Chapitre 32
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Traducteur/éditeur : Coughing Baby
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◈ Survivre à l’Académie de magie
Chapitre 32
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Un vent humide me balaya. Je plissai les yeux et regardai autour de moi. De la mousse mouillée s’étendait par plaques sur les murs lézardés.
Un silence infini planait dans l’air. Les torches fixées aux murs oscillaient au gré du vent, leur flamme vacillant comme si elles peinaient à repousser les ténèbres.
La professeure n’y était pas allée de main morte pour décorer cet endroit. Je m’étais demandé ce qu’elle avait bien pu faire pendant le mois écoulé. Apparemment, c’était pour aménager un lieu pareil qu’elle avait eu l’air si enthousiaste. Sous sa main, l’endroit avait été métamorphosé : il ressemblait moins à une tour qu’à un labyrinthe enfoui dans les profondeurs de la terre.
Le chemin devant moi était déjà couvert de traces laissées par les pièges détruits. Les participants avaient visiblement forcé le passage. Je suivis lentement leurs traces. Le puissant pouvoir magique qui m’entourait rendait l’atmosphère du labyrinthe encore plus oppressante.
Après avoir marché un moment, j’entendis du bruit derrière le mur. Je suivis le son d’un pas tranquille. Bientôt, je débouchai dans une vaste clairière, assez grande pour accueillir plusieurs centaines de personnes. Beaucoup de gens s’y pressaient.
Pourquoi n’avançaient-ils pas ? Je me frayai prudemment un chemin dans la foule et ne tardai pas à trouver la sortie de la clairière. Deux groupes, dégageant tous deux un pouvoir magique dense, en bloquaient l’accès.
Ils se faisaient face, de part et d’autre du passage. Le vacarme qui m’avait attiré ici venait de leurs cris furieux. Je m’approchai lentement. Ils semblèrent me remarquer à leur tour, car ils cessèrent de se disputer.
À vrai dire, je ne m’étais pas attendu à ce que le sixième étage change autant.
Pas étonnant que la professeure m’ait adressé ce sourire si malicieux. Pour l’instant, je n’étais qu’un participant parmi d’autres, exactement comme les gens devant moi. Si l’on ne jugeait que les capacités individuelles, j’étais probablement le plus faible d’entre eux. La professeure voulait sans doute me voir me faire marcher dessus par tous ces gens.
Mais ils ne me prendraient pas pour un participant.
J’étais le guide qui les avait conduits ici, et le professeur qui avait donné le cours. Ils ne manqueraient pas de se méprendre là-dessus.
Je devais donc entretenir ce malentendu. J’arborai un grand sourire pour ne pas éveiller leurs soupçons, puis levai les deux mains au-dessus de ma tête.
« Bonjour à tous. Pourquoi êtes-vous encore là ? »
J’examinai rapidement les deux groupes.
D’un côté, il y avait les manieurs d’épée. Je pensais qu’ils auraient déjà pris beaucoup d’avance. C’était bien l’intérêt de manier l’épée, après tout. Et pourtant, ils étaient coincés dans une zone toute proche du départ.
C’était probablement à cause de ceux qui leur barraient la route. En regardant leurs visages, je compris qu’il s’agissait de ceux qui s’étaient rassemblés autour des membres des grandes familles. Les cinq qui se trouvaient au centre avaient disparu, et les autres étaient restés pour bloquer le passage.
« Vous aussi, vous êtes entré ? »
Le plus massif des manieurs d’épée prit la parole. Il avait l’air d’avoir autant de muscles au visage que partout ailleurs.
« Oui. Apparemment, quelqu’un doit veiller sur vous tous. Mais ne vous inquiétez pas : je n’ai absolument pas l’intention de toucher au trésor. Alors ne faites pas attention à moi et occupez-vous de vos affaires. »
C’était un mensonge, bien sûr.
Cela dit, je n’avais presque pas menti en affirmant ne pas vouloir toucher au trésor. Si je pouvais le récupérer discrètement pour moi, je le ferais ; sinon, je n’avais aucune raison de m’en mêler.
Je devais continuer à donner ce cours pendant cinq années encore. Inutile de me faire des ennemis dès le premier jour. Pour tenir sur la durée, le plus important était de ne s’attirer la rancune de personne.
L’homme musclé soupira. De sa gigantesque épée à deux mains, il désigna le groupe qui bloquait le passage.
« Qu’est-ce qu’on est censés faire quand ces salauds bloquent le passage et ne laissent personne passer ? On ne peut pas les tuer, quand même. »
« Hum, si vous voulez obtenir le trésor, vous devriez pouvoir surmonter un petit obstacle comme celui-ci. Bonne chance à tous. »
Je les laissai là. Je n’avais aucune raison de jouer les médiateurs. Je comptais simplement faire mon travail. Comme cet endroit était plus vaste que les autres zones, il devait être plus sûr. Il y avait aussi beaucoup de monde. C’était l’occasion de me lancer dans le commerce.
J’installai mon échoppe près du centre de la clairière.
Les marionnettes qui sortirent une à une de ma bourse spatiale se mirent à monter une petite tente. La structure était très simple : elles faisaient office de charpente et se recouvraient d’une toile.
Pendant ce temps, de nombreux regards convergèrent vers moi. Je leur souris et suspendis une enseigne devant la tente.
[Atelier de marionnettes d’Evron]
La fierté me gonfla la poitrine. J’avais apporté cette enseigne depuis l’extérieur de l’université ; elle faisait presque partie de moi. Penser que je pourrais accrocher ici, dans l’université même, la même enseigne que celle que j’avais installée en rêvant d’y entrer… Cela faisait remonter beaucoup de choses en moi.
Mon objectif, désormais, était d’accrocher de nouveau cette enseigne à l’extérieur de l’université. Après avoir obtenu mon diplôme, j’ouvrirais ma boutique la tête haute. Au lieu de vivoter comme avant à la lisière des bidonvilles, je gagnerais la capitale de l’Empire. J’y afficherais mon nom à la vue de tous.
Tandis que je me perdais dans cette rêverie, plusieurs autres marionnettes jaillirent de ma bourse spatiale. Elles étaient assez variées : une marionnette spécialisée dans les premiers secours, une autre couverte de gravures de magie explosive, une destinée à accueillir les clients, et ainsi de suite.
Après les avoir alignées contre les parois de la tente, je sortis un établi du fond de ma bourse. J’en avais simplifié les fonctions au maximum et l’avais apporté pour pouvoir fabriquer des marionnettes sur place.
J’avais pris le temps de réfléchir au type de marionnette que je pourrais vendre, mais comme j’ignorais à quoi ressemblerait cet endroit, je n’avais pas trouvé d’idée précise. Les marionnettes que je venais de sortir ne servaient qu’à ma sécurité et à mon confort ; elles n’étaient pas à vendre.
Ce qu’il me fallait, c’était retrouver mon instinct d’autrefois. Cet instinct brûlant qui suivait l’odeur de l’argent. Pour réveiller ce sens enfoui sous mon étroit esprit d’artisan, j’avais accepté ce poste. Depuis un mois, je travaillais sans relâche en vue de cet instant.
Le thème du donjon que la professeure avait aménagé cette fois-ci était évident. D’après ce que j’avais vu jusqu’ici, il s’agissait d’un labyrinthe. Les participants devaient probablement trouver un trésor caché quelque part. D’innombrables pièges et bêtes magiques devaient rôder pendant leurs recherches.
Alors, quel genre de marionnette serait utile dans un labyrinthe pareil ?
Une marionnette qui marcherait sur les pièges à leur place ? Une qui créerait un espace sûr ? Une autre qui restaurerait leur pouvoir magique ? Toutes ces idées étaient bonnes. Je sortis des matériaux de ma bourse spatiale et dessinai plusieurs plans, l’un après l’autre.
Mais peu après, je les froissai et les jetai.
C’était beaucoup trop évident. Les autres mages avaient sûrement déjà quelques moyens de remplacer ce genre de fonctions. Autrement dit, ces produits n’avaient pas grande valeur sur le marché.
Il me fallait donc un produit révolutionnaire, utilisable uniquement ici. Je gardai cette idée en tête et fabriquai plusieurs prototypes.
J’obtins quelques marionnettes ingénieuses, mais je n’étais toujours pas satisfait.
Un peu plus tard, un son retentit soudain. Un étrange murmure sembla résonner juste à côté de mon oreille.
« 1 participant éliminé. Participants restants : 200. »
Hum, la professeure avait même prévu une alerte comme celle-là ? Je ne m’attendais pas à ce qu’un participant soit éliminé aussi vite. Tous ceux qui se trouvaient ici dissimulaient certainement une compétence ou deux, et pourtant, quelqu’un avait déjà été éliminé en moins de trente minutes.
Les pièges étaient donc cruels. La règle de l’élimination était un principe que la professeure et moi avions discuté et mis au point. Elle avait dit que le supplice s’arrêterait juste avant le point où un pas de plus les tuerait. La professeure les emporterait et les jetterait dehors.
Tous les participants devaient redouter de se faire éliminer.
Alors, une odeur vint me chatouiller les narines. L’odeur de l’or. Au même instant, une idée germa dans mon esprit.
De toute façon, la professeure ne pouvait pas tuer ces mages. Elle pouvait seulement les tourmenter jusqu’au seuil de la mort. Les deux groupes, dehors, se contentaient de se faire face parce qu’ils ne pouvaient pas s’entretuer, pas vrai ?
