Chapitre 31
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Traducteur/éditeur : Alyo
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◈ Survivre parmi les Anomalies ◈
Chapitre 31 : Histoire secondaire — Recettes traditionnelles
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『La gastronomie moléculaire a ouvert de nouveaux horizons au monde culinaire.』
Dans un vieux restaurant, un homme âgé commença à faire le ménage tout en écoutant la télévision. Il était à la fois le propriétaire et le chef, mais il avait toujours eu l’habitude de renvoyer ses employés chez eux avant de ranger lui-même le restaurant.
『La cuisine alliée à la science, qui crée de nouvelles saveurs en associant des ingrédients apparemment incompatibles, est peut-être un domaine que le Dieu de la Cuisine a offert à l’humanité par compassion.』
Le vieil homme rangea la salle. Il essuya les distinctions qui ne pouvaient plus servir, mais qu’il entretenait chaque jour pour qu’aucune poussière ne s’y dépose.
[MICHELIN 2002]
[GAULT & MILLAU TABLE DE CHEF 2002]
Après avoir remis en place les distinctions à trois étoiles et quatre toques, témoins de la dernière fois où il avait été récompensé, l’homme s’attaqua à des objets encore plus anciens, preuves de ses jours les plus glorieux.
『Des saveurs, des arômes et des textures d’un niveau inédit, impossibles à obtenir avec les méthodes existantes, ont stupéfié ceux qui avaient autrefois rejeté la gastronomie moléculaire. Tout cela grâce aux nouveaux ustensiles de cuisine apparus avec les progrès de la science. Et, bien sûr, l’arrivée du chef Henri Boucella a été déterminante.』
Un trophée de chef doré et terni, ainsi qu’une assiette unique, en guise de plaque.
[Bocuse d’Or 1998 Chef / Georges Guichon]
Quand il eut fini d’essuyer l’assiette, l’émission s’acheva elle aussi.
『La gastronomie moléculaire est une connaissance de base que tout chef français doit maîtriser, même si ce n’est pas sa spécialité. Ceux qui s’accrochent uniquement à la tradition n’atteindront jamais la scène internationale.』
Le vieil homme remit l’assiette dans sa vitrine.
« N’importe quoi. »
Alors qu’il s’apprêtait à partir, le vieil homme songea :
« En cuisine, l’essentiel, ce sont les méthodes traditionnelles et la saveur naturelle des ingrédients. »
L’alliance des techniques culinaires affinées au fil des siècles et d’excellents ingrédients issus des riches terroirs français faisait la fierté de la France : une forteresse imprenable que la science ne pourrait jamais menacer.
« Le monde est toujours aussi fou. »
Cette satanée mondialisation. Cette satanée diversité.
Prêt à partir, le vieil homme éteignit les lumières du restaurant.
« Excusez-moi, est-ce bien le restaurant du chef Georges Guichon ? »
Un homme ouvrit la porte et entra dans le restaurant plongé dans le noir. Vêtu d’un costume, les cheveux blonds soigneusement peignés en arrière, il avait l’air d’un employé de bureau ordinaire.
« Oui, mais nous sommes fermés. »
Georges Guichon, le vieil homme, congédia son visiteur.
« Je vois que je suis arrivé bien tard. Malgré tout, pourriez-vous m’accorder un peu de votre temps ? Je vous garantis que vous ne le regretterez pas. »
D’ordinaire, il aurait coupé court à la conversation et mis l’homme à la porte sans hésiter. Pourtant, pour une raison ou une autre, Georges se sentit touché.
« Qu’y a-t-il ? »
« Je suis venu malgré l’heure tardive pour vous apporter ce dont vous avez le plus besoin. »
« M’apporter quoi ? »
« Un assaisonnement. Ah, je ne me suis pas présenté. »
L’homme lui tendit une carte de visite.
« Je suis Beelzebub, directeur général du département Recherche et Développement de Lucifer Company. Vous pouvez m’appeler Baal, ou par le nom que les humains emploient couramment. »
Au-delà de la fenêtre, les lumières de Paris dansaient avec grâce.
« Un démon. »
***
« Je suis venu un peu plus tôt aujourd’hui. »
Tard dans la soirée, Baal revint au restaurant. Il était arrivé juste après le départ de tous les employés : plus tôt que la veille.
« Vous êtes vraiment un démon ? »
« Oui. »
« Vous êtes complètement fou. »
« Pourquoi ne pas essayer l’assaisonnement que je vous ai donné, pour voir si je suis un démon ou non ? »
Ces mots rappelèrent à Georges la soirée précédente.
[Un démon, mon cul ! Dehors !]
[Eh bien, je vais donc partir pour aujourd’hui. Mais je vous laisse un cadeau.]
Avant de partir sur l’ordre de Georges, l’homme appelé Baal avait laissé derrière lui un petit flacon de verre.
[C’est un assaisonnement qui fait ressortir au maximum la saveur propre à chaque aliment. Il n’est pas chimique, mais naturel ; comme il révèle le goût des ingrédients au lieu de s’appuyer sur la science, je suis certain qu’il s’accordera aux méthodes culinaires traditionnelles.]
Au début, Georges avait voulu le jeter. Mais il n’avait pas réussi à s’y résoudre, au cas où.
« Vous l’avez toujours, n’est-ce pas ? »
« Il m’inspire de la méfiance. Il pourrait contenir de la drogue. Je ne veux pas le jeter et me faire arrêter pour trafic de stupéfiants, alors reprenez-le. »
« Vous en êtes sûr ? »
Baal regarda l’assaisonnement posé sur la table.
« C’est votre seule chance de surpasser Henri Boucella. »
« Quoi ?! »
« Non, j’ai parlé sans réfléchir. Henri Boucella n’est qu’une mode passagère. »
Laissant Georges fulminer derrière lui, Baal quitta le restaurant.
« Cet assaisonnement est votre seule chance de rester dans les mémoires comme une grande figure de l’histoire culinaire. »
Une fois seul, Georges jeta aussitôt l’assaisonnement à la poubelle. Juste avant de partir, après avoir nettoyé le restaurant, il fixa la corbeille d’un regard noir.
« …… »
Après une longue hésitation, il récupéra l’assaisonnement. Il en saupoudra un peu sur son doigt et le goûta.
« Oh là là. »
Ses yeux s’écarquillèrent plus que jamais.
***
« Félicitations pour le succès de votre restaurant. »
Quelques semaines plus tard, Baal réapparut au restaurant de Georges. Il tenait un journal dont la une affichait les titres suivants :
[Le restaurant « Classique » du chef Georges Guichon trouve une nouvelle façon d’innover dans la cuisine traditionnelle.]
[Son assaisonnement extraordinaire révèle au maximum la saveur des ingrédients.]
[Quelle est cette méthode ? Une saveur saluée par tous les chefs de Paris.]
Georges n’empêcha pas Baal d’entrer. Au contraire, il espérait le voir revenir bientôt.
« Vous m’avez dit que vous étiez un démon. Vous comptez prendre mon âme ? »
« Vous me croyez maintenant. »
« Je n’ai pas le choix ! Cet assaisonnement ! Tout le monde loue tout ce que j’en saupoudre ! Il donne à n’importe quel plat le goût le plus exquis et, même si j’en utilise beaucoup, il ne s’épuise jamais ! Qui d’autre qu’un démon pourrait créer une chose pareille ? »
« Maintenant que vous me croyez enfin, je ne sais plus où me mettre. »
« Enfin, comptez-vous prendre mon âme ? »
« Je ne la prendrai pas, sauf si vous sombrez dans la corruption. »
« Comment pourrais-je vous croire ? »
« Parce que, hum… j’aimerais d’abord manger. »
Le restaurant était fermé, mais son interlocuteur était un démon. Georges se résigna à préparer un plat avec les ingrédients restants, mais la demande de Baal était simple.
« Veuillez déposer quelques assaisonnements dans une assiette. Cela suffira. Ah, sauf celui que je vous ai donné. »
« Cela vous suffira vraiment ? »
« Je suis un démon. J’aimerais bien des frites et du cola, si vous en avez, mais j’imagine que vous n’en servez pas ici. »
Georges apporta les assaisonnements. Il posa une assiette contenant du poivre, du sel, du beurre et du sucre. Baal y trempa les doigts et les lécha.
« Les démons ne mentent pas. Et nous ne récoltons que les âmes corrompues. Jusqu’à récemment, nous l’écrivions dans nos contrats pour augmenter notre récolte, mais… hum, cette méthode ne corrompt pas vraiment les âmes. Au mieux, elles ne peuvent servir qu’à devenir esclaves. »
« Les âmes corrompues sont traitées différemment ? »
« Nous les traitons bien, comme des membres de l’Enfer. Croyez-vous que nous agissions ainsi parce que nous voulons tourmenter les humains ? Tout cela sert à augmenter le nombre de ceux qui nous rejoindront. »
Georges n’aimait pas voir Baal sucer ses doigts, mais il ne dit rien, car Baal était un démon.
« Je pensais que les démons passaient des contrats étranges. »
« Comme je vous l’ai dit, les contrats ne sont pas une très bonne méthode. Leur nature même implique la contrainte, alors l’âme ne se corrompt pas véritablement. C’est pareil quand on corrompt quelqu’un de force en manipulant ses émotions ou son comportement grâce aux pouvoirs démoniaques. Pour prendre une analogie… »
Une mouche tournoyait dans le restaurant.
« On pourrait appeler cela de la gastronomie moléculaire. Tout comme les ingrédients soumis à des procédés scientifiques ne peuvent jamais égaler ceux de la cuisine traditionnelle, les saveurs et les textures artificielles ne sont, au bout du compte, qu’une illusion. »
Bien qu’il fût un démon, il semblait s’y connaître en cuisine. Georges hocha la tête.
« Donc, même si j’utilise cet assaisonnement, vous ne prendrez pas mon âme tant que je ne sombrerai pas dans la corruption. »
« Exactement. »
« Tant pis pour vous. Je ne sombrerai pas dans la corruption. »
« J’espère sincèrement que vous tiendrez parole. »
Après avoir fini son repas, Baal quitta le restaurant.
« Je voulais simplement vous aider à préserver la tradition. »
***
Après ce jour-là, Baal ne rendit plus jamais visite à Georges.
[Le restaurant « Classique » décroche trois étoiles Michelin.]
[Le restaurant « Classique » décroche quatre toques Gault & Millau.]
Son restaurant retrouva sa réputation.
[Georges Guichon, troisième chef après Paul Bocuse et Joël Robuchon à recevoir la Légion d’honneur ?]
[Le chef Henri Boucella, maître de la gastronomie moléculaire, ne tarit pas d’éloges sur sa cuisine.]
Tout le monde le louait. Son avenir et celui de son restaurant étaient assurés, et le resteraient.
« La cuisine du Classique devient lassante, ces derniers temps. »
« C’est la même chose tous les jours. Hum, si seulement il y avait quelque chose de différent, de plus stimulant… »
Mais les critiques, peu à peu habitués à ses saveurs, réclamaient du nouveau. Ils voulaient quelque chose de plus varié, de plus spectaculaire, quelque chose comme la gastronomie moléculaire, qui laisserait sa marque dans l’histoire de la cuisine. Georges aussi sentait qu’il lui fallait trouver une telle chose.
« Au bout du compte, ma cuisine n’est que de la cuisine traditionnelle. »
Aussi délicieux soit-il, même si l’assaisonnement du démon poussait les saveurs à leur maximum, son plat ne suffisait pas à inscrire une nouvelle page dans l’histoire culinaire.
