Chapitre 102
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Traducteur/éditeur : Coughing Baby
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◈ Survivre à l’Académie de magie
Chapitre 102
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De l’autre côté de l’immense baie vitrée qui occupait tout un pan de la pièce, je voyais un soleil flamboyant. D’après la professeure, il s’agissait d’une étoile qu’on avait prélevée puis travaillée lors de la fondation de l’université. C’était ce qu’elle avait entendu dire en devenant professeure.
Le soleil diffusait une telle quantité de pouvoir magique et de lumière dans toutes les directions qu’il était difficile de croire qu’il avait été fabriqué artificiellement. Même la pièce où nous nous trouvions en était baignée.
La magie qui recouvrait la fenêtre adoucissait sa lumière et réchauffait la pièce. Les rayons dérivaient dans la salle avant de se poser sur la table près de la fenêtre.
La professeure Irian était assise là. Le repas du jour semblait lui avoir plu, car un léger sourire lui retroussait les lèvres. En la voyant, je souris à mon tour.
Je contemplai ses cheveux, où le soleil se reflétait en répandant un éclat doré et limpide. Leur magnifique texture, comme si l’or avait été filé en fils, attirait naturellement le regard de quiconque les voyait.
Elle regardait par la fenêtre en soulevant la tasse que j’avais posée devant elle. Celle-ci était parfaitement adaptée à sa main, et les joyaux incrustés dans sa surface étaient reliés par des circuits qui formaient plusieurs sorts.
Je tripotai le couteau caché sous mes vêtements. C’était un nouvel objet, que j’avais fabriqué à partir du couteau offert par la professeure. Le pouvoir magique qui traversait l’outil de sculpture insufflait de la vigueur à mon corps.
Ce couteau n’avait pas la moindre fonction offensive. Je ne m’attendais pas non plus à ce qu’il prenne cette forme. Il se contentait de me soutenir ainsi.
Mais il était incroyablement utile. Il répondait à ma volonté et suivait toujours le meilleur chemin. Les objets obtenus au bout du compte étaient encore plus réussis que je ne l’avais imaginé. Comme cette tasse, par exemple.
C’est pourquoi, ces derniers temps, je m’étais pris d’un vif intérêt pour la fabrication d’objets avec ce couteau. J’avais aussi remplacé de cette manière la plupart des objets de la chambre de la professeure. Ils étaient plus beaux et mieux finis.
Il n’en restait plus qu’un. Je regardai la table contre laquelle elle était accoudée. Elle était immense. Rien d’étonnant, puisqu’elle pouvait accueillir des dizaines de personnes.
Et sa taille faisait ressortir davantage encore le petit corps de la professeure, perchée dessus. Elle était si petite qu’elle m’arrivait à peine à la taille.
C’était aussi pour cette raison que je comptais changer la table. Elle ne mettait pas assez en valeur sa dignité. À la regarder comme ça, la professeure avait tout d’une adorable jeune fille.
Une adorable jeune fille, hein ? Je ricanai à cette pensée qui venait de me traverser l’esprit.
Il existait un dicton parmi les mages errants : si vous rencontrez quelqu’un qui a l’apparence d’un enfant, fuyez. Et d’autant plus si son royaume semble élevé. C’était un vieux proverbe.
Tout mage rêvait de s’élever dans les royaumes. Quiconque avait éprouvé ne serait-ce qu’une fois la sensation de franchir un stade d’un bond et d’être reconstitué en un être bien supérieur à celui qu’il était auparavant désirait sûrement atteindre un rang plus élevé. Moi aussi.
Pourtant, la plupart des mages mouraient sans y parvenir. Ils vivaient longtemps, mais n’étaient pas immortels pour autant. Nombre d’entre eux finissaient par s’effondrer après avoir échoué à dépasser les limites imposées par leur durée de vie.
