Chapitre 224
Traductions WeTried
Traducteur/éditeur : Coughing Baby
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Chapitre 224 : 224
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Plusieurs semaines s’étaient écoulées depuis le petit banquet que j’avais organisé. Je m’approchai des marionnettes que j’avais alignées et m’arrêtai devant elles.
Elles avaient toutes l’apparence de beaux hommes ou de belles femmes et se tenaient les yeux fermés, dans l’attente de mes ordres. Je me tournai vers l’homme au visage impassible.
« Voici les marionnettes que vous avez demandées. »
À ces mots, l’homme libéra son pouvoir magique et s’approcha des marionnettes. Il commença à les examiner lentement à l’aide de sa magie. Je jetai un coup d’œil au badge épinglé sur sa poitrine.
On pouvait y lire : « Service clientèle, directeur adjoint de troisième grade, Orgot. »
Comme on pouvait s’y attendre d’un membre de la compagnie commerciale, il procéda à une inspection d’une minutie incroyable. Peu après, il hocha la tête et rétracta son pouvoir magique.
« Elles feront l’affaire. »
« Dans ce cas, je vais les emballer tout de suite. »
Je fis signe à Isabella, qui nous observait en silence. Elle apporta des boîtes pour les marionnettes et les disposa devant nous. Puis j’envoyai ma volonté dans les marionnettes.
À son contact, elles rétrécirent lentement et grimpèrent dans les boîtes. Je les enveloppai rapidement de pouvoir magique et les tendis à Orgot. Il les cala dans ses bras et s’inclina légèrement.
« Je me réjouis de travailler avec vous. Comme convenu, n’hésitez pas à faire appel à moi dès que vous aurez besoin de quoi que ce soit. »
« C’est réciproque. Après tout, nous serons amenés à nous voir longtemps. »
Je m’inclinai à mon tour devant Orgot. Il adressa un petit signe de tête à Isabella, puis quitta ma boutique. Je me frottai le menton en le regardant partir.
Les marionnettes emportées par Orgot se situaient entre la deuxième et la troisième génération. On pouvait peut-être les appeler des marionnettes de génération deux et demie. Elles étaient inférieures à celles de troisième génération, mais leurs performances différaient nettement de celles des marionnettes de deuxième génération.
Bien sûr, la magie qu’elles renfermaient n’était pas très différente de celle des marionnettes de deuxième génération. La différence de performance venait de l’écart entre les egos qui les habitaient.
En général, les egos des marionnettes vendues aux clients venaient d’être créés. Il leur était donc plus facile d’interagir avec eux et de tisser des liens.
Voilà pourquoi je ne vendais pas les marionnettes qui avaient déjà servi dans la tour. Comment un ego déjà à moitié achevé pourrait-il tisser un lien avec quelqu’un d’autre ?
Pourtant, les egos de ces marionnettes avaient passé longtemps dans la tour. C’étaient des êtres qui avaient déjà formé des constellations. Forcément, ils ne pouvaient que se distinguer des marionnettes de deuxième génération.
Si j’avais remis ces marionnettes à un membre de la compagnie commerciale, c’était parce que leur rôle avait changé. Je plissai les yeux en regardant Orgot se diriger vers la compagnie commerciale.
Il avait emporté ces marionnettes pour les employer au service clientèle, au premier étage de la compagnie commerciale. Ils comptaient confier aux marionnettes les tâches habituellement accomplies par les employés stagiaires.
Pour servir au comptoir du service clientèle, des egos achevés seraient évidemment plus efficaces que des egos en pleine croissance. Une nouvelle demande de marionnettes de génération deux et demie ne manquerait donc pas d’apparaître.
Je hochai la tête, satisfait. Le rôle était généralement confié à des employés stagiaires, mais les comptoirs du service clientèle, au premier étage, étaient des lieux où circulaient d’innombrables informations.
Les marionnettes qui y seraient installées déroberaient bien des choses à l’avenir et les stockeraient dans le domaine de l’arbre d’ombre. La compagnie commerciale savait sûrement que j’en tirerais moi aussi ce genre d’avantage.
