Chapitre 71
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Traducteur/éditeur : Coughing Baby
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◈ Survivre à l’académie de magie
Chapitre 71
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La tour était en pleine effervescence.
Je traversai lentement la foule qui allait et venait, en regardant autour de moi. Les membres des différents groupes, qui jusque-là ne pouvaient pas se croiser sans se grogner dessus, riaient et bavardaient à présent ensemble.
Le spectacle avait quelque chose d’assez gênant. Mais ils n’avaient plus besoin de se battre, alors c’était logique. Le dernier cours s’était achevé un mois plus tôt.
La fin du cours ne signifiait pas qu’ils devaient quitter la tour sur-le-champ. On leur accordait environ un mois de congé, comme en ce moment. Ils pouvaient ainsi se détendre et profiter de leur temps libre.
Bien sûr, je n’avais pas pu en faire autant. Je tripotai les papiers coincés sous mon bras.
Quoi qu’il en soit, tout ce temps libre était passé. Aujourd’hui était le dernier jour : ils devaient donc vider la tour. Voilà pourquoi tout le monde faisait ses bagages dans un vacarme assourdissant.
Sans m’arrêter, je me dirigeai droit vers une porte. Une fois le seuil franchi, je découvris l’intérieur de la pièce. C’était encore plus chaotique qu’au-dehors.
C’était normal. Une quantité incalculable d’affaires s’y était accumulée en cinq ans. Pendant tout ce temps, chacun avait aménagé sa chambre à sa guise. Elles reflétaient les goûts de leurs occupants.
Je repensai à la chambre de Hongryeong, que j’avais visitée un peu plus tôt. Le mobilier y était très luxueux et, baigné par le pouvoir magique de la tour, formait un ensemble harmonieux qui rendait l’atmosphère encore plus nette et élégante.
En lui remettant son papier, j’avais aussi reçu quelques meubles de sa part. Il avait dit que c’était pour me remercier. Je n’avais pas refusé. Chaque pièce valait au moins quelques centaines de points.
À vrai dire, je les avais acceptés avec une immense gratitude. Après tout, ils avaient un peu satisfait celle-ci.
Je jetai un coup d’œil à la marionnette à côté de moi. Elle souriait en examinant le miroir que Hongryeong lui avait offert. Comme elle avait reçu tant de choses de ce genre, peut-être qu’elle se calmerait un peu à partir de maintenant. Je m’accrochais à cet espoir.
Quoi qu’il en soit, comparée à la chambre de Hongryeong, celle-ci était bien plus en désordre.
L’endroit était bondé. Des dizaines de personnes s’affairaient. Si la chambre de Hongryeong avait ressemblé à une auberge de luxe, celle-ci faisait plutôt penser à une caserne.
En m’enfonçant un peu plus dans la pièce, je vis quelqu’un qui faisait des gestes çà et là en donnant des ordres. Plusieurs personnes s’exécutaient avec discipline.
Je m’approchai lentement. Il s’essuya le front, m’aperçut et me salua d’un geste de la main. Il tenait une petite boîte dans cette même main.
Je lui rendis son salut d’un petit geste. Il se mit alors à avancer vers moi d’un pas très léger.
C’était Jun. L’objet dans sa main était la boîte dévoreuse d’espace. Il semblait désormais assez bien maîtriser son utilisation. Cinq ans avaient passé, après tout. C’était normal.
À vrai dire, chaque fois que je la voyais, je ressentais toujours un pincement de regret. Lorsque la professeure avait annoncé qu’elle la donnerait, je n’avais pas su en saisir la valeur.
Ensuite, j’étais allé à la salle des ventes. Mais même les objets qui s’y trouvaient n’arrivaient pas à la cheville de cette boîte. Et pourtant, ils se vendaient à plusieurs millions de points. Alors, combien valait-elle ?
Voilà pourquoi les étudiants étaient si obsédés par les trésors. En obtenir ne serait-ce qu’un seul pouvait vraiment leur changer la vie. Jun en était la preuve vivante. Je lui adressai la parole.