On disait que le corps d’un mage conservait toujours son état optimal, mais il ne pouvait pas empêcher complètement le vieillissement accumulé au fil des années. Ceux qui se heurtaient à un mur finissaient inévitablement par vieillir, peu à peu.
Si l’un de ces mages avait l’air jeune, cela ne pouvait signifier que deux choses.
Soit il était réellement jeune. Un génie ayant franchi les murs les uns après les autres et qui disposait encore d’une longue espérance de vie.
Combien de mécènes se tiendraient derrière une telle personne ? Si l’on s’en prenait à elle à la légère, on risquait fort d’y laisser sa peau. Il valait donc mieux s’éloigner sans s’en mêler inutilement.
Soit elle n’était pas humaine. Un être situé juste au-delà de la limite qu’imposait la durée de vie. Ce cas-là revenait au même.
Comment s’approcher d’elle sans savoir ce qu’elle était ? Et si elle aimait manger des humains ? Voilà pourquoi ce proverbe était respecté par les errants comme une sorte de règle. J’avais moi aussi été l’un d’eux.
Je fixai la professeure Irian. Jusqu’à présent, j’avais cru qu’elle appartenait au premier cas. Mais, ces derniers temps, je commençais à en douter.
Enfin, quel que fût le cas, j’étais là pour lui demander conseil.
La professeure dut sentir mon regard, car elle tourna les yeux vers moi. Elle huma le parfum qui montait de sa tasse, puis en prit une gorgée. Un doux sourire aux lèvres, elle hocha légèrement la tête. Après avoir avalé son thé, elle demanda :
« Alors, qu’est-ce que tu voulais me demander ? »
« Professeure, savez-vous ce qu’est l’amour ? »
À ces mots, elle toussota. Elle reposa sa tasse et me regarda, décontenancée. Je soutins son regard et repris d’un ton sérieux :
« J’y réfléchis depuis quelque temps, et je me suis demandé si vous pourriez m’éclairer. Je me disais que l’intérêt que vous portez aux trésors pouvait peut-être s’apparenter à de l’amour. »
La bouche de la professeure s’ouvrit et se referma sans qu’elle dise un mot. Elle passa bientôt une main sur son visage, puis soupira.
« L’amour, quelle histoire ? Je les collectionne simplement parce que je les aime bien. »
« Je vois. »
Je hochai tranquillement la tête. Elle ne semblait pas en savoir beaucoup plus que moi sur l’amour. Je remplis de nouveau sa tasse vide. Elle me jeta un bref regard, puis la saisit et en reprit une gorgée.
Je lui demandai d’un ton léger :
« Et vous, vous êtes-vous déjà éprise de quelqu’un ? »
Pfft ! Elle recracha son thé sans même essayer de se retenir. Butler essuya délicatement les commissures de ses lèvres avec un mouchoir tandis qu’elle se mettait à tousser.
Comme prévu, elle n’y connaissait pas grand-chose en amour. Je n’obtiendrais donc pas de réponse claire auprès d’elle. Je m’y étais plus ou moins attendu. Je regardai son apparence de jeune fille, puis hochai doucement la tête.
Le corps de la professeure trembla. Son pouvoir magique se mit à onduler de la même façon.
Hum, j’étais peut-être allé un peu trop loin, cette fois. J’allais sûrement me faire frapper. J’enveloppai discrètement mon corps de pouvoir magique et me préparai à encaisser le choc. Comme prévu, je ne m’étais pas trompé.
« … Dehors ! »
Son visage rougit et son pouvoir magique s’amassa en une explosion avant de me frapper. Le choc me projeta hors de la pièce. Je roulai plusieurs fois sur le sol avant de parvenir à m’arrêter.
Dans cette position, je contemplai la porte hermétiquement close. Cela faisait un bon moment que la professeure ne m’avait pas frappé. Je comptai les jours et me rendis compte que plus de quatre mois s’étaient déjà écoulés. Peut-être était-ce parce que cela faisait si longtemps, mais ma tête résonnait un peu.
À cet instant, quelqu’un me caressa doucement la tête. Quelque chose se répandit dans mon crâne depuis le bout de ces doigts, et la douleur commença à s’apaiser.
Je tournai les yeux et vis Mira. Elle avait encore changé de tenue aujourd’hui. Cette fois, elle portait une robe qui semblait très légère. Elle croisa mon regard et sourit légèrement des yeux.
« Héhé, ça faisait longtemps que je ne t’avais pas vu te faire mettre dehors comme ça. »
« C’est vrai. »
Je me dépoussiérai et me relevai. Pour être honnête, ma deuxième question était à moitié une plaisanterie. Je ne m’attendais pas à une réaction aussi explosive, cela dit.
Une plaisanterie, hein ? C’était étonnant de me rendre compte que je pouvais me permettre ce genre de choses avec la professeure Irian.
Ces derniers temps, elle s’était adoucie au-delà de tout ce que j’aurais pu imaginer. Comment était-elle avant ? Si j’avais évoqué l’amour, elle m’aurait arraché l’âme pour la tordre jusqu’à la dernière goutte.
Je n’aurais jamais osé poser une telle question. Encore moins plaisanter avec elle.
Mais les choses avaient changé. Elle éprouvait clairement une certaine affection pour moi, et j’avais moi aussi fini par ressentir une certaine familiarité avec elle. C’était une attirance naturelle, presque instinctive.
Je ne lui avais pas demandé si elle aimait les trésors pour une autre raison. C’était précisément à cause de cette sensation. Je serrai puis desserrai lentement le poing. Tous les trésors étaient-ils naturellement attirés par elle ? C’était étrange.
« Je n’arrive pas à croire que tu lui aies vraiment posé cette question. Je ne te l’ai pas dit ? Le parfum que je perçois chez elle est d’une pureté remarquable. La taquiner ainsi, c’est presque étonnant qu’Irian se soit contentée de te mettre dehors. »
« Quand on ignore quelque chose, ne faut-il pas demander aux autres ? Je pensais que la professeure pourrait m’éclairer. »
Mira glissa son bras autour du mien et éclata de rire. Elle leva les yeux vers moi. Le parfum de rose qui l’entourait tout à l’heure flottait encore autour d’elle.
« Sache que la voie ultime te sera toujours ouverte. Si tu me confies ce corps, je ferai en sorte que tu puisses m’aimer. »
« … Ha ha, non merci. »
Je souris avec amertume, puis secouai légèrement la tête. Elle le savait aussi. N’étant pas une marionnette complète, elle ne pouvait pas être la réponse à l’exercice. Mais si elle continuait à me taquiner ainsi, c’était sans doute par goût et pour s’amuser.
J’entendis un léger claquement de langue. Quand je me tournai vers Mira, elle me sourit de toutes ses dents. Avais-je mal entendu ? Elle posa une main sur ma poitrine et demanda :
« Ah bon ? Et comment comptes-tu trouver une méthode ? »
« Il y a bien quelqu’un dans les environs qui connaît mieux la professeure On que moi, non ? Je dois aussi lui témoigner ma reconnaissance, alors je pensais aller lui rendre visite. »
L’exercice que m’avait donné la professeure On ressemblait à une tentative de saisir les nuages. L’amour, hein ? Je devais en éclaircir le sens. Allons en ville. Je pris ma décision.
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« Hum, tu es venu me chercher ? »
« Oui. »
Je hochai la tête. Des marionnettes occupaient tout l’espace. Il y en avait sur les murs, mais aussi au plafond et au sol. Assis à la table au milieu d’elles, je regardai mon interlocuteur.
« Ho ho, je ne pensais pas que tu ne viendrais que maintenant. Et tu viens en plus me parler d’un exercice ! »
Mauro sourit, ses yeux plissés par les rides. Il me tendit une tasse. Tandis qu’il versait le thé, je regardai tranquillement autour de moi. Les marionnettes étaient parfaitement soignées. Elles étaient dignes de l’Atelier de marionnettes d’On.
