Chapitre 177
WeTried Translations
Traducteur/éditeur : Coughing Baby
Discord : <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" class="link" href="https://dsc.gg/wetried">https://dsc.gg/wetried</a>
◈ Survivre à l’Académie de magie
Chapitre 177
──────
177.
La tortue avançait sans hésiter, piétinant les arbres épais et les brisant sous ses pas. Debout sur sa tête, je regardai tranquillement autour de moi.
Je ne sentais aucun pouvoir magique à proximité. Seules les vibrations des pas de la tortue résonnaient dans les environs. Nous avions quitté la tour et nous dirigions vers la ville.
D’ordinaire, dès qu’on quittait la tour, des bêtes magiques attaquaient immanquablement, une ou deux à la fois. Pourtant, sur le chemin que nous suivions, je n’en sentais pas une seule. Seules des montagnes et des forêts s’étendaient à perte de vue.
Je me grattai tranquillement la tête. Je m’y étais attendu, mais je n’aurais jamais cru que le voyage serait aussi confortable. La tortue devait s’ennuyer elle aussi, car elle poussa un « meeh ». Je lui tapotai la tête et claquai la langue.
Si l’on ne voyait pas la moindre bête magique, c’était parce qu’elles avaient toutes pris la fuite. Évidemment. Je comprenais parfaitement ce qu’elles ressentaient.
Je jetai un coup d’œil derrière moi. La première chose que je vis fut l’arbre qui poussait sur le dos de la tortue. Il était devenu gigantesque. Il pouvait désormais se dresser fièrement à côté des arbres que la tortue brisait sous ses pattes.
C’était aussi la preuve que la tortue avait grandi. Après tout, c’était un faux dieu né des vœux accumulés des marionnettes. À mesure que l’arbre grandissait, la tortue devenait elle aussi plus grande et plus robuste.
Mais ce n’était pas ce qui avait fait fuir les bêtes magiques. Au bout du compte, ce n’était qu’un arbre. Ceux qui les avaient terrifiées, c’étaient les gens assis dessous.
Plusieurs personnes étaient installées autour d’une table, sous l’arbre. Le pouvoir magique que je sentais émaner d’elles était féroce. Il enveloppait le corps de la tortue et se déployait comme une sorte d’intention meurtrière.
À la moindre perception de ce pouvoir magique, une bête n’aurait eu d’autre choix que de s’enfuir. D’autant qu’aucune bête magique des environs n’était assez puissante pour lui tenir tête. Leur fuite ne faisait donc aucun doute.
Sentant ce pouvoir magique, je me caressai légèrement le menton. Comme je le constatais, chacun d’entre eux était fort. Le plus faible ici, c’était peut-être moi. Je secouai légèrement la tête. Non, c’était sans aucun doute moi.
J’avais beaucoup progressé depuis mon arrivée à l’université. Mais ces progrès concernaient des domaines étrangers au combat. Ma force personnelle, elle, n’avait pas beaucoup augmenté.
C’était aussi la voie que j’avais choisie. Je ne m’étais pas contenté de chercher à accroître ma force. Je m’étais surtout concentré sur la survie, sur le fait de rester en vie.
Bien sûr, même en tenant compte de cela, j’étais encore beaucoup trop faible. J’essayai de tracer un cercle magique simple. C’était le sort le plus élémentaire : une boule de feu. Malgré la grande quantité de pouvoir magique que j’y insufflai, la flamme était pitoyablement faible.
En le constatant, j’esquissai un sourire amer. Ma puissance d’attaque rampait encore au ras du sol. C’était peut-être instinctif, chez moi. Le murmure de mon âme, terrorisée par la mort.
Je posai une main sur ma poitrine. Je sentis alors la présence des fragments d’âme qui s’écoulaient au-delà. Chacun contenait des souvenirs de mort. C’était peut-être pour cette raison que ma magie suivait une voie aussi étrange.
C’était une hypothèse que j’avais échafaudée en étudiant l’âme, toutes ces dernières années. Le talent était gravé dans l’âme. Leur force devait, elle aussi, venir de leur âme. Cette pensée me traversa et je les observai.
La tortue regarda dans la même direction que moi et poussa un « meeh » satisfait. Je sentis une vague volonté émaner d’elle. Elle semblait ravie de les transporter sur son dos.
Quelle sournoise. J’avais du mal à croire que cette chose était une autre version de moi. Je lui tapotai plusieurs fois la tête, puis me levai. Comme il n’y avait aucun danger dans les environs, je comptais me reposer un peu, moi aussi.
En me dirigeant vers la table, je vis une fille courir vers moi. C’était la petite professeure vêtue d’un costume de lapin : Lapin. Une hache à la taille, elle s’arrêta juste devant moi et croisa mon regard.
« Massacre ! »
Lapin me tendit une petite tasse. Elle la secoua, vide, les yeux brillants. Elle me demandait de lui servir du thé.
Je jetai un coup d’œil vers la table. Une marionnette à forme humaine attendait là, tranquillement. Si elle voulait seulement du thé, elle n’avait qu’à demander à cette marionnette.
Lapin devina ce que je pensais et secoua la tête. Apparemment, le thé de la marionnette ne lui convenait pas. C’était compréhensible. Elle était toujours restée auprès de la professeure et n’avait bu que le thé que je préparais avec tout mon soin.
Comparé au thé ordinaire de cette marionnette, la différence de goût était le jour et la nuit. Je ris doucement et mobilisai mon pouvoir magique. Il tissa rapidement des circuits et dessina un sort.
C’était la magie du Thé Noir Parfait. Contrairement à ce qui s’était passé avec la boule de feu, mon pouvoir magique s’écoula avec une délicatesse remarquable et activa le sort. Comme l’avait dit la professeure Irian, c’était là mon talent.
Un filet d’eau créé par la magie s’infiltra dans la théière. Au même moment, un doux parfum commença à se répandre autour de nous. J’avais utilisé du miel de pierre vieux de cent ans comme ingrédient.
Je caressai doucement la tête de Lapin et lui servis du thé. Cette tasse valait trois mille points. Puisque nous étions sortis, autant lui offrir un bon thé.
Lapin en but une gorgée, puis tapa des pieds. Bientôt, elle m’adressa un grand sourire et me serra doucement dans ses bras. Après s’être frotté un instant la tête contre moi, elle retourna à la table avec sa tasse.
Lapin s’assit près de la marionnette-ours et se mit à jouer avec elle à des jeux de mains. Elle semblait beaucoup apprécier cette marionnette. L’ours se prêtait lui aussi volontiers au jeu.
C’était sans doute parce qu’elles avaient des maîtresses qui se ressemblaient. Je regardai Cassian, qui s’était approchée sans bruit et me tendait une tasse. Comme Lapin, elle avait les yeux brillants.
Je lui servis du thé à son tour. Elle retourna ensuite auprès de la marionnette-ours en souriant. Lapin leva les yeux vers Cassian, puis se blottit tout naturellement dans ses bras.
Le visage de Lapin s’illumina tandis qu’elle se tenait dans les bras de Cassian. Je hochai tranquillement la tête. Elle avait dû sentir d’instinct que les épéistes étaient dignes de confiance.
Après avoir regardé les deux filles commencer à jouer avec la marionnette-ours, je m’assis à table. En face de moi, Isabella lisait tranquillement un grimoire. Peut-être avait-elle senti mon regard, car elle leva les yeux vers moi.
« Quand nous arriverons en ville, Isabella, occupez-vous bien de les guider. Je suis désolé de ne pas pouvoir vous aider. »
[Ne vous inquiétez pas. Je suis déjà allée plusieurs fois à la Cité des stalactites. Laissez-moi m’occuper de tout le monde et reposez-vous tranquillement.]
Isabella sourit avec douceur. Elle posa une main sur sa poitrine et inclina la tête. Elle semblait très fiable. Contrairement à Lapin ou à Cassian.
