Chapitre 65
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Traducteur/éditeur : Alyo
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◈ Survivre parmi les Anomalies ◈
Chapitre 65 : le président et le nouvel employé Lee Seung-hoon
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« Ha ha ha ! Vous voilà ! Je vous confie Sarang Trading Company. Prenez-en bien soin à ma place, désormais ! »
L’ancien président, Han Sarang, me salua poliment et me céda son bureau. Ces cinq derniers jours, j’avais racheté ses parts, discuté de la transaction avec lui et souvent partagé un verre en sa compagnie. Ce n’était pas un mauvais bougre.
« En fait, il était plutôt franc et honnête. »
Sarang Trading Company en était arrivée là parce qu’il ne s’intéressait absolument pas à sa gestion.
Ça me semblait étrange qu’une telle chose puisse arriver alors que son caractère n’avait rien de mauvais, mais l’Histoire regorgeait d’exemples du même genre.
« On dit que même le dictateur le plus cruel du monde était un voisin gentil avec son entourage. »
Bien sûr, il avait peut-être caché sa vraie nature parce qu’il était question d’argent, mais le Han Sarang que j’avais connu était au moins comme ça.
« Bon, alors, comment est-ce que je vais diriger Sarang Trading Company ? »
Socrate disait : « Connais-toi toi-même. »
J’avais peu d’expérience dans la société et aucun talent pour diriger une entreprise. Et comme la destruction pouvait surgir d’ici à tout moment, je n’avais pas le loisir d’apprendre sur le tas.
« C’est pour ça que je vais avoir besoin de ton aide. »
『Laissez-moi faire.』
« Commençons par régler le problème de la batterie. »
Sarang-i était pratiquement toute-puissante dans la société moderne, mais elle avait un défaut : sa consommation de batterie était énorme.
« Sarang-i récupère 1 % de batterie par heure, tandis que la plupart de ses fonctions en consomment plus de 10 %. Chaque utilisation entraîne aussi une consommation supplémentaire pour maintenir ses fonctions d’IA. Je ne peux donc pas m’en servir longtemps. »
Je sortis d’abord un chargeur. Après l’avoir aspergé de Potion de renforcement, rien ne changea en apparence.
« Je vais essayer de la recharger comme ça. »
Je branchai le chargeur sur une prise du bureau du président et mis Sarang-i en charge, mais la vitesse de recharge ne changea pas.
『La puissance de sortie du chargeur semble insuffisante.』
« Ah bon ? »
J’emportai le smartphone et le chargeur à l’usine. Certains me dévisageaient comme si un étranger s’était égaré là, tandis que d’autres n’arrivaient pas à croire que j’étais devenu président.
« Ne faites pas attention à moi. Je suis peut-être le président, mais je suis aussi un nouvel employé, alors n’hésitez pas à me traiter normalement. »
« Ah, oui… »
J’aspergeai de Potion de renforcement le gros générateur installé dans l’usine. Son apparence ne changea pas de façon visible, mais une prise pouvant accueillir plusieurs fiches apparut. Je branchai le chargeur et mis le smartphone en charge. Ce qui se produisit alors me stupéfia.
« Il se recharge de 1 % par seconde. »
Bien sûr, le problème de la batterie n’était pas entièrement réglé. Elle consommerait toujours beaucoup d’énergie et je devrais revenir ici à chaque fois pour la recharger.
« Mais pouvoir la recharger vite, c’est toujours mieux que rien. »
Une fois l’appareil rechargé, je retournai dans le bureau du président. En chemin, j’entendis les employés discuter derrière moi.
« Hein ? Qu’est-ce qui se passe ? Le générateur est à court de carburant. »
« Quoi ? Alors pourquoi il fonctionne encore ? »
Je discutai de la gestion de l’entreprise avec Sarang-i, dont la batterie était maintenant pleine.
« Il me faut un moyen de m’occuper de deux choses : diriger l’entreprise et empêcher les graines de destruction de germer ici. »
『La première ne sera pas difficile. Les partenaires commerciaux étrangers de Sarang Trading Company sont étonnamment fiables. Elle devrait donc poursuivre ses affaires avec eux, tout en se concentrant sur le développement de nouveaux itinéraires et de nouvelles technologies. Il serait également judicieux d’engager des gestionnaires professionnels pour faire croître l’entreprise.』
« Et pour empêcher les graines de destruction de germer ? »
『Le scénario le plus probable, dans la situation actuelle, est qu’un employé, poussé à bout par le stress accumulé, son insatisfaction envers la société et un avenir incertain, entre en contact avec une Anomalie. L’histoire de l’entreprise, qui était une entreprise toxique, pourrait alors mener à la destruction. La meilleure solution est de faire croître l’entreprise et d’améliorer le bien-être des employés. La première partie peut être réglée par la direction ; Lee Seung-hoon devra personnellement s’occuper de la seconde.』
Sarang-i était arrivée à la même conclusion que moi.