« Je vous prie de m’excuser. J’ai essayé de venir aussi vite que possible, mais j’ai eu beaucoup de choses à régler entre-temps. Acceptez ceci, je vous prie. C’est un petit cadeau pour vous remercier de m’avoir présenté ce cours. Je l’ai préparé avec quelques points. »
Sur ces mots, j’envoyai un scarabée-miroir voler vers lui. Il fila droit sur Mauro, qui le fixa avant d’approcher sa bague. Je lui transférai vingt mille points, tous ceux que j’avais reçus auparavant de l’Anneau du Ciel.
En assistant au cours de la professeure On, la dernière fois, j’avais appris quelque chose. L’occasion qui m’avait été offerte était entièrement le fruit de sa bienveillance et, pour un marionnettiste comme moi, elle avait une valeur inestimable.
Les échanges devaient toujours être équitables. Puisque je savais qu’il n’y avait aucune malveillance derrière ce geste, je devais y répondre avec la même bienveillance.
« Je l’accepte avec gratitude cette fois-ci, mais à l’avenir, tu n’auras plus besoin de m’apporter ce genre de choses. Après tout, on peut désormais te considérer comme un membre de mon école. »
« Eh bien, si tu m’en donnes, je ne refuserai pas, bien sûr. » Il se caressa la barbe en ajoutant cela. Après l’avoir écouté, j’inclinai légèrement la tête.
« Un membre de votre école… vous voulez dire ? »
Mauro éclata de rire et sortit une carte. Elle portait le même emblème que la mienne : celui d’« On ».
« C’est un objet nécessaire pour les cours, mais c’est aussi le signe que tu fais partie de notre guilde. Dès l’instant où tu l’as acceptée, tu es devenu l’un des nôtres. Nous sommes donc bien membres de la même guilde. »
Ces mots me firent rire, incrédule. Je m’étais attendu à ce qu’ils essaient de m’attirer dans leur guilde. Mais je ne pensais pas qu’il en parlerait aussi ouvertement. Ainsi, recevoir la carte suffisait à devenir membre de la guilde.
J’avais mal compris. On ne pouvait pas assister au cours parce qu’on avait rejoint la guilde. On rejoignait la guilde parce qu’on assistait au cours. Voilà pourquoi il m’avait remis cette carte.
Mauro dut voir mon expression, car il éclata de rire. Puis il agita légèrement la main.
« On appelle ça une guilde, mais personne ne sera jamais contraint de faire quoi que ce soit. Notre seul but est de permettre aux marionnettistes de talent de se retrouver. C’est aussi ce que souhaite Madame. »
À l’évocation de Madame, je repensai à la femme que la professeure On tenait dans ses bras. J’attendis tranquillement que Mauro poursuive. Il prit une gorgée de thé, se caressa la barbe et reprit :
« Si tu ne souhaites pas appartenir à la guilde, tu peux la quitter. Ça ne veut pas dire que tu seras exclu du cours. En revanche, tu ne pourras plus me demander conseil, hm ? Après tout, j’aurais du mal à parler si tu ne fais pas partie de la guilde. »
Il me fit un clin d’œil. Un geste bien trop frivole pour un vieil homme. Je souris avec amertume devant tant de légèreté.
« Je vous serais reconnaissant de me considérer comme l’un des vôtres. Comme vous l’avez dit, les marionnettistes doivent s’entraider, n’est-ce pas ? »
Je hochai doucement la tête. Pour être honnête, même si Mauro n’avait rien dit, j’aurais abordé le sujet moi-même. Leur guilde m’intéressait aussi beaucoup. J’avais besoin d’influence. Mauro éclata de rire en m’entendant.
