Chapitre 27
Traductions WeTried
Traducteur/éditeur : Coughing Baby
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◈ Survivre à l’Académie de magie
Chapitre 27
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Les arbres s’élançaient vers le ciel, dégageant du pouvoir magique et créant d’étranges courants. Sans raison particulière, je m’amusai à faire tourner la bague à mon doigt. Quand j’y insufflai un peu de pouvoir magique, mes points apparurent.
50 points.
Merde. Ça ne fit que me mettre de mauvaise humeur. Agacé, je donnai un ordre à la tortue. Elle abattit en masse les arbres qui nous barraient la route et nous ouvrit un chemin.
Je sortis la carte et vérifiai où je me trouvais. Un point unique, qui me représentait, clignotait dans une zone située à une petite distance de la tour. Il me restait encore un très long chemin à parcourir. Je soupirai et bus une tasse de thé. Son parfum m’apaisa.
C’était la carte que le professeur m’avait jetée. À ma grande surprise, elle indiquait en détail toutes les zones de l’université. D’après le professeur, on la recevait lorsqu’on devenait professeur. Autrement dit, ce n’était pas une carte destinée aux étudiants.
Quand le professeur me l’avait lancée en disant qu’il n’en avait pas besoin et que je pouvais la prendre, j’avais été si ému que j’avais failli m’incliner profondément sur-le-champ.
À bien y penser, une semaine s’était déjà écoulée depuis mon arrivée à l’université.
J’avais été plutôt occupé pendant ce temps. Je me rappelai mon arrivée à la tour. Je m’étais effondré après avoir aperçu quelque chose d’étrange pendant que je la nettoyais, j’avais préparé des plans de cours à la place du professeur, puis j’avais passé tout mon temps à réparer et à stabiliser la tour.
Attends. Étais-je venu à l’université pour travailler ?
Maintenant que j’y pensais, l’entraînement ne m’avait même pas traversé l’esprit. J’avais été si débordé que dès que j’avais un peu de temps pour me reposer, je m’endormais comme une masse. Puis je me réveillais et retournais aussitôt au travail.
Une journée entière s’était déjà écoulée depuis que j’avais échappé à cette routine et quitté la tour. J’étais assis dans la tortue, à ne rien faire, laissant simplement le temps passer, hébété. Quel plaisir décadent ! C’était ma récompense pour toutes les souffrances endurées au travail.
Combien de chemin me restait-il à parcourir ? Je consultai de nouveau la carte. Ma destination était la ville la plus proche de la tour du professeur. Elle s’appelait la Cité des stalactites. Une étiquette portant le nom de Compagnie commerciale générale Arcana y figurait également.
Il y avait des villes comme celle-ci partout sur la carte. Douze en tout. Parmi les noms inscrits sous elles, je remarquai aussi celui de la Corporation des bêtes.
Je me souvins de Luo, cet homme aperçu lors de la cérémonie d’entrée. Il avait dit qu’il travaillait pour la Corporation des bêtes. Ces noms désignaient-ils donc les organisations qui régnaient sur ces villes ?
La Compagnie commerciale générale Arcana, hein… La zone représentée par la Cité des stalactites était la plus vaste de toutes. Elle était presque deux fois plus étendue que la plus petite.
Je songeai au plan de cours que j’avais soigneusement rangé dans ma bourse spatiale. Le sceau de pouvoir magique du professeur y était gravé, et il dégageait un pouvoir magique extrêmement dense. Je devais le remettre. Comme il s’agissait de la plus grande ville, il devait bien y avoir un endroit où je pourrais le faire.
Mais c’était trop loin.
Je soupirai. C’était loin. Beaucoup trop loin. En quittant la tour, je n’y avais pas vraiment réfléchi, mais l’échelle de cette carte était un peu étrange. Enfin, l’université entière y tenait, alors ça se comprenait.
Même après avoir couru une journée entière, je n’avais pas parcouru la moitié du chemin. Et au cours de cette journée, je m’étais rendu compte à quel point l’université était dangereuse.
L’université n’était que nature sauvage. Toutes les régions grouillaient de bêtes magiques. Ah, en voilà une autre qui m’attaquait. Un serpent géant jaillit d’un arbre et mordit le cou de la tortue. En un instant, il s’enroula autour de son cou. Il était immense, près de dix mètres de long.
Je rentrai le cou de la tortue dans sa carapace. Quand la chose autour de laquelle le serpent s’était enroulé disparut brusquement, celui-ci tomba au sol. Il tenta de fuir, mais la patte de la tortue s’abattait déjà sur lui.
Dans un grondement qui fit trembler le sol, son corps fut écrasé. La tortue ressortit la tête et regarda sous sa patte. Le serpent était déjà aplati, méconnaissable.
La tortue le mit dans sa gueule et l’avala tout rond. Ce n’était pas une bête magique particulièrement puissante, mais je devais tout de même récupérer ce genre de créatures, petit à petit. Je manquais cruellement de matériaux, alors chacune d’elles était précieuse.
Quoi qu’il en soit, les bêtes magiques étaient partout. Comme la zone où je me trouvais était à très basse altitude, des bêtes aussi faibles que celle-ci en sortaient, mais les hautes montagnes où le pouvoir magique s’était condensé fourmillaient de créatures bien plus puissantes.
La montagne du professeur ne faisait pas exception. Dans toute la montagne, des bêtes magiques capables de m’avaler, moi et la tortue, d’une seule bouchée étaient à l’affût. Sans le sceau de pouvoir magique du professeur, je n’aurais même pas pu quitter la montagne et j’aurais fui jusqu’à la tour.
C’était aussi pour cette raison que le trajet prenait autant de temps, alors que je pensais arriver rapidement. Comme je ne traversais que les zones où les bêtes magiques avaient le moins de chances de se trouver, le voyage était plus lent que prévu.
Je posai un rouleau à côté de la carte et y marquai tous les territoires de ces bêtes magiques. La carte ne couvrait que les zones centrales de l’université ; elle ne contenait donc pas ce genre de détails. Ça me serait sans doute utile un jour.
Je continuai ainsi ma route. Des zones imprévues apparurent, et certains chemins étaient complètement bloqués, ce qui me retarda peu à peu.
Après avoir couru encore et encore, j’atteignis enfin le secteur de la ville deux jours plus tard.
« Ça doit être ici. »
Je vérifiai la carte et regardai autour de moi. Le point rouge qui me représentait clignotait bel et bien dans la zone indiquée comme une ville sur la carte.
Pourtant, il n’y avait rien autour de moi. Seul se dressait un pic un peu moins haut que les autres montagnes. En scrutant les alentours, je sentis une faible trace de pouvoir magique. Quelqu’un d’autre approchait.
Je fis rapidement s’accroupir la tortue au sol et commençai à la camoufler. Elle rentra ses membres et se fit passer pour un simple rocher. Je diminuai moi aussi mon pouvoir magique et observai les arrivants.
C’était un groupe de mages qui avaient l’air plutôt miteux. Ils surveillaient les environs tout en faisant flotter dans les airs une énorme bête magique.
« Vous êtes sûre qu’il y avait des traces de pouvoir magique par ici ? »
L’un d’eux prit la parole. C’était une femme à l’air un peu sévère.
« Allez, ce doit être un mage qui cherche à entrer dans la ville. Qu’est-ce qu’il pourrait bien avoir de spécial ? »
Un homme à l’air décontracté répondit. Un sort de détection rudimentaire balaya la zone. Après avoir examiné les alentours un instant, la femme se remit en mouvement.
Ils se dirigèrent vers le pic. Puis ils commencèrent à s’enfoncer dans le sol. Il y avait un passage par là ?
Pas étonnant que j’aie eu du mal à le trouver. Le chemin se fondait si bien dans le paysage qu’il ressemblait à un sentier naturel. Quand ils furent partis, j’attendis un peu. Ils étaient peut-être encore là, sans être allés bien loin.
Mais même après avoir attendu longtemps, rien ne bougea.
Je dirigeai prudemment la tortue vers l’endroit où ils avaient disparu. Une grotte très profonde s’enfonçait sous terre. Comme si quelque chose se trouvait à l’intérieur, un vent puissant s’en échappait.
Je rétrécis la tortue, l’attachai contre ma poitrine et commençai à descendre avec précaution. La ville se trouvait-elle sous terre ? Sur les parois de la grotte, des lampes entretenues par magie éclairaient les environs et indiquaient le chemin.
