Chapitre 15
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Traducteur/éditeur : Bébé qui tousse
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◈ Survivre à l’Académie de magie
Chapitre 15
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Nous arrivâmes à la montagne alors qu’il nous restait quatre heures.
La montagne, que nous avions eu tant de mal à atteindre, s’élevait jusqu’aux cieux. À son sommet, un drapeau flottait comme pour nous accueillir. Nous étions arrivés bien plus tard que prévu.
Nous avions traversé d’innombrables obstacles pour en arriver là. Les singes n’avaient été qu’un début. Les attaques des bêtes magiques comptaient parmi les plus faciles à gérer. En fait, c’était plus simple de s’occuper d’un ennemi dont les intentions étaient aussi évidentes. Les obstacles les plus agaçants étaient ceux que je ne parvenais même pas à reconnaître comme des pièges.
Le pire avait été l’illusion du miroir. Je croyais simplement avancer, mais à un moment donné, le flux du pouvoir magique s’était divisé en plusieurs branches. Quand je m’en étais aperçu, la montagne se dressait déjà de tous côtés. C’était une illusion étrange, qui avait même reproduit le flux du pouvoir magique avec une précision terrifiante.
Nous étions restés piégés près de trois heures. Chacun avait tenté de trouver une issue à sa manière. J’avais envoyé des marionnettes en éclaireuses, loin devant nous, mais elles n’avaient fait que tourner en rond, comme enfermées dans un labyrinthe.
Au bout du compte, il ne restait qu’une solution.
Briser cette illusion inconnue.
Pour y parvenir, le groupe coopéra pour la première fois. D’abord, la malédiction de grande ampleur que Shaking Rope déchaîna rongea l’illusion.
Le miroir dissimulé se révéla alors brièvement. Il était à l’origine de cette étrange illusion. Ailey et Hongryeong le frappèrent de toutes leurs forces avec leurs magies respectives. Leurs attaques le brisèrent et ouvrirent une minuscule brèche.
J’envoyai des marionnettes par cette ouverture pour trouver un chemin sûr. Plusieurs disparurent sans jamais revenir. Le chemin ne cessait de changer. Ce ne fut qu’après avoir sacrifié quantité de marionnettes dans cette tension que nous parvînmes à sortir de l’illusion.
Après avoir traversé plusieurs pièges de ce genre, la tortue était couverte de toutes sortes de blessures. Sa carapace s’était fendue si profondément que les dégâts avaient presque atteint mon atelier. J’avais beau la réparer du mieux possible à chaque occasion, des blessures encore plus graves ne tardaient pas à apparaître. Quand nous arrivâmes à la montagne, il semblait y avoir moins de parties intactes que de parties blessées. Elle avait vraiment beaucoup souffert.
Le sentier de montagne était trop escarpé pour que la tortue puisse grimper. Je sortis discrètement ma bourse et l’y rangeai. Je ne pus le faire que parce que les autres avaient déjà commencé à gravir la montagne. Je me mis à les suivre lentement. Comme je ne savais pas ce qui pouvait nous attendre là-haut, je progressai en surveillant les environs.
Heureusement, nous ne trouvâmes rien d’étrange jusqu’au sommet. Ce qui frappait, c’était l’immense pouvoir magique qui continuait de jaillir de la montagne. Tous les flux de pouvoir magique que nous avions croisés en chemin provenaient de cet endroit.
L’immense drapeau qui nous attendait au sommet se dispersa dans les airs dès notre arrivée. À cet instant, tout le monde poussa un profond soupir.
La deuxième épreuve était terminée.
Un objet apparut à l’endroit où se trouvait le drapeau. C’était un immense sablier. Comme s’il venait tout juste de se mettre en marche, le sable commença à s’écouler lentement vers le bas.
« J’imagine que c’est ça que nous devons protéger. »
Hongryeong prit la parole. Autrement dit, c’était l’objet important qu’on nous avait demandé de protéger pendant l’épreuve. À en juger par la quantité de sable, il devait y en avoir pour environ deux semaines. Pendant la quatrième épreuve, nous devions donc protéger le sablier jusqu’à ce que tout le sable se soit écoulé.
