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Traducteur/éditeur : Mordor
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◈ Survivre dans un univers de fantasy sombre et gelé en tant que mage de génie ◈
Chapitre 73 : Les maraudeurs sont des sacs à fric (2)
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Au milieu du chaos, Ian évalua calmement la situation, donna ses ordres au bon moment et soutint ses alliés avec des sorts pour leur ouvrir une brèche.
En un instant, l’équilibre du combat s’effondra et deux combattants de l’avant-garde du groupe de Marauder périrent.
Mais c’est quoi, ce bordel ?!
Gardro, le mage du groupe de Marauder du troisième étage, resta stupéfait devant ce retournement de situation inattendu.
Ils ont dit qu’ils venaient juste d’arriver au début du troisième étage ! On est loin d’avoir affaire à des débutants !
Avaient-ils baissé leur garde ? Leur vie était en jeu. Bien sûr que non.
Ces salauds… non, ce mage absurdement jeune et cette elfe de malheur étaient simplement bien plus forts que prévu.
Un Maître des trois affinités… !
Les combats entre mages relevaient entièrement de la stratégie.
Ils devaient identifier ou anticiper les sorts de leurs adversaires tout en dissimulant les leurs. Contrer l’ennemi avec leurs sorts ou par d’autres moyens était la base du combat magique.
Gardro avait cru la victoire acquise après avoir bloqué l’Éclair en chaîne ennemi et utilisé la brume pour neutraliser les sorts de foudre.
Mais il s’était trompé.
Je croyais qu’il était au mieux un Maître des deux affinités…
Ce n’était pas le cas.
Et il maniait autant de sorts avec une telle aisance ?
Gardro était à la fois horrifié par le talent d’Ian et accablé de désespoir.
Je m’en suis pris aux mauvaises personnes !
« … »
Seul à l’arrière, Gardro vit l’elfe et le nain les fixer d’un regard terrifiant.
« Hii ! »
Terrifié, Gardro détourna le sort qu’il destinait à Ian et le lança sur Elena et Gimlius.
[Explosion de givre]
Fffff !
Gardro ignorait que leurs boucliers étaient recouverts de peau de Drake bleu, résistante à l’eau et au Givre.
Elena bloqua le sort sans difficulté, puis lança son marteau.
[Tirage à pile ou face]
Une pièce apparut devant Ian.
La main d’Elena trembla à cause de son trait de tremblement.
Pile.
[Face]
Elle rata sa cible.
« Tss. »
Le marteau d’Elena roula inutilement sur le sol tandis que Gardro prenait la fuite.
Elena s’apprêtait à poursuivre Gardro pour en finir, mais elle se rappela qu’autre chose comptait davantage pour elle à présent et fit demi-tour.
« Ian !!! »
* * *
« Putain… ! »
Les deux guerriers étaient morts et le mage s’était enfui.
L’archer et le voleur homme-bête encore en vie tentèrent de nous régler notre compte rapidement pour rétablir l’équilibre des forces, mais ça ne marcha pas non plus.
[Explosion de givre]
Fffff !
Le Givre qui jaillissait de mon bâton les empêcha de s’approcher imprudemment.
« Ian ! Derrière moi ! »
Prête à parer l’embuscade du voleur, Daisy se colla dos au mur, s’accroupit et leva haut son bouclier pour protéger le haut de son corps.
« Ouais ! »
C’était un peu pitoyable, mais je me planquais derrière les jupes de Daisy.
« Putain… ! »
L’archer Marauder et le voleur homme-bête échangèrent finalement un regard misérable, puis s’élancèrent en même temps pour fuir.
Des idiots.
Ils savaient très bien se servir de leur cerveau pour dépouiller les autres, mais plus quand il fallait détaler ?
Les flèches de Hans et mes sorts se lancèrent à leur poursuite.
« Argh… »
Les deux roulèrent lamentablement au sol, des flèches et des pointes de glace fichées dans le dos.
« Pitié… s-sauvez-moi… »
Je ricanai en voyant le voleur, qui affichait un sourire cruel quelques instants plus tôt, supplier maintenant pour sa vie.
« Si tu avais été à notre place, tu nous aurais épargnés ? »
« Bien sûr… »
« Mon cul. »
Boum ! Crac !
Le combat s’acheva sur cette dernière supplique éhontée.
* * *
— Ouf… On a gagné de justesse.
— Ils étaient dangereux. On ne s’en est sortis que grâce à la réactivité d’Ian. Un seul faux pas, et c’est nous qui y passions.
— Des maraudeurs dès notre arrivée au troisième étage…
Tous les Marauder étaient dangereux.
Ils étaient plus rusés que des monstres, avaient de l’expérience et possédaient parfois même un meilleur équipement.
Mais si on parvenait à les vaincre, on pouvait se faire un joli pactole.
« Oh ! Regardez-moi ça ! C’est de l’acier de Damas ! »
Était-ce parce qu’ils faisaient partie des vétérans de l’Expédition du troisième étage ?
Leurs armes, leurs armures et leurs boucliers étaient tous faits d’acier de grande qualité.
Nous ricanâmes en examinant l’équipement récupéré sur leurs corps.
« Je sens du mana là-dedans. »
« Quoi ?! »
Le voleur homme-bête avait même un objet magique.
Ça, c’est…
« Tu sais ce que c’est ? »
« Des bottes de vitesse. »
Une fois activées, elles allégeaient le corps de la personne qui les portait.
Ces bottes avaient facilité les déplacements insaisissables de l’homme-bête.
« Oh ! N’importe quelle classe pourrait en tirer profit ! »
« Waouh ! »
« Excellent. »
Jusqu’à la fin de l’expédition, elles iraient à la personne qui saurait le mieux s’en servir.
Cette personne, c’était Elena, la meilleure combattante du groupe.
« Oh ! C’est vrai, je me sens plus légère ! »
Après avoir activé les bottes de vitesse, Elena fit la démonstration d’un exploit : elle prit appui sur les deux murs et s’éleva jusqu’au plafond.
Déjà agile, l’elfe devint encore plus vive grâce à cet objet magique lié à la vitesse.
« Héhéhé, quelle belle prise~ »
« Ne fête pas ça trop tôt. À la fin de l’expédition, on tirera au sort ou on les vendra pour se partager l’argent. »
« Tss. »
Je laissai mes compagnons ricaner derrière moi et repassai le combat en revue.
Même si leur mage du givre avait dressé une barrière, on aurait pu la briser avec un combo Charge et Éclair en chaîne.
Mais je ne pouvais pas les équiper, faute d’emplacements de sorts.
On ne savait pas dans quelle zone on allait atterrir.
Au final, le problème, c’était le manque d’emplacements de sorts.
L’attaque des maraudeurs nous avait pris par surprise, mais nous l’avions brillamment repoussée grâce à ma réactivité et à la bonne coordination de mes compagnons.
Gimlius avait bien tenu bon, malgré sa tête de troll de nain, et Hans s’était également bien débrouillé face à des vétérans du troisième étage.
Sans parler d’Elena et de Daisy, qui avaient joué un rôle crucial.
Dans le Labyrinthe, la composition du groupe et les talents de mes compagnons sont ce qui compte le plus.
Même si j’étais un mage de génie exceptionnel, je ne pouvais pas tout gérer seul dans un Labyrinthe rempli d’innombrables imprévus.
Ce qui comptait plus que tout, c’était les compagnons à mes côtés.
Des gens en qui je peux avoir confiance, solides aussi bien à l’extérieur qu’à l’intérieur.
C’était sans doute le groupe idéal pour atteindre les étages supérieurs.
Perdu dans mes pensées, j’appelai Elena.
« Hé, Elena. »
« Hmm ? »
Elena était déjà assise et mâchait un morceau de viande séchée.
Je ne pus m’empêcher d’admirer son appétit : elle se remplissait la panse au milieu d’un charnier.
« La Pierre de grâce que tu as consommée tout à l’heure. Quel pouvoir t’a-t-elle donné ? »
J’avais fait consommer la pierre à Elena à l’avance, de peur que les maraudeurs ne nous la prennent.
Je voulais aussi renforcer notre puissance de combat avant l’affrontement.
« C’est vrai ! Elena, tu as consommé une Pierre de grâce, non ? »
« Ah, ça ? »
Elena avala sa bouchée de viande séchée, se leva et épousseta ses vêtements.
Puis, contre le mur, elle écarta brusquement les jambes et fit le grand écart.
« Mon corps est devenu plus souple. »
C’était tout ?
« Et… »
Elena ôta ses gants, serra le poing nu et frappa soudain le mur.
