Chapitre 17
Chapitre 17
Traducteur : Pai_
Turan cligna plusieurs fois des yeux, mais le texte qui s'étalait devant lui ne changea pas.
Keorn, ce nom familier…
Il se demanda s'il pouvait s'agir d'un simple homonyme, mais en lisant les détails plus bas, il vit qu'il était question d'une pièce de théâtre se déroulant sur fond de guerre Arabion-Zahar, il y a vingt ans.
C'était, plus précisément, une œuvre relatant les exploits héroïques du plus valeureux chevalier d'Arabion : Keorn.
Ashiz, remarquant que le regard de Turan restait fixé sur le prospectus, prit la parole.
« C'est une pièce plutôt correcte. Bien qu'elle ait été commandée par la famille principale pour propager l'idée que nous avons gagné la guerre. Tu veux la voir ? »
« J'aimerais bien, mais… peut-être l'as-tu déjà vue et que cela ne t'intéresse plus ? »
« Hm ? Non, ça ne me dérange pas de la revoir. Hé, à quelle heure commence-t-elle ? »
« Dans quinze minutes ! »
Peu après, Turan et Ashiz se retrouvèrent installés aux deux meilleures places du théâtre.
Bien sûr, ces sièges appartenaient initialement à quelqu'un d'autre, mais lorsque l'on paie dix fois le prix du billet, soudainement, même les places indisponibles deviennent libres.
Peu de temps après leur installation, la pièce commença.
[L'action se situe en l'an 2195, alors que les guerriers d'Arabion s'aventurent dans le désert des démons-]
Une voix puissante et résonnante emplit la salle tandis que quelques acteurs, vêtus avec soin, entraient en scène.
Ayant visité le désert pour le commerce habituel, les guerriers s'étaient disputés avec les chevaliers de Zahar, qui gardaient les lieux, et bientôt, une escarmouche avait éclaté.
En peu de temps, la querelle des chevaliers s'était envenimée en un conflit entre nobles, pour finalement dégénérer en une guerre menée par les deux Maisons.
Plus tard, les chefs des deux Maisons apparurent pour se livrer en duel. Alors que les acteurs incarnant les chefs simulaient des attaques magiques, des cris fusèrent parmi le public.
Bien entendu, la magie qu'ils utilisaient n'était qu'un artifice visuel destiné à créer l'illusion du danger, incapable de causer le moindre tort.
[Avec les tempêtes le jour et la mort la nuit, la guerre s'éternisa et les pertes s'accumulèrent ; au milieu de ce chaos se trouvait un chevalier du nom de Keorn.]
Sur cette mise en contexte, l'acteur jouant Keorn fit son apparition.
Cet homme musclé au regard perçant était bien différent du vieux chevalier doux dont Turan se souvenait.
Pourtant, cette apparence convenait bien mieux au Keorn dépeint dans la pièce.
C'était un guerrier qui chargeait le premier au combat et était le dernier à battre en retraite, gagnant le respect des nobles eux-mêmes grâce à sa richesse d'expérience et ses compétences magiques.
Bien que, dans le grand tumulte où des dizaines de nobles et des milliers de chevaliers s'affrontaient, le rôle individuel de Keorn n'ait pas été particulièrement décisif, il était révéré comme le chevalier parmi les chevaliers.
Puis, lors du jour fatidique, Keorn fit face à un noble de Zahar sans aucun soutien noble pour l'épauler.
Son adversaire le railla, le traitant de misérable chevalier comparé à lui.
Mais Keorn, puisant dans chaque once de chance décrite comme une intervention divine, dans les souvenirs de ses camarades tombés au combat, dans son courage et sa sagesse, parvint à vaincre son ennemi après une lutte acharnée.