On aurait dit que les troisième et quatrième épreuves se dérouleraient en même temps.
Je regardai autour de moi. En chemin, nous avions appris quelques petites choses les uns sur les autres. Mais aucun esprit de camaraderie ne s’était créé. Tout ce que je ressentais, c’était le danger que les autres en sachent davantage sur moi. Coopérer avec eux pendant deux semaines ? Impossible.
Celui qui avait conçu cette épreuve ne s’attendait sans doute pas à nous voir coopérer non plus. Était-ce pour cette raison qu’il avait décidé de faire de la troisième épreuve une évaluation individuelle ?
« Divisons la montagne en cinq zones et construisons chacun notre forteresse. »
Hongryeong proposa.
Il avait raison. Plutôt que de partager la maîtrise de ma forteresse avec des inconnus à qui je ne faisais pas confiance, mieux valait en assumer la responsabilité du début à la fin. C’était bien plus digne d’un mage. Comme nous étions tous des mages, chacun devait avoir l’habitude d’établir son propre territoire.
Nous nous dispersâmes donc tous les cinq pour explorer la montagne. Après nous être mis d’accord sur quelques points, nous délimitâmes nos zones. Certaines étaient vastes, d’autres étroites.
Hongryeong annonça qu’il prendrait les larges falaises du sud-est. Sa zone représentait environ un quart de toute la montagne. C’était probablement l’endroit le plus adapté à sa magie. Ailey s’installa ensuite au nord, dans une vallée traversée par un cours d’eau. Rien d’autre ne la distinguait particulièrement.
Sieger choisit la zone des parois rocheuses à l’est. Ce choix convenait parfaitement à son pouvoir magique. Shaking Rope prit la forêt à l’ouest, celle que nous avions traversée pour arriver ici. La zone, faite de pentes douces, recevait le pouvoir magique de la montagne et regorgeait d’arbres bien plus chargés en pouvoir magique que ceux de la forêt en contrebas.
Je choisis la zone entre Shaking Rope et Hongryeong.
À vrai dire, peu m’importait laquelle.
Ce qui comptait davantage que le choix de ma zone, c’était la personne à côté de qui je me retrouverais. J’avais envisagé de prendre l’est, entre Ailey et Hongryeong, mais Sieger avait insisté pour que cette zone lui revienne. J’avais aussi décidé de m’installer ici parce qu’être coincé entre les plus puissants ne me semblait pas forcément une bonne idée. Le terrain était assez escarpé, avec un mélange convenable d’arbres et de rochers.
Une fois les zones délimitées dans les grandes lignes, nous nous retrouvâmes devant le sablier. Chacun semblait satisfait de son lot et affichait un visage radieux. Hongryeong sortit naturellement une carte où la montagne était sommairement dessinée. Il y marqua les zones que nous venions de nous répartir.
« À partir de maintenant, chacun aura son propre territoire. Faisons de notre mieux pendant ces deux prochaines semaines. »
Hongryeong prit la parole.
Il traça un cercle autour du centre où nos territoires se rejoignaient, là où se trouvait le sablier.
« Chacun devra défendre correctement son territoire. Si une seule personne meurt, nous en subirons tous les conséquences. »
Je hochai la tête sans y penser. Je ne me souciais pas particulièrement de la chute d’un autre territoire. Le plus important, dans cette épreuve, était de protéger le sablier et de veiller à ce que personne ne meure. Je jetai un regard à Hongryeong et Ailey.
Et s’ils maîtrisaient tous les autres pour poursuivre l’examen seuls ? Il n’y avait aucun moyen évident de les en empêcher. C’était là le principal problème. Pourtant, ils ne semblaient pas particulièrement avoir l’intention de le faire. Était-ce parce qu’ils se méfiaient l’un de l’autre ? Au moins, c’était rassurant.
« Hum, inutile de vous inquiéter pour ça ! »
Sieger lança d’une voix assurée.