Isabella jouait en quelque sorte le rôle de leur gardienne. J’étais quand même un peu inquiet à l’idée de les laisser seules. Je la regardai tourner une nouvelle page en silence.
Le pouvoir magique qui émanait d’elle était très puissant. C’était normal, puisqu’elle aussi était une mage diplômée de l’université. Après son réveil, elle avait rapidement retrouvé ses forces.
Bien sûr, son niveau devait être très bas comparé à celui qu’elle avait de son vivant. Malgré cela, elle possédait sans aucun doute assez de puissance pour me mettre facilement au tapis.
C’était possible parce que, même si son âme avait été déchue à cause d’Ugo, son esprit, lui, n’avait pas disparu. Tout comme mes fragments d’âme contenaient des souvenirs, des souvenirs s’écoulaient dans son âme, pareils à des fragments, et formaient son identité.
De son vivant, elle avait été une mage qui avait dépassé le stade d’Arbre accompli et étendu ses branches. Elle avait aussi terminé le cursus de base de l’université. Évidemment, elle était bien plus puissante que moi.
Cela m’intriguait. Pourquoi quelqu’un comme elle avait-elle succombé à Ugo ? C’était étrange, aussi. À l’époque, Ugo ne devait pas avoir dépassé le stade de Jeune arbre, tout au plus.
Mais Isabella ne me donna pas de réponse claire à cette question. Elle se contenta d’un sourire amer et éluda le sujet. Il devait y avoir une histoire derrière tout ça.
Si Isabella nous accompagnait en ville, c’était à sa demande. Elle avait dit qu’elle voulait y examiner plusieurs choses. Elle quittait ainsi la tour pour la première fois depuis son réveil.
Je ne lui demandai pas pourquoi elle voulait aller en ville. C’était une personne indépendante, différente de mes marionnettes habituelles. En tant que mage, je devais respecter son espace personnel.
Je l’avais donc autorisée à se déplacer librement dans la ville. Je lui avais seulement demandé de guider les autres. Je jetai un coup d’œil à Cassian et Lapin.
Elles jouaient toujours avec la marionnette-ours, l’air détendu. Cassian s’était jointe au voyage parce que son évaluation de niveau devait avoir lieu à peu près en même temps que la mienne. Je m’étais donc attendu à ce qu’elle vienne avec nous.
En revanche, je ne m’étais pas attendu à ce que Lapin nous accompagne. Elle venait parce qu’elle voulait acheter un cadeau. Un cadeau pour sa compagne, Armure, qui allait bientôt se réveiller.
À bien y réfléchir, c’était aussi la première fois que Lapin quittait la tour. Je lui avais donc préparé une bonne réserve de points. Assez pour qu’elle puisse acheter ce qu’elle voulait.
C’était pour cela que j’avais confié les filles à Isabella. Si on les laissait seules, je ne pouvais m’empêcher de craindre qu’elles dépensent leurs points n’importe comment. Avec Isabella, il n’y aurait pas de problème.
Je secouai la tête. D’ordinaire, je n’aurais pas eu besoin de confier cette tâche à Isabella : je les aurais guidées moi-même. Mais cette fois-ci, j’avais aussi des choses à faire en ville.
Assis tranquillement, je sirotai mon thé. Son amertume s’attarda sur le bout de ma langue. Une fois en ville, je ne pourrais plus profiter de cette liberté. Il fallait donc que j’en savoure un peu avant.
Tandis que je profitais de ce moment de calme, je sentis quelqu’un s’approcher. Je sus aussitôt qui c’était. Le parfum de rose si caractéristique de Mira effleura le bout de mon nez.
Mira s’assit près de moi et glissa son bras sous le mien. Elle regarda autour d’elle, puis se mit à rire.
« À te voir entouré d’autant de femmes, tu es vraiment un sacré coureur de jupons. »
Mira posa une main sur ma poitrine et leva les yeux vers moi. Je toussotai sèchement.