Après avoir longtemps suivi le passage vers le bas, je me retrouvai face à un immense flot de pouvoir magique. C’était une ville gigantesque. Sa vue me rappela la ville universitaire qui se trouvait à l’extérieur. Tous ces bâtiments qui s’élevaient si haut…
Des édifices de ce genre pendaient à l’envers depuis le plafond. On ne voyait pas le sol. Tout en bas, une brume très épaisse le recouvrait, comme si un abîme profond s’y écoulait.
Voilà pourquoi on l’appelait la Cité des stalactites. Je l’admirai sans même m’en rendre compte. Seuls des mages, chaque membre de la ville en étant un, pouvaient retourner des bâtiments et les maintenir ainsi.
Je chargeai mes yeux de pouvoir magique et observai la ville de plus près. D’innombrables bâtiments descendaient du plafond comme des stalactites. Des ponts qui se balançaient dans le vent reliaient les édifices entre eux.
Dans ce monde souterrain, les bâtiments formaient un gigantesque labyrinthe. Entre eux, j’apercevais quelques étals qui semblaient servir au commerce, ainsi que des lampes disposées çà et là pour éclairer les ténèbres.
Des mages entraient et sortaient par les nombreux trous percés dans le plafond de ce monde souterrain. Ils flottaient dans les airs en rejoignant la ville ou en la quittant. Le passage que j’avais emprunté était lui aussi l’un de ces trous.
Je décollai à mon tour du sol. Tout le pouvoir magique qui m’entourait était relié à la ville. Avec un peu de pouvoir magique, je pouvais facilement flotter dans les airs et me diriger vers elle.
Enivré par le pouvoir magique intense et l’atmosphère de la ville, je m’avançai lentement dans les airs. En approchant, je sentis une force magique qui me bloquait. C’était une barrière protégeant la ville.
Comment étais-je censé la franchir ?
Je regardai lentement autour de moi. Au loin, dans la partie inférieure de la ville, se trouvait ce qui ressemblait à un poste de contrôle. Tous les autres mages se dirigeaient vers lui. Je les suivis et me joignis à la longue file.
Plus loin, j’aperçus le groupe de mages de tout à l’heure. Ils étaient assis sur la carcasse de la bête magique et bavardaient en riant. Après avoir échangé quelques mots avec des gens qui avaient l’air d’être des gardes, ils entrèrent. Les autres pénétraient eux aussi dans la ville sans tarder.
Je me fondis parmi eux aussi naturellement que possible et entrai dans la ville. Les gardes ne semblaient pas prêter beaucoup d’attention aux mages qui allaient et venaient. Ils se contentaient de rester là pour la forme, en bâillant.
Et pourtant, même ces gardes avaient un pouvoir magique supérieur au mien. Il aurait fallu être au niveau de Hongryeong pour leur tenir tête. J’avalai ma salive. Des gens comme eux travaillaient comme de simples gardes ? Je compris vraiment à quel point l’université était le berceau des mages.
La plupart des mages se dirigeaient vers les niveaux inférieurs de la ville, où la lumière était faible. Seule une infime minorité montait aux étages supérieurs. Là-haut, la lumière abondait, presque comme à la surface. Je n’avais ni les points ni la force nécessaires pour y aller. Pour le moment, je devais bien comprendre les niveaux inférieurs et recueillir des renseignements.
Je suivis les gens devant moi et pénétrai dans une sorte de débarcadère. Tous ceux qui entraient dans la ville ou en sortaient semblaient devoir passer par là. Ils partirent dans toutes les directions, chacun de leur côté.
Où devais-je aller, maintenant ? Le mieux serait de trouver une sorte de guilde de renseignements quelque part. Mais je n’avais aucun point. Au bout du compte, il me fallait un moyen de recueillir des informations sur l’université et la ville sans dépenser trop d’argent.
Et je savais comment m’y prendre. J’avais appris ça en parcourant le continent. Pour obtenir des renseignements ordinaires, il fallait fréquenter les endroits où les gens avaient la langue bien pendue.
Et ces endroits, c’étaient très probablement les tavernes. Dès qu’ils avaient bu, les gens avaient tendance à se laisser aller.
Cette ville à l’envers devait elle aussi avoir une taverne. Je regardai autour de moi. Beaucoup de gens traversaient les ponts pour se rendre quelque part.
Parmi tout ce monde, qui serait le plus susceptible d’aller dans une taverne… ? Je pris ma décision. Le groupe de mages de tout à l’heure.
Ils m’avaient indiqué le chemin de la ville sans la moindre difficulté. Avec leur prudence toute relative, ils ne remarqueraient peut-être même pas que je les suivais. Peut-être avaient-ils vendu quelque part la carcasse de la bête magique qu’ils avaient transportée, car ils descendaient la route en bavardant à tue-tête.
Je les suivis discrètement. Tout en regardant autour de moi, je les gardai dans mon champ de vision aussi naturellement que possible.
En avançant ainsi, j’eus une vue d’ensemble des niveaux inférieurs. Pas mal de gens circulaient. Tous étaient des mages de la Jeune pousse, voire d’un stade supérieur. Sur les ponts, plusieurs mages avaient installé des étals et vendaient des marchandises.
Je fis semblant de m’intéresser à leurs produits tout en suivant le groupe. Peu après, ils entrèrent dans un bâtiment.
Une enseigne portait ces mots : [Taverne générale Arcana]. D’après le menu affiché à l’extérieur, un assortiment de bière et de jambon coûtait environ 5 points. Merde, ça représentait le dixième de toute ma fortune.
Mais si c’était pour recueillir des renseignements, je pouvais bien encaisser une telle dépense. Quand j’ouvris la porte et entrai, un joyeux brouhaha m’enveloppa. Toutes les tables de la salle étaient bondées.
Je pris le pouls de l’endroit et imitai les gens qui venaient d’entrer. Je m’installai à une table au hasard et commandai du jambon et de la bière. Je choisis exprès une table près du groupe de mages.
Et surtout, du jambon. Ça faisait un bon moment que je n’en avais pas mangé. Pendant mon séjour dans la tour, je n’avais rien vu qui puisse passer pour de la nourriture. J’avais hâte d’y goûter.
À la table voisine, les mages commencèrent à s’étirer dans tous les sens en bavardant.
« Vous avez encore bien travaillé aujourd’hui, chef ! »
— « On fera les comptes un peu plus tard, une fois au logement. »
— « Hé hé. Avec ce règlement, je pourrai m’inscrire à des cours. »
Une inscription aux cours. Un sujet intéressant venait d’être abordé. Je sortis un rouleau, y gribouillai à la va-vite le dessin d’une marionnette et tendis l’oreille.
« Hmph. Si tu veux être sûr d’obtenir une place, il va falloir économiser au moins le double. »
La femme qu’ils appelaient chef renifla de dédain.
« Quand même, huit mille points, ça ne suffirait pas pour décrocher une place dans un cours correct ? »
Huit mille points. J’inspirai brusquement devant ce nombre colossal. Ce n’était pas l’unité de mesure à laquelle je m’attendais. Je n’avais pensé qu’en centaines, mais là, on dépassait ce montant de plus de dix fois.
Ça allait aussi mettre mon plan en pièces. Je me mordis la lèvre. J’étais venu cette fois pour remettre le plan de cours, mais aussi parce que je voulais m’inscrire d’une manière ou d’une autre au cours du professeur Heisen.
Mais huit mille points… À ce prix-là, les étudiants de première année de cette promotion ne devraient même pas songer à suivre des cours. Non, à les entendre, il faudrait peut-être des années d’efforts pour réussir à s’inscrire à un seul cours.
« Tu as économisé autant en combien de temps ? »
— « J’ai mis de côté tout ça au cours des deux dernières années, sans dépenser une seule pièce. »
L’homme décontracté se gratta la tête et avala d’un trait l’alcool posé devant lui.
Hum, mon repas arriva lui aussi. Dès que je sentis l’arôme et le pouvoir magique qui s’en dégageaient, je fus stupéfait. C’était l’article le moins cher du menu et, comme il s’agissait de jambon et de bière, je m’étais imaginé de la nourriture ordinaire, comme celle qu’on trouvait à l’extérieur de l’université. Mais pas du tout.
Je soulevai lentement le verre. Une bière dorée y ondoyait, dégageant un pouvoir magique rafraîchissant. Quand je l’approchai de mes lèvres, son parfum amer effleura le bout de mon nez.
À la première gorgée, elle coula doucement dans ma gorge et rafraîchit mes entrailles épuisées.
La bière pouvait être aussi bonne ? Le pouvoir magique qu’on y avait ajouté faisait ressortir ses premières notes et son arrière-goût, avant de se diffuser en douceur dans mon corps. Cette sensation vivifiante me fit frissonner.
Et le jambon, alors ? Il y avait cinq tranches en tout. J’en pris une délicatement et la mis dans ma bouche.
Il était peut-être fait de viande de bête magique, car chaque fois que je mâchais, le pouvoir magique mêlé au jus de la viande emplissait ma bouche de son arôme.
Le goût salé du jambon s’accordait avec l’amertume de la bière qui persistait dans ma bouche et créait une harmonie nouvelle. Chacun était excellent à part, mais ensemble, ils formaient un accord parfait.
Je bus une nouvelle gorgée de bière et mâchai le jambon. La texture épaisse et grasse du jambon rencontrait l’amertume de la bière, pour le plus grand plaisir de ma langue.
Un sourire s’étira sur mes lèvres et, l’espace d’un instant, j’oubliai tout le reste, y compris les renseignements que j’étais venu chercher.
Je savourai encore une fois la bière et poussai un long soupir. Voilà donc ce que c’était, du jambon et de la bière. Était-ce ça, le bonheur pour seulement 5 points ? Tout ce que j’avais mangé jusqu’ici n’était plus que de la merde à côté de ce menu tout simple.
Je compris enfin pourquoi cette taverne était si fréquentée. Même les mages qui n’avaient pas besoin de manger ne pourraient certainement plus s’en passer après y avoir goûté une fois.
Je continuai à siroter ma bière, en me servant des voix des mages qui bavardaient à côté comme d’un accompagnement.
J’entendis pas mal de choses intéressantes. Des histoires sur les bâtiments de la ville, sur les raisons pour lesquelles elle avait été bâtie sous terre, et ainsi de suite. Je rassemblai les menus détails qui leur échappaient au fil de leurs conversations et comblai peu à peu les lacunes de mes connaissances.
Les anecdotes sur la ville étaient intéressantes. Apparemment, un seul bâtiment pouvait servir de gigantesque boutique. Les étages inférieurs abritaient des produits de gamme inférieure, et plus on montait, meilleure était la qualité. Je pus le déduire de leur conversation sur cette taverne.
Mais surtout, cette taverne avait-elle d’autres étages au-dessus ? Celui-ci était le plus bas. Et pourtant, on y servait des plats aussi délicieux. À quel point la nourriture des étages supérieurs devait-elle être meilleure ? La curiosité me gagna.
J’appris aussi à peu près pourquoi la ville avait été bâtie sous terre. C’était parce qu’à la surface, les prix étaient sacrément élevés. Sous terre aussi, d’ailleurs. On disait que plus un secteur était proche de la surface, plus les prix grimpaient.
« Encore un assortiment de jambon et de bière ! »
Incapable de résister à la tentation, je m’écriai. Un serveur m’apporta rapidement un nouveau plat.
Merde, ce n’était pas comme ça que j’avais prévu de dépenser mes points. Je devais aussi me dépêcher d’en gagner pour m’inscrire aux cours. Mais c’était trop bon. J’enfournais le jambon et la bière sans attendre.
Les gens qui bavardaient à côté de moi étaient déjà à moitié ivres et débitaient des absurdités au hasard. Mais ces paroles elles-mêmes étaient précieuses pour moi, qui ne connaissais rien à l’université.
Les innombrables bruits qui résonnaient dans la taverne, ces miettes de renseignements que les mages laissaient échapper sans y penser… Je les recueillais et les triais un à un dans ma tête.
« Encore la même chose, s’il vous plaît. »
Mais je ne pus pas résister. Je n’en commanderais qu’une dernière fois, puis j’arrêterais de manger.
Et c’est seulement après avoir dépensé la moitié de toute ma fortune que je pus quitter la taverne.
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