Chapitre 2 996
Chapitre 2996 – Instinct de Tueuse
Traducteur/Checker : Gray
"Crève... crève, salopard..."
Effie maintenait l’homonculus — ce qu’il en restait — cloué au sol. Sa silhouette émaciée était broyée et atrocement mutilée, le sang ruisselant sur l’acier poli de son armure cabossée comme de la rouille. Il ne restait plus aucune force dans son corps, plus aucune capacité à continuer à se battre... mais ses yeux noisette demeuraient vifs et limpides, brûlant d’une intention meurtrière implacable.
Cette intention meurtrière, cette résolution prédatrice d’abattre sa proie, était la seule chose qui la poussait encore à bouger.
Sous elle, la chose qui avait prétendu être le majordome du Château Mirage luttait toujours pour se libérer. L’homonculus se trouvait lui aussi dans un état effroyable, la poitrine brisée et enfoncée, d’innombrables blessures constellant son corps artificiel. Seulement, ce qui s’écoulait de ses plaies n’était pas du sang — c’était du métal liquide, semblable au mercure.
La créature refusait de mourir, et bien qu’elle soit brisée et sauvagement mutilée, elle conservait encore la force d’un Démon Suprême. Ainsi, même dans cet état affaibli, cette chose restait tout à fait mortelle.
Mais Effie l’était tout autant...
Effie était mortelle, elle aussi. C’était ce qu’elle était devenue dans les rues terrifiantes de la Cité Noire, traquant des abominations bien plus puissantes qu’elle afin de ne pas mourir de faim. Son instinct de tueuse avait peut-être été enseveli sous la poussière rouge d’une vie ordinaire, mais il était toujours là... toujours impitoyablement acéré et létal, aiguisé encore par des années d’expérience.
Et donc, elle avait l’intention de tuer l’homonculus.
"Crève !"
Repoussant les bras de la créature de son bras mutilé, elle enfonça ses doigts dans son cou. Forçant à travers la masse dure comme la pierre de la chair de la créature, elle grogna et les enroula autour de sa colonne vertébrale.
Puis, dans un hurlement féroce, elle lui arracha la tête d’un coup sec.
Enfin… pas tout à fait. Il n’y avait rien de net dans ce geste — au contraire, c’était l’exact opposé.
Une fontaine de mercure jaillit du cou déchiré de l’homonculus, et des lambeaux de tendon restaient collés à la tête tandis qu’elle la levait bien au-dessus de la sienne.
Effie soutint un bref instant le regard tournoyant du vieil homme.
Puis elle fracassa la tête arrachée contre le sol de toutes ses forces, la faisant éclater comme une grenade dégoupillée.
Il y eut une onde de choc et un coup de tonnerre assourdissant. Quand la poussière retomba, un vaste réseau de fissures recouvrait le sol en pierre de la salle du trône, s’étendant vers l’extérieur à partir du point où la main d’Effie reposait dans une flaque de métal liquide.
Le corps de l’homonculus cessa enfin de bouger.
Elle expira lentement...
Et s’affaissa lentement sur le sol.
"Aaah..."
Effie nageait dans une mer de douleur. Ses forces l’avaient quittée, et elle ne pouvait même pas remuer un doigt. Pire encore, elle sentait le sang s’échapper de son corps. Son essence semblait s’en aller également, comme si son âme était devenue un tamis incapable de la retenir.
Est-ce que je... suis en train de mourir ?
Elle n’en savait rien.
Mais ça en avait l’air.
Rassemblant le peu de force qui lui restait, Effie tourna la tête et regarda la Passerelle du Château Mirage. Elle paraissait si loin... mais il fallait qu’elle l’atteigne, d’une manière ou d’une autre.
Allez. Rampe, Effie. Allez… bouge.
Mais elle ne pouvait pas bouger. Elle ne pouvait pas obliger son corps à obéir.
Au final, elle n’avait parcouru que quelques mètres, s’éloignant du cadavre décapité de l’homonculus, quand une ombre tomba sur elle. Levant les yeux, Effie vit un visage familier.
C’était Thane. Les défenseurs du Château semblaient avoir repoussé ses soldats, et ils n’avaient eu d’autre choix que de se replier dans la salle du trône.
Effie esquissa un sourire faible.
"Thane... cette Passerelle est foutrement loin. Je ne pense pas que je vais y arriver. Alors... va la conquérir à ma place, d’accord. Pas de temps… à perdre…"
Le flamboyant Saint la regarda avec une expression figée. Puis, ses lèvres bougèrent légèrement.
"Non… je pense que tu devrais t’en charger, Sainte Athena."
Le pâle sourire d’Effie s’élargit d’un rien.
"Oh ? Donc... je n’ai qu’à la prendre, c'est ça ? Par tous les dieux... quelle audace. Mon mari est juste là..."
Elle tenta de rire, mais la douleur fut trop vive ; elle toussa à la place et se tut.
"Ah... j’ai peur de ne pas être très mobile, en ce moment, Thane."
Mais quelqu’un devait terminer le travail.
Thane la fixa un moment, puis détourna le regard.
Et alors, il hurla :
"Qu’est-ce que vous faites plantés là, bandes d’abrutis ? Venez aider Sainte Athena à atteindre la Passerelle ! Elle a du mal à se déplacer en ce moment..."
Qu’est-ce qu’il...
Effie entendit des pas, et des mains la soulevèrent avec précaution. Puis elle sentit le monde défiler.
Oh…
Ses soldats la portaient jusqu’à la Passerelle.
Comme c'est embarrassant.
D'un autre côté, Effie avait vécu exactement la même chose d'innombrables fois dans sa jeunesse, avant de retrouver la santé en tant que Maître. Être soulevée et portée par les autres, incapable de se déplacer seule.
Ses yeux lui brûlèrent soudain.
Elle avait tenté d’y échapper avec tant d’ardeur, et la voilà, exactement au même endroit.
Enfin, ce n’était pas si important.
Quelqu’un devait terminer le travail, et ce quelqu’un, c’était Effie.
Qu’elle rampe jusqu’à la Passerelle ou qu’on l’y porte, cela n’avait aucune importance.
La seule chose qui comptait, c’était qu’elle et ses soldats — la plupart d’entre eux — étaient encore en vie, et que la mission qui leur avait été confiée était sur le point d’être accomplie.
• • •
Dans la salle fracturée de la Tour d’Ébène, Asterion chancela légèrement au milieu d’un mouvement, permettant au Prince Fou d’esquiver son coup dévastateur.
Le Château Mirage avait désormais disparu de son Domaine, amoindrissant un peu sa puissance terrifiante.
Le Palais de Jade avait également disparu.
Ainsi que le Jardin Nocturne.
Idem pour la Tour d’Ivoire — Rain avait réussi à rompre sa connexion à sa Passerelle, s’emparant de la Grande Citadelle sous le nez d’un Suprême, comme elle s’était engagée à le faire.
Chacune des Grandes Citadelles ne représentait qu’une petite part de son autorité tyrannique, puisