Chapitre 68
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Traducteur/éditeur : Coughing Baby
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◈ Survivre à l’Académie de magie
Chapitre 68
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Pourquoi le Cœur de brume cherchait-il à pénétrer dans mon corps ?
C’était la question que je me posais depuis le début. Même s’il savait que ça ne marcherait pas, il continuait d’essayer de s’introduire en moi. Il était différent des autres trésors.
Les autres ne m’avaient poursuivi que pour me dévorer. Leurs mouvements étaient grossiers et simples, comme s’ils étaient uniquement guidés par l’instinct. S’ils avaient seulement été capables de réfléchir un peu, ils m’auraient sans doute attrapé depuis longtemps.
Le Cœur de brume, lui, était différent. S’il n’avait voulu que m’aspirer l’esprit, il aurait déjà essayé de tout me prendre à l’intérieur du brouillard. Pourtant, il n’avait jamais montré le moindre signe d’en avoir l’intention.
Au contraire, il me protégeait des autres, comme à l’instant. Cela signifiait qu’il ne me considérait pas uniquement comme une proie, contrairement aux autres trésors.
J’arrivais donc plus ou moins à comprendre ce qu’il désirait.
À part la professeure, j’étais le seul à pouvoir entrer et sortir de cet endroit. Il devait donc vouloir me voler mon corps pour pouvoir s’échapper.
« C’est vrai ? »
La marionnette leva les yeux vers moi. Une légère excitation perçait dans sa voix. Elle fit un pas dans ma direction.
« Oui. Alors tu n’as pas besoin d’essayer d’entrer dans mon corps. J’ai un autre moyen de te faire sortir. »
Je me rappelai que la professeure m’avait dit qu’elle me laisserait prendre un trésor. Ce cœur correspondait parfaitement à ses paroles.
Un trésor capable de communiquer avec moi comme ça, et même de me protéger. C’était peut-être le plus adapté à mes besoins. Je repris la parole.
« Mais pourquoi tiens-tu tant à sortir ? »
À ma question, la marionnette se mit lentement en mouvement. Elle commença à tourner autour de moi, comme si elle se promenait, et observa les environs d’un pas léger.
« Parce que je ne peux pas devenir plus fort si je reste ici. »
Le silence régnait. Au loin, nous parvenaient seulement, de temps à autre, les vibrations produites par une main gigantesque qui creusait le sol.
Dans cet endroit où aucun autre son ne se faisait entendre, la marionnette donna un petit coup de pied dans une pierre à ses pieds. Elle s’envola quelque part et disparut.
« Je peux te raconter un peu mon passé, Evron ? Pour gagner ta confiance. Autrefois, je n’étais qu’une masse de brouillard. Sans raison particulière, je poursuivais les êtres vivants et leur aspirais tout ce qu’ils possédaient. Puis j’ai rencontré Irian… »
Elle étira ses mots, comme si elle fouillait dans ses souvenirs. Perdue dans ses pensées, la marionnette frissonna un instant, puis poursuivit lentement.
« Elle a alors déchiqueté tout mon corps et m’a donné la forme de ce cœur. Quand cette forme a pris vie, un désir ténu est apparu. L’envie de goûter à ça, un jour. »
La marionnette rougit légèrement. Elle se caressa lentement le corps, laissant suinter un brouillard visqueux de sa main. Elle se lécha les lèvres et sourit.
« Ce désir a grandi, m’a donné de l’intelligence et est devenu mon rêve de toujours. Si mon corps a pris cette forme, c’est sûrement parce qu’elle reflète ce rêve. »
« Je vois. »
Je hochai doucement la tête. Son envie de manger avait même façonné son apparence. C’était plutôt dérangeant.
Plus important encore, la professeure devait écouter tout ça depuis l’extérieur. Savait-elle qu’il pensait ainsi ? Une vague curiosité m’envahit.
C’était probablement le cas. Mais elle ne devait pas s’en soucier beaucoup. Après tout, ce cœur n’était sûrement qu’un trésor ordinaire parmi tant d’autres à ses yeux.