Ça devait lui être familier. Pour quelqu’un qui avait longtemps vécu à la frontière, bâtir et défendre une forteresse ne devait être qu’un prolongement des batailles qu’il avait menées jusque-là.
« Même si nous construisons chacun notre forteresse, il faudra aussi protéger le sablier lui-même. »
Hongryeong sourit. Sieger croisa les bras.
« Hum. »
« Nous bâtirons chacun notre forteresse à notre manière, mais nous devrions aussi consacrer une partie de nos forces au sablier. Nous pourrions en faire une sorte de zone défensive commune, qui tiendrait suffisamment longtemps même si l’un de nous se faisait déborder. »
Ça se tenait.
Bien sûr, l’idéal serait que chacun repousse toutes les attaques, mais il pouvait arriver que quelqu’un laisse passer des bêtes magiques, « malgré lui ». Dans ce cas, le sablier serait en danger. Il proposait d’éviter ce genre de situation à l’avance.
Tu n’as donc déjà aucune intention de nous faire confiance.
Je le pensai en silence. Pourtant, tout ce qu’il disait était logique. Même si la forteresse de chacun faisait l’objet d’une évaluation individuelle, si le sablier était détruit, nous échouerions tous. Hongryeong partait déjà du principe que quelqu’un se ferait déborder.
Hum, peut-être qu’il pense à moi. Après tout, je ne m’étais pas battu en chemin. Les autres avaient tous montré ce dont ils étaient capables. La cinquième épreuve risquait d’être un peu dangereuse. En y songeant, je me grattai le menton.
« Alors, séparons-nous et mettons-nous au travail. S’il y a quelque chose à discuter, nous pourrons nous retrouver ici. »
Hongryeong disparut comme le vent.
« Quel jeune maître bavard, dis donc. »
Ailey s’étira en parlant. Elle s’éleva aussitôt dans les airs, puis me regarda en me faisant un clin d’œil.
« Ami marionnettiste, tu peux venir me voir quand tu veux. »
Elle n’avait pas lâché sa tasse de thé de tout le trajet ; elle avait donc dû beaucoup s’y attacher. Je souris et hochai la tête. Shaking Rope s’inclina poliment pour nous saluer, puis s’éloigna. Sieger, les bras croisés, fixait le sablier.
« Hum, deux semaines, hein… »
Il marmonna.
Après avoir observé le sable qui s’écoulait pendant un bon moment, Sieger se dirigea vers sa zone. Je me retournai à mon tour et commençai à descendre du sommet. Contrairement aux autres, je ne me rendis pas dans ma zone. Je pris plutôt la direction du sud-est, vers celle de Hongryeong.
Je ne tardai pas à le rejoindre. Je n’accordais pas beaucoup d’importance à la construction d’une forteresse reposant uniquement sur mes propres capacités. Chacun avait ses talents. Pourquoi devrais-je me donner tout ce mal tout seul ? Inutile de me battre sur un terrain qui n’était pas ma spécialité.
En chemin vers la montagne, j’avais pu constater à plusieurs reprises la puissance de Hongryeong. Si je m’étais inquiété plus tôt, c’était parce que je sentais qu’il avait la force de protéger cette montagne à lui seul. Cette épreuve devait être très facile pour lui. Inutile de montrer les dents et de garder à l’œil quelqu’un comme ça.
Ce qu’il me fallait, c’était le servir et coopérer avec lui sans réserve.
C’est dans cet état d’esprit que je m’approchai. Hongryeong avait fait de la partie la plus élevée de la montagne et des falaises son territoire.
Les promontoires en forme de collines et les falaises abruptes qui s’en détachaient provoquaient des vents violents. Plus bas, dans la zone moins escarpée, le vent s’accumulait en puissantes bourrasques. C’était un territoire parfaitement adapté à la magie du vent que Hongryeong avait montrée jusque-là.