« Sage décision ! Notre ville compte enfin un nouveau membre, elle aussi. Tu n’imagines pas à quel point j’enviais nos compagnons des autres villes. »
« J’espère pouvoir compter sur vous à l’avenir, maître de guilde. »
« Appelle-moi comme avant, tout simplement. Maître de guilde ? Pourquoi employer des mots aussi guindés ? »
Mauro agita les mains en parlant. Ensuite, il me donna quelques explications sur la « Guilde des marionnettes d’On ».
Les membres se réunissaient en ville environ une fois par an, et chacun était libre de participer ou non. Tous les dix ans, les marionnettistes de chaque ville se rassemblaient. Ce genre de choses.
Cela ressemblait à ce que j’avais appris en me renseignant à l’avance. La guilde était d’une simplicité désarmante. Elle laissait chacun libre de faire ce qu’il voulait. C’était aussi pour cette raison que je souhaitais la rejoindre.
Ce ne fut que bien plus tard qu’il aborda ce qui me préoccupait. Il avait fini par céder au regard ennuyé de Mira, assise à côté de moi.
Sans cela, il aurait probablement parlé de la guilde à cœur joie. Mauro toussota, embarrassé.
« Hum, désolé. Ça faisait si longtemps que je n’avais pas expliqué tout ça que j’en ai perdu la notion du temps. Bref, la professeure t’a confié un exercice intéressant. »
Mauro me regarda en silence, puis sourit.
« Eh bien, ce que je peux te dire est très simple. On t’a demandé de fabriquer une marionnette que tu aimeras et que tu continueras d’aimer. Alors, pourquoi faudrait-il que tu l’aimes ? À mon avis, tu devrais chercher une raison claire qui t’explique pourquoi tu dois l’aimer. »
« Une raison, vous voulez dire ? »
Je me plongeai en silence dans mes pensées. Une raison de l’aimer. J’avais beaucoup réfléchi à l’exercice, mais je ne m’étais jamais demandé pourquoi j’aimais.
« Voilà pour mes conseils d’aujourd’hui. Je te l’ai déjà dit, mais une marionnette est aussi une forme de magie. Ce n’est qu’en y réfléchissant et en trouvant toi-même la réponse que tu parviendras à la compréhension. Alors, trouve seul la suite du chemin. La réponse est peut-être plus proche que tu ne le crois. »
Aux paroles de Mauro, Mira éclata de rire. Elle m’enlaça doucement le bras et posa la tête contre moi. Son léger parfum de rose éveilla mon esprit.
« Oh là là, mais la seule personne près de toi, ici, c’est moi, non ? »
Mauro partit d’un grand rire à ses mots. Il tapa légèrement sur la table et hocha la tête.
« C’est bien possible ! Tu devrais aider ce jeune homme comme il faut. »
« Héhé, c’est ce que je fais. C’est mon maître, celui qui restera avec moi toute ma vie, après tout. »
« Avoir une si belle jeune femme à ses côtés, voilà qui est une grande chance. Enfin, je ne sais pas si tu es vraiment une jeune femme. Hou hou ! »
« Qu’est-ce que tu racontes ? Je suis une femme délicate, tu sais ! »
Ah ah, oh oh. Ils rirent ainsi ensemble. Je les observai en silence et souris avec amertume. Ils s’entendaient bien, tous les deux. Ou peut-être était-ce tout le contraire.
Ensuite, nous échangeâmes quelques banalités. Mauro ne me donna pas d’autres conseils. Comme il l’avait dit, c’était à moi de trouver la solution. Je ne pouvais que lui être reconnaissant de m’avoir donné matière à réfléchir.
Une raison d’aimer, hein ? J’y réfléchis tandis que je retournais lentement à la tour. Quelques jours passèrent. Alors que j’étais perdu dans mes pensées, le numéro zéro s’approcha de moi.
Il avait l’air extrêmement excité. Il m’annonça qu’il avait terminé la marionnette et m’emmena avec lui. Cela faisait un mois et demi qu’il s’était enfermé dans son atelier.
Je fixai, abasourdi, la marionnette qu’il avait fabriquée. C’était moi. Mon portrait, en taille gigantesque.
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