Et si je les récupérais juste avant qu’ils ne meurent ?
J’avais entendu dire que, dans les labyrinthes, certains se spécialisaient dans la collecte des cadavres. Et si je faisais quelque chose de similaire, en récupérant des corps à moitié morts pour les maintenir en vie ? Je pourrais fabriquer une marionnette spécialement conçue pour ça.
J’en esquissai le plan. Quelle forme lui donner ? Une personne ? Non. La bipédie était une structure déplorable pour ce labyrinthe. Un corps qui risquait de se retrouver en danger dès qu’il marchait sur un piège ne conviendrait pas du tout.
Alors, un animal ? Je pourrais lui donner quatre pattes. Avec cette forme, il serait rapide et pourrait transporter quelqu’un sur son dos. Ça semblait assez sûr.
Mais cette idée me gênait aussi. Avec une structure quadrupède, je devrais sacrifier trop de choses. Le plus gros problème, c’était que je ne pourrais pas garantir la sécurité de la personne récupérée.
Si je lui donnais une carapace comme celle de ma tortue, ça pourrait marcher. Mais elle était trop lente pour ce genre de mission et ne serait pas très stable face aux pièges. Elle était seulement conçue pour foncer en s’appuyant sur sa masse écrasante.
Alors, je n’avais qu’à lui ajouter des pattes. J’en ferais tout simplement une sorte d’insecte. Je lui fixerais plusieurs pattes et installerais sur son dos un grand cercueil, assez vaste pour qu’une personne puisse y entrer. Si j’enchantais le cercueil de toutes sortes de sorts protecteurs, la personne à l’intérieur serait à l’abri.
Hum, pas mal. Celui-là avait l’air d’avoir une vraie valeur marchande. Restait à choisir le matériau du cercueil. Du bois ordinaire ne pourrait pas supporter tous ces sorts.
En fouillant dans les matériaux que j’avais apportés, j’aperçus la tortue fixée à ma poitrine. Je la caressai une fois. Le bout de mes doigts accrocha sa carapace.
Assez dure. Capacité à retenir la magie : plus que suffisante. Maintenant que j’y pensais, cette carapace était parfaite pour fabriquer des cercueils.
Est-ce que ça irait si je lui en retirais juste un peu ?
Comme si la tortue avait senti le sort qui l’attendait, elle poussa un faible cri. C’était l’œuvre de la Jeune pousse, qui venait de lire mes pensées. Inutile de pleurnicher comme ça.
Je ne mis pas longtemps à fabriquer des marionnettes avec la carapace. Après tout, il me suffisait d’exploiter au maximum les propriétés du matériau.
J’en fabriquai trente, pour commencer. Pour cela, j’avais retiré une couche de la carapace de la tortue.
Il ne me restait plus qu’à les vendre.
« Alors, tout le monde ! Avant d’explorer le labyrinthe, que diriez-vous de prendre une petite assurance ? »
Je lançai mon appel devant la tente.
Pendant le court moment que j’avais passé à l’intérieur, l’atmosphère dehors était devenue très pesante. Les autres mages, pas seulement les manieurs d’épée, mettaient une forte pression sur ceux qui bloquaient le passage.
Ils pouvaient bien leur donner quelques coups d’épée pour les dégager. Pourquoi se contentaient-ils de se faire face ? Tout en me posant la question, je souris aux personnes qui me regardaient. Je sortis l’un des prototypes que j’avais fabriqués. C’était un petit cercueil rectangulaire, qui tenait dans la paume de ma main.
« Vous avez tous entendu l’avertissement tout à l’heure, pas vrai ? Ici, vous n’avez droit qu’à une seule chance. Si vous vous faites éliminer, vos chances de trouver le trésor s’envolent. »
Je lançai la petite marionnette en l’air. Le cercueil grandit et se transforma jusqu’à atteindre la taille d’une personne. Huit pattes lui poussèrent.
Il ouvrit son couvercle et révéla les cercles magiques installés à l’intérieur, puis montra à quelle vitesse il pouvait se déplacer sur le sol et les murs.
« Voici donc l’objet conçu pour ce genre de situation : une marionnette de récupération. Elle se cache dans vos vêtements et, quand vous y injectez du pouvoir magique, elle avale aussitôt son propriétaire et s’enfuit. De mon côté, bien sûr. »
Je leur montrai les différentes marionnettes qui se trouvaient dans la tente.
Elles jouèrent une petite scène : elles sortirent la marionnette du cercueil et lui prodiguèrent les premiers secours. Celle que j’avais volontairement abîmée fut vite remise en état par leurs soins.