« Tu te méprends. »
Suivant son exemple, je regardai autour de moi. Comme elle l’avait dit, il n’y avait que des femmes sur le dos de la tortue. Et toutes étaient très proches de moi.
Mais elles n’étaient pas là parce que j’avais voulu les réunir. Elles s’étaient simplement jointes à moi les unes après les autres, jusqu’à ce qu’il ne reste plus que des femmes.
« Hé hé, ça ne me dérange pas qu’il y en ait d’autres. Tu dois juste te rappeler que j’étais la première. »
Mira me tapota légèrement la poitrine et sourit. La malice débordait d’elle. Elle avait l’air bien décidée à me taquiner.
Il fallait donc que je réfute clairement ses propos. Je me caressai le menton en observant les environs. C’est alors que je remarquai la faille dans son raisonnement.
À bien y réfléchir, ce que Mira disait était un peu inexact. Il n’y avait qu’une seule femme, ici. Je regardai Cassian.
Sentant peut-être mon regard, elle tourna les yeux vers moi. Je lui souris et lui fis signe de la main. Elle inclina la tête, puis retourna jouer dans les bras de la marionnette-ours.
La seule personne ici, c’était elle. Toutes les autres étaient des marionnettes : Mira, Isabella, Lapin. Et peut-être même moi.
Sur ce point, j’étais très sûr de moi. Comment distinguer les sexes quand les corps étaient faits de la même matière que les marionnettes ? C’était pour cela que je n’avais absolument aucune honte à fréquenter ces marionnettes à l’apparence féminine.
J’exposai ce raisonnement à Mira. Elle eut l’air un peu décontenancée. Elle claqua légèrement la langue et secoua la tête.
Mira marmonna quelque chose à voix basse. Mais ses paroles étaient étouffées par le pouvoir magique, si bien que je ne les entendis pas bien. Même lorsque je lui demandai ce qu’elle avait dit, elle se contenta d’un grand sourire.
Elle se pressa un peu plus contre moi et leva les yeux. Je sentis son parfum de rose, plus intense. Elle sourit et désigna du menton la direction où avançait la tortue.
« Je ne m’amuse plus tellement à te taquiner, alors je vais arrêter. Plus important : nous allons bientôt arriver en ville. Tu as confiance en tes chances ? »
Je compris aussitôt de quoi elle parlait. De l’évaluation pour passer au niveau supérieur, forcément. Avoir confiance en ma progression, hein ? Je me caressai tranquillement le menton.
J’avais entendu dire qu’il fallait en moyenne vingt ans pour atteindre le troisième étage. Pour l’instant, je n’en avais passé que dix, la moitié. Quelqu’un comme moi pouvait-il progresser ?
« Bien sûr. »
Je souris à Mira et hochai la tête. Autrefois, j’aurais peut-être douté de moi. Je n’avais confiance ni en mon talent ni en moi-même.
Mais à présent, j’avais appris à bien me connaître. Mon talent et la voie que je suivais différaient des leurs, mais ils avançaient droit devant. Cette certitude m’avait fait beaucoup grandir.
Alors, bien sûr que j’atteindrais le troisième étage. Je regardai Mira avec assurance. Après avoir contemplé mon visage un instant, elle posa un doigt sur ma poitrine.
Mon cœur suivit le mouvement de sa main et se mit à battre doucement. Mira posa la tête contre moi, un léger sourire aux lèvres.
« Comme c’est merveilleux. Je n’aurais jamais cru qu’Evron me montrerait ce visage-là. J’en suis profondément émue. »
Mira fit semblant de pleurer. Je ne pus que claquer la langue. Était-ce vraiment si bouleversant ?
Ensuite, Mira resta près de moi et aborda quelques sujets sans importance. Pendant que nous discutions, la tortue avançait à grands pas.
Elle ne tarda pas à atteindre la ville. Après avoir suspendu la tortue rétrécie à ma poitrine, je descendis lentement sur le quai.
[Maître, nous allons donc partir devant.]
Isabella fit circuler son pouvoir magique et écrivit dans les airs. Je sentis celui-ci m’atteindre et hochai la tête. Isabella s’inclina doucement devant moi, puis guida les autres.
