Chapitre 94
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Traducteur/éditeur : Bébé qui tousse
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◈ Survivre à l’Académie de magie
Chapitre 94
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- Anneau du Ciel : Ah, enfin. Comme j’ai attendu ce jour ! Mes paroles peuvent enfin parvenir aux autres. J’espère que tous partageront ma joie.
[Une image de bêtes magiques riant joyeusement, les bras liés]
[Une image de plusieurs trésors étendus au sol et exhalant du pouvoir magique]
Qu’en dites-vous ? Ils ont l’air heureux, n’est-ce pas ?
└ Collier de dents : Oui. Tout le monde a l’air vraiment heureux !
└ Hache Sanglante : Massacre… Ça, massacre ?
└ Collier de dents : Allons, allons, ne dites pas ça. Un lavage de cerveau ? Comme l’a dit notre cher Anneau du Ciel, ils ont tous l’air heureux, non ? Je suis certain qu’ils le sont vraiment, là-bas.
└ Hache Sanglante : Toi, là, massacre. Massacre !
└ Collier de dents : Quel dommage. Je suis dans une autre pièce, voyez-vous ! Et je n’ai aucune intention d’y aller !
└ Evron : Si vous le demandez, je peux déplacer votre pièce. Et si un trésor pose problème, je compte l’envoyer là-bas. Alors, essayez de ne pas provoquer de catastrophe trop importante, s’il vous plaît.
└ Collier de dents : Oh là là.
└ Hache Sanglante : Quoi, massacre ! M-massacre ? Moi, massacre massacre !
└ Collier de dents : Chut, c’est un secret entre nous, n’est-ce pas ? Il ne faut pas dire ça ici !
« Bon sang, c’est vraiment magnifique. Je suis sincèrement impressionnée. »
La voix de Mira me parvint. J’acquiesçai légèrement et contemplai la marionnette devant moi. Une semaine s’était écoulée depuis la fin du cours de marionnettes du professeur On.
J’avais consacré ce temps à intégrer à mes propres marionnettes ce que j’avais appris pendant le cours, et cela en avait valu la peine. À vrai dire, mes connaissances en marionnetterie reposaient sur des bases très fragiles.
La marionnetterie était une discipline indépendante, personnelle et fermée. Trop peu de gens l’apprenaient, et tout aussi peu l’enseignaient. La professeure Irian ne m’avait donné que quelques conseils. Le développement de mes marionnettes avait toujours relevé de ma responsabilité.
J’avais rassemblé autant d’ouvrages que possible sur la marionnetterie et élaboré plusieurs théories à partir de leur contenu. Mais elles avaient toujours été indéniablement rudimentaires. Comme j’ignorais ce qui me manquait, je ne pouvais pas combler ces lacunes.
À présent, pourtant, j’y voyais un peu plus clair. Même si je n’avais assisté qu’à un cours de trois heures. Avant le prochain, je devrais rendre visite à Mauro et lui dire combien je lui étais reconnaissant. C’était ce que je me disais.
« Alors, qu’est-ce que cette marionnette vous inspire ? La trouvez-vous adorable ? Vous donne-t-elle envie de la prendre dans vos bras ? »
« Je ne sais pas trop. »
Je marmonnai ces mots. C’était le résultat d’une semaine de travail et d’innombrables essais et erreurs.
Sur l’établi reposait une femme aux yeux clos. Sa longue chevelure violette reflétait la lumière comme si elle était faite de pierres précieuses, attirant le regard de quiconque la contemplait. Sa peau de jade blanc luisait d’un éclat qui donnait envie de tendre la main pour la toucher.
En réalité, ses cheveux étaient bel et bien faits de pierres précieuses. Et sa peau était bien de jade blanc. J’avais obtenu ce résultat en me remémorant les étranges marionnettes que j’avais vues dans la tour du professeur On et en essayant d’en fabriquer une qui leur ressemble autant que possible. J’y avais investi pas mal de points.
Cette marionnette était le fruit de tout ce que je savais. On pouvait la qualifier de concentré de beauté : j’avais observé d’innombrables femmes et n’en avais retenu que les traits les plus beaux.
Quand je lui insufflai du pouvoir magique, elle ouvrit lentement les yeux sur l’établi. Ses yeux violets brillaient comme des joyaux. C’était normal : j’y avais vraiment enchâssé des pierres précieuses.
Je soutins son regard en silence. Elle me fixa et cligna des yeux. Après l’avoir observée un instant, je secouai la tête.