Bam !
« Je crois que je suis aussi devenue plus résistante. »
Des fragments de pierre tombèrent en pluie, mais la main d’Elena était parfaitement intacte.
En vétéran du Donjon de la Mort, je compris la bénédiction contenue dans la Pierre de grâce.
Un corps résistant et souple.
Il faudrait une expertise précise au Bureau d’expertise, mais sa valeur devait être à peu près la même que celle de Châtiment.
Renforcer sa défense physique et son agilité, c’est essentiel pour une guerrière, non ?
Et contrairement à une compétence active qui consommait de l’endurance à chaque utilisation, celle-ci était passive.
Elle pouvait servir longtemps.
Autrement dit…
Elena était devenue plus forte.
Et…
« Félicitations, Elena. Tu es de nouveau endettée. »
J’applaudis d’un air grave.
« M-moi ? De nouveau endettée ? »
Incrédule, Elena écarquilla les yeux et dressa les oreilles avant de me crier dessus.
« Va te faire foutre ! Tu m’as forcée à l’avaler ! C’est quoi, ces conneries ?! »
« On n’avait pas le choix si on ne voulait pas se la faire voler. Le voleur avait peut-être une compétence de vol. »
« Noooon !!! »
Même après lui avoir donné un tonique de santé, elle continuait à me casser les couilles.
Elle ne se doutait pas des efforts que je faisais, au bord des larmes, pour bien élever mon amie d’enfance.
« Ah ! C’est donc pour ça que tu as réussi à acculer ton adversaire ! »
Gimlius la félicita tout en lorgnant avec envie la Pierre de grâce, les lèvres pincées.
Il ne protesta toutefois pas, puisque mon jugement nous avait tirés d’affaire.
« Félicitations, Elena. »
Hans, qui semblait étrangement abattu, fit de même.
Ouf. Les choses avaient mal commencé, mais on s’en était assez bien tirés.
Je souris en repensant au nouveau sort que j’avais appris.
Doppelgänger arcanique. Il est plus utile que je ne le pensais.
Le voleur s’était approché de nous.
Lance de glace était trop lent et Explosion de givre manquait de puissance meurtrière.
Mais grâce au nouveau sort, nous avions échappé au pire.
« Ça m’ennuie d’avoir laissé ce mage s’échapper. »
Hans fronça les sourcils en regardant l’endroit où Gardro avait disparu.
Il avait raison.
Même mage errant, Gardro devait être le butin le plus juteux de tous, tout simplement parce que c’était un mage.
Quel gâchis.
Mon sac à fric !
« Non, ce n’est pas ce que je voulais dire… »
« C’est un peu inquiétant, mais Gardro a perdu tous ses compagnons et se retrouve seul. Il a dû dépenser beaucoup de sorts, lui aussi. Est-ce qu’il peut seulement survivre ici ? »
Gimlius s’exprima comme si Hans n’avait rien de mieux à craindre.
« Mais s’il survit et nous dénonce comme des maraudeurs… »
C’était une inquiétude légitime, mais je rassurai Hans.
« Ne t’en fais pas trop, Hans. Gardro est un mage errant, après tout. »
En parlant, je leur montrai l’insigne officiel de mage de la Tour de magie, fixé à ma robe.
« … Hé. Tu sais vraiment rassurer les gens. »
Hans sourit.
« Restons ici pour la nuit et réapprovisionnons-nous en sorts. »
« D’accord ! »
« Ouais ! »
Après nous être reposés, nous reprîmes l’exploration du troisième étage.
* * *
Comme l’avait montré le piège de l’échiquier, la Salle de banquet en plâtre abritait des monstres de type golem, des formes inertes faites de diverses pierres.
Après avoir franchi l’échiquier et pénétré dans le couloir, nous eûmes l’impression d’entrer dans la somptueuse salle de banquet d’un noble.
Un long tapis de velours rouge, usé par le temps mais toujours élégant, s’étendait sur le sol. Le long des murs s’alignaient des portes cintrées en bois finement ouvragées.
Pourtant, l’atmosphère n’avait rien d’élégant.
Houuuuu.
Pas. Pas.
Dans ce hall silencieux qui aurait dû bourdonner de bruit, seuls nos pas résonnaient.
L’air sentait le parfum fraîchement vaporisé.
