Chapitre 62
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Traducteur/Éditeur : Coughing Baby
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◈ Survivre à l’Académie de magie
Chapitre 62
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- Nadia : Je recrute tous ceux qui aimeraient faire le trajet ensemble entre la tour et la Cité des stalactites. En chemin, je vous donnerai aussi toutes sortes de conseils sur la vente aux enchères, des informations que vous ne regretterez pas d’avoir entendues.
Je vous escorterai jusqu’à la ville dans six heures. Inutile de craindre les bêtes magiques ou de passer la nuit blanche.
Pour les détails, consultez le tableau d’information.
┗ Evron : Ça a l’air utile. Je vais y jeter un œil aussi.
┗ Nadia : Merci. Vous ne le regretterez pas.
┗ Yuna : Quels genres de conseils sur la vente aux enchères ?
┗ Nadia : Je ne peux pas entrer dans les détails, mais je suis certaine que la vente de ces informations suffirait à couvrir environ la moitié du coût du trajet.
┗ Luka : Sérieusement, tu comptes soutirer combien aux gens juste pour leur montrer le chemin ?
┗ Nadia : Tu es jaloux ?
┗ Luka : Ha, tu parles.
┗ Nadia : Allez, courage. Luka-ssi, toi aussi, tu gagneras plein de points un jour.
┗ Luka : Viens dans le hall central du premier étage. On va se battre encore une fois.
┗ Nadia : J’ai remporté le dernier tournoi de duel. Pourquoi est-ce que je me battrais encore avec toi ? Bon, j’y vais.
┗ Luka : Hé, j’ai dit de sortir !
┗ Luka : Sors, maintenant.
J’atterris dans un endroit qui m’était devenu très familier. À peine arrivé, je fus enveloppé par un pouvoir magique si chaotique qu’il m’en coupa presque le souffle.
La foule était si dense qu’il n’y avait pas de place pour avancer. Deux fois plus de monde que d’habitude débarquait sur le quai. On aurait dit qu’ils étaient tous venus pour cette vente aux enchères.
« Voilà qui conclut ma visite guidée. Beau travail, tout le monde. »
Nadia prit la parole. La cicatrice sous son œil tressaillit tandis qu’elle affichait un large sourire. Elle avait l’air extrêmement satisfaite.
Et pour cause : plus de quarante étudiants avaient fait le trajet avec elle, depuis la tour jusqu’ici. Tous étaient venus assister à la vente aux enchères qui commencerait dans deux jours.
« Si vous comptez chercher une auberge, dépêchez-vous. Il ne doit plus rester beaucoup de chambres. Lors de la dernière vente aux enchères, ils ont même fait payer des points à ceux qui dormaient dans la rue. »
Comme elle l’avait promis, j’avais appris pas mal de choses en chemin. Des informations utiles, comme celle-là. Elle ne mentait donc pas quand elle disait que c’était la deuxième fois qu’elle assistait à la vente aux enchères.
« Je vais vous laisser. J’ai moi aussi quelque chose à vendre. »
Sur ces mots, Nadia entraîna son groupe loin du quai. La foule les emporta, et ils disparurent en un rien de temps.
« Je vais également poursuivre mon chemin. J’espère que vous profiterez tous de la vente aux enchères. »
J’inclinai la tête devant les étudiants qui regardaient encore autour d’eux. Ils me saluèrent brièvement en retour, puis se dispersèrent dans toutes les directions. Je me laissai moi aussi porter par la foule.
Plus je m’enfonçais dans la ville, plus ma poitrine se faisait lourde. Je sentais la présence de punaises miroirs quelque part à proximité. C’étaient les pantins que j’avais fournis au cours des sept derniers mois.
Elles émettaient une lueur très faible. On aurait dit qu’elles n’avaient même pas remarqué mon approche.
Je sentais les ombres les ligoter fermement. Ça devait être l’œuvre de Myra. Je n’avais ni le pouvoir de les libérer, ni le courage d’y toucher.
Un sourire amer m’échappa. Si je ne considérais que les points, l’affaire avait été rentable. Mais maintenant que j’étais venu en ville et que je les voyais de mes propres yeux, je ne pouvais m’empêcher d’avoir un goût amer en bouche.
Emporté par la foule, je descendis lentement la route. Aux nombreux embranchements, les gens se séparaient puis se retrouvaient. Les ponts grinçants oscillaient sous leurs pas.
Arrivé à une bifurcation, je changeai moi aussi de direction. Après plusieurs carrefours, un paysage inconnu se déploya devant moi. Je n’avais encore jamais emprunté cette voie.
Une fois engagé sur ce chemin, je vis les passants se faire de plus en plus rares. J’observai ceux qui restaient. La plupart étaient vêtus avec beaucoup d’élégance.
Combien de temps marchai-je ainsi ? Une grande porte apparut. L’espace derrière elle était légèrement déformé. Chaque fois que quelqu’un s’en approchait, elle organisait son pouvoir magique et ouvrait un passage.
