-il demandé.
« … ! »
« … ! »
Après une brève pause, j'ai répondu.
« C'est la guerre. »
C'était suffisant.
« …La guerre ?! »
« C'est la guerre ! »
« Aux armes ! Aux armes !! »
« Behel—laaaaaaaaaa !! »
Nous en avions assez enduré.
« Le Taux d'Approbation du personnage a augmenté de +10. »
« Le Taux d'Approbation du personnage a augmenté de +10. »
« Le Taux d'Approbation du personnage a augmenté de +10. »
« Le Taux d'Approbation du personnage a augmenté de +10. »
« Le Taux d'Approbation du personnage… »