« Mais jusqu’à récemment, j’avais presque renoncé à partir. La paroi qui entourait cet endroit était tout simplement trop solide. J’avais perdu tant d’espoir que ma raison elle-même s’était presque évanouie. »
La marionnette joignit les mains et forma un cercle. C’était la forme de la paroi qui encerclait ce territoire. J’étais moi-même allé jusqu’au bord du pays pour l’examiner à plusieurs reprises. Comme elle le disait, cette paroi isolait l’endroit.
« Mais lorsque j’ai goûté, petit à petit, aux souvenirs des gens, la dernière fois, mon désir s’est réveillé. Cet endroit est terriblement ennuyeux. Je veux sortir et aspirer de nouveau la vie des êtres vivants. Ensuite, je veux accumuler de la puissance de cette façon et dévorer Irian à son tour. Je me demande tellement quel goût elle peut avoir. »
Elle se caressa le visage, le regard brumeux. Un désir intense accompagnait ce geste.
J’esquissai un sourire amer. Elle avait pris le temps de m’expliquer tout ça, mais au bout du compte, il n’y avait qu’une seule raison à son désir de sortir : elle voulait dévorer des êtres vivants comme avant.
Oui, finalement, elle ne valait pas mieux que les autres trésors. Elle n’agissait que pour se nourrir de la vie. Comme elle était intelligente, elle s’y prenait simplement un peu plus efficacement que les autres.
La marionnette s’arrêta de marcher et me regarda. Son regard débordait de désir. Elle sourit de toutes ses dents.
« Si ce que tu me dis est vrai, je ferai de mon mieux pour t’aider. Ici comme à l’extérieur. »
Je hochai la tête. Elle dévorait les êtres vivants ? Et alors ? Tant que ce n’était pas moi, ça m’allait.
À vrai dire, quelqu’un qui avait des désirs aussi clairs était facile à gérer. Les vieux mages de l’université étaient des gens dont je ne parvenais même pas à comprendre les émotions. Je me rappelai le sourire timide de Myra.
« Tu peux me faire confiance. La professeure Irian m’a dit que je pouvais prendre un trésor. Si tu m’aides, je te conduirai dehors, c’est promis. »
« Hé hé, parfait. »
Un large sourire s’épanouit sur le visage de la marionnette. C’était un sourire franc qui ne ressemblait pas du tout à celui de la professeure. Elle posa doucement une main sur sa poitrine et ferma les yeux.
« Alors, c’est donc ça, avoir de l’espoir. C’est si agréable. Mon cœur bat la chamade alors même que je reste immobile. »
La marionnette demeura ainsi un instant, puis ouvrit doucement les yeux. Elle s’approcha de moi et m’enlaça délicatement le bras.
« Et si nous allions voir cet ami ? Il est tout près. »
« Tout près ? »
Je jetai un regard autour de moi. Comme nous étions au sommet d’une montagne, je pouvais voir les environs d’un seul coup d’œil. Pourtant, rien ne me semblait anormal.
À ma réaction, la marionnette se couvrit la bouche et laissa échapper un petit rire. Son expression était franchement amusée.
« En fait, pas besoin de partir à sa recherche. Cet ami nous suit depuis le début. Je me contentais de maintenir une distance constante entre nous. »
Sur ces mots, elle leva la main et désigna un endroit. Mon regard suivit naturellement le sien. Mais il n’y avait rien. Seulement le sol affaissé qui s’étendait devant nous.
« Tu veux que je dissipe le brouillard un instant ? »
Après ces mots, la marionnette aspira dans son corps le brouillard qui nous entourait. Au même instant, le sol que je regardais s’ouvrit. Comme si cela avait toujours été prévu.
À l’intérieur se trouvait un œil gigantesque. Une lueur étrange émanait de lui, comme s’il contenait des étoiles. Puis il posa son regard sur moi.
L’œil libéra une quantité prodigieuse de pouvoir magique. Celui-ci jaillit comme des crochets et s’enfonça dans mon corps, avant de se mettre à le tirer au loin.