Plusieurs gardes inspectaient les gens devant la porte. C’était l’unique entrée menant aux étages supérieurs.
Je fis la queue, les yeux fixés sur la porte. Les passages qu’elle révélait étaient extrêmement variés. On aurait dit qu’elle renfermait tous les étages de la ville.
Mon tour arriva bientôt. Les gardes étaient d’une discipline exemplaire. L’atmosphère qui les entourait n’avait rien à voir avec celle des gardes chargés de l’entrée de la ville.
Quand je me tins devant eux, ils s’approchèrent avec des gestes précis et enveloppèrent la zone autour de moi de pouvoir magique. Sa structure était celle d’un excellent sort d’isolement.
« Arrêtez-vous. Où comptez-vous aller ? »
L’un d’eux m’interrogea. Je sortis le billet d’admission que Miryeong m’avait donné. Le pouvoir magique ondula sur l’élégante écriture.
« J’ai entendu dire que je pouvais accéder au septième étage avec ça. »
Je répondis avec prudence. Ils l’examinèrent un instant, puis dissipèrent leur pouvoir magique. Je pouvais passer. Le message de Miryeong, qui m’avait assuré que le billet me dispenserait des frais d’entrée, disait donc vrai.
« Nous allons vous ouvrir la porte du septième étage. »
Le garde s’exécuta. Le pouvoir magique de la porte se stabilisa, et un passage s’ouvrit. Je leur adressai un petit signe de tête, puis franchis lentement la porte.
À peine le seuil passé, je fus accueilli par une lumière éclatante. Je regardai autour de moi. L’atmosphère était très différente de celle de l’étage le plus bas. De nombreuses lampes alimentées par le pouvoir magique étaient suspendues le long des routes et des bâtiments.
Ce pouvoir magique était lui aussi dense et limpide. Sa concentration était presque comparable à celle de l’air à l’extérieur de la ville. Si je me souvenais bien, l’entrée coûtait trois mille points par jour. Cet endroit valait son prix.
La vente aux enchères des étages supérieurs commençait au septième. Je baissai les yeux. Je voyais de nombreuses personnes circuler sur des ponts superposés à perte de vue.
Ces innombrables étages cloisonnés étaient séparés par des murs de pouvoir magique extrêmement épais. Des murs qu’on ne pouvait pas percer à la légère — et qu’il valait mieux ne pas percer du tout.
Je consultai la lettre qui accompagnait le billet d’admission. Elle contenait un message de Miryeong, ainsi qu’un simple numéro de pouvoir magique : le douze. Je devais contacter ce numéro.
J’insufflai un peu de pouvoir magique dans la punaise miroir pour la réveiller. Elle déploya ses ailes et s’envola.
Comme c’était une punaise miroir ordinaire, que j’avais emportée pour contacter des gens à l’intérieur de la ville, son écran était très sobre comparé à ceux que j’utilisais d’habitude.
Commerce, informations, communication.
Je sélectionnai « communication », saisis le douze et écrivis que j’étais arrivé en ville. Cette fonction permettant aux individus de communiquer entre eux était une idée de Miryeong. Il m’avait dit qu’un tableau utilisé par un groupe manquait d’efficacité.
Comme il l’avait dit, ce moyen de communication était très efficace. À tel point que je l’avais aussi ajouté aux punaises miroirs de la tour.
La réponse arriva rapidement. On m’écrivait qu’on m’attendrait devant le bâtiment de la Compagnie commerciale générale Arcana. Je rangeai la punaise miroir et me mis en route.
La connexion de Myra n’étant pas encore parfaite, les punaises miroirs ne pouvaient pour l’instant être utilisées qu’à l’intérieur de cette ville. Mais, à l’avenir, elles se répandraient sans doute dans toute l’université. Je pouvais facilement imaginer la scène.
Les ponts reliant les bâtiments étaient très larges, assez pour qu’un grand nombre de personnes s’y promènent à leur aise. Malgré cela, je longeai prudemment le bord.
À cause des autres passants. Comme on pouvait s’y attendre des étages supérieurs, ils dégageaient tous un pouvoir magique d’une intensité extrême. Il me suffisait de me tenir près d’eux pour me sentir étouffer.
Je me dirigeai discrètement vers la Compagnie commerciale générale Arcana. Devant le bâtiment, j’aperçus une femme que je connaissais. Elle affichait le sourire caractéristique des gens de sa famille.
« Cela faisait un moment. »
Hwaryeong prit la parole. Je m’inclinai légèrement devant elle pour la saluer à mon tour.
« Cela faisait un moment que je ne vous avais pas vue. »
Je jetai un coup d’œil autour de moi. Elle était seule. Remarquant mon regard, elle sourit doucement.
« Mon grand-père était occupé, alors il n’est pas venu. Son statut n’a rien à voir avec le nôtre, après tout. Il n’a pas le temps de faire tout ce chemin jusqu’ici. »
Tant mieux, si on pouvait dire. Je me détendis un peu. À y réfléchir, j’avais quelque chose à lui dire. Je sortis la punaise miroir et la secouai légèrement.