« Excuse-moi. Tu dois être occupé. C’était urgent, alors je n’ai pas pu te prévenir à l’avance.
— Non, aucun problème. Qu’est-ce qui t’amène ?
— Je suis venu te remettre ceci. »
Je lui tendis l’un des papiers coincés sous mon bras. Il le prit et se mit à l’examiner. Un court texte y était inscrit, et le pouvoir magique de la professeure imprégnait le papier.
« Oh, c’est… »
Un sourire s’épanouit lentement sur son visage. Il leva les yeux du papier et m’adressa un grand sourire, débordant de joie.
« Un certificat d’admission. C’est la première fois que j’en reçois un. Je n’avais eu aucune nouvelle, alors j’avais presque renoncé à tout espoir.
— La professeure s’en est occupée avec soin. Et puis, si ce n’est pas toi, Jun, qui d’autre pourrait le recevoir ?
— C’est vrai, haha ! »
Il éclata d’un rire plein d’assurance. Il était complètement différent de celui que j’avais rencontré la première fois.
Comme je venais de le dire, si Jun ne pouvait pas recevoir ce certificat, personne ne le pouvait. Je n’avais donc pas hésité une seconde à le lui remettre.
Bien sûr, si l’on ne considérait que la progression en puissance, les autres n’étaient pas en reste. Parmi les membres des grandes familles que je venais de voir, certains avaient même atteint le troisième étage. Ils m’avaient dit qu’il leur avait fallu dix ans après avoir atteint le deuxième.
En matière de puissance pure, Jun ne pouvait pas rivaliser avec ces gens issus des grandes familles. Je leur avais donc donné des certificats d’admission. Ils avaient amplement prouvé leur force.
Mais si je prenais en compte le chemin parcouru entre le début et la fin du cours, personne n’avait fait mieux que Jun. Il avait obtenu un trésor, atteint le deuxième étage et allait désormais rejoindre une immense organisation appelée la Société du Trône.
« Qu’as-tu l’intention de faire, maintenant ?
— Hum… Puisque je fais désormais partie de la Société du Trône, je vais devoir m’installer dans leur ville, je suppose. Ce sera mon fief à partir de maintenant. Je compte aussi suivre mon prochain cours dans les environs.
Il se frotta le menton en disant cela, puis promena son regard autour de lui. Je suivis ses yeux. Les personnes qui avaient reçu ses ordres nous observaient à la dérobée. Il leur sourit et leur fit un petit signe.
— Les autres ont décidé de me suivre, eux aussi. Nous avons créé un nouveau groupe en cinq ans. Ce serait dommage de le dissoudre comme ça, non ? Une fois là-bas, je devrais au moins fonder une petite organisation et essayer de me faire une place.
— Je vois. Je suis sûr que tu t’en sortiras bien là-bas aussi. »
Je lui souris à mon tour, puis regardai les autres. Les gens de Jun se remirent à faire leurs bagages. Les affaires rassemblées furent aspirées dans la boîte qu’il tenait.
Une organisation, hein. Je comprenais pourquoi ils suivaient Jun. La plupart de ces mages étaient des vagabonds. Sa proposition devait leur sembler très tentante.
Bien sûr, ils ne pouvaient pas entrer dans la Société du Trône comme Jun. Mais s’il fondait une organisation, ils seraient au moins considérés comme un groupe subordonné à la Société du Trône.
Pouvoir appartenir, même de cette façon, à une organisation qui régnait sur une ville avait une signification particulière. Je connaissais bien cette influence, moi aussi. J’en avais moi-même fait les frais.
Je discutai un bon moment avec Jun. Jusqu’à ce que la marionnette à côté de moi me touche l’épaule.
« Excuse-moi, tu vas continuer longtemps comme ça ? Tu as dit que tu devais distribuer tous ces papiers. »
La marionnette désigna les feuilles coincées sous mon bras. Je revins à moi. Elle avait raison. J’inclinai légèrement la tête vers Jun.
