Chapitre 225
Traducteur : Seven
5.
Je regardai la jeune fille.
Le paysage changea rapidement, passant des rues enneigées où le marquis Baek Seol-to avait pratiqué ses flagellations, à la grotte où le vicomte Sun Heuk-sin dévorait de la chair humaine, jusqu'à l'endroit où le vicomte Dae Ha-ran menait une armée pour massacrer soldats et civils sans distinction.
« Tuez-les tous, n'en laissez aucun en vie ! »
La compétence d'un général se mesurait à deux choses : être capable de tuer efficacement et ne montrer aucune hésitation au moment de le faire.
Le vicomte Dae Ha-ran était un général compétent.
« C'est un foyer de rébellion. Aucune fuite d'informations concernant notre opération ne peut être tolérée. Les paysans, les pauvres, les hommes, les femmes, les vieux comme les jeunes. Tuez-les tous et détruisez tout ! J'en prendrai la responsabilité. »
Des milliers de cavaliers massacrèrent les rebelles.
Cernés par les soldats, les villageois tremblaient de tout leur corps. Certains avaient effectivement tenté de se rebeller contre le royaume. Et de plus en plus de gens s'étaient laissé convaincre, se disant : « Peut-être que le seigneur va vraiment déclencher une guerre. »
« Monseigneur ! Épargnez-moi ! Nous ne sommes que des ploucs qui ne savons rien ! »
La compétence d'un politicien se mesurait à sa capacité à distinguer ses pairs de ses alliés.
Le vicomte Dae Ha-ran était un politicien incompétent.
Et les humains sont d'une cruauté sans nom lorsqu'ils sont compétents dans un domaine, mais totalement inaptes dans un autre.
« Brûlez-les. »
Le village fut la proie des flammes.
Une palissade en bois avait été érigée pour empêcher les villageois de s'enfuir. Les soldats du royaume brandissaient leurs lances, transperçant ceux qui tentaient d'échapper à la barrière.
« Mon Dieu ! »
Les vieillards, leurs épouses et leurs enfants s'étouffaient dans l'épaisse fumée noire qui recouvrait leur village.
La suie s'accumula dans les poumons du vieux chef. Jusqu'à son dernier souffle, il ne sut jamais s'il aurait été plus glorieux de mourir de la main de son seigneur pour avoir refusé de rejoindre la rébellion, plutôt que de périr sous les coups du Royaume.
Il n'avait pas vraiment eu le choix.
« Je vous en prie, mon Dieu, sauvez-nous… »
Dieu était présent en ce lieu.
La vicomtesse Ja Soo-jung était assise sur un arbre au loin. Comme elle l'avait elle-même affirmé, la vicomtesse était [Un Dieu qui ne régresserait jamais]. Pour être précis, elle était [Un Dieu qui n'aiderait personne, même si elle régressait].
Immobile.
« Vicomte. »
Je suppliai le Dieu qui me tenait le poignet.
« S'il vous plaît, aidez-les. Ce n'est pas juste. »
« Je sais. »
« Pourquoi Dae Ha-ran devrait-elle vivre pendant qu'ils meurent ? Pourquoi doivent-ils mourir seuls dans la souffrance ? »
« Conseiller. »
J'activai mon aura pour me libérer de l'emprise du Vicomte.
Mais la main douce du Vicomte Ja Soo-jung ne quitta jamais mon poignet.
L'emprise du Dieu était bien plus étrange que la mienne.
« Il n'y a aucune raison à cela. La raison pour laquelle certains vivent, d'autres meurent, et certains souffrent. Cela ne peut pas exister, n'est-ce pas ? »
« Si c'est le cas, alors… »
« Néanmoins, il semble que les gens aient souvent besoin d'un coupable. »
Le village brûla jusqu'à ne laisser que des cendres qui dérivèrent vers la forêt.
La vicomtesse Ja Soo-jung leva son index et attrapa un grain de cendre grise.
« Personne ne peut accepter que tout ce qui arrive dans ce monde soit le fruit du hasard, n'est-ce pas ? Il y aura toujours de la malveillance derrière votre malheur, et de la manipulation derrière votre bonne fortune ; ainsi, vous méritez la sympathie ou les malédictions du reste du monde, n'est-ce pas ? C'est exactement ça. »
Le paysage environnant changea à nouveau.