Malgré tout, ils avaient accepté mes marionnettes, car c’était l’une des conditions de notre accord. Ils avaient empiété sur mon territoire et établi l’Atelier de marionnettes Arcana. Il fallait bien que je reçoive quelque chose en retour.
C’était pour cela qu’ils avaient cédé à mes marionnettes des postes placés sous leur autorité. Ils m’avaient abandonné une partie de leur territoire. D’autres boutiques verraient peut-être ces marionnettes au service clientèle et voudraient, elles aussi, employer les miennes.
Hum. Est-ce que je devrais essayer de faire de la publicité par le système de la compagnie commerciale ?
Je regardai autour de moi. Repo et son groupe discutaient ensemble dans un coin de la boutique.
Ils passaient souvent à la boutique pour se retrouver comme ça. Ils en avaient pratiquement fait leur quartier général. Bientôt, ils touchèrent les petits miroirs suspendus aux bras de leurs marionnettes.
Celles-ci hochèrent légèrement la tête, puis les conduisirent hors de la boutique. C’était l’heure du repas ; ils semblaient donc suivre les recommandations de leurs marionnettes. Je hochai légèrement la tête en les voyant partir.
Comme prévu, le système créé par la compagnie commerciale était extrêmement pratique. Maintenant qu’on l’appliquait aussi à mes marionnettes, les clients seraient sans doute encore plus satisfaits.
Enfin, mes affaires en ville étaient terminées. Une petite satisfaction m’envahit et je m’étirai. Isabella s’approcha de moi et se mit à écrire lentement.
[Maître, vous avez tant travaillé.]
« Isabella, toi aussi, tu as beaucoup travaillé. Sans toi, gérer la boutique tout seul aurait été difficile. »
[Oh, mais c’était mon travail. Alors, laisse-moi m’en occuper aussi à l’avenir. Tu dois maintenant retourner à la tour.]
Je hochai lentement la tête. Comme Isabella l’avait dit, j’étais enfin libre de retourner à la tour. Je comptais quitter la ville dès le lendemain. Il n’y avait aucun avantage à rester ici trop longtemps.
Je pris une légère inspiration. Le pouvoir magique vicié, propre au premier étage, emplit ma poitrine. Je secouai discrètement la tête, toujours incapable de m’habituer à cette sensation.
Cela faisait déjà plusieurs mois que je respirais ce pouvoir magique infect. Cela signifiait aussi que ma croissance avait stagné pendant tout ce temps. Il fallait que je retourne à la tour et que je me concentre davantage sur mon entraînement.
Bien sûr, l’entraînement n’était pas la seule chose que j’avais à faire à la tour. Je devais continuer à fabriquer des marionnettes pour approvisionner la ville et aider Mira, qui donnait des cours à ma place.
Je devais également servir le professeur du mieux possible, après m’être absenté si longtemps. J’allais être bien occupé. Je souris légèrement en songeant à tout ce que j’aurais à faire à la tour.
Mais ces mois de souffrance au milieu de ce pouvoir magique trouble n’avaient pas été vains. Au bout du compte, ce que j’avais gagné de ce combat dépassait ce que j’avais perdu.
Je regardai par la fenêtre. Au-delà de la foule qui passait, je distinguais l’Atelier de marionnettes Arcana, au centre de la ville. Beaucoup de gens entraient et sortaient de l’atelier, qui avait rouvert.
Je plissai les yeux en voyant leur nombre, bien plus élevé qu’auparavant. L’audit en cours venait à peine de se terminer. Et pourtant, tant de gens se pressaient déjà dans la boutique.
[On dit qu’ils distribuent des marionnettes gratuitement pendant trois mois pour regagner la confiance qu’ils ont perdue. Cela comprend les fonctionnalités supplémentaires qu’ils comptent ajouter aux marionnettes.]
Isabella écrivit ces mots. Je hochai la tête en les lisant. Ils avaient donc prévu une telle opération. C’était pour ça qu’il y avait autant de monde ?
Après avoir repris leurs activités au bout d’un long moment, ils semblaient déterminés à étendre leur territoire encore plus efficacement qu’avant. Je laissai échapper une petite exclamation. Je n’aurais jamais imaginé une telle stratégie.
Seule la compagnie commerciale pouvait organiser une opération pareille. À ce rythme, elle ne se contenterait pas de récupérer le territoire perdu. Elle allait certainement s’étendre bien au-delà.
Mais contrairement à autrefois, je n’avais plus aucune raison de me méfier de son expansion. Je n’avais plus besoin de lutter contre elle. Nous avions déjà suffisamment négocié.
Au contraire, j’espérais qu’elle étendrait encore son territoire. Plus elle s’agrandirait, plus mes marionnettes, qui utilisaient ses systèmes et ses infrastructures, en profiteraient. Nous avions noué une sorte de relation symbiotique.
Lors du dernier audit, ceux qui m’étaient hostiles avaient été impitoyablement éliminés. Les marionnettistes qui fournissaient les marionnettes étaient toujours là, bien sûr. Mais, au bout du compte, ils étaient liés par les points.
À partir du moment où la dague appelée Jugang avait disparu, les marionnettistes n’étaient plus que des outils aux mains de la compagnie commerciale. Ce qu’ils pensaient de moi n’avait pas grande importance.
Tant qu’ils ne s’opposeraient pas à moi, cet accord tiendrait. Et je n’avais pas non plus à craindre une trahison. Je me frottai doucement le poignet, sentant le flux du contrat que nous avions conclu cette fois.
Les conditions de la négociation étaient simples. Elles représentaient exactement le double de ce qui avait été proposé à Jugang auparavant. En plus, j’avais réussi à obtenir une partie de leur territoire. Ma boutique ne manquerait pas de continuer à se développer.
Je n’aurais jamais cru recevoir des conditions aussi avantageuses. Hwaryeong ne s’y était probablement pas attendue non plus. Je souris en me rappelant son expression lorsqu’elle avait été prise au dépourvu.
Une légère vibration se fit alors sentir dans ma poche. Une bestiole-miroir s’éleva dans les airs, son écran clignotant. Quelqu’un m’avait contacté. Je la regardai en plissant les yeux.
Parler du loup… Hwaryeong m’avait envoyé un message. Lorsque j’envoyai ma volonté dans la bestiole-miroir, les mots de Hwaryeong apparurent dans les airs.
[J’ai décidé d’accepter l’issue de cette affaire. C’est tout de même un peu décevant. Je pensais que tu me choisirais. Si une autre occasion se présente, confie-moi l’affaire, s’il te plaît.]
Les mots s’effacèrent rapidement. Je secouai la tête en les regardant disparaître. Si elle m’avait recontacté de la sorte, c’est qu’elle devait être très déçue. C’était naturel. De son point de vue, une proie venait de lui échapper alors qu’elle était à portée de main.
Je me caressai le menton en silence. Celui que j’avais choisi comme partenaire plutôt que Hwaryeong, c’était le Conseil du Peuple. Orgot, qui venait de passer, en faisait lui aussi partie.
Ils avaient déjà beaucoup investi dans l’Atelier de marionnettes Arcana. S’ils le perdaient, Hwaryeong les écarterait naturellement et les chasserait.
C’était pour cela qu’ils m’avaient versé tant d’argent afin de survivre. Conformément à notre accord, je leur avais accordé l’exclusivité des négociations. Avec mon soutien comme fondation, ils avaient réussi à protéger le territoire qu’ils avaient bâti.
Quelle transaction raisonnable. Tout le monde y trouvait son compte. J’étais heureux d’en tirer profit, et eux étaient heureux d’avoir survécu.
Ce n’était pas que l’offre de Hwaryeong me déplaisait. Elle m’avait expliqué ce qui se passerait une fois qu’elle aurait complètement éliminé le Conseil du Peuple et absorbé tout le Service clientèle.
Elle avait dit qu’une fois aux commandes, elle me céderait tous les secteurs liés aux marionnettes. En échange, elle ne voulait pour l’instant qu’un accord de coopération assez limité, à peu près équivalent à ce que Jugang m’avait proposé.
Elle m’avait offert des avantages futurs plutôt qu’un profit immédiat. C’était tentant, sans aucun doute. Pourtant, j’avais choisi le Conseil du Peuple plutôt que Hwaryeong.
C’était simplement le résultat d’un calcul de rentabilité. Elle disait qu’elle m’offrirait davantage à l’avenir, mais ce que le Conseil du Peuple avait accepté de me céder m’apporterait de grands avantages immédiatement.
Inutile de s’accrocher à une valeur future incertaine. Ma boutique avait déjà atteint une position sans égale. J’avais expliqué tout cela à Hwaryeong.
Je lui avais dit que si elle pouvait m’offrir la même chose qu’eux, je collaborerais avec elle à tout moment. C’était une marque de respect pour le temps que nous avions passé ensemble.
Jusqu’alors, Hwaryeong m’avait été exclusivement affectée et m’avait rendu bien des services. De mon côté, je lui avais aussi procuré de beaux bénéfices. Une certaine confiance s’était déjà installée entre nous.
Mais elle avait refusé ma proposition et s’était retirée la première. Elle avait dû estimer que maintenir les conditions qu’elle proposait lui coûterait plus cher que de mettre la main sur le moyen de pression du Conseil du Peuple.
Enfin, je m’étais attendu à ce qu’elle agisse ainsi. Au bout du compte, notre relation restait purement commerciale. À ses yeux, je n’étais rien de plus qu’un outil utile.
Je devais donc respecter son attitude, moi aussi. Une transaction était une relation symbiotique fondée sur des intérêts réciproques. Dans une telle relation, les clients se tournaient naturellement vers le camp qui leur était le plus profitable.
Hwaryeong n’avait pas su satisfaire son client : moi. Le Conseil du Peuple, lui, m’avait satisfait. Ceux qui étaient aux abois misaient toujours davantage. Je secouai légèrement la tête.
« Hwaryeong n’a pas changé. L’affection humaine devrait quand même passer avant les affaires, tu ne trouves pas, Jugang ? »
Je me tournai vers Jugang, qui se tenait silencieusement dans un coin de la boutique. Mais je n’obtins aucune réponse.
C’était normal. Ce n’était qu’une marionnette.
Je l’examinai de la tête aux pieds. Jugang — ou plutôt, la marionnette qui lui ressemblait trait pour trait — restait là, à fixer le vide, en dégageant un pouvoir magique limpide. C’était le pouvoir magique que j’avais senti chez Jugang autrefois.
Ce que le Conseil du Peuple m’avait cédé dans le cadre de cet accord n’était pas seulement un profit. L’une des choses qu’ils m’avaient promises, c’était de punir la personne qui m’avait directement pris pour cible : Jugang.
Voilà la punition qu’il avait reçue. Puisqu’il m’avait fait du mal en utilisant des marionnettes cadavériques, ils l’avaient transformé en marionnette cadavérique. Même moi, je ne pouvais que secouer la tête devant la cruauté de la compagnie commerciale.
Bien sûr, la marionnette n’avait pas été fabriquée à partir du véritable corps de Jugang. L’un des principes qui devaient absolument être respectés à l’université était le droit à la vie. Quel que soit le crime commis, il était impossible de tuer un mage dans l’enceinte de l’université.
Mais les failles existaient partout. Jugang avait tenté de me faire pression en utilisant les biens de la compagnie commerciale. Au bout du compte, il n’y avait perdu que des plumes. Selon la même logique, il s’était emparé des biens de la compagnie commerciale.
Cela signifiait que la compagnie commerciale avait le droit de prendre ce qui lui appartenait. Parmi tout ce que possédait Jugang, une seule chose pouvait compenser les pertes de la compagnie commerciale.
L’arbre qu’il avait fait pousser toute sa vie.
C’est ainsi que Jugang fut contraint d’abandonner la majeure partie de son arbre. La marionnette était une sorte de clone, créé en y plantant environ la moitié de cet arbre.
Non. Puisque Jugang avait perdu la majeure partie de son arbre, on pouvait dire que cette marionnette était le véritable Jugang. Après tout, l’arbre d’un mage représentait tout pour lui.
Bien sûr, il avait eu la possibilité d’échapper à une telle punition. Si le Conseil du Peuple l’avait aidé, son arbre n’aurait pas été arraché dans ces proportions.
Mais le Conseil du Peuple avait épuisé presque toutes ses ressources en négociant avec moi. Il ne pouvait pas protéger Jugang. Non, il me l’avait même livré comme l’une des conditions de la négociation.
Je secouai discrètement la tête. Ils s’étaient débarrassés si facilement de quelqu’un qui, la veille encore, était leur collègue. Ils étaient vraiment sans cœur. Les mages n’étaient décidément pas des êtres dignes de confiance.
Malgré tout, Jugang avait encore une chance. Après tout, il avait survécu. Un jour, il pourrait peut-être régénérer son arbre. Mais il lui faudrait sans doute quelques centaines d’années.
Si je pouvais arracher mon arbre sans trop de difficulté, c’était parce qu’il repoussait rapidement. Cela tenait aussi à la nature de mon âme. Comme elle était incomplète, elle retrouvait vite sa forme d’origine.
Les gens comme Jugang ne pourraient certainement pas en faire autant. Plus une chose était parfaite, plus il était difficile de la réparer une fois qu’elle s’effondrait.
De plus, l’arbre qu’on lui avait arraché n’était pas composé de branches périphériques comme celles que je coupais. Il provenait d’une zone plus proche du centre de son arbre. Sa fondation avait dû être endommagée pendant l’opération.
Son stade avait probablement baissé au moment où son arbre avait été démembré. Même s’il le restaurait, il ne pourrait plus retrouver son état d’autrefois.
Je claquai doucement la langue. Un mage qui avait atteint un stade supérieur au mien avait été réduit à néant en un instant. Il avait été mon ennemi, mais ce qui lui était arrivé restait vraiment regrettable. Rien n’était plus douloureux pour un mage.
Bien sûr, c’était une bonne nouvelle pour moi. Je me pourléchai légèrement les lèvres. Une branche de l’arbre d’un mage qui avait atteint le stade d’Arbre accompli — et presque une branche d’origine, en plus — était tombée entre mes mains.
Je pouvais en faire quantité d’usages. Peut-être pourrais-je m’en servir pour m’entraîner avant de manipuler la branche de l’arbre du professeur On. Je souris légèrement et fis signe à la marionnette. Elle rétrécit et grimpa dans mes bras.
Puisque le Conseil du Peuple m’avait fourni quelque chose d’aussi précieux, je devais garder de bonnes relations avec eux. Bien sûr, je savais qu’ils étaient hostiles à Hwaryeong, mais je n’avais pas non plus besoin de me lancer dans une lutte acharnée contre eux.
Plus j’avais de voies d’accès à la compagnie commerciale, mieux c’était. C’était aussi le conseil que Hongryeong m’avait laissé. Je plissai les yeux en regardant l’Atelier de marionnettes Arcana.
À vrai dire, j’avais voulu choisir Hwaryeong, malgré le léger malaise que j’éprouvais. Nous avions déjà établi une confiance suffisante et je n’avais aucune raison de créer des tensions entre nous.
Mais ce choix s’était aussi imposé. Jusque-là, je n’avais eu aucune autre option convenable. Le Conseil du Peuple pouvait s’opposer à elle, mais ses moyens ne pouvaient pas rivaliser avec ceux d’une grande famille.
Malgré cela, je les avais choisis parce que Hongryeong m’avait présenté une nouvelle possibilité. Je fermai légèrement les yeux et repassai le souvenir dans mon esprit.
J’avais été assez surpris de voir Hongryeong surgir si soudainement après le banquet. Comme il l’avait dit, sept ans s’étaient écoulés depuis notre dernière rencontre. Hongryeong me sourit faiblement, puis prit lentement la parole.
« Si je suis venu te voir, c’est à cause du Conseil du Peuple. Pour tenir ma sœur aînée en respect, je dois les maintenir en vie. »
La tenir en respect. Je ne pus que cligner des yeux en silence.
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