« Excuse-moi. Je dois aussi remettre des certificats d’admission aux autres. Je vais devoir y aller.
— C’est plutôt à moi de m’excuser de t’avoir retenu aussi longtemps alors que tu es occupé. Si tu viens un jour dans cette ville, contacte-moi. Je te recevrai comme il se doit.
— Haha, j’y compte bien. »
Je laissai derrière moi Jun, qui me faisait signe, et quittai la pièce. Il en restait cinq. Je me frayai un chemin dans la foule et distribuai les papiers.
Ceux qui les recevaient semblaient sur le point de bondir de joie. C’était compréhensible. Moi aussi, j’en voulais un.
C’était dire l’importance d’un certificat d’admission. C’était la principale raison pour laquelle tous les étudiants suivaient des cours. Sans lui, impossible d’obtenir son diplôme.
Pour achever le cursus de base après avoir atteint le quatrième étage, il fallait au moins trois certificats d’admission, et seuls un étudiant sur dix par cours pouvait réussir. Il était impossible d’en déclarer davantage admis.
Notre cours comptait deux cents personnes. Seuls vingt étudiants pouvaient donc être choisis. Et c’était à moi de décider qui réussirait. La professeure m’avait refilé ce boulot.
J’avais passé le mois dernier à me ronger les sangs au sujet de leurs notes. Choisir les meilleurs avait été facile. En revanche, la compétition avait été féroce dans le milieu du classement. C’était là que se trouvait le problème.
J’avais fini par les noter en me référant au classement du tournoi de duels. C’était le seul moyen de les départager. Enfin, à part Jun, personne n’avait obtenu de trésor.
Une fois les candidats choisis de cette façon, j’avais remis la liste à la professeure. Elle avait ensuite insufflé un peu de pouvoir magique dans le papier que j’avais rédigé et préparé les certificats d’admission.
Après avoir remis le dernier certificat d’admission, je baissai les yeux vers mes mains vides.
J’en voulais tellement un que j’en étais presque à bout. Mais je ne pouvais pas en avoir. Je ne m’étais pas inscrit à ce cours, et je ne pouvais pas le faire non plus.
Dès mon admission à l’université, j’avais déjà appartenu à cette tour. Pour cette raison, il m’était interdit de participer aux cours qui s’y tenaient. Si j’en avais eu la possibilité, je me serais couvert de certificats d’admission. Quel dommage.
Un cours, hein. Je devais en suivre d’autres aussi. Après tout, j’avais besoin de certificats d’admission.
Bien sûr, j’en avais déjà un. Celui que m’avait remis le professeur Heisen. Ce n’était pas un simple certificat d’admission, mais la preuve que j’avais achevé son cours avec succès. Je lui en fus de nouveau reconnaissant.
À vrai dire, je surveillais depuis tout ce temps les nouveaux cours, à la recherche de l’un d’eux qui me permettrait d’obtenir un certificat d’admission intéressant. Mais rien ne m’avait vraiment tenté, et le temps avait passé jusqu’à aujourd’hui.
La liste des cours proposés à l’inscription changeait chaque année. Comme le nôtre, la plupart des cours n’ouvraient qu’à intervalles de cinq ans, voire plus.
Assis sur une chaise dans le hall central du premier étage, je sortis plusieurs feuilles.
C’était la liste des cours qui allaient probablement ouvrir bientôt. Bien sûr, on ne saurait s’ils allaient vraiment avoir lieu qu’à l’ouverture des inscriptions.
Certains cours pouvaient même faire une pause de quelques années. Il y avait sans doute des cas comme celui de notre professeure, qui avait passé mille ans à s’amuser.
J’en avais tout de même repéré quelques-uns qui m’intéressaient. Ils consistaient à réaliser des travaux dans des domaines comme la théorie ou l’expérimentation. Ces cours étaient moins populaires et la concurrence y était moins rude.
Si je m’inscrivais à un cours, je devrais dépenser beaucoup de points. Et pas seulement pour les frais d’inscription habituels. Il faudrait que j’achète carrément une place.