Le fait choquant qu'un noble issu d'une grande lignée ait été tué en duel par un simple chevalier se répandit rapidement. Les deux Maisons furent plongées respectivement dans l'allégresse et le désespoir, et finalement, la guerre épuisante de deux ans prit fin-
Alors que la voix du narrateur se taisait et que le rideau tombait, les applaudissements tonitruants du public résonnèrent dans tout le théâtre.
« Qu'en as-tu pensé ? Ça valait le coup ? »
« Hm ? Ah, c'était… vraiment bien. »
Turan répondit à la question d'Ashiz, encore quelque peu hébété.
La première pensée qui lui traversa l'esprit fut ce que Keorn lui avait dit.
N'avait-il pas affirmé qu'il n'était pas un chevalier exceptionnellement talentueux ayant accompli de grands exploits ?
Honnêtement, il n'aurait pu formuler remarque plus modeste.
Turan se remémora sa rencontre avec Keorn sur la colline de Hisaril, où ils avaient éprouvé leur force l'un contre l'autre.
À cette époque, l'énergie magique de Keorn représentait environ un dixième de celle de Turan.
Et considérant que Turan n'avait absorbé de l'énergie magique qu'une seule fois en tant que jeune noble à l'époque, il était clair que la plupart des nobles étaient des dizaines de fois plus puissants que Keorn.
C'était, en vérité, un exploit digne d'être immortalisé dans une pièce.
Si tout cela était vrai, bien entendu.
« Cette pièce, était-elle basée sur une histoire vraie ? »
« Probablement ? C'est un conte célèbre, mais c'est arrivé quand j'étais enfant, alors je ne connais pas tous les détails. »
Bien que cela remonte à vingt ans, Ashiz, qui avait au moins vingt-trois ans à l'époque et était plus âgé que Turan ne l'est aujourd'hui, parlait comme s'il se remémorait des événements de sa petite enfance, ce qui fit ricaner Turan.
« C'est choquant qu'un chevalier ait tué un noble, mais cela justifie-t-il vraiment la fin de la guerre ? »
« Eh bien, j'ai entendu dire que la guerre touchait déjà à sa fin à ce moment-là. Des centaines de chevaliers et plus de vingt nobles des deux camps avaient déjà péri, et même les chefs des deux Maisons avaient été blessés lors de duels. »
Ashiz expliqua que dans une telle situation, lorsque Keorn tua un noble et qu'Arabion en fit une large publicité, Zahar proposa la paix, convaincu qu'ils n'auraient aucune chance si d'autres chevaliers comme Keorn existaient, mettant ainsi un terme à la guerre.
« C'est un peu différent de ce que je sais. »
Selon ce que Turan avait entendu de la bouche de Keorn, la guerre entre les deux Maisons s'était terminée à l'avantage de Zahar.
L'histoire devait receler bien plus que ce qui était raconté ici.
Peut-être, puisque cette région était sous le contrôle d'Arabion, le récit avait-il été ajusté pour favoriser leur camp.
Quoi qu'il en soit, Turan se fit la promesse mentale que s'il rencontrait à nouveau Keorn, il lui demanderait si cette histoire était véridique.
* * *
Après avoir vu « Le Héros Keorn », Turan et Ashiz restèrent pour regarder trois autres pièces, et avant qu'ils ne s'en rendent compte, le soleil déclinait.
Turan ne considérait plus les acteurs comme des amuseurs de foire dont le seul but était de divertir le public.
C'étaient des artistes.
Tout comme un peintre peint avec un pinceau, ou un écrivain écrit avec une plume, les acteurs utilisaient les mots et les gestes pour ramener à la vie des figures historiques d'un passé révolu.
Voyant Turan complètement captivé par les pièces, Ashiz partagea avec joie les histoires des innombrables spectacles qu'il avait vus au fil des décennies, essayant d'entraîner Turan plus profondément dans cet univers.
Alors qu'ils discutaient en retournant au domaine, ils virent un éclair zébrer le lointain, accompagné d'un tonnerre sourd : Kwarung.