« C’est bien ce que je pensais, non ? »
『Cependant, la probabilité n’est pas de 100 %, et l’on ne peut exclure une destruction causée par d’autres facteurs ou par la nature particulière d’une Anomalie.』
« Bien sûr, je dois garder ça à l’esprit. Mais maintenant que je suis président, autant faire de cette entreprise la meilleure qui soit, non ? »
『Compris. Comptez-vous financer le budget consacré au bien-être des employés avec vos biens personnels ? Si vous utilisez les fonds de l’entreprise, le budget ne suffira pas à améliorer rapidement leur situation.』
« Oui. J’ai combien ? »
Sarang-i me montra les soldes de mes comptes.
『Les services de renseignement de plusieurs pays ont détecté les importants transferts d’argent récents et ont commencé à suivre les comptes de Lee Seung-hoon. Pour les en empêcher, la moitié des fonds a été investie en bourse sous d’autres noms, tandis que l’autre moitié a été répartie entre 8 127 comptes à travers le monde. L’écran que vous consultez affiche le solde cumulé de tous ces comptes.』
Ma fortune avait encore augmenté.
« Hmm. »
Je commençai mon travail de président.
« Avec cet argent, je pourrais faire de cette entreprise la plus heureuse du monde. »
La première chose que je fis fut de faire appeler le directeur adjoint Lee.
« Vous m’avez fait demander, président Lee ? »
« Directeur Kim, vous pouvez m’appeler employé Lee. Je suis le président, mais je reste un nouvel employé. Si on peut être à la fois président du conseil et président-directeur général, pourquoi ne pourrait-on pas être président et employé ? »
« Non, comment pourrais-je faire ça ? Ha ha ! Plus important, vous cherchiez le directeur adjoint Lee, c’est bien ça ? Eh bien, il a démissionné sans prévenir. Il a aussi laissé cette lettre de démission. »
« C’est dommage. »
Je n’avais pas l’intention de me venger.
« Je l’avais fait appeler pour qu’on oublie le passé et qu’on avance ensemble vers l’avenir. »
« … Ha ha, vous êtes vraiment différent, président Lee. »
« Directeur Kim. »
C’était dommage. À partir de maintenant, l’entreprise ne ferait que prospérer.
« Appelez-moi employé Lee, s’il vous plaît. Nouvel employé, ça me va aussi. »
***
« À partir d’aujourd’hui, les mauvaises pratiques de l’entreprise ne seront plus tolérées. Toute personne prise en flagrant délit recevra d’abord un avertissement. Si elle en accumule, elle sera licenciée. »
Un vent nouveau souffla sur Sarang Trading Company.
« Premièrement, nous avons beaucoup trop peu d’employés par rapport à la quantité de travail. Nous allons commencer à en recruter dès aujourd’hui et, afin d’éviter toute perturbation de nos activités, nous chercherons aussi activement à débaucher des employés d’autres entreprises. »
Je commençai par engager vingt chasseurs de têtes. Chacun recevait un salaire annuel de plusieurs centaines de millions de wons, mais même après avoir versé des avances, le solde de mon compte avait augmenté dès le lendemain.
« Pardon ? On commence par les employés ordinaires ? »
« Oui. Je compte remplir les postes en partant de la base. »
« Hmm… Ce n’est pas une tâche difficile, mais… »
« Pour information, je veux recruter plus de cinq cents employés en peu de temps. Une semaine, au minimum. »
« C’est possible, mais pour respecter un délai aussi court, il faudra proposer de meilleures conditions et rassurer les candidats. Ça va coûter très cher. »
« Ne vous inquiétez pas. J’ai plus d’argent que je ne sais quoi en faire. »
De nouvelles recrues arrivèrent. Les effectifs grossirent et les espaces vides du bâtiment se remplirent peu à peu.
« Nous allons manquer de place. Sarang-i, contacte la Fondation pour moi. »
『Compris.』
L’agent envoyé par la Fondation en réponse à ma demande était Kim Dong-uk, récemment promu au grade B.