Je m’arrêtai devant la barrière lumineuse qui recouvrait son territoire et élevai discrètement mon pouvoir magique pour lui signaler mon arrivée. Hongryeong gravait un immense cercle magique dans la falaise. Il ne vint me trouver qu’après avoir pris tout le temps nécessaire pour le graver à la perfection. Il m’accueillit avec un sourire.
« Que me vaut cette visite ? »
« Je viens vous proposer une coopération, Hongryeong-nim. »
Je m’inclinai poliment. Hongryeong plissa les yeux et son sourire s’élargit.
« Une coopération. Voilà qui est intéressant. »
« Comme nos zones sont voisines, je me suis dit que nous pourrions mener l’épreuve plus facilement en les reliant. »
Hongryeong sourit, intéressé. Il fit naître un courant d’air, lui donna la forme d’une chaise et s’y adossa. Je demandai à une marionnette de fabriquer une table. Elle choisit un rocher et le tailla en table ronde.
En la voyant faire, je me dis qu’il me fallait aussi un sort pour fabriquer des tables. Un sort simple, pratique à utiliser en pleine nature. Dans ce cas, ne serait-il pas également utile d’avoir une magie capable d’aménager tout un petit nid douillet ?
Je repoussai cette idée dans un coin de mon esprit et sortis du café pour le moudre. C’était une denrée extrêmement précieuse, et je n’en avais emporté qu’une petite poignée. Nous avions bu beaucoup de thé en chemin. Comme nous risquions de nous en lasser, je préparai le café que je gardais en réserve.
Il n’égalait pas le thé en perfection, mais, puisque le professeur n’aimait pas les choses amères, il renfermait tout de même une magie subtile. Hongryeong en savoura une gorgée, puis prit la parole.
« Dans ce cas, pourriez-vous d’abord m’expliquer pourquoi je devrais coopérer avec vous ? »
Sa question était tout à fait naturelle. Il avait déjà assez confiance en ses capacités pour réussir cette épreuve seul ; il n’avait donc pas vraiment besoin de coopérer.
« Je vous inscrirai comme Premier Contributeur, Hongryeong-nim. »
Je lui offris directement la chose la plus précieuse que j’avais.
La personne choisie comme Premier Contributeur recevait dix points supplémentaires ; Hongryeong devrait donc y trouver son compte. Il pensait probablement déjà réussir, mais cela rendrait sa réussite encore plus certaine. En outre, il venait d’une grande famille. Il pouvait vouloir davantage qu’une simple admission.
Vu la nature des mages, les autres inscriraient très probablement leur propre nom comme Premier Contributeur. Si je choisissais Hongryeong, ses chances d’obtenir le titre augmenteraient considérablement. De son point de vue, c’était une proposition assez intéressante. Peut-être n’y avait-il pas pensé, car les yeux de Hongryeong s’écarquillèrent légèrement.
« Hum, intéressant. »
Après avoir bu son café et réfléchi un instant, Hongryeong hocha la tête. Ça avait marché. Je souris intérieurement.
« Faisons comme ça. Comment allons-nous nous organiser ? »
« Merci. »
Je m’inclinai profondément pour le remercier. Ma gratitude était sincère. Toute ma stratégie pour la suite reposait sur Hongryeong. J’avais pris cette décision dès le moment où j’avais aperçu la montagne. Bien sûr, j’avais envisagé plusieurs autres plans au cas où il refuserait, mais m’appuyer sur cette puissance était la solution la plus sûre et la plus confortable.
« Voici la forteresse que j’ai imaginée. »
Je dévoilai à Hongryeong toute la structure de la forteresse que j’avais conçue. C’était une sorte de labyrinthe. C’était aussi la méthode que je préférais : créer des pièges mortels et y attirer les bêtes magiques. Voilà le principe de cette forteresse.
« Quelle forteresse intéressante. »
Hongryeong sourit.
« Elle est faite pour massacrer en grand nombre les bêtes magiques de faible rang, n’est-ce pas ? »
C’était bien ça.