Le ciel pourpre du crépuscule était limpide, sans le moindre nuage en vue, et encore moins de pluie.
Malgré ce spectacle étrange, l'expression d'Ashiz resta parfaitement calme.
« On dirait que Meisa pratique encore la magie. Elle est toujours si diligente. »
« C'est la magie de la Lignée d'Arabion, n'est-ce pas ? »
« Oui. La Lignée de la Tempête. Je n'ai jamais envié ma propre lignée, mais… je ressens un peu de jalousie à ce sujet. C'est comme être un véritable dieu, n'est-ce pas ? »
Tout comme les Enchanteurs vénéraient la Déesse Boiteuse comme leur ancêtre, la famille Arabion prétendait descendre du Seigneur du Tonnerre parmi la Tribu des Dieux Preah.
En effet, leur capacité de lignée à manipuler le vent et la foudre était renommée pour ses puissantes capacités offensives et sa polyvalence.
Non seulement elle était incroyablement destructrice, mais on disait aussi qu'elle était la raison de la prospérité de cette région.
À la fin de chaque saison de récolte, les nobles d'Arabion survolaient les plaines arides de Takein et faisaient pleuvoir d'innombrables éclairs. Étrangement, ce processus empêchait la fertilité du sol de s'épuiser et assurait l'abondance de la terre pour l'année suivante.
« Je suis curieux. »
Quel pouvait être le niveau de compétence de cette magicienne de génie dont parlait Ashiz, qui possédait un talent égal au sien, et qui était la future dirigeante d'Arabion ?
Il était assez curieux pour vouloir le voir de ses propres yeux, mais il savait qu'en s'approchant furtivement, il pourrait facilement être accusé d'être un assassin.
Et après tout, n'était-ce pas elle qui avait fui vers cet endroit à cause de menaces d'assassinat ?
« Tu veux aller jeter un œil ? »
« Je suis curieux, mais… un étranger suspect comme moi qui s'approche, ce ne serait pas une bonne idée. »
Aux mots de Turan, Ashiz secoua la tête en riant.
« Oh, allons ! Tu n'es pas un assassin ou quoi que ce soit. Je peux me porter garant pour toi ! Honnêtement, je suis curieux aussi, de savoir qui est le plus doué, toi ou Meisa. »
« N'est-ce pas la vraie raison pour laquelle tu veux m'emmener ? »
« Pour être honnête, j'ai une petite rancœur depuis que nous nous sommes entraînés ensemble il y a quelques années. J'ai un peu envie de la voir se décourager pour une fois. »
Le motif puéril d'Ashiz manqua de faire éclater de rire Turan.
« Mais avec mon niveau d'énergie magique, je ne ferais pas le poids face à elle. »
Même avec une évaluation généreuse, l'énergie magique actuelle de Turan était tout au plus moyenne parmi les mages des grandes maisons nobles. Elle était comparable, ou peut-être légèrement inférieure, à celle du chef d'une maison périphérique comme Baltas.
En revanche, on disait que Meisa possédait une puissance à la hauteur des membres principaux de la famille Arabion.
« Waouh, donc ce que tu dis, c'est que sans la différence d'énergie magique, tu pourrais gagner ? C'est une sacrée confiance en soi. »
« Ce n'est pas ce que je voulais dire. »
Lorsque les deux arrivèrent au jardin à l'intérieur du domaine Berg, le jardin, autrefois soigneusement entretenu, avait déjà été dévasté par une tempête d'éclairs.
Le paysage étrange, illuminé par des lampes magiques éparpillées, rendait la destruction encore plus frappante. Au milieu de tout cela, la jeune femme à l'allure squelettique qu'il avait vue la veille tourna son regard vers eux.
« Hé, Meisa ! »
« Ashiz ? Et la personne à tes côtés est… ? »
« Turan, Mademoiselle. »
« Ah, c'est vrai. Turan. C'était bien ce nom. Alors, qu'est-ce qui vous amène tous les deux ici si soudainement ? »
Étonnamment, malgré la tentative d'assassinat dont elle avait été victime, Meisa ne semblait pas particulièrement méfiante à l'égard de la présence de Turan.