« Un nouvel immeuble de bureaux ? Et en une seule journée ? »
« Oui. J’aimerais aussi que tout le monde trouve ça parfaitement normal. »
« Une Altération de la cognition, hein ? C’est possible, mais… quelle taille d’immeuble voulez-vous ? »
« Un immeuble de bureaux où des dizaines de milliers de personnes pourront travailler. Je veux aussi des installations de loisirs pour le bien-être des employés, ainsi qu’un immense hôpital. »
« Seung-hoon, pourquoi est-ce que tu construis tout ça ? »
« Je ne peux pas te donner les détails, mais c’est pour protéger le monde. »
« … Alors je vais les contacter tout de suite. Mais une opération de cette ampleur va probablement coûter très cher. Si tu rejoins complètement la Fondation, on pourra le faire gratuitement. »
« J’ai largement les moyens. Envoie-moi la facture et je ferai le virement immédiatement. »
« Ah, oui ! Plus important, Seung-hoon, il est probable que la Fondation entre bientôt en guerre contre une autre dimension. Est-ce qu’on pourrait en parler bientôt ? »
Le lendemain, l’immeuble de bureaux avait changé du tout au tout.
« Comme on pouvait s’y attendre de la Fondation. »
Le siège social était devenu une tour de cent étages. Les montagnes alentour avaient disparu et, à leur place, se dressaient un immense hôpital, un grand parc d’attractions et d’énormes installations dédiées au bien-être des employés.
« Hein ? Notre entreprise a toujours été aussi grande ? »
« Oui. Le déménagement s’est achevé hier. »
« C’est vrai, les installations de bien-être ont aussi été terminées hier, non ? J’avais oublié. »
Les personnes touchées par l’Altération de la cognition ne trouvaient rien d’étrange à la situation. Ni les employés, ni les passants à travers le monde. Internet non plus.
[Hé ! Vous avez vu ? Sarang Trading Company a construit un parc d’attractions pour le bien-être de ses employés !]
└[Ouais, j’en ai vu parler. L’inauguration, c’était hier, non ?]
└[Dommage que les gens de l’extérieur ne puissent pas y aller, il y a un putain de nombre d’attractions !]
Quand je vérifiai la facture, le coût de l’Altération de la cognition dépassait celui de la construction des bâtiments.
« Une Anomalie capable d’altérer la cognition à l’échelle mondiale contre de l’argent. La Fondation porte bien son nom. »
Les préparatifs matériels étaient terminés. Nous avions recruté davantage d’employés et engagé beaucoup de gens compétents, de vrais vétérans. Les effectifs restaient trop faibles par rapport à la taille du bâtiment, mais le temps arrangerait les choses. Rien que cela permettrait déjà aux employés en place d’espérer un avenir radieux.
« Aujourd’hui marque le début de la nouvelle Sarang Trading Company. Pour rassurer nos employés actuels, je n’ai pas l’intention de vous licencier. Vous pouvez donc travailler ici sans inquiétude. »
Je rassemblai tout le monde et leur expliquai ce qui avait changé.
« Le salaire annuel des employés actuels sera augmenté d’au moins deux fois son montant actuel, et jusqu’à dix fois selon l’ancienneté et les compétences. »
« Pour les employés qui n’ont pas de logement, nous proposerons des prêts sans intérêts pour financer leur dépôt de location. »
« Tout employé ayant travaillé ici plus de dix ans et ne possédant pas de logement en recevra un acheté par l’entreprise. »
« Nous verserons une aide de cent millions de wons par enfant. »
« Vous pourrez passer des examens et recevoir des soins gratuitement à l’hôpital de l’entreprise, quand vous le voudrez. »
« À l’hôpital de l’entreprise, vos proches jusqu’au sixième degré de parenté pourront eux aussi passer des examens et recevoir des soins gratuitement. »
Les murmures s’amplifièrent. Pourtant, ce n’était pas tout ce que j’avais changé.
« Chaque fois que vous dépasserez l’objectif mensuel, vous recevrez une prime de rendement de 200 %. »
« Pour chaque année passée ici, vous aurez droit à deux semaines de congés payés et à un voyage à l’étranger. Votre famille vous accompagnera, bien sûr. »
« Le parc d’attractions et les installations de bien-être de l’entreprise seront entièrement gratuits. »
« Si vous le souhaitez, vous pourrez transmettre votre poste à votre enfant. Bien entendu, les enfants qui nous rejoindront ainsi commenceront comme employés, mais leur embauche sera garantie. »
« À la cafétéria, vous pourrez savourer des plats du monde entier : coréens, japonais, chinois, occidentaux et bien d’autres. Nous avons engagé un grand nombre de chefs professionnels, qui vous feront découvrir les plaisirs de la haute gastronomie. »
« Les salles de repos seront garnies de boissons et de friandises célèbres du monde entier. Bien sûr, tout sera gratuit, alors servez-vous. »
C’était en partie pour éviter la destruction en améliorant le bien-être des employés, mais c’était aussi un défi personnel.