Mais cette fragrance se mêlait à une puanteur de sang, une odeur discordante qui nous piquait les narines de façon encore plus désagréable.
« Cet endroit est répugnant, mais pas comme le deuxième étage… »
Daisy se couvrit le nez en parlant.
« Halte. Dix poupées de pierre devant. »
Des poupées de pierre finement sculptées se tenaient entre les couloirs et les portes.
Hans leva la main pour nous signaler les ennemis.
« Elles ont une sale gueule… C’est quoi, ces trucs ? Elles me foutent en rogne. »
Comme le disait Elena, les monstres de rang sept de cet endroit donnaient une impression de vallée dérangeante.
Ils ressemblaient vaguement à des humains, ce qui les rendait déplaisants à regarder.
…
Sculptées dans du plâtre blanc comme le jade, les poupées étaient si détaillées qu’on distinguait les plis des articulations de leurs doigts et les ondulations de leurs vêtements. Leurs visages semblaient tous modelés d’après ceux de personnes dévorées par le désespoir.
Le plus étrange, c’étaient leurs poses.
Une poupée de plâtre vêtue en servante tenait une véritable tête humaine tranchée comme un bijou. Une autre, habillée en noble, avait remplacé sa propre tête par un crâne humain desséché, qu’elle inclinait d’un angle sinistre.
Criiiic !
Les poupées tournèrent la tête en nous apercevant.
Avec des mouvements bien trop fluides pour des statues, elles se mirent à avancer une par une.
Les poupées chevaliers sont les plus dangereuses.
« Vous le savez, pas vrai ? Ici, c’est une bataille d’usure. »
Si nous les brisions une par une, nos armes ne tiendraient pas le coup.
Elles étaient principalement faites de pierre, donc la foudre serait inefficace. Il ne nous restait qu’à nous fier à la magie de l’eau et du givre.
[Explosion de givre]
Fffff !
Je leur soufflai un vent glacial.
Ce n’était pas assez puissant pour les briser, mais ça ralentissait leurs mouvements et, surtout, les rendait bien plus vulnérables aux attaques physiques.
« Allons-y, Elena ! »
« Ça marche ! »
Les monstres d’ici sont lents, mais leur résistance pose problème.
Mais avec un mage comme moi, qui maîtrise la magie de l’eau et du givre, aucun souci.
Bam ! Crac !
Elena et Gimlius se ruèrent en avant, armés de leurs armes contondantes, et se mirent à fracasser les poupées affaiblies.
« … »
Hans tenait un bouclier au lieu de son arbalète. Il protégeait Daisy et moi tout en surveillant les portes qui bordaient le couloir.
Criiiic !
« Elles arrivent ! Elena ! »
Chaque fois que des poupées de pierre à l’affût d’une ouverture jaillissaient des portes, Hans les bloquait et appelait l’avant-garde.
« Compris ! »
À la différence des pièces de l’échiquier, les poupées de pierre brisées laissaient tomber des Pierres de mana.
« Hé hé. Elles sont grosses ! Plus grosses que celles du deuxième étage ! »
Comme on pouvait s’y attendre de monstres de rang sept du troisième étage, leurs Pierres de mana étaient plus grandes que celles du deuxième étage.
Les gains doublaient, bien sûr.
À partir du troisième étage, même sans trouver de butin spécial, on pouvait gagner rapidement de l’argent en ramassant consciencieusement les Pierres de mana.
Dans cette zone, les pièges étaient peut-être les seules choses dont il fallait particulièrement se méfier.
« Vous le savez, pas vrai ? Ne vous approchez pas des tableaux. »
À un moment, toutes les lumières du couloir, qui l’éclairaient vivement comme une salle de banquet, s’étaient éteintes.
…
On se serait cru dans un musée, par une nuit noire.
Toutes sortes de tableaux étaient accrochés aux murs.
« Il a bougé… Ian… ce truc. »
Daisy le fixa avec effroi, se pressa contre moi et chuchota.
Il avait clairement regardé droit devant lui, mais après notre passage, les yeux de l’homme sur le tableau s’étaient tournés vers nous.
Un esprit maléfique dans un tableau.
Un poltergeist.
Pour les affronter, il fallait continuer à les regarder jusqu’à ce qu’on sorte de leur portée.
Ffff !