Je soupirai. Les points manquaient toujours. Et ce serait encore le cas à l’avenir.
Jusqu’ici, j’avais gagné la plupart de mes points grâce aux étudiants de la tour. Mais ils partaient aujourd’hui. Je regardai les gens quitter la tour.
Il restait deux mois avant les inscriptions. Les nouveaux cours commenceraient ensuite. Comment allais-je gagner des points d’ici là ?
Bien sûr, je percevais aussi des points d’une autre source : la rémunération pour la remise des insectes-miroirs. Si j’avais su que les choses tourneraient ainsi, j’aurais peut-être dû en vendre davantage, quitte à renoncer à ma propre progression. Cette idée me traversa l’esprit.
C’était dire à quel point je manquais de points. Et c’était surtout à cause de celle-ci.
Je regardai la marionnette assise à côté de moi, toujours en train d’examiner le miroir. Nos regards se croisèrent dans le reflet. Elle fronça légèrement les sourcils et me lança un regard noir.
« Qu’est-ce qu’il y a ?
— Rien.
— Ah, au fait. Je ne suis pas très satisfaite de la structure du bras que tu as modifiée cette fois. J’ai regardé la liste que la Compagnie commerciale générale Arcana m’a envoyée la dernière fois, et un modèle m’a bien plu. Change-le pour celui-là. »
Elle agita la main en disant cela. Je lui adressai un sourire amer. Quand avait-elle encore regardé cette liste ? Je l’avais pourtant cachée tout au fond de l’atelier. Un gros paquet de points allait encore disparaître.
« Entendu, Ansim-ssi. »
Je marmonnai avec un brin de rancune. Je savais très bien qu’elle détestait qu’on l’appelle ainsi. Les yeux plissés, elle me lança un regard noir.
« Je t’ai dit de ne pas m’appeler comme ça. Mira. Combien de fois dois-je te dire que j’ai choisi ce nom ?
— C’est juste que ça ne me vient pas naturellement. Mira, donc. Ça ne me semble pas tellement différent d’Ansim…
— Ça n’a rien à voir. »
Sa voix était ferme, teintée d’agacement. À contrecœur, j’acquiesçai.
J’avais dépensé un bon paquet de points pour modifier le corps d’Ansim — non, de Mira. C’était à sa demande.
Cela ne voulait pas dire que je pouvais refuser. Sa requête était tout à fait raisonnable. Même à mes yeux, ces pièces-là étaient plus belles.
En plus, elle ne choisissait que des éléments qui entraient dans mon budget de points. Je ne pouvais même pas prétendre que je n’en avais pas assez. Et mes points continuaient donc à fondre comme neige au soleil.
Bien sûr, grâce à ces modifications, elle était désormais capable de contenir une puissance d’autant plus grande.
Ce processus m’avait aussi fait changer d’avis.
Une marionnette de combat parfaite. Voler les talents des autres et les lui implanter. C’était une idée digne d’un rêve. Au départ, la théorie m’avait semblé parfaite.
Mais le coût avait fini par poser problème. Pour imiter leur puissance et leur magie, il me fallait beaucoup de points. Comme pour celle qui était à mes côtés. Quelle tristesse.
J’avais donc changé mon fusil d’épaule. Et si, au lieu d’intégrer tout ce pouvoir, je n’en utilisais qu’une partie ? Après tout, une marionnette parfaite suffisait.
Je jetai un coup d’œil à Mira. Nos regards se croisèrent de nouveau. Je lui souris, un peu gêné.
« Pourquoi tu me regardes comme ça depuis tout à l’heure ?
— Ce n’est rien. C’est moi qui l’ai fabriqué, mais je me disais que ce corps était vraiment parfait.
À ces mots, Mira ricana.
— Il n’est pas encore au point. Fais un peu plus d’efforts.
— Haha, entendu. »
Je souris amèrement. Enfin, comme elle venait de le dire, il n’était pas encore au point. Il restait d’innombrables améliorations possibles. Et chaque fois que je l’améliorais, mes points disparaissaient dans la brume.