La clé brilla et bloqua ce pouvoir. En réponse, l’œil déversa encore davantage de pouvoir magique.
Le pouvoir magique s’abattit sur nous comme une cascade et commença à envahir les environs. Je fus pris de sueurs froides et résistai de toutes mes forces.
La clé bloquait clairement l’invasion de l’œil, mais le léger contrecoup qui en résultait commença à me frapper.
Mon esprit fut peu à peu contaminé par le pouvoir magique de l’étoile, et mon corps trembla de douleur.
« Ça devrait suffire. »
La marionnette prit la parole. Au même instant, le brouillard nous enveloppa de nouveau. Il bloqua le pouvoir magique de l’œil, qui disparut. Je pris une profonde inspiration.
« Ouf… C’est donc ça, l’œil ? »
Du flegme mêlé de sang me remonta dans la gorge. Je le crachai et posai ma question. Cela n’avait duré qu’un bref instant, et pourtant, il m’avait déjà mis dans cet état. En même temps, j’avais découvert ses limites.
Tant que j’avais la clé, il ne pourrait jamais me dévorer. Il pouvait tout au plus me faire un peu souffrir comme ça. Ce n’était rien. J’avais déjà enduré ce que la professeure m’avait fait subir.
L’œil continuait de déverser son pouvoir magique sur le brouillard. Le Cœur de brume répliqua en libérant un brouillard encore plus dense. Peu à peu, il s’épaissit jusqu’à ce que je ne voie plus à un pouce devant moi.
« Oui, c’est un ami assez violent, tu ne trouves pas ? Bon, on y va ? »
La marionnette me guida doucement. Sous sa conduite, au milieu du brouillard, je me mis en marche.
Je ne savais pas combien de temps s’était écoulé lorsque la marionnette dissipa le brouillard. Les environs réapparurent. Nous nous étions déplacés sans que je m’en rende compte.
L’œil déchirait toujours de son pouvoir magique le sommet de la montagne où nous nous étions trouvés. Il n’avait pas réussi à découvrir où nous étions allés.
Je rassemblai un peu de brouillard dans ma main. Incroyable qu’il ne nous ait pas vus partir juste sous son nez. Je savais déjà qu’il pouvait faire ça, puisqu’il m’avait aidé à échapper jusqu’ici au regard des autres trésors, mais je n’avais pas imaginé que ce serait aussi efficace.
« Cet ami a lui aussi une forme d’intelligence, si l’on peut dire. C’est pourquoi, contrairement aux autres, il est capable de réfléchir un peu. Il va bientôt se remettre à nous poursuivre. Même s’il ne te retrouve pas, Evron, il se souviendra de la faible présence de mon brouillard. »
« C’est comme ça qu’il nous suit depuis tout ce temps », ajouta la marionnette. Tout en l’écoutant, je la regardai distraitement.
Et alors, son apparence me surprit.
Le corps de la marionnette était couvert d’innombrables petites fissures. Du brouillard vacillait faiblement entre les interstices.
Elle semblait si fragile qu’elle pouvait se briser à tout instant. La marionnette examina son propre corps et laissa échapper un petit rire.
« J’ai une sale tête. »
« Ça va ? »
J’insufflai doucement du pouvoir magique dans son corps. La marionnette ne m’en empêcha pas.
Les fissures ne se trouvaient pas seulement à l’extérieur : elles parcouraient aussi tout son intérieur, jusqu’à la colonne vertébrale qui lui servait de centre.
Son corps ne semblait pas pouvoir supporter la puissance du brouillard. Au moins, il se réparait lentement et les fissures se comblaient peu à peu.
J’eus un pincement au cœur. J’ignorais que ce corps ne pouvait même pas supporter une utilisation aussi brève de son pouvoir. S’il avait duré ne serait-ce qu’un peu plus longtemps, il se serait forcément brisé.
Je m’en étais rendu compte lorsque la main gigantesque avait arraché la carapace de la tortue, mais les trésors de cet endroit étaient bien trop puissants. Beaucoup plus que ce que j’avais ressenti pendant le cours.