L’histoire avançait grâce aux pionniers, et seuls ceux qui contribuaient au progrès laissaient des traces destinées à être conservées à jamais.
« …… »
« Je ne suis qu’un chef qui brillera brièvement grâce à un démon avant de disparaître. »
Georges avait retrouvé son honneur, mais il en convoitait un plus grand encore.
« Il me faut des plats encore plus délicieux. »
Pourtant, aucun plat ne pouvait révéler davantage de saveur grâce à cet assaisonnement. Soudain, il se rappela la première fois qu’il l’avait goûté.
« Il était bien meilleur, à l’époque. »
Il saupoudra un peu de l’assaisonnement du démon sur une assiette et le goûta du bout de la langue.
« … Ce n’est pas le même goût. »
Qu’est-ce qui avait changé ? Il réfléchit, puis finit par trouver la réponse.
« Les doigts. »
Il trempa son doigt dans l’assaisonnement et le goûta.
« Oh là là. »
Il retrouva le goût divin qu’il avait savouré alors.
« Mon Dieu. »
Et il comprit ce que cela signifiait.
***
Georges ferma son restaurant. Pendant plusieurs jours, il se rendit à la cathédrale.
« Mon Dieu, ne me soumets pas à la tentation… »
Puis il passa plusieurs jours seul chez lui, à réfléchir.
« C’est de la folie. C’est de la folie, mais si je peux faire connaître ce goût au monde, si je peux… »
Après plusieurs jours de réflexion supplémentaires, il se coupa l’auriculaire gauche. Une fois une première expérience menée à bien, il sortit et prit le temps de réfléchir une dernière fois.
« …… »
Un enfant qui se promenait seul dans le parc.
Un sans-abri dont personne ne remarquerait la disparition.
Une femme qui marchait tard le soir sans avoir peur.
« Je ne sombrerai pas dans la corruption. »
Et enfin, son propre reflet dans le miroir.
« Je veux seulement inscrire mon nom dans l’histoire. »
Il se lava le corps.
« Pour l’éternité. »
Avec soin, méticuleusement, comme s’il lavait des ingrédients.
***
« Quel genre de plat va-t-il nous servir ? »
« J’ai vraiment hâte. »
Les clients, dans le restaurant bondé de Georges, attendaient le plat du jour avec impatience. Georges les avait tous invités en personne : des chefs renommés, des personnalités des médias, des journalistes et des critiques gastronomiques.
« J’ai entendu dire qu’il n’y aurait qu’un seul plat aujourd’hui. »
« J’espère qu’il va enfin révéler cet assaisonnement extraordinaire. »
Contrairement aux clients, débordants d’impatience, le personnel de service était perplexe.
« Pourquoi aucun des autres chefs n’est-il venu, à part le chef ? »
« J’ai entendu dire que le chef cuisinait seul aujourd’hui. »
« Avec autant de monde ? »
« Il n’y a pas de menu, juste un plat. Il devrait réussir à s’en sortir. »
À cet instant, Georges se tenait dans la cuisine. Après s’être essuyé une dernière fois avec une serviette propre, il remplit un seau d’eau.
« Soixante-cinq degrés. »
Il ajouta à l’eau chaude l’assaisonnement du démon. Il en versa une généreuse quantité, et le parfum qui montait de l’eau était déjà si doux qu’il en avait l’eau à la bouche.
« Cuisson sous vide. »
Il souleva le seau et but à longues gorgées. Ce n’était pas qu’il en eût envie : c’était la préparation nécessaire à sa cuisine.
« Ghee. »
Il fit fondre du beurre dans une casserole. Après en avoir fait fondre de grandes quantités dans plusieurs casseroles, il versa le tout dans le seau.
« Les préparatifs sont terminés. »
Georges se déshabilla. Après avoir consacré soixante-dix ans de sa vie à la cuisine, il se présenta devant tout le monde dans la plus parfaite nudité, tel qu’il était venu au monde.