« Après trente ans de service, nous vous offrirons un voyage dans l’espace. »
« Pour chaque certification de technicien ou qualification professionnelle nationale que vous obtiendrez, nous vous verserons dix millions de wons. »
« Le travail commencera à 8 h 30. Inutile de venir trop tôt. »
« Nous prendrons en charge les frais de scolarité de vos enfants. »
Allais-je dépenser l’argent plus vite ?
Ou Sarang-i allait-elle en gagner plus vite ?
La somme irréelle qui se trouvait devant moi avait éveillé mon esprit de compétition puéril. J’avais donc ajouté tous les avantages auxquels un enfant d’âge préscolaire pouvait penser.
« Qu’est-ce que ça veut dire ? »
« Tout ça, ce n’est pas juste des paroles en l’air ? »
« Allez, c’est beaucoup trop… »
Les avantages étaient si extravagants que les employés n’arrivaient pas à me croire. Certains semblaient se demander si l’entreprise avait vraiment autant d’argent, mais même si je leur montrais mes comptes, ils n’y croiraient pas.
« Les gens se méfient naturellement des sommes irréalistes. Je vais donc le prouver par les actes. »
Je repris le micro.
« Vous avez sans doute reçu un texto ce matin. Un simple message qui ne contenait qu’un nombre. Vous en avez aussi reçu un autre vous demandant de ne pas l’effacer, puisqu’il venait de l’entreprise. Personne ne l’a supprimé, n’est-ce pas ? »
« Non. »
« Je vais maintenant annoncer le dernier avantage. »
J’activai la télécommande que je tenais en main. Un écran extérieur descendit et s’alluma.
« Voici un générateur de numéros. C’est un programme qui tire un numéro entre un et le nombre total d’employés ayant reçu un texto. Certains d’entre vous ont peut-être déjà deviné où je veux en venir. »
Les murmures s’amplifièrent.
« Quel jour sommes-nous ? Le vingt-trois, n’est-ce pas ? Le vingt-trois de chaque mois, nous organiserons un tirage au sort dans le cadre du programme de bien-être des employés. Le gagnant recevra une aide financière suffisante pour vivre librement. Sans aucune condition, et l’entreprise prendra même en charge tous les impôts et les frais. »
Je retirai la bâche qui recouvrait un coin de la scène. Un tas de billets de cinquante mille wons apparut dessous.
« Montant total de l’aide : trente milliards de wons. »
« … »
« Bien. Commençons le tirage. »
Le programme se lança et un numéro s’afficha en très grandes lettres sur l’écran.
« Numéro 1 766. Veuillez vous avancer. »
« … C’est moi ! »
La femme qui répondit avait l’air à moitié incrédule. C’était une nouvelle employée, arrivée récemment dans l’entreprise.
« Comment vous appelez-vous ? »
« … Lee Yeon-ju. »
« Montrez-moi votre texto, s’il vous plaît. »
« … Le voilà. »
« C’est confirmé. Un instant, je vais vérifier une nouvelle fois, par précaution. »
Sarang-i me parla dans l’écouteur de mon oreille gauche.
『Son identité est confirmée. Il n’y a pas eu de manipulation. Elle a bien reçu ce numéro.』
« Vérification terminée. Félicitations, vous voilà propriétaire de trente milliards de wons. »
« … C’est vrai ? »
« Pourquoi ne pas vérifier ? »
Elle examina les liasses de billets. D’abord, elle vérifia seulement celles qui se trouvaient sur les bords, puis elle fouilla plus en profondeur. Elle ouvrit des liasses pour regarder les billets à l’intérieur, avant de serrer l’argent contre elle.
« C-C’est vrai ! C’est de l’argent, du vrai ! »
Ce n’est qu’alors que les gens commencèrent à me croire, et des acclamations éclatèrent.
« C-C’est vrai ! »
« Ils donnent vraiment trente milliards de wons tous les mois par tirage au sort !? »
« Alors, tous les avantages annoncés tout à l’heure sont vrais aussi !? »
Désormais, peu m’importait qu’ils me croient ou non. Ceux qui me croiraient profiteraient des avantages ; ceux qui n’y arriveraient pas pourraient démissionner et aller travailler ailleurs.