Son apparence m’impressionnait. Je pouvais reconnaître sa beauté. Même si je l’avais fabriquée moi-même, je sentais que j’étais un peu attiré par elle.
Mais c’était tout. En la créant, j’avais compris quelque chose : je ne pourrais pas l’aimer.
Cette beauté n’était qu’une coquille. Une simple collection de traits extérieurs. Ce qui m’attirait chez elle, ce n’était pas de l’amour. C’était du désir.
En fait, je n’étais même pas sûr de savoir ce qu’était l’amour. Le professeur On m’avait dit de créer une marionnette que j’aimerais. Je pensais à lui et à sa marionnette, Tiena. À leur démonstration d’affection, aussi. Était-ce cela, l’amour ?
Au bout du compte, cette marionnette était elle aussi un échec. Je lui envoyai discrètement un signal. Elle se dirigea vers un côté de l’atelier, là où les marionnettes étaient alignées, puis s’assit avec douceur. Enfin, elle ferma naturellement les yeux.
J’y avais tout de même investi pas mal de points, alors il me fallait lui trouver une ombre, pour l’instant. Son apparence plairait sûrement aux élèves. S’ils la voyaient, ils accepteraient peut-être même de payer des points pour la louer.
« Hmm. Vous pourriez tout simplement me présenter, vous savez. Ça ne me dérangerait pas. Même si vous m’aimiez, Evron. »
Mira laissa échapper un petit rire. Je lui jetai un coup d’œil. Elle buvait tranquillement son thé à la table, parfaitement détendue.
Elle me regarda droit dans les yeux et m’adressa un sourire malicieux. L’amusement se lisait sur son visage. Ce n’était pas étonnant. Ces derniers temps, elle s’était mise à me taquiner sans relâche.
Je lui adressai un sourire gêné. Bon, si le devoir avait consisté à présenter la marionnette la plus parfaite, je l’aurais choisie sans hésiter. Mais elle ne pouvait pas être la réponse à cet exercice.
Le Cœur de brume qui se trouvait en elle était son véritable corps, après tout. Même si je disais l’aimer, cela voudrait dire que je l’aimais, elle, et non la marionnette qui lui servait de corps.
Est-ce que celle-là avait pensé à quelque chose ? Je regardai un coin de l’atelier. Un énorme bloc de pierre s’y trouvait. Je vis Numéro 0 assis dessus.
Il sculptait la pierre avec application, et une assurance absolue. Depuis notre retour, il ne s’était intéressé qu’à ce bloc de pierre. Il passait des heures à en tailler une petite portion.
Par curiosité, je lui avais demandé plusieurs fois ce qu’il fabriquait, mais il s’était contenté de sourire. Il lui faudrait sans doute un mois pour terminer. D’ici là, il n’avait pas l’air de vouloir révéler ce que c’était.
Tandis que je le contemplais d’un air absent, un insecte miroir s’envola. Il s’arrêta devant mes yeux et se mit à trembler. C’était une alarme qui m’indiquait l’heure. Quand je vérifiai, il était temps de partir.
Un mois s’était déjà écoulé depuis le combat lancé par le Collier de dents lors du premier cours. Aujourd’hui, le prochain trésor allait donner son cours. Les élèves devaient presque tous être rassemblés dans la salle de classe.
« Il est l’heure. Voulez-vous venir avec moi ? »
Je tendis la main à Mira en lui posant la question. Elle posa sa tasse de thé et se leva. Je la conduisis doucement hors de l’atelier.
Le trésor chargé de ce cours était l’entité amicale de grade trois, l’Anneau du Ciel.
À vrai dire, la plupart des trésors que j’avais rassemblés sur le tableau de messages étaient des entités incertaines. Il y avait aussi quelques entités hostiles. Les entités amicales étaient les plus rares.
C’était tout naturel. La classification se faisait par rapport à moi.
Les trésors étaient violents, impatients et égocentriques. À leurs yeux, je n’étais qu’une fourmi. Combien répondraient si une fourmi leur adressait la parole ?
En ce sens, une entité amicale était une anomalie parmi les trésors. Comme Mira, qui se tenait à côté de moi. Je regardai celle qui me tenait le bras. Quand elle remarqua mon regard, elle me sourit doucement.
À l’origine, Mira non plus n’aurait pas pu être qualifiée d’entité amicale. Au début, elle avait essayé de me dévorer sans même poser de questions. Quand la clé l’en avait empêchée, elle m’avait proposé de coopérer. En ce sens, « entité incertaine » aurait été plus juste.