« Tout le monde a raison. »
La salle de réunion du royaume.
« Celui-ci fera en sorte que tout le monde ait raison. »
Les témoins demandés par le comte Ah Ru-ho entrèrent dans la salle.
Le vieil homme qui avait perdu sa fille n'était que le début.
Le comte semblait avoir mobilisé toute sa puissance, ou celle de sa faction, pour rendre visite aux victimes. Parmi elles se trouvaient même les descendants de personnes déplacées par la vicomtesse Dae Ha-ran.
« Les malheurs de chacun ne sont pas arrivés par hasard, ils sont arrivés parce que celui-ci est resté sur le côté et l'a permis. »
La salle de réunion sombrait de plus en plus dans le chaos.
Le comte Ah Ru-ho prit les devants pour condamner la vicomtesse Ja Soo-jung. De nombreux nobles suivirent le comte et la réprimandèrent.
« Aucun de ces crimes n'a été commis par la vicomtesse Ja Soo-jung ! »
Le comte Ah Ru-ho s'exprima avec éloquence.
« Mais la vicomtesse est entourée de pécheurs. Elle ne l'a même pas fait par ignorance, elle l'a fait en toute connaissance de cause. Pourquoi la vicomtesse protège-t-elle le marquis Baek Seol-to !? Pourquoi la vicomtesse protège-t-elle un cannibale !? Ils ont tous commis des péchés graves, alors la vicomtesse, qui est entourée par eux, doit être le mal suprême ! »
Le comte Ah Ru-ho n'osa pas le dire à voix haute, mais cette liste de pécheurs incluait également le Roi Soleil assis sur le trône.
Un monarque qui s'était emprisonné lui-même pendant 60 ans. Sous le règne du Roi Soleil, dépourvu de toute politique, les propriétaires terriens exploitaient les paysans sans retenue, et les nobles pressuraient ceux qui avaient de l'intellect sans aucune entrave. Durant ses 60 années d'indifférence, les troubles civils et les rébellions s'étaient propagés à travers tout le royaume.
« … »
Le Roi Soleil restait assis sur son trône et endurait le silence.
Il n'était pas le seul.
Les ducs, ces ascendants qui vivaient depuis plus de 1 000 ans, avaient perpétré d'innombrables massacres au cours de ce millénaire. Aucun des six ducs n'était exempt de meurtre.
Parmi les centaines de nobles présents dans la salle de réunion, ces êtres qui représentaient le royaume, il n'y en avait pas un seul qui n'ait pas fait de victime.
« C'est la faute du Vicomte Ja Soo-jung ! »
Le Comte Ah Ru-ho était pareil.
Le Comte était un guerrier puissant qui avait mené son armée au combat à plusieurs reprises. Il était impossible qu'il n'y ait pas eu de morts injustes sur un champ de bataille. Il avait ruiné la vie de plusieurs personnes. Il avait brisé plusieurs familles. Et ainsi, il portait le malheur de plusieurs personnes.
« De plus, la Vicomtesse a même qualifié de [charmante] une personne ayant commis un crime. Ha. Comment ose-t-elle afficher si ouvertement son amour pour quelqu'un qui a commis un crime ! Comment ose-t-elle continuer à aimer des criminels, alors même qu'il ne suffit pas de se repentir du passé, de corriger ses péchés et d'élever la moralité de notre royaume ! »
Le Comte Ah Ru-ho attaquait la Vicomtesse Ja Soo-jung. Mais en vérité, il se poignardait lui-même, ainsi que tous les autres membres de la royauté et de la noblesse présents.
« La Vicomtesse Ja Soo-jung est une pécheresse ! »
Le Comte ne ressentait aucune douleur.
Léchant le sang de ses blessures, il mordait la Vicomtesse Ja Soo-jung encore et encore, tel un chien de chasse enivré.
« Oui. »
La Vicomtesse Ja Soo-jung, qui savait tout cela mieux que quiconque au monde, ne demanda pas en retour : « N'êtes-vous pas vous aussi un pécheur ? »
Elle ne déclara même pas : « Nous sommes tous des pécheurs à égalité. »
« C'est exact. »
Cependant, elle affirma.