« Oh là là ! Georges ! Qu’est-ce que c’est que ça ? »
« Oh là là ! »
« Georges est devenu fou ! »
Les gens se mirent à hurler les uns après les autres. Les journalistes, eux, exultèrent à l’idée de tenir un scoop et mitraillèrent la scène avec leurs appareils photo.
« Mesdames et messieurs. »
Il jeta dans le seau de beurre fondu le flacon entier d’assaisonnement, désormais ouvert.
« Voici le dernier plat de ma vie, et le plus grand de tous. J’espère que vous goûterez un plat céleste, unique en son genre, que vous n’avez jamais goûté et ne goûterez jamais ailleurs dans le monde. »
Après avoir vérifié que l’assaisonnement avait entièrement fondu, comme une colonne de sel, il souleva le seau.
« Arroser. »
Puis il s’aspergea de ghee chauffé à plus de deux cents degrés.
« Gyaaaah ! »
Des cris retentirent. Georges hurla, et tous les autres aussi. Au milieu du chaos, il se tordit de douleur tandis que sa conscience commençait bientôt à vaciller.
« Une ambulance ! Appelez une ambulance ! »
« Georges ! Pourquoi avez-vous fait ça ?! »
« Ah… »
Le tumulte s’apaisa bientôt. Ironiquement, ce qui maintenait encore la conscience défaillante de Georges, c’était le parfum divin qui montait de son corps.
« Oui, j’avais raison. »
Aucun des invités n’osa parler. C’était un tabou pour l’humanité, un acte qu’aucun humain ne devrait commettre, pire encore que le comportement d’une bête.
« Grâce à cela, je resterai dans l’histoire. »
Pourtant, personne ne partit. Un à un, les invités s’approchèrent lentement de Georges.
« Comme celui qui a créé un plat céleste que nul autre ne pourrait reproduire. »
Georges essuya la bave au coin de ses lèvres et regarda les gens s’approcher les uns après les autres. Henri Boucella, qu’il avait tant envié, était parmi eux.
« C’est délicieux. Oui, c’est exactement ça. »
Au-delà des gens qui se rapprochaient toujours plus, il aperçut la seule personne qui était restée assise.
« Depuis notre défaite face au Charpentier de Nazareth et à ses disciples, nous nous sommes laissés abattre. Même après nous être débarrassés de lui, nous avons continué à craindre le potentiel de l’humanité. Nous en sommes venus à croire qu’il fallait les corrompre par des contrats et des ruses. »
Le démon se contentait toujours de lécher un peu d’assaisonnement sur son doigt.
« C’était une réaction née de la peur d’être vaincus. Mais ce n’était pas nécessaire. Les humains sont innombrables, et la plupart sont stupides. »
En tant que chef, Georges comprit enfin.
« Même sans les tromper avec des contrats, même sans manipuler leurs pensées et leurs sentiments, la plupart des humains finiront par se corrompre eux-mêmes. Comme un âne assoiffé qui boit jusqu’à s’en faire éclater le ventre. »
Toute cette situation était un festin pour le démon.
« Il nous suffit de mener l’âne jusqu’à l’oasis. »
Les invités rassemblés se jetèrent sur le corps de Georges.
« N’est-ce pas là une méthode de cuisine traditionnelle du diable ? »
Dans une douleur atroce, la conscience de Georges s’éteignit peu à peu.
« Dire que j’ai compris cela grâce à un humain. Je devrais bientôt lui apporter un cadeau. Il pourrait même rejoindre l’entreprise un jour. »
Avant que sa conscience ne s’éteigne tout à fait, une mouche vint se poser à son oreille et lui murmura :
« Votre âme est tombée dans la corruption. Votre accusation est « le crime d’avoir forcé d’autres humains à pratiquer le cannibalisme ». »
Georges cria, mais personne ne l’entendit. Tous étaient bien trop occupés à déchirer son corps et à le dévorer.
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