À présent, j’étais un peu plus sûr de moi et je l’avais classée parmi les entités amicales. Au fond, les entités amicales étaient celles qui nous adressaient la parole en premier. Oui, celles qui parlaient aux fourmis. Ce n’était pas pour rien qu’on les considérait comme des anomalies.
Elles avaient manifesté en premier la volonté de communiquer avec nous, et elles l’avaient fait. Cela signifiait aussi qu’elles étaient puissantes. Elles avaient toutes été classées grade trois. Garder un ego lucide aussi longtemps dans l’entrepôt prouvait également leur force.
Bien sûr, d’autres nous avaient parlé les premières. Le problème, c’est que la plupart étaient des pièges. Dans l’entrepôt que nous avions visité avant-hier, quelque chose nous avait aussi adressé la parole en premier. C’était un trésor nommé Lame maudite.
Il m’avait envoyé sa volonté en premier. Mais ce n’était qu’un piège destiné à chasser. Nous étions tombés dedans et avions été attaqués, avant de nous en tirer de justesse. Le côté qu’il avait entaillé me lançait encore, parcouru d’un froid douloureux.
Les trésors qui satisfaisaient à ce critère de sécurité, ceux que je jugeais sans danger à rencontrer, étaient des entités amicales. J’avais déjà fouillé pas mal de salles de l’entrepôt, mais je n’en avais rencontré que trois de ce genre.
L’Anneau du Ciel était la plus puissante d’entre elles. C’était peut-être même le trésor le plus puissant que j’avais invité sur le tableau de messages. C’est pourquoi je m’étais montré très méfiant. Pourtant, il était d’une douceur extrême. Il m’arrivait même de me rendre dans son entrepôt pour discuter avec lui.
Je me rappelais notre première rencontre. C’était dans l’entrepôt numéro huit. Comment s’appelait-il déjà ? La Salle des croyants ? Son nom était si étrange que j’y étais entré.
C’était un champ enneigé où la neige tombait sans discontinuer. Les flocons qui descendaient du ciel ne semblaient pas près de s’arrêter. Et au milieu de ce ciel se trouvait un anneau, si gigantesque qu’on pouvait le voir de partout dans la salle.
Plusieurs bêtes magiques s’étaient précipitées vers nous peu après notre entrée dans l’entrepôt. J’allais m’en occuper quand elles ouvrirent la gueule et crachèrent du pouvoir magique. Celui-ci ondula dans l’air et forma plusieurs images.
L’une montrait des gens qui se tenaient par la main, une autre des personnes qui s’inclinaient devant leurs semblables, et ainsi de suite. C’était une sorte de signal pour nous inviter à les rencontrer. Nous les suivîmes avec méfiance et arrivâmes face à l’Anneau du Ciel.
Il nous avait invités au centre du territoire. C’était aussi le seul endroit où la neige ne tombait pas, protégé par l’anneau. L’intérieur ressemblait à un jardin douillet. Il y avait de la nourriture en abondance, ainsi qu’une grande quantité de pouvoir magique.
Plusieurs bêtes magiques s’y trouvaient. Elles se roulaient par terre avec de grands sourires. Des trésors se tenaient à côté d’elles. Ils dormaient paisiblement, exhalant du pouvoir magique.
Au milieu de cette scène étrange, l’anneau nous envoya un signal. Peut-être parce que je m’étais approché, je percevais sa volonté plus clairement.
- N’aimeriez-vous pas devenir heureux ? Je peux vous donner le bonheur. Comme à eux.
Sa volonté s’insinua dans mon cœur. Son ton était si doux que je faillis hocher la tête sans m’en rendre compte. Si Mira n’avait pas libéré du brouillard à côté de moi, je l’aurais vraiment fait.
Je secouai vivement la tête et reculai. Sur mes gardes, je me demandai s’il essayait de nous dévorer, mais il ne nous poursuivit pas. Il nous transmit simplement à nouveau sa volonté.
- Je vois. Si jamais vous avez besoin de bonheur, venez me voir. Je vous attendrai.
Il n’avait pas essayé de nous contraindre. Il s’était contenté de nous faire une proposition. Je n’avais été qu’à moitié envoûté à cause de l’écart entre nos pouvoirs. J’envoyai un insecte miroir à l’anneau. C’est ainsi qu’il rejoignit notre tableau de messages.
Par la suite, je lui rendis visite et discutai avec lui de temps à autre. Il m’expliqua qu’il protégeait les trésors endormis. Il avait eu pitié d’eux, prisonniers de l’entrepôt et forcés de se battre sans cesse, alors il les avait rendus heureux.