Peut-être que leur puissance avait été bridée à l’époque pour s’adapter au niveau des étudiants. Sans m’en rendre compte, je caressai ce corps lourdement fissuré.
La marionnette que j’avais achevée était bien trop immature. Les matériaux laissaient à désirer, et mon savoir-faire encore davantage. Je voyais clairement ce que je devrais améliorer à l’avenir.
« Hé hé, ça chatouille. »
La marionnette lâcha un petit rire. Je retirai précipitamment ma main et me grattai la tête avec un sourire gêné.
« Désolé. J’ai eu pitié de toi et j’ai agi sans réfléchir. »
« Ce n’est rien. Bref, voilà le genre d’ami que c’est. Qu’est-ce qu’on fait ? »
La marionnette posa la question d’un ton léger. Je ne pus que soupirer. Je l’avais trouvé, mais comment allais-je bien pouvoir amener cette chose à la professeure ?
Impossible de négocier. Comme la marionnette l’avait dit, même s’il était un peu intelligent, l’œil que je venais de voir ne ressentait à mon égard qu’une avidité féroce.
Au lieu d’essayer de lui parler, je devais surtout me demander comment éviter de me faire dévorer sur-le-champ. Le maîtriser par la force était également impossible.
Je me mis à réfléchir, à la recherche d’une solution. Pendant ce temps, la marionnette s’appuya lentement contre moi.
Puis elle me caressa de nouveau la poitrine du bout du doigt. Elle croisa mon regard et m’adressa un sourire tendre.
« J’ai une idée. »
« Quelle idée ? »
« Je ne peux utiliser mon pouvoir d’origine que si j’ai un corps. Or, ceci n’est qu’une marionnette. Comme ce corps n’est pas vivant, il ne peut que se briser, comme à l’instant. »
Je hochai doucement la tête. C’était bien ce que disait la marionnette. J’avais dit que j’emprunterais son pouvoir, mais sous cette forme, cela aurait clairement ses limites, comme tout à l’heure.
« Si j’entre dans ton corps, je pourrai utiliser beaucoup plus de pouvoir. »
La marionnette posa la paume sur ma poitrine. Mon cœur battant se fit sentir contre sa main.
À ces mots, j’esquissai un sourire amer. Nous en revenions donc à ça. En voyant mon expression, la marionnette secoua la tête.
« Mais tu n’arrêtais pas de refuser, alors j’ai cherché une autre solution. »
La marionnette se détacha lentement de moi, puis se caressa la poitrine.
Sous ce geste délicat, son corps s’ouvrit. Je ne pouvais détacher les yeux de ce spectacle étrange.
Un cœur battait dans l’ouverture. Un cœur blanc qui exhalait du brouillard.
Le pouvoir magique étrange qui en émanait circulait dans le corps de la marionnette.
La marionnette plongea la main dans sa poitrine et en retira le cœur. Après l’avoir regardé battre un instant, elle le chargea de pouvoir magique et le fendit en deux.
Le pouvoir magique et le brouillard qu’il contenait commencèrent alors à s’en échapper, en un faible filet. Saisi, je restai bouche bée devant cette scène.
« Tiens. »
La marionnette me tendit la moitié qu’elle avait séparée. Je fixai ce morceau de cœur, sans comprendre ce que cela signifiait.
« Je te donne la moitié de moi. En échange, donne-moi la moitié de ton cœur. Si nous partageons nos vies, une sorte de magie nous reliera. »
La marionnette me sourit en prononçant ces mots. Tenant le cœur, elle s’approcha lentement de moi.
« Si nous sommes liés ainsi, Evron, tu pourras utiliser au moins une partie de mon pouvoir. Ce cœur vivant stabilisera aussi un peu le corps de la marionnette. Ensemble, nous pourrons facilement nous occuper de cette chose. »
J’avalai ma salive. Je me rappelai le brouillard que la marionnette avait libéré. Ce pouvoir étrange qui dissolvait l’esprit et prenait le contrôle du corps. Est-ce que je pourrais m’en servir ?