« C'est la faute de celle-ci. »
Elle pointa son doigt vers elle-même et interpella les victimes ; le jeune Dieu accepta cela avec joie, comme s'il s'agissait d'un doux breuvage.
« Celle-ci est une pécheresse. »
Le Dieu Maléfique était amusé.
« C'est pourquoi je devrais être punie. »
Il semblait que le Comte Ah Ru-ho était trop concentré sur son éloquence.
« … »
Si le Comte avait été plus attentif, il se serait peut-être demandé pourquoi les membres de la faction du Vicomte Ja Soo-jung n'avaient pas avancé le moindre argument.
« … ? Quoi ? »
Même s'il était dit que le roi n'avait aucune autorité, il restait le Seigneur du domaine royal. C'était son droit, garanti par la loi. Il avait eu de nombreuses occasions d'interrompre la tirade du Comte et de soutenir le Vicomte Ja Soo-jung.
« Qu'est-ce qui ne va pas, Comte ? Celle-ci vient juste de dire qu'elle est d'accord avec vos points de vue. »
La Duchesse Apathique était une bouchère. Et c'était une Duchesse. Plus encore, c'était une personne influente qui ne regrettait aucun des meurtres ou massacres qu'elle avait commis.
Elle appréciait sa coutume de lancer les dés pour déterminer la vie ou la mort d'une personne. Il en avait été ainsi pendant longtemps, et il en serait ainsi pendant longtemps encore. Il n'y avait qu'une seule chose qui avait changé chez la Duchesse. C'est qu'il existait désormais un Ja Soo-jug dans ce monde pour qui elle ne lancerait pas les dés.
Mais la Duchesse Apathique ne protégeait pas le premier animal de compagnie qu'elle avait eu en 1 000 ans.
« Être d'accord avec mon point de vue signifie… »
« Tout est la faute de celui-ci, la responsabilité de celui-ci, et le péché de celui-ci, donc celui-ci doit être puni. »
Le Marquis Baek Seol-to, qui avait tué un enfant lorsqu'elle était plus jeune, était désormais à la tête d'une famille de Marquis. De génération en génération, le Marquis Lapin monopolisait le port nord de la capitale royale. Trente pour cent des cours d'eau du Grand Fleuve qui traversaient le royaume leur appartenaient. Le Marquis avait beaucoup d'argent.
L'ancienne cannibale, la Vicomtesse Sun Heuk-sin, savait bien utiliser sa notoriété. Elle élimina la moisissure profondément enracinée dans son domaine. Elle purgea les propriétaires terriens responsables des moulins à vent et exécuta la petite noblesse locale qui contrôlait les voies navigables. Ensuite, elle rendit tous les moulins et les voies navigables du territoire à la famille avant de les céder aux paysans à bas prix.
La Vicomtesse avait beaucoup de céréales.
La Vicomtesse Dae Ha-ran, qui fut autrefois une générale de la Famille Royale, avait un jour planifié une rébellion. Elle était toujours douée pour tuer les gens. Elle savait comment diviser l'ennemi, comment diviser un ennemi uni, et comment anéantir des soldats entraînés. Elle connaissait les ruses nécessaires à la guerre. De celles-ci, la Vicomtesse en avait trop.
« … donc, tu acceptes mon argument ? »
« Précisément. »
Mais personne ne défendit son Maître.
À moins d'un manque d'amour pour leur amant ou de loyauté envers leur Maître, il devait y avoir une raison pour laquelle ils restaient tous silencieux.
« Celui-ci est le plus grand pécheur de l'histoire du royaume, c'est pourquoi je souhaite présenter un projet de loi. »
Le vicomte Ja Soo-jung ordonna le silence.
« Secrétaire. Veuillez distribuer le projet de loi préparé. »
Si le comte avait fait un peu plus attention.
Peu importait que la vicomtesse soit surnommée la [Chienne Folle de la Capitale Royale], elle ne serait pas restée souriante alors que témoin après témoin venait déposer contre elle. Peut-être aurait-il réalisé alors que ce débat au Conseil était [exactement ce que la vicomtesse Ja Soo-jung voulait].
« Un projet de loi… ? »
« Oui. Celle-ci propose un projet de loi en adoptant l'argument de la partie adverse. »
Le comte n'avait eu aucun doute.