« Bon, maintenant, tout le monde… »
J’avais changé beaucoup de choses, mais il y en avait une que je n’avais pas changée.
« On va faire de la gymnastique. »
J’appuyai sur la télécommande. Une musique entraînante se mit à jouer.
« Tous les matins à 8 h 45, nous commencerons la journée de travail par la gymnastique nationale coréenne. Vous devrez la faire même si je ne suis pas là. »
Je ne pouvais pas renoncer à ça.
『Gymnastique nationale coréenne~ ! C’est parti~ !』
***
« Eh bien… »
Après la gymnastique, je retournai dans le bureau du président. Dehors, on entendait toujours des acclamations qui ressemblaient presque à des cris.
« J’ai perdu. »
Malheureusement, ma fortune avait encore augmenté.
« Sarang-i, tu ne trouves pas que c’est excessif ? »
『Non. La fortune actuelle de Lee Seung-hoon le classe seulement au vingt-sixième rang mondial.』
« … Rien que l’argent indiqué ici dépasse déjà la fortune du premier. »
『Cela ne concerne que les personnes qui sont sous les projecteurs. Comparée à celle des personnages dans l’ombre qui échappent même à la surveillance de la Fondation, cette fortune est dérisoire. On ne peut pas les dépasser avec de simples transactions financières.』
« Tu as découvert cette fortune. »
『Je n’ai trouvé que des actifs financiers. Ce n’est donc que la partie émergée de l’iceberg. Il est impossible d’estimer leur fortune totale en tenant compte de leurs biens matériels, et il semble exister des personnes encore plus puissantes et fortunées.』
Il y avait des riches dont Sarang-i elle-même ne pouvait pas connaître les avoirs avec certitude. Le monde était vraiment intéressant.
« Qu’est-ce qu’il faut faire pour avoir plus d’argent que ça ? »
Peut-être que les gens ordinaires qui faisaient des affaires avec le Marchand mystérieux et la Golden Omnipotence Corporation étaient comme ça.
« Ça devrait avoir empêché la graine de destruction de germer, non ? »
C’est alors que quelqu’un entra dans le bureau du président.
« Ha ha, le président Lee est là ? »
« Ancien président. »
« Oh, il y a une chose que j’ai oublié de mentionner. »
C’était l’ancien président, Han Sarang.
« Tu sais que mes parents m’ont légué cette entreprise, pas vrai ? Quand ils l’ont fondée, ils ont enterré une capsule temporelle devant la stèle de l’entreprise. »
« Une capsule temporelle ? »
« Oui ! On devait normalement la déterrer pour le centenaire. Or, le deux janvier prochain, ça fera exactement cent ans. Mais comme je t’ai vendu l’entreprise, je me suis dit que j’allais la déterrer maintenant. »
« Ça me va. Allons-y ensemble. »
J’appelai une pelleteuse.
« Doldoli ! Tu vas bien ? »
« Ouaf ! »
Doldoli, le chien qu’élevait le président, le reconnut et accourut.
« Oh, petite boule de poils. Je suis désolé. Je compte voyager à travers le monde, alors je ne peux pas rester avec toi. Grandis ici, entouré de l’amour de gens bien. »
Un ouvrier arriva dans l’après-midi et creusa devant la stèle de l’entreprise, qui, heureusement, était toujours là malgré la rénovation de l’immeuble de bureaux.
« La voilà ! »
Une boîte enterrée à cinq mètres sous terre apparut. Nous la soulevâmes à l’aide d’une grue, puis Han Sarang l’ouvrit avec précaution.
« ? »
À cet instant, mon œil droit s’activa.
« … »
C’était complètement absurde.
« Le problème ne venait pas des avantages sociaux. »
Oui. Si les gens avaient été en cause, Baal l’aurait découvert depuis longtemps.
« Le problème, c’était un objet, pas une personne. »
S’il avait été à l’air libre, Baal l’aurait remarqué. Il semblait ne pas avoir réussi à le découvrir parce qu’il avait été rangé dans une capsule temporelle.
« C’est ridicule. »
Pour une raison complètement différente, qui n’avait rien à voir avec les avantages sociaux.
L’humanité avait été prise pour cible et anéantie par pure malchance, comme un ver de terre écrasé sans raison.
« Non… est-ce que c’était lié ? »
Sans m’en rendre compte, je regardai Doldoli, le chiot qui tournait autour de Han Sarang.
« Après tout, être élevé, c’est aussi une forme de bien-être. »
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