C’était le but de la forteresse que je lui avais présentée. À vrai dire, c’était aussi la limite de mes capacités. Après tout, mes attaques ne relevaient pas de la magie. Pour quelqu’un comme moi, qui maîtrisait mal la magie offensive, le mieux était de recourir à la force physique des pièges. Contre des bêtes magiques plus puissantes, le rapport coût-efficacité devenait mauvais.
« Oui. Je me chargerai de toutes les bêtes magiques de faible rang jusqu’à votre zone, Hongryeong-nim. »
Cette forteresse avait l’avantage de pouvoir être réutilisée. Il suffisait d’y pousser les bêtes magiques et de continuer à les tuer. Un abattoir à bêtes magiques. Voilà son unique objectif.
J’avais conçu ce plan en tenant compte de la personnalité de Hongryeong. Jusqu’à présent, il ne s’était pas volontiers avancé pour s’occuper de tâches fastidieuses. Il faisait correctement ce qu’il pouvait, mais se contentait toujours d’utiliser le minimum de forces.
C’était aussi pour cette raison que j’étais resté près de Hongryeong après avoir hésité entre lui et Ailey. Je n’avais pas encore réussi à cerner Ailey. Hongryeong, en revanche, ne semblait pas particulièrement chercher à se cacher ; il était donc facile à comprendre.
La magie qu’il déployait jusque-là dans sa zone révélait aussi sa personnalité. Il construisait une puissante muraille de vent sur cette vaste étendue. Elle repousserait ou emporterait les ennemis qui s’approcheraient. Cela ressemblait à la façon dont il s’était occupé des singes, plus tôt. Si quelque chose parvenait à forcer le passage, le vent accumulé en contrebas de la falaise le frôlerait probablement comme une lame et le mettrait en pièces.
C’était une méthode qui lui permettait de déployer une grande puissance en consommant à peine son propre pouvoir magique. Il l’avait également conçue assez simplement pour pouvoir la mettre en place très vite. Et, en dessous, il devait y avoir d’autres éléments cachés que je n’avais pas repérés.
« Nous allons diviser le territoire en deux, une partie haute et une partie basse. Je m’occuperai des bêtes magiques de faible rang en contrebas, et vous ne vous chargerez que de celles qui franchiront mes défenses et grimperont jusqu’en haut. »
Je sortis soigneusement une carte. C’était celle de la montagne que j’avais dessinée après l’avoir explorée. J’y indiquai la totalité de nos deux zones, la mienne et celle de Hongryeong, puis je les divisai en fonction du terrain. Je prendrais la partie plate du bas, tandis que Hongryeong n’aurait à s’occuper que d’une partie des hauteurs escarpées.
Comme je l’avais compris à l’avance, la partie supérieure de ma zone était elle aussi bordée de falaises, comme celle de Hongryeong, ce qui rendait cette organisation possible. En partageant ainsi le territoire, nous lui faciliterions considérablement la tâche. Il n’aurait qu’à s’occuper de quelques bêtes magiques qui réussiraient à passer et à grimper jusqu’à lui.
« Hé hé, tu as choisi cet endroit exprès, n’est-ce pas ? »
Hongryeong sourit. Je me contentai de m’incliner profondément. Si j’avais sorti la carte, c’était justement pour lui montrer mes intentions. Je devais lui faire comprendre exactement ce que je cherchais en lui proposant cette coopération. S’il n’y avait rien de caché, il me ferait davantage confiance.
« Très bien. Faisons comme ça. »
Hongryeong hocha la tête. Il agita la main et modifia en partie la magie qu’il venait d’installer. Au lieu de tout couvrir jusqu’en bas de la falaise comme auparavant, elle ne bloquait désormais que la falaise elle-même. Elle était devenue plus puissante et plus acérée.
Je poussai intérieurement un soupir de soulagement.
Notre coopération était conclue. Après m’être de nouveau incliné devant Hongryeong, je partis discrètement. Dans le cadre de cet accord, le territoire dont j’étais responsable représentait presque un tiers de la montagne. Comme j’ignorais quand et de quelle manière une attaque surviendrait, il était temps de me donner à fond et de bâtir ma forteresse. Je devais réaménager toute cette vaste zone.
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