« Le projet de loi s'intitulera La Règle d'Or. »
Et c'était pour cela qu'il était traqué.
« Chers membres du Conseil Noble. »
Des documents furent distribués aux nobles. Splash ! Tandis que les clercs de la famille royale s'affairaient en tous sens, marchant dans le liquide amniotique. Les documents furent répartis équitablement entre les membres de chaque faction.
« Certains pourraient poser la question. »
Alors que les membres les plus haut placés du royaume feuilletaient les documents, le vicomte Ja Soo-jung commença à parler d'un ton décontracté.
« Avons-nous vraiment besoin d'un nouveau duc à notre époque ? »
Certains nobles ne baissèrent pas les yeux vers les documents. Non, ils agirent comme s'ils ne voulaient même pas les regarder. Ces quelques individus étaient le Duc de l'Oisiveté, le Duc de l'Épée Absolue, le Duc de l'Énergie Interne, le Duc de la Médecine de Pierre et le Duc du Dragon Noir* (* : L'auteur mentionne soudainement le Duc du Dragon Noir (흑룡공) pour la première fois. J'abandonne T~T)
Cela signifiait que le projet de loi avait déjà été débattu entre les ducs.
« La réponse de celui-ci est claire. Oui, nous avons besoin d'un septième duc. »
« … »
Parmi eux, le Duc des Dix Mille Dieux était le chef de la faction religieuse, celle à laquelle appartenait le comte Ah Ru-ho. Le comte Ah Ru-ho tourna la tête, hébété, pour regarder le chef de sa faction.
Le Duc des Dix Mille Dieux ressemblait légèrement à l'Inquisiteur Hérétique tandis qu'il souriait.
« Je suis désolé, Comte ! Grande sœur m'a demandé de garder le secret ! »
« … »
C'est alors que le Comte comprit.
Pourquoi les témoins et les preuves contre le Vicomte Ja Soo-jun étaient si facilement accessibles, et par qui toute la procédure de ce jour avait été orchestrée. Le royaume appartenait déjà au Vicomte Ja Soo-jung.
« S'il n'y avait aucun problème à cette époque, alors oui. Il n'y aurait aucun besoin d'établir un nouveau Duc. »
Le Dieu qui avait pris le contrôle du royaume depuis l'ombre parla.
« Cependant, il y a eu tant de rébellions, de reculs et une telle puanteur de pourriture. Ne seriez-vous pas d'accord ? Chers collègues du Conseil Noble que je respecte grandement, des centaines de milliers de personnes ont été impliquées dans des rébellions. Des millions ont perdu leur loyauté envers le royaume. Quelqu'un doit assumer la responsabilité en cette ère. »
Un noble impatient lut le résumé du projet de loi.
« Assumer la responsabilité est facile. »
Et ne l'ayant pas compris, il retourna à la première page.
« Ceux qui ont été sacrifiés par l'administration du royaume pendant 60 ans. Ceux dont la vie a été ruinée parce qu'ils ont été injustement impliqués dans des rébellions. Les familles et les descendants de ceux qui ont été ruinés. Ces soldats qui sont morts à cause d'ordres injustes. Ceux qui ont perdu leur foyer à cause des politiques civiles. »
« Ceux qui ont été dépouillés de leurs biens, dont les membres ont été mutilés, qui ont été forcés de quitter leurs villes ou qui ont perdu des proches à cause du mépris de la Famille Royale ou des nobles. Ceux qui ont été soumis à la discrimination raciale. Les serfs qui ont été exploités. »
« Pour donner des exemples précis du chaos de ces 60 dernières années, il y a eu deux ordres de soumission du Dragon d'Or qui ont échoué par le passé, une guerre civile, trois rébellions de nobles, et une autre par les Ongles Rouges. Dans tous ces cas, les sujets ont été injustement sacrifiés. »
En d'autres termes, le peuple du royaume avait été injustement sacrifié.
« Le royaume acceptera l'entière responsabilité à leur égard. Le septième duc, qui sera établi ici, assumera ces responsabilités. »
En d'autres termes, le vicomte Ja Soo-jung.
« Le principe sera le suivant. »
Tous les nobles du royaume fixèrent le vicomte Ja Soo-jung.