Je me demandais donc si je ne devrais pas plutôt les rendre légères dès le départ. Au lieu de chercher la perfection, je pourrais les rendre faciles à produire en série.
Cela correspondait aussi mieux à ma méthode de progression. Il fallait tenir compte du temps nécessaire à une marionnette pour s’adapter à son corps, aux informations et aux connaissances qu’on lui transmettait, et même pour développer sa personnalité.
De plus en plus de gens quittaient la tour. Elle et moi étions assis sur nos chaises à regarder tranquillement le flot des départs.
Certains nous saluèrent brièvement. Jun et Hongryeong en faisaient partie. Je leur rendis leur salut d’un hochement de tête.
Les étudiants désertèrent peu à peu la tour. Bientôt, le silence s’installa autour de nous. Même après avoir attendu longtemps, plus personne ne sortit. Je verrouillai la porte de la tour, puis nous rentrâmes.
Une fois dans l’atelier, je regardai par la fenêtre et aperçus les étudiants qui descendaient la montagne. Chacun allait suivre sa propre voie. Certains partiraient en ville, tandis que d’autres reprendraient leur errance à travers le continent.
« Ça va devenir très calme.
Mira avait raison.
À partir de demain, plus personne ne viendrait. Je commençais à réaliser que le cours était terminé.
Même l’insecte-miroir, qui sonnait bruyamment tous les jours, était désormais silencieux. C’était normal, puisque ceux qui s’en servaient étaient partis. Celui qui se trouvait dans ma poche perçut ma volonté et s’envola.
J’avais récupéré tous les autres insectes-miroirs. Le contrat l’exigeait. Je ne pouvais pas en laisser à ceux qui ne faisaient plus partie de la tour.
J’avais tout de même donné quelques marionnettes de service. Leur propriété avait été transférée pendant que je les modifiais. Comme cet échange avait eu lieu avant la signature du contrat, celui-ci ne l’interdisait pas.
En plus, une fois éloignées de moi, elles redeviendraient de simples marionnettes. Ce n’était donc pas bien grave. Après tout, elles m’avaient rapporté beaucoup de points. Je pouvais bien faire ça pour eux.
L’insecte-miroir fit apparaître un écran. Il contenait les archives jusqu’à la veille. Le tableau de discussion, où des centaines de messages avaient été publiés chaque jour, était désormais devenu bien calme.
J’avais pu recueillir beaucoup d’informations grâce à lui. Il faudrait que je m’en serve pour le prochain cours aussi. Ma progression s’en trouverait facilitée.
« Alors, on ferait bien de ranger un peu la tour, nous aussi. »
Sur ces mots, j’essayai de ranger l’insecte-miroir.
Mais à cet instant, il se mit à vibrer. Quelqu’un avait publié un message sur le tableau de discussion.
J’étais certain d’avoir récupéré tous les insectes-miroirs. Je vérifiai de nouveau le mien.
- Cassian : Venez voir cette adorable marionnette-ours. Jour 761.
[Image méconnaissable]
[Image où le visage de Cassian est flouté]
Vieil homme, j’ai quelque chose à te dire.
Je clignai des yeux en lisant le message. Puis je commençai lentement à écrire une réponse en dessous.
┗ Evron : Comment as-tu pu publier ce message ?
┗ Cassian : C’est notre marionnette-ours qui l’a écrit pour moi.
┗ Evron : Où es-tu en ce moment ?
┗ Cassian : À l’extérieur de la tour.
Je regardai par la fenêtre. J’aperçus Cassian qui faisait signe en direction de la tour. La marionnette-ours à ses côtés agitait la main exactement de la même façon. Je ne m’étais pas attendu à ça.
« Je crois savoir ce que cet enfant veut nous dire. On ferait mieux de se dépêcher d’aller le voir.
Mira avait dit cela. Un sourire plein d’intérêt s’était dessiné sur son visage. Elle me prit doucement par la main et m’entraîna.
Quelque chose à me dire, hein ? Je n’avais pas la moindre idée de ce que ça pouvait être.
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