« De cette façon, vous aurez droit à une seconde chance. Bien sûr, la marionnette risque d’être endommagée par des pièges sur le chemin du retour, mais elle devrait résister à la plupart d’entre eux. Vous pourriez appeler ça une vie supplémentaire. »
Après avoir parcouru le sol et montré son intérieur aux mages, la marionnette-cercueil rétrécit de nouveau et revint dans ma main. Je la levai bien haut afin que tous les mages de la clairière puissent la voir.
« Pourquoi ne pas en prendre une avec vous ? Je vous les loue pour seulement deux points. »
L’atmosphère pesante disparut sans laisser de trace et un malaise s’installa dans la clairière. Je n’en tins pas compte et poursuivis mon argumentaire en agitant le cercueil.
Bientôt, quelqu’un jaillit soudain du groupe des manieurs d’épée. Hum, pas quelqu’un. Une femme. Celle que j’avais vue tout à l’heure, avec son air un peu absent. Elle s’avança lentement vers moi.
« Monsieur, donnez-m’en une. »
Elle tendit la main. En la voyant de près, j’eus encore plus l’impression de l’avoir déjà croisée quelque part. Je n’en laissai rien paraître et déposai le cercueil dans sa paume. J’approchai mon anneau de celui qu’elle me tendait et reçus les points.
La femme examina le cercueil sous toutes ses coutures, puis le glissa dans ses vêtements. Après m’avoir salué poliment, elle retourna auprès des manieurs d’épée. Qui était-elle ? Je remis cette question à plus tard et souris. Quoi qu’il en soit, j’avais fait ma première vente : je pouvais souffler un peu. J’affichai un grand sourire et lançai :
« Alors, qui d’autre en veut une ? Même si vos compagnons vous abandonnent, cette fidèle marionnette ne vous laissera jamais tomber. Dépêchez-vous, il n’en reste plus beaucoup. Premier arrivé, premier servi ! »
À ces mots, les mages commencèrent à s’approcher lentement. C’était précisément pour cela que j’avais fixé un prix volontairement bas. Comme ça ne coûtait pas cher, il n’y avait rien d’étrange à s’en procurer une.
Ainsi, toutes les marionnettes-cercueils que j’avais fabriquées furent vendues. Même si la somme leur paraissait modeste, une fois réunis entre mes mains, ces points formeraient une montagne. Pour l’instant, j’en avais vendu trente et gagné soixante points.
C’était plus que toutes les richesses que j’avais possédées jusque-là.
Et ces points continueraient de s’accumuler jusqu’à la fin du cours. Ces marionnettes étaient des objets consommables, à usage unique. Si elles leur étaient utiles, ils seraient bien obligés d’en louer une autre.
Enfin, à condition qu’elles parviennent à revenir jusqu’à moi.
Ce serait dommage de ne vendre que celles-là. Sur cette idée, je sortis d’autres marionnettes et les présentai à leur tour. Elles eurent moins de succès, mais quelques mages en achetèrent tout de même une ou deux, vu le prix modique.
Alors, le labyrinthe se mit à trembler doucement. Au début, les secousses étaient si faibles que je crus les avoir imaginées. Mais les grondements s’intensifièrent bientôt et, à la fin, il devint difficile de garder l’équilibre.
Je maintins les objets de la tente en place grâce à mon pouvoir magique et déglutis. Quand les secousses cessèrent, plusieurs nouveaux passages étaient apparus dans la clairière. Les autres mages, qui y erraient, s’élancèrent aussitôt vers ces passages.
Les manieurs d’épée firent de même. L’homme musclé cracha par terre et se dirigea vers un passage nouvellement ouvert. Il lança un regard noir à ceux qui avaient bloqué la route et leur dit :
« La prochaine fois, vous ne vous en tirerez pas comme ça. »
Hum, voir quelqu’un d’autre se faire des ennemis me donnait toujours des sueurs froides. En vérité, un endroit comme cette université était très défavorable aux manieurs d’épée. Interdire de tuer qui que ce soit représentait une énorme contrainte pour des experts du massacre.
Cela dit, il ne fallait pas sous-estimer leur force. Du passage où ils s’étaient engouffrés venait le bruit du vent tranché, accompagné d’une aura meurtrière glaciale. En si peu de temps, ils avaient dû déjà avancer très loin.
Après le départ des manieurs d’épée et des autres mages, la clairière se vida complètement. Le groupe de mages qui avait bloqué le passage cessa lui aussi de discuter et commença à s’éclipser.
Cela se produisit une heure après notre arrivée au sixième étage. L’étage avait probablement changé parce que la professeure trouvait la situation ennuyeuse. Sans cela, le labyrinthe n’aurait eu aucune raison de se transformer ainsi.
Bien sûr, je n’avais toujours pas l’intention de quitter la clairière. Pas avant que la professeure ne me chasse. Pendant les vingt-trois heures à venir, je comptais amasser autant de points que possible.
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