« Tu crois aller où ?! »
Même à cet instant, une main blanche sortit d’un tableau après que j’eus détourné le regard un instant. J’agitai la torche et elle se rétracta.
On peut obtenir des récompenses spéciales grâce à eux, mais…
Une femme hurlant dans un vieux château, la bouche grande ouverte, déchirée jusqu’aux oreilles.
Un gentilhomme se noyant dans un lac, sous une barque sans propriétaire.
Tous avaient l’air dangereux, alors je remis ça à plus tard.
Si j’entre par accident dans un tableau avec un lac, c’est fini !
À moins d’avoir une capacité liée à la respiration ou à la nage, il serait difficile de s’en échapper.
Nous continuâmes à chasser, à éviter les pièges et à tuer les monstres.
Nous croisâmes parfois des membres d’autres Expéditions, mais rien de semblable à ce qui s’était passé plus tôt ne se reproduisit.
Enfin, ce n’était pas facile de tomber sur des maraudeurs, au départ.
Le troisième jour de notre exploration, nous découvrîmes quelque chose de spécial.
Tarararan~
Dans une pièce, une poupée fille toute colorée, à l’inverse des poupées sans couleur, se tenait debout tandis qu’une boîte à musique jouait.
C’était un automate, une espèce supérieure parmi les monstres de cet endroit.
Clic !
Contrairement aux poupées de pierre lentes, la poupée fille bondit dès qu’elle nous aperçut et fonça sur nous à toute vitesse.
Elle pivota comme si elle dansait et décocha un coup de pied, révélant une lame acérée au bout de son pied.
Fff !
Clang !
« Argh ! »
Gimlius tituba et le marteau d’Elena s’abattit aussitôt.
Mais l’automate plia tout son corps de façon contre nature, jusqu’à presque toucher le sol, esquiva le coup puis balança vivement son membre antérieur.
« Cette saloperie… ! »
Une fine goutte de sang coula du menton d’Elena, qui avait reculé la tête à toute vitesse.
Elle était agile et imprévisible.
« Daisy ! Bénédiction ! »
« Ouais ! »
Cette fois, Gimlius reçut la Bénédiction à la place d’Elena et se rua en avant.
« Waaaaah ! »
Plus agile que d’habitude, il bloqua les attaques de l’automate et le maintint en place.
[Châtiment]
Bam !
Elena lui infligea peu à peu des dégâts.
« Crève ! »
Je lui portai ensuite un coup fatal avec un sort dès qu’une ouverture se présenta.
[Jet d’eau ascendant]
[Explosion de givre]
Le jet d’eau jailli du sol gela la moitié du corps de l’automate.
Hans, qui s’était dissimulé dans l’obscurité au-delà de la lumière de la torche grâce à la Cape du Corbeau noir, décocha un carreau qui atteignit une articulation et lui arracha un bras.
Criiiic.
[Pointe de glace]
La lance de Givre que je lançai transperça la poitrine de la poupée et la cloua au mur.
Criiiic…
Ses yeux artificiels, pareils à des pierres précieuses, s’éteignirent.
La poupée fille baissa la tête et s’affaissa.
Mais quand Elena s’approcha, elle releva brusquement la tête et une aiguille empoisonnée jaillit de sa bouche atrocement ouverte.
« Hmph. »
La capacité de l’automate : faire le mort.
C’était une attaque dangereuse, capable d’infliger une blessure mortelle à qui ne la connaissait pas. Mais, grâce aux informations que je lui avais données, Elena la bloqua sans difficulté et fracassa à plusieurs reprises la tête de la poupée avec son marteau.
« Crève ! Crève ! Crève ! »
[Elena a détruit l’automate (fille).]
Réduite en miettes, la poupée fille cessa de bouger.
Ses pièces pouvaient se vendre à bon prix ; nous les emportâmes donc avec sa Pierre de mana.
Le deuxième étage nous avait pris trois ou quatre jours.
Au troisième étage, il fallait en moyenne sept jours pour trouver le portail suivant.
Vers le sixième jour de notre exploration de la Salle de banquet en plâtre, nous en trouvâmes un avec un jour d’avance.
C’était soit un portail de retour, soit un portail menant à une autre zone.
« Hmm. »
Retourner dans le Labyrinthe.
Ou bien aller au Repaire des porcs ou dans la Forêt d’Émeraude.
L’une de ces trois possibilités.
Notes :
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