Sa question fit paraître Ashiz légèrement coupable alors qu'il détournait le regard et se grattait la tête.
« Eh bien, tu avais l'air de pratiquer la magie, alors on s'est dit qu'on allait te rejoindre. Tu sais, comme au bon vieux temps. »
« Oh… je m'en souviens. Cette fois où j'ai réussi en deux essais ce pour quoi tu as lutté pendant une semaine entière, et où tu es parti en pleurant. »
« Hé. »
La façon dont ils se chamaillaient ressemblait moins à un héritier noble et à un vassal qu'à une banale paire de cousins querelleurs.
Cela rappelait à Turan Izela et Marvin de la famille Baltas, bien qu'avec une atmosphère beaucoup plus lumineuse et moins oppressante.
Incapable de retenir un petit rire, Turan gloussa, ce qui fit que Ashiz le fusilla du regard.
« Pardonnez-moi. »
« Tu te moques de moi aussi ? Bref, ce type, Turan, est l'une des personnes les plus talentueuses que j'aie jamais vues en magie. Que dirais-tu de faire un petit match avec lui ? »
« Un match ? »
À la suggestion d'Ashiz, Meisa pencha la tête, puis laissa échapper une déferlante d'aura magique.
« Ugh. »
Turan eut un souffle involontaire face à l'écrasante pression qui s'abattit sur lui.
Trois fois, cinq fois, peut-être même plus…
Le torrent pur de puissance violente dormant dans le corps de cette jeune femme à l'apparence fragile était quelque chose contre lequel il ne pourrait jamais lutter avec sa force actuelle.
C'était donc là la puissance d'un héritier d'une grande maison noble.
Après un instant, Meisa retira son aura, son visage désormais dépourvu d'intérêt.
« Désolée, mais je ne pense pas qu'un match avec moi soit équitable. »
« Eh bien, bien sûr, ton énergie magique est à des lieues de la sienne. Ce que je dis, c'est que la vraie force de ce type réside dans sa capacité à apprendre la magie. »
Ashiz se vanta que Turan était un prodige de la magie, tel qu'il n'en avait jamais vu auparavant, et affirma que même Meisa ne pouvait égaler ce niveau de talent.
À cela, une faible lueur d'intérêt revint sur le visage de Meisa.
« C'est vrai ? »
Turan envisagea de se faire humble en prétendant qu'Ashiz exagérait, mais il se retint. S'il agissait avec modestie maintenant, elle écarterait simplement la chose comme prévu et mettrait fin à la conversation.
Lui aussi était curieux d'expérimenter le talent de cet héritier noble de première main.
« Et si nous montrions chacun un sortilège que l'autre ne connaît pas, et que celui qui réussit le premier gagne ? »
« C'est une méthode raisonnable. Qu'en penses-tu, Meisa ? »
« Ça me va. J'ai entendu dire que tu ne sais même pas quelle est ta magie de lignée, Turan. Et, bien sûr, il ne serait pas juste que j'utilise la magie du vent ou de la foudre. Excluons-les. »
Tout en parlant, Meisa pencha légèrement la tête avant de taper nonchalamment du pied sur le sol.
Turan pensa qu'elle pourrait lancer un sort faisant émerger des pointes de la terre, quelque chose qu'il avait déjà essayé, mais au lieu de cela-
« Waouh. »
Shrrrrk ! Ashiz laissa échapper une exclamation bizarre alors que des vignes jaillissaient du sol.
Les vignes ne se contentaient pas de pousser, elles commençaient à bouger d'elles-mêmes, s'enroulant autour des bras, du torse et des jambes d'Ashiz. Elles le soulevèrent dans les airs et le firent tournoyer violemment.