Oui, l’Anneau du Ciel, qui donnait ce deuxième cours, était une entité pleine de bienveillance envers les autres. C’est pourquoi je l’avais classé parmi les entités amicales.
Mais amical ne voulait pas dire inoffensif. Je regardai les élèves rassemblés dans la salle de classe. Ils contemplaient le ciel. Un anneau brillant était suspendu au plafond et crachait des phrases.
- Je ne vous ferai pas combattre comme l’a fait le Collier de dents, lors du cours précédent. Je ne vous demande qu’une chose : confessez-moi vos péchés. Ceux qui sont enfouis au plus profond de votre cœur. Ceux que vous-même ne reconnaissez pas vraiment. Et ceux que vous voulez cacher. Il vous suffit de faire remonter ces souvenirs et de me les murmurer.
La lumière qui émanait de l’anneau était très étrange. Elle évoquait la lumière du soleil, celle des étoiles et, d’une autre manière, un abîme infiniment sombre. Ce n’était pas pour rien que le regard des élèves ne cessait d’être attiré par elle.
- Où naît le bonheur ? Au cœur du malheur. Plus ce malheur est grand et plus vous en avez conscience, plus votre bonheur actuel s’intensifie. Si vos souvenirs sont vrais, si ce malheur a besoin de bonheur, je vous donnerai du pouvoir. Le pouvoir de devenir heureux. Le pouvoir de créer le bonheur.
À ces mots, les yeux des élèves se mirent à briller légèrement. La lumière de l’anneau révélait clairement leurs désirs. L’Anneau du Ciel tournait en silence autour du plafond de la salle.
Parmi les élèves, j’aperçus les yeux pétillants de Hao. Hao portait une jupe et avait même poudré son visage. Ça ne lui allait pas du tout, avec sa carrure imposante. Les gens qui se trouvaient à proximité l’avaient tous remarqué et s’étaient éloignés.
J’imaginais très bien le Collier de dents claquer joyeusement des dents et éclater de rire. Il devait lui aussi voir la scène. Je poussai un petit soupir. Je ne m’étais vraiment pas attendu à ce que Hao prenne ces paroles au sérieux et vienne habillé en femme.
- Ce que je vous donnerai sera une partie de mon corps. Si vous la possédez, vous pourrez rendre votre adversaire heureux. En retour, cet adversaire, à qui vous aurez donné le bonheur, vous offrira tout sans rien retenir. Ce sera un monde où chacun rendra les autres heureux.
Le bonheur, hein… Ces mots me laissèrent un goût amer. Comme il l’avait dit, ceux qui subissaient ce pouvoir étaient extrêmement heureux. Quoi qu’on leur fasse. C’était une sorte de lavage de cerveau particulièrement puissant.
- Mon pouvoir est limité, alors il sera peut-être encore difficile de l’utiliser sur des humains. Mais il devrait fonctionner sur les bêtes magiques. Si vous répandez ce bonheur sur d’autres créatures, une à une, elles vous aideront à devenir plus heureux.
Le pouvoir magique des élèves ondula légèrement. L’ambiance indiquait que tout le monde avait compris à quel point cette capacité était utile. Un pouvoir extrêmement tentant. Assez pour qu’on le convoite autant.
- Je vais aussi vous indiquer les précautions à prendre. Si vous essayez d’en retenir trop, vous aussi, vous serez assimilés à leur bonheur. Alors, n’utilisez pas ce pouvoir sur trop de cibles à la fois. Vous devez rendre chacune d’elles parfaitement heureuse, une par une.
L’Anneau du Ciel trembla doucement. Puis il commença lentement à disparaître, ne laissant derrière lui qu’une dernière phrase.
- Voilà qui conclut mon récit. Maintenant, murmurez-moi vos pensées les plus intimes. J’attendrai ce moment avec impatience.
Je m’avançai vers les élèves qui murmuraient entre eux. Puis je frappai dans mes mains pour attirer leur attention. Quand je vis leurs regards se tourner vers moi, je leur adressai un léger sourire.
« Pour ce cours, j’ai préparé plusieurs salles insonorisées au premier étage. Personne, pas même moi, ne pourra savoir ce qui s’y dit. Alors, parlez sans crainte. Bien, tout le monde peut se lever. »
Les marionnettes qui se tenaient à côté des élèves se mirent à les toucher doucement. Guidés par elles, ils quittèrent naturellement la salle de classe.