Elle n’avait apparemment pas menti en disant qu’elle était déjà venue plusieurs fois en ville : elle avançait d’un pas assuré. Je regardai leur dos s’éloigner, puis jetai un coup d’œil à Mira, qui était restée près de moi.
« Mira, tu n’es pas obligée de rester avec moi. L’évaluation de progression n’aura pas lieu tout de suite. »
Mira glissa son bras sous le mien et me sourit des yeux. Elle posa la tête contre ma poitrine.
« Hé hé, je préfère rester près d’Evron. Les gêneurs ont tous disparu, alors c’est le moment de profiter d’un tête-à-tête. »
Apparemment, elle n’avait pas l’intention de me quitter. Nous n’avions donc qu’à continuer comme ça. Je hochai tranquillement la tête et me mêlai à la foule.
Comme je l’avais dit à Mira, il restait encore un peu de temps avant le début de l’évaluation de progression. Pourtant, j’étais venu si tôt en ville parce que je devais parler à quelqu’un. Un insecte miroir s’envola et m’indiqua l’heure.
L’heure du rendez-vous approchait. Je me mis lentement en marche. Ma destination était le bâtiment au cœur de la ville : la Compagnie commerciale générale Arcana.
La plupart des passants se dirigeaient eux aussi vers le centre, où nous allions. Nous suivîmes le flot et arrivâmes rapidement à destination. Levant les yeux vers l’immense bâtiment qui dominait la ville, j’esquissai un sourire amer.
Je me rappelai l’évaluation de progression du deuxième étage. À la suite des événements qui s’étaient enchaînés, certains de mes insectes miroirs m’avaient été enlevés. Depuis, je leur en avais fourni régulièrement.
Peut-être parce que tant de temps avait passé, je sentais leur présence partout dans le bâtiment. Ils s’étaient durcis comme des pierres et repoussaient toute connexion avec moi.
Ceux qui étaient enfermés dans le domaine des ombres créé par Myra n’étaient plus que des outils, incapables de grandir ou de penser. Je fermai doucement les yeux et rompis le lien qui nous unissait.
Je ne pouvais toujours pas les aider. Mais un jour, je les libérerais, sans faute. Je me le rappelai une nouvelle fois. C’était presque devenu un rituel que j’accomplissais chaque fois que je me tenais devant ce bâtiment.
Puis j’ouvris lentement les yeux et pénétrai de nouveau dans le bâtiment. Peut-être parce qu’il s’agissait de l’étage le plus bas, la structure était d’une simplicité extrême. Il n’y avait que des passages menant aux comptoirs d’achat et de vente.
À cet instant, je sentis une légère vibration sous mes vêtements. Je cherchai la source du bout des doigts et touchai une petite médaille. Je la sortis. Elle se mit à luire, puis libéra un flot de pouvoir magique vers l’avant.
Ce pouvoir magique créa un nouveau passage entre les deux voies. Je m’y engageai lentement. Au bout, je trouvai une petite porte.
J’ouvris prudemment la porte et entrai. Une petite pièce apparut devant moi. En son centre, une femme consultait des documents.
Son regard perçant ne laissait pas indifférent. Je sentis son pouvoir magique s’écouler comme le vent. Je m’inclinai légèrement devant elle.
« Ça fait longtemps, Hwaryeong. »
En me voyant, elle se leva et m’adressa un grand sourire. Je remarquai l’insigne sur sa poitrine qui brillait. On pouvait y lire : « Hwaryeong, directrice adjointe de première classe ».
Elle avait encore été promue entre-temps ? Comme on pouvait s’y attendre d’une personne issue d’une grande famille. M’avoir arnaqué avait dû contribuer à cette promotion. Je n’avais toujours pas oublié cette dette. Dissimulant ces pensées, je lui souris.
---
Rejoignez notre Discord : <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" class="link" href="https://dsc.gg/wetried">https://dsc.gg/wetried</a>