« Waaaaah- ! »
« Magie de création et de manipulation de plantes. Tu penses pouvoir le faire ? »
« Laisse-moi-redescendre- ! »
« Tiens bon encore un peu. C'est divertissant. »
Tandis qu'Ashiz se débattait, ballotté dans les airs par les lianes, Turan réfléchissait tranquillement à ce qu'il venait de voir.
Créer des vignes à partir du sol, cela ne pouvait pas être de la création pure.
Selon les lois naturelles qu'il avait étudiées, même avec la magie, créer de la matière à partir de rien était impossible.
La magie du feu, par exemple, ne créait pas réellement le feu, elle manifestait le phénomène de combustion. De même, la magie de l'eau extrayait l'humidité invisible de l'air.
De la même manière, ces vignes devaient déjà exister sous forme de graines enfouies dans le sol, que Meisa avait fait croître rapidement grâce à sa magie.
Comprendre qu'il s'agissait de « croissance » plutôt que de « création ».
Savoir ou non ce principe était un facteur extrêmement important dans l'utilisation de la magie.
Reconnaître le principe derrière le phénomène était un élément essentiel d'une utilisation efficace de la magie.
« Crois. »
Comme ce n'était pas une magie familière, Turan posa sa main sur le sol tout en psalmodiant doucement le sort.
Un instant plus tard, quelques vignes fines et chétives jaillirent du sol, bien plus faibles et moins impressionnantes que celles de Meisa.
Turan manipula ensuite les vignes pour qu'elles s'enroulent autour de sa main droite.
« Oh… »
Bien que le résultat fût pitoyable comparé à la démonstration de puissance de Meisa, elle et Ashiz laissèrent échapper des exclamations d'étonnement.
Ils comprenaient à quel point il était difficile d'imiter un sortilège totalement inconnu après l'avoir vu une seule fois, même sous une forme aussi imparfaite.
Bien sûr, Turan avait supposé qu'il restait des graines de vigne enfouies dans le sol, ce qui minimisait la perte d'énergie magique dans sa tentative.
« Tu as dit "crois", ce qui signifie que tu as immédiatement compris la nature de ce sort. L'as-tu déjà vu quelque part ? »
« C'est la première fois. »
« Il y a vraiment un jour où Ashiz a raison, hein. »
Les yeux de Meisa pétillèrent en le regardant. Bien que ses orbites enfoncées et ses yeux saillants lui donnassent une apparence grotesque, sa curiosité et son anticipation étaient évidentes.
« Eh bien, c'est à ton tour de me donner un problème. Voyons ce que tu as en réserve. »
Face à l'expression provocatrice de Meisa, Turan réfléchit au type de sortilège qu'il devrait démontrer.
S'il devait le faire, il voulait utiliser quelque chose de si difficile qu'il serait presque impossible pour elle de le reproduire. Mais rien ne lui vint à l'esprit immédiatement.
Utiliser la magie de la lignée Zahar était non seulement contre les règles, mais ce serait essentiellement un acte suicidaire…
À ce moment-là, Turan aperçut un rat courant rapidement à travers les ruines du jardin.
D'un léger geste, il fit signe au rat de s'approcher. Meisa, observant cela, demanda d'un ton légèrement déçu :
« Manipulation animale ? »
« Bien sûr que non. Ce petit gars n'est qu'un composant. »
Turan saisit nonchalamment le rat par le cou et commença à lancer un sort.
C'était une magie qui conférait du pouvoir aux innombrables micro-organismes à l'intérieur de la créature, des formes de vie qui existaient mais étaient imperceptibles pour la plupart.
Un instant plus tard, le rat commença à se décomposer alors qu'il était encore en vie, là, dans sa main.
« C'est fait. »
Le défi que Turan présentait était un sort appelé Décomposition, qu'il avait appris grâce aux lois naturelles enseignées par le bibliothécaire de la Bibliothèque du Ciel.