Mira et moi les suivîmes. Au premier étage, nous nous arrêtâmes devant cinq salles dont les portes étaient hermétiquement fermées. De l’autre côté, comme dans la salle de classe, plusieurs miroirs avaient été installés. Même moi, j’ignorais quelles conversations auraient lieu à l’intérieur.
Bien sûr, j’aurais pu le découvrir si je l’avais voulu. Mais cela aurait brisé la confiance que j’avais bâtie avec l’Anneau du Ciel. Puisqu’il s’était montré bienveillant envers moi, je n’avais aucune raison d’aller l’offenser. La confiance devait être réciproque.
« L’Anneau du Ciel vous attend dans ces salles. Il n’y a pas d’ordre précis. Ceux qui veulent passer en premier peuvent y aller. Pendant les prochaines vingt-quatre heures, vous pourrez recommencer autant de fois que vous le souhaitez, alors entrez sans hésiter ! »
À peine avais-je fini de parler que quelqu’un ouvrit vivement une porte et entra. J’aperçus une jupe qui virevoltait. C’était Hao. Toujours habillé en femme, Hao disparut derrière la porte.
La porte se referma fermement. À part Hao, personne ne bougea. Ils semblaient vouloir voir d’abord comment les choses se passeraient pour Hao.
Hao ressortit peu après. Hao tenait la poignée de la porte et pleurait. La personne renifla et sortit. Puis Hao nous regarda et nous adressa un grand sourire.
« L’Anneau du Ciel m’a dit : “Maintenant que je connais votre péché, il ne vous reste qu’à rêver au bonheur.” Sous sa conduite, ma vie est devenue encore plus bénie. Ah, quelle bonté ! »
Le visage de Hao, dont la poudre avait coulé sous les larmes, n’était pas très beau à voir. La personne semblait profondément émue. Hao était-il entré là-dedans pour se faire laver le cerveau d’une manière ou d’une autre ?
Mais l’Anneau du Ciel qui se trouvait à l’intérieur n’était qu’une illusion. Il ne devait pas pouvoir projeter son pouvoir aussi loin. De plus, l’anneau avait promis de ne pas le faire.
Je fis discrètement apparaître un insecte miroir. Il se mit à enregistrer les scores de Hao.
- Score physique : 37 points. On voit que vous vous êtes entraîné régulièrement. Continuez vos efforts !
- Score mental : 92 points. Il vous est arrivé quelque chose de bien ? Votre score dépasse le maximum.
- Score de l’âme : 33 points. Vous êtes dans un état tout à fait normal. Comme d’habitude.
Évaluation générale : votre score mental a beaucoup progressé en peu de temps. Vous avez eu une révélation ? Continuez comme ça !
Hmm, rien ne clochait. Si quelque chose avait changé, c’était plutôt le score mental de Hao, qui avait augmenté après cette rencontre. On aurait dit que Hao avait compris quelque chose en parlant avec l’Anneau du Ciel.
Hao retourna dans la salle. La personne voulait apparemment discuter encore une fois avec l’Anneau du Ciel. Après sa disparition, le premier étage s’emplit des murmures des élèves.
Ils avaient l’air un peu inquiets. Ce n’était pas étonnant : Hao était ressorti avec l’air à moitié fou. Pour les rassurer, je leur montrai une partie de ses scores.
Quand les élèves apprirent que le score de Hao avait en fait augmenté après son passage, ils firent rapidement la queue. Puis ils commencèrent à entrer dans les salles, un par un.
Ainsi, ils confessèrent leurs péchés et écoutèrent les paroles de l’Anneau du Ciel. Le temps passa vite. Mira et moi les observâmes.
Certains ressortirent en pleurant. D’autres poussèrent un soupir, l’air un peu amer, et quelques-uns ouvrirent la porte à coups de pied avant de sortir, furieux.
Avec toutes ces réactions différentes, les deux cents élèves passèrent rapidement à leur tour. Hao se rendit sept fois dans cette salle au cours des vingt-quatre heures.
- J’ai entendu les péchés de nombreuses personnes. Je les ai médités, et j’en suis venu à souhaiter leur bonheur. Mais beaucoup ne reconnaissaient pas pleinement leurs propres péchés. Quel dommage. Je ne peux pas rendre heureux ceux qui sont incapables d’être malheureux.
Dans la salle de classe, l’Anneau du Ciel fit apparaître des mots. Il se mit à choisir des personnes. Les élus baissèrent la tête en regardant l’Anneau du Ciel. Ils étaient quarante au total.
Après ce jour-là, un petit fragment d’anneau flotta au-dessus de la tête de Hao.
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