« Je n’ai pas compris l’avertissement que vous m’aviez donné la dernière fois. Quoi qu’il en soit, merci d’avoir pensé à moi. »
« Ho ho, je suis ravie que vous le disiez. Je vous avais prévenu dans l’espoir de gagner votre sympathie, Evron-nim. Quoi que j’aie pu dire, le résultat n’aurait sans doute pas changé grand-chose. »
« Je le suppose. »
Je souris amèrement. Elle avait raison. Hwaryeong se rapprocha lentement de moi, puis me guida doucement vers l’avant.
« Bien, entrons. Nous vous avons préparé un logement. »
Je la suivis à l’intérieur de la compagnie commerciale. La première chose que je vis fut un vaste hall. De belles statues et des tableaux décoraient les alentours, donnant à l’endroit une allure raffinée.
L’endroit n’avait rien à voir avec l’étage le plus bas. Chaque client qui se promenait dans le bâtiment avait même un employé à son service, comme Hwaryeong à mes côtés.
« L’agencement est bien différent de celui des étages inférieurs, n’est-ce pas ? Le logement est du même côté. Par ici, je vous prie. »
Je la suivis plus profondément dans le bâtiment. Au bout du couloir, une porte ancienne apparut. Elle plaça devant celle-ci une gemme remplie de pouvoir magique.
Le pouvoir magique qui s’échappait de la porte la détecta et commença à assembler un sort. Bientôt, la porte s’ouvrit en grand, dévoilant l’intérieur.
La pièce était très spacieuse. J’y entrai lentement. Un immense lit et des meubles anciens furent les premières choses à attirer mon regard. Tout s’accordait à merveille.
Et, dans l’abondant pouvoir magique qui emplissait la pièce, chaque objet brillait d’un éclat encore plus beau. Il me suffisait d’y rester un instant pour sentir tout mon corps se détendre.
« Vous devez être fatigué par le voyage, alors je vais vous laisser. Voici la gemme d’accès à la chambre. Il vous suffira de l’utiliser pour ouvrir la porte et revenir ici. »
Hwaryeong me tendit la gemme. Je la pris avec précaution. Je sentais un cercle magique extrêmement complexe à l’intérieur.
« Et voici la liste des objets mis aux enchères le premier jour. Parcourez-la à l’avance pour voir si quelque chose vous intéresse. »
Elle me remit un livret. Comme il présentait les lots de la vente aux enchères des étages supérieurs, il était particulièrement épais.
Après l’avoir raccompagnée, je refermai la porte. Le silence envahit la pièce. Je baissai les yeux sur le livret que je tenais. Une liste d’objets. Ma curiosité s’éveilla.
Je gagnai le lit, m’y allongeai à moitié et tournai lentement la première page. Puis je me plongeai entièrement dans son contenu.
Le livret présentait toutes sortes d’objets. La plupart ne m’évoquaient rien. Malgré tout, je parvenais facilement à comprendre de quel genre d’objets il s’agissait.
Les explications détaillées qui figuraient dessous m’y aidaient. Le livret ne se contentait pas de texte : grâce à la magie d’illusion, il montrait aussi chaque objet dans les moindres détails. De quoi deviner à quoi il pouvait servir.
Je commençai ainsi à sélectionner un à un les objets qui me plaisaient.
Combien pouvaient bien coûter ces objets ? Il y en avait tant de rares que j’avais du mal à me faire une idée. Mais puisqu’il s’agissait de la vente aux enchères des étages supérieurs, ils partiraient forcément à des prix très élevés.
En tournant les pages, je tombai sur quelque chose qui attira mon attention : un cerveau d’arbre spectre. Comme celui que Myra m’avait donné, il contenait mille ans d’histoire. Je vérifiai le nom du vendeur. Sans surprise, celui de Myra y figurait.
D’après Miryeong, j’avais acheté cet objet au moins cinq cent mille points en dessous de son prix réel. Il valait donc au moins sept cent mille points. Dans ce cas, celui-ci ne se vendrait-il pas à un prix similaire pendant cette vente aux enchères ?
La cupidité commença à me gagner. Comme Myra l’avait dit, cet objet s’accordait très bien avec ma magie. Et puis, après mes tâtonnements de la dernière fois, j’étais sûr de pouvoir fabriquer un meilleur pantin.
Hum, ils avaient dit qu’ils me prêteraient des points. Sept cent mille points. Je calculai combien j’en gagnerais à partir de maintenant.
Si rien ne tournait mal, je pourrais les rembourser en cinq ans environ. C’était étonnamment facile à réunir.
Et si j’essayais de l’acheter ?
Mon cœur pencha légèrement de ce côté.
Puis la vente aux enchères commença.
« Cent cinquante ! »
« Un million cinq cent mille points ont été proposés. Quelqu’un souhaite-t-il surenchérir ? »
J’abandonnai aussitôt, bien sûr.
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