Chapitre 229
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Traducteur/éditeur : Coughing Baby
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Chapitre 229
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À mesure que nous approchions de la Cité du Mur de glace, le pouvoir magique d’une cruauté propre à la ville se faisait plus intense. Dès que nous y entrâmes, il ne se contenta plus de se mêler à l’air : il s’abattit sur tout mon corps, comme s’il cherchait à m’écraser.
Je promenai lentement mon regard autour de moi.
Pas mal de gens à l’air féroce déambulaient dans les rues. Certains étaient épuisés, d’autres avaient le teint blême, et il y en avait même qui s’étaient affalés par terre pour brûler des herbes magiques.
La plupart semblaient avoir presque renoncé à la vie, noyés dans ce pouvoir magique trouble. Le spectacle m’était familier. On pouvait facilement voir ce genre de scènes en errant dans les bidonvilles à l’extérieur de l’université.
« Hum. De l’extérieur, elle avait l’air magnifique, mais l’intérieur est pourri. L’atmosphère est très différente de celle des autres villes. »
Mira passa son bras sous le mien en regardant autour d’elle. Je hochai doucement la tête.
La mauvaise réputation de la Cité du Mur de glace n’était donc pas usurpée.
Je m’enveloppai de pouvoir magique pour me protéger plus efficacement de celui, si particulier, de la ville, puis claquai la langue. Je pensais l’avoir tenu à distance, mais il cherchait déjà à s’infiltrer en moi.
Même pour les étages inférieurs, la contamination était bien trop grave. Dans ces conditions, se protéger relevait déjà du défi ; s’entraîner était hors de question.
« Ça devrait aller un peu mieux une fois qu’on sera montés. »
Je levai les yeux. De l’autre côté de la glace transparente, j’apercevais des gens qui allaient et venaient dans les rues. C’était le quartier des étages intermédiaires de la Cité du Mur de glace. Contrairement à ce rez-de-chaussée digne d’un bidonville, l’endroit avait l’air un peu plus vivable.
Comme les autres villes, la Cité du Mur de glace était divisée en plusieurs étages. Peut-être parce qu’elle avait été taillée dans la glace, elle en comptait toutefois beaucoup moins que les autres.
Il n’y en avait que trois en tout. Et nous nous trouvions au plus bas, dans le quartier des étages inférieurs.
J’accélérai le pas.
Ce pouvoir magique était désagréable, alors je devais d’abord quitter les lieux. De toute façon, il n’y avait pas grand-chose à voir dans les étages inférieurs.
Tandis que nous avancions, quelque chose attira mon attention.
Un vieil homme adossé à un mur, en train de brûler des herbes magiques.
« Quelque chose ne va pas ? Il n’a rien de particulièrement inhabituel, pourtant. »
Mira suivit mon regard jusqu’au vieil homme et pencha la tête. Je fis un léger signe de dénégation. Comme elle le disait, il n’avait rien de spécial.
Pourtant, une seule chose le distinguait à mes yeux.
Les marques du temps creusées sur son visage.
Tous les mages que j’avais vus pendant mes études à l’université avaient conservé l’apparence de leur prime jeunesse. Même ceux des étages inférieurs ne semblaient jamais avoir dépassé le début de l’âge adulte.
Bien sûr, il y avait Mauro. Mais c’était un cas exceptionnel. S’il n’avait pas subi un accident assez grave pour lui déchirer le corps, il aurait encore possédé un pouvoir magique immense.
En ce sens, c’était la première fois que je voyais un véritable vieillard à l’université.
J’examinai brièvement le pouvoir magique que je percevais chez lui.
Je ne sentis qu’un pouvoir magique ténu, qui avait à peine dépassé le royaume du Jeune arbre. Il devait être bloqué autour du deuxième ou du troisième étage. Pourtant, il avait vieilli à ce point.
À en juger par son apparence, il était probablement entré à l’université plusieurs siècles plus tôt. Et malgré tout, il n’avait pas dépassé le programme fondamental, encore moins atteint le quatrième étage.
Le temps l’avait rattrapé avant qu’il ait pu faire progresser son royaume.
À ce rythme, il vieillirait et mourrait sans avoir obtenu son diplôme.
Le vieil homme le savait peut-être, lui aussi. Le regard de celui qui fumait ses herbes magiques ne contenait pas la moindre lueur d’espoir. Il avait tout abandonné et choisi de rester ici.
Je me remis en marche, secouant légèrement la tête tandis que nous nous dirigions vers les étages intermédiaires.
En surface, la Cité du Mur de glace était d’une beauté extraordinaire. C’était pour cela que tant de gens venaient la visiter.
Mais elle portait bien d’autres surnoms. Certains l’appelaient la prison des débiteurs, d’autres le quartier de l’Érosion, et d’autres encore la ville sauvage.
Le plus célèbre, toutefois, était aussi le plus méprisant : la Cité des recalés.
Autrement dit, les recalés comme le vieil homme que je venais de voir s’y rassemblaient.
Ce surnom avait plusieurs explications, mais la plus importante était sans aucun doute le faible coût de la vie.
Comme le pouvoir magique qui s’infiltrait autour de moi, la Cité du Mur de glace offrait des conditions bien pires que celles des autres villes. Les étages supérieurs étaient peut-être assez confortables, mais les étages inférieurs ne valaient pas mieux que l’enfer.
Naturellement, le pouvoir magique nécessaire pour gouverner la ville coûtait lui aussi moins cher. Par rapport aux autres villes, ils devaient avoir une belle marge de manœuvre.
Les habitants payaient donc moins. Alors que la Cité des stalactites prélevait environ la moitié de leurs revenus, ici, on ne leur en prenait qu’un dixième.
Les prix baissaient donc, et ceux qui ne supportaient plus la vie dans les autres villes finissaient par se rassembler ici.
Ils ne pouvaient pas non plus quitter l’université. N’en avais-je pas fait moi-même l’expérience ? Qu’est-ce qui m’était arrivé quand j’avais quitté l’université ? Mon arbre avait failli s’effondrer, incapable de résister à la faible densité du pouvoir magique.
Des mages qui n’avaient même pas terminé le programme fondamental ne pouvaient pas quitter l’université. Aussi infernal que fût cet endroit, le monde extérieur était encore plus désespérant.
Alors les mages qui renonçaient à progresser et se contentaient de vivre jusqu’à mourir, comme des éphémères, venaient s’installer dans les étages inférieurs.
Si le vieil homme avait retenu mon attention, c’était peut-être parce que je m’étais reconnu en lui.
La version de moi qui n’aurait jamais rencontré la professeure Irian.
Bien sûr, ce n’était qu’une possibilité.
Reconnaissant envers la professeure Irian une fois de plus, je m’arrêtai devant l’escalier menant aux étages intermédiaires. Un garde se plaça devant moi. Je fouillai dans mes vêtements et lui montrai mon laissez-passer.
Le garde le prit, le vérifia, puis nous ouvrit le passage.
À mesure que je montais lentement vers les étages intermédiaires, je sentis que je respirais un peu mieux.
Ils avaient dû faire de gros efforts pour aménager les étages intermédiaires, car le pouvoir magique trouble ne s’y infiltrerait pas. Comparée à la Cité des stalactites, sa pureté était à peu près équivalente à celle du quatrième étage.
Comme le laissait deviner ce pouvoir magique, l’ambiance des rues était bien plus détendue que dans les étages inférieurs. Je voyais pas mal de gens qui avaient l’air aisés se promener.
[Puisque je sais où se trouve la Compagnie commerciale, je vais vous guider.]
Isabella prit la tête du groupe avec un sourire doux. Je sortis mon insecte-miroir pour vérifier l’heure. Nous étions un peu en avance, mais nous étions bien dans les temps. Tout le monde devait déjà être arrivé.
Je suivis Isabella tout en observant les alentours.
Puis je fronçai légèrement les sourcils.
Quelque chose d’agaçant avait attiré mon attention.
« Comme prévu, les gens ont déjà commencé à nous imiter. »
Je jetai un coup d’œil à quelqu’un qui passait à côté de nous et soupirai. Un crâne, clairement humain, se trouvait à ses côtés. À en juger par le pouvoir magique qui l’habitait et qui n’appartenait pas à cette personne, il avait manifestement été emprunté quelque part.
En continuant dans la rue, j’en vis d’autres avec plusieurs crânes du même genre à leurs côtés.
Nous finîmes par arriver devant un grand bâtiment.
Isabella s’arrêta devant l’entrée et me fit signe. Je levai les yeux et aperçus une enseigne de glace fixée sur le bâtiment transparent.
Compagnie commerciale générale Arcana.
C’était sans aucun doute l’un des bâtiments de la Compagnie commerciale.
Je regardai autour de moi. De nombreux bâtiments nous entouraient. À voir toutes ces constructions imposantes, nous étions clairement au centre de la ville.
Je hochai légèrement la tête et entrai.
Au même moment, une femme qui attendait à l’entrée s’avança et s’inclina devant moi.
Vêtue d’habits élégants et colorés, elle s’accordait parfaitement avec l’intérieur soigné de la Compagnie commerciale, bâtie dans la glace. Bientôt, elle releva la tête, se retourna et s’enfonça dans le bâtiment.
Je souris, satisfait, en la regardant s’éloigner.
Je sentais un lien entre elle et moi.
J’avais entendu dire qu’ils avaient apporté plusieurs prototypes. Les avaient-ils déjà installés dans la boutique ?
À en juger par sa facture parfaite — on avait du mal à deviner qu’il s’agissait d’une marionnette —, ils avaient dû investir beaucoup de magie dans sa fabrication.
Je suivis la marionnette que j’avais créée plus loin dans la Compagnie commerciale.
Après quelque temps, la marionnette s’arrêta devant une porte hermétiquement close. La pièce de l’autre côté était dissimulée par la magie ; je ne pouvais donc pas savoir qui se trouvait à l’intérieur.
Puisque le pouvoir magique de la ville érodait constamment tout ce qui l’entourait, maintenir un cercle magique de ce genre devait coûter de l’argent. S’ils dissimulaient la pièce malgré cela, c’était qu’ils y discutaient de quelque chose d’important.
La marionnette envoya doucement du pouvoir magique vers la porte.
Une réponse ne tarda pas à venir de l’intérieur. Quelqu’un ouvrit la porte et sortit.
C’était un homme à l’air plutôt froid. Je m’inclinai légèrement devant lui.
« À l’ambiance, je devine que les gens de Mookgeumgo sont déjà arrivés. Nous aurions dû venir plus tôt, nous aussi ; je ne peux donc que m’excuser de ce retard. »
Je regardai le badge accroché à la poitrine de l’homme.
Service clientèle, premier assistant responsable, Orgot.
Hum. Il avait encore été promu ?
Je lui adressai un petit regard de félicitations.
Depuis qu’il avait pris la tête de l’Atelier de marionnettes Arcana à la place de Jugang, il avait visiblement accompli pas mal de choses. Orgot avait sans doute remarqué que je regardais son badge, car il secoua légèrement la tête.
« Je vous en prie, monsieur Evron. Ils sont arrivés en avance à cause d’une demande que vous nous aviez faite. Nous n’avons commencé à discuter que depuis peu ; entrons donc ensemble. »
Orgot me tendit la main pour m’indiquer poliment la pièce. Je remis un peu mes vêtements en ordre et entrai.
Si la Compagnie commerciale s’en mêlait, la vente de marionnettes dans cette ville se déroulerait sans problème. Comme la fois précédente, elle étendrait rapidement son territoire grâce à son capital.
C’était pour cela que j’avais choisi de travailler avec le Conseil du Peuple.
Pendant ma compétition avec eux, j’avais clairement ressenti le pouvoir du capital. Inutile de m’épuiser seul à battre le pavé.
Ils établiraient d’abord leur territoire, et je les suivrais.
Si nous compensons nos faiblesses respectives au fil de cette cohabitation, nous pourrions dévorer la ville entière.
Comme nous l’avions fait dans la Cité des stalactites.
Bien sûr, il y avait aussi des problèmes.
Transformer les désagréments des mages en produits était le résultat d’une exploitation efficace des failles du système de points. Et un tel secteur attirait naturellement des concurrents.
Le Conseil du Peuple n’avait-il pas fait la même chose ?
Il était évident que la même chose se produirait ici.
Non, c’était déjà le cas.
Je claquai légèrement la langue en repensant aux crânes que je venais de voir. C’étaient clairement des produits fabriqués en imitant mes marionnettes. Bien sûr, ce n’étaient pas des marionnettes. Des nécromanciens devaient les contrôler.
Dans les autres villes aussi, des articles reprenant la structure de mon commerce finiraient forcément par apparaître. Mes marionnettes étaient assez originales, ce qui les rendait difficiles à imiter à la perfection, mais quelqu’un pouvait tout de même créer quelque chose de similaire.
Évidemment, ceux qui m’imitaient étaient très loin de m’égaler, tant par leurs coûts que par leur magie. C’était normal. Mes créations étaient le fruit de plusieurs années de travail. Même quand la Compagnie commerciale avait investi son capital dans la fabrication de marionnettes, n’avais-je pas fini par l’emporter ?
Je ne pouvais pourtant pas me reposer sur mes victoires passées.
Il existait autant de sortes de magie que de mages. Quelqu’un doté d’une magie aussi étrange que la mienne pouvait surgir du jour au lendemain.
Si nous nous contentions de stagner, un nouveau concurrent pouvait apparaître à tout moment.
Voilà pourquoi nous avancions si vite.
Nous comptions nous emparer d’autant de choses que possible avant qu’apparaisse quelqu’un capable de nous menacer.
Et pour cela, nous devions négocier avec les dirigeants de la ville.
Je regardai autour de moi. Plusieurs personnes étaient assises dans la pièce.
Elles étaient toutes de Mookgeumgo.
Je m’inclinai légèrement devant elles, puis me dirigeai vers la femme assise sur un canapé, le dos tourné à moi. À en juger par les autres, elle semblait être au centre du groupe.
La Compagnie commerciale était sans aucun doute une organisation gigantesque. Elle avait même avalé la Cité des stalactites, la plus grande ville de l’université ; personne ne doutait donc de ses capacités.
Mais aussi remarquable fût-elle, elle n’avait pas le pouvoir d’absorber d’autres villes. Des organisations de même envergure tenaient déjà fermement ces villes entre leurs mains.
Et Mookgeumgo, dont faisaient partie les personnes devant moi, était l’une de ces organisations.
Cette réunion avait pour but de négocier avec eux aux côtés de la Compagnie commerciale. Nous étions réunis pour discuter de la manière de coordonner nos territoires.
Orgot s’inclina devant la femme, me conduisit à ma place et me la présenta.
« Voici monsieur Evron, un marionnettiste qui travaille avec notre Compagnie commerciale. Toutes les marionnettes haut de gamme que nous fournirons désormais seront fabriquées par monsieur Evron. Et voici… »
Orgot voulut également me présenter la femme, mais il fut interrompu au milieu de sa phrase.
La femme m’avait salué d’un geste de la main.
« Oh, Evron. Ça fait un bail. »
Je clignai des yeux devant son sourire chaleureux, puis m’inclinai lentement.
« Ça fait un bail, dame Ailey. »
C’était Ailey, que j’avais rencontrée lors de l’examen d’entrée.
Ses longs cheveux noirs étaient détachés, et elle empestait toujours le sang. Elle était exactement comme dans mon souvenir.
Ailey posa le menton dans ses mains et m’observa de la tête aux pieds. Son regard était chargé d’intérêt.
« Hum. Tu as beaucoup changé. Avant, j’avais l’impression qu’une simple pichenette suffirait à te tuer, mais maintenant, tu as l’air de pouvoir encaisser un peu. »
Ailey se lécha légèrement les lèvres.
Son attitude laissait même transparaître une pointe d’intention meurtrière ; je ne pus m’empêcher de me sentir un peu tendu intérieurement. Mais je n’en laissai rien paraître et gardai un sourire doux.
« Vous aussi, vous avez beaucoup changé, dame Ailey. »
J’examinai les traces de pouvoir magique qui circulaient dans le corps d’Ailey.
Elles étaient bien plus profondes et puissantes que les miennes.
J’avais déjà vu ce genre de pouvoir magique plusieurs fois, chez Hongryeong et Cassian.
Comme eux, Ailey se tenait clairement au seuil du quatrième étage.
Ailey remarqua peut-être mon regard, car elle rit d’un air amusé et se tourna vers Orgot.
« Vous pouvez discuter affaires entre vous. Après tout ce temps, je vais rattraper le temps perdu avec mon adorable ami marionnettiste. »
Ailey indiqua d’un petit mouvement du menton les personnes debout derrière elle. L’une d’elles s’avança et regarda Orgot. C’était manifestement la personne chargée de cette affaire du côté de Mookgeumgo.
Je fis un léger signe de tête à Orgot. Il se leva et se dirigea vers d’autres sièges placés sur le côté de la pièce. Ils comptaient discuter là-bas.
[Maître, je vais les rejoindre là-bas, moi aussi.]
Isabella écrivit dans les airs avant de les rejoindre.
Mira s’assit à côté de moi et laissa échapper un petit rire. Ailey les examina toutes les deux et plissa les yeux.
« Hum. Tu voyages avec des choses intéressantes. Surtout celle qui est à côté de toi. Elle empeste le sang. »
« Oh là là, je me disais la même chose. Quelle odeur ! Vous avez l’air d’avoir tué pas mal de mages. »
Mira lui adressa un sourire.
Ailey sourit aussi des yeux.
D’une manière ou d’une autre, elles semblaient avoir un air très semblable.
Je savais exactement pourquoi.
Toutes deux excellaient à tuer les êtres vivants.
Je jetai un regard à Ailey.
Ailey était une chasseuse de mages, à l’extérieur de l’université. Bien sûr, ce n’était qu’une supposition de ma part. Mais vu ce que Mira venait de dire, elle semblait juste.
Je rangeai soigneusement cette pensée dans un coin de ma tête, puis pris la parole.
« Je n’aurais jamais imaginé vous trouver ici, dame Ailey. »
La dernière fois que j’avais vu Ailey, c’était à la cérémonie d’entrée. Ensuite, j’avais vécu sans penser à elle.
Elle appartenait à une grande famille et c’était une tueuse.
Je n’avais aucune raison d’aller la chercher.
Et pourtant, Ailey était apparue à une réunion de négociation avec quelqu’un de Mookgeumgo. Difficile de ne pas être surpris.
« À l’origine, je n’avais aucune intention de venir à une réunion aussi ennuyeuse, mais j’ai appris que tu serais là, Evron. Hé hé. Je suis venue parce que je voulais discuter avec un ancien camarade de classe après tout ce temps. »
Ailey sourit de toutes ses dents et s’adossa au canapé.
Puis elle reprit lentement :
« En plus, j’ai entendu quelque chose d’intéressant. Hongryeong, ce jeune maître, a fait des siennes. Et j’ai appris que tu étais impliqué, toi aussi. »
Elle baissa la voix et ajouta :
« Tu as conclu un contrat, n’est-ce pas ? »
Je ne pus que ravaler ma salive en silence.
Seuls Hongryeong et moi étions au courant du contrat que j’avais conclu avec lui. Je ne m’étais jamais attendu à ce qu’Ailey en parle.
Ailey plissa les yeux en me regardant.
Son regard était plein d’amusement.
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