« Une personne dont la vie a été ruinée par le royaume pourra infliger la même quantité de souffrance au septième duc. »
La torture.
« La manière dont la responsabilité sera assumée est la suivante. »
Les nobles de la faction du vicomte baissèrent la tête.
« Une personne cherchant à se venger du septième duc pourra désigner le coupable qui a ruiné sa vie et exiger sa présence lors de l'exécution de la Règle d'Or. Par exemple, l'homme libre Nam Suk peut forcer le marquis Baek Seol-to à assister en tant que témoin. »
La vengeance.
« Et peu importe à quel point le septième duc souffre aux mains du sujet, le témoin ne pourra jamais les forcer à s'arrêter ou interférer avec l'exécution de la Règle d'Or. Les témoins seront uniquement autorisés à observer le Souverain d'Or. »
Le prix du péché.
« Le moment et le lieu de l'application de la Règle d'Or seront les suivants. »
La raison pour laquelle ce jour a été choisi pour le traumatisme du Dieu Maléfique.
« Chaque année, le 24e jour du 12e mois. Le dernier jour de la réunion de fin d'année du Conseil Noble. À partir de minuit ce jour-là, le septième Duc effectuera un tour complet de la Capitale Royale dans le sens des aiguilles d'une montre. Le point de départ sera la Place de Platine devant la Tour de Platine et la destination finale sera la Place de Platine devant la Tour de Platine.
Durant ce voyage, tout sujet, quel que soit son âge ou son sexe, peut se présenter devant le septième Duc et exiger l'exécution de la Règle d'Or. »
Aujourd'hui était le 24e jour du 12e mois.
« Cette personne déterminera si le sujet est qualifié pour exécuter la Règle d'Or. »
La Vicomtesse Ja Soo-jung possédait le [Souffle du Dragon de la Rivière de Glace].
Elle pouvait observer le passé de quiconque se trouvait devant elle.
Elle serait capable de dire si le royaume avait ruiné la vie de ce sujet.
« S'ils sont qualifiés, cette personne jugera exactement à quel point ils ont souffert et quelle douleur ils peuvent infliger à cette personne. Des bras pour ceux dont les bras ont été coupés. Des yeux pour ceux dont les yeux ont été arrachés. Pour ceux qui ont trop subi pour que tout soit réglé en une fois, cela sera reporté à l'année suivante jusqu'à ce que ce soit suffisant. Année après année. »
La Vicomtesse Ja Soo-jung possède les [Yeux du Dragon d'Or].
Elle pouvait déterminer l'intensité et l'ampleur des émotions des autres personnes.
Elle serait en mesure de voir à quel point les sujets du royaume avaient souffert.
« Pendant l'exécution de la Règle d'Or, le corps de cette personne sera endommagé et je ne serai probablement plus en mesure de marcher correctement ; j'aurai donc besoin de quelqu'un pour me soutenir. Celui qui a causé le plus de souffrances au sujet sera celui qui me soutiendra. »
La vicomtesse Ja Soo-jung demanda à chaque personne influente qu'elle rencontrait de l'aimer.
Elle ne leur demanda rien d'autre.
Désormais, ils allaient devoir respirer l'odeur du sang de la personne qu'ils aimaient, au plus près.
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« Cette personne soumet le projet de loi susmentionné à l'ordre du jour et, en tant que chef de la Faction du Miroir et à la tête de la famille vicomtale Améthyste, j'use du droit accordé à tous les nobles par le Premier Roi pour organiser un vote sur ledit projet. S'il est adopté, le projet de loi entrera en vigueur dès ce soir. »
La salle de réunion était silencieuse.
Le bruit de l'eau courante résonnait.
Comme nous étions au 12e mois, il devait probablement neiger dehors.
« Chers collègues du Conseil. »
Le Duc qui fait vaciller le pays.
Le noble qui était sur le point de devenir le septième Duc afficha un sourire radieux.
« Il est désormais temps de punir le pécheur. »
(NDT : À ce stade, personne ne peut me convaincre que Ja Soo-jung n'est pas une « M » en majuscules. Et puis… je n'arrive absolument pas à comprendre la raison derrière ses actions.
Deux chapitres de 3 000 mots à la suite. Je vous gâte.)