La marionnette approcha le morceau de cœur de ma poitrine. Si je ne refusais pas tout de suite, il finirait forcément par s’infiltrer en moi.
La clé ne le bloquerait probablement pas non plus. Échanger la moitié de mon cœur contre la moitié du sien était une sorte d’échange équivalent.
Non. En réalité, c’est moi qui y gagnerais le plus.
Je tendis la main vers lui. Du pouvoir, hein… J’esquissai un sourire amer.
Puis je repoussai doucement la main de la marionnette.
« Non, ça ira. »
Je secouai la tête en répondant.
C’était une tentation terriblement puissante, qui m’offrait exactement ce dont j’avais besoin en ce moment. Mais elle ne parvenait pas à dissimuler le mauvais pressentiment qu’elle m’inspirait.
Comment aurais-je pu lui faire confiance ?
Elle avait enrobé l’affaire de toutes sortes de belles paroles, mais au bout du compte, cela revenait à peu près au même que la dernière fois. Puisque la clé l’empêchait de me dévorer tout entier, elle proposait maintenant de ne manger que la moitié de mon cœur.
La marionnette disait sans doute vrai lorsqu’elle prétendait vouloir me donner du pouvoir. Mais mon cœur, ainsi fendu en deux, finirait peu à peu par s’assimiler au Cœur de brume.
Et mon esprit se dissoudrait dans le courant de ce brouillard. La clé ne pourrait certainement pas bloquer ce processus. Après tout, il ne s’agirait pas d’une attaque venant de l’extérieur.
La marionnette sourit de toutes ses dents.
« Eh bien, tu ne t’es pas laissé avoir ? »
Elle reconstitua le cœur et le remit dans sa poitrine. Puis elle caressa doucement du doigt l’ouverture, qui se referma naturellement.
« Je me suis rappelée que tu m’avais déjà dupée deux fois, Evron, alors j’ai essayé de te servir une histoire plausible, moi aussi. »
La marionnette parlait d’un ton léger. Je souris avec amertume. C’était ça, sa petite plaisanterie ? Elle pencha la tête.
« Alors, qu’est-ce qu’on fait ? Sans corps, je ne peux t’aider que dans une certaine mesure. Tout ce que je peux faire, c’est te protéger et te cacher comme ça. »
Me cacher. À ces mots, une idée me traversa l’esprit.
Ce brouillard m’avait si bien dissimulé que même l’œil juste devant nous n’avait pas réussi à me trouver. Est-ce que je pouvais m’en servir ?
« Tu peux me cacher comme tout à l’heure aux yeux des autres aussi ? »
« Oui. Avec les autres amis, c’est même plus facile. Je n’ai qu’à déformer légèrement les environs. »
La marionnette acquiesça. Parfait. Je pouvais donc tenter librement la possibilité qui venait de me venir à l’esprit.
« J’ai trouvé une solution. Si ça marche, je tiendrai ma promesse et je te ferai sortir, c’est sûr. »
« D’accord, parfait. »
La marionnette posa le menton sur un doigt et sourit.
« Je suis curieuse de savoir quelle est cette solution. »
Je lui expliquai les grandes lignes de mon plan. Je n’étais sûr de rien, mais ça valait quand même la peine d’essayer. La marionnette commença à prendre un air réjoui.
Le temps passa ainsi, et je me retrouvai debout dans la plaine. Je sentais la marionnette m’observer de loin.
Je libérai doucement mon pouvoir magique. Il se répandit dans les environs et fila au loin.
La clé dans la main, je fermai lentement les yeux. Si nous étions incapables de l’affronter, quelqu’un d’autre pouvait le faire à notre place.
Bientôt, le sol se mit à trembler de toutes parts. Les secousses s’intensifièrent peu à peu et, avec elles, je perçus de puissants pouvoirs magiques.
Les trésors avaient forcément senti ma présence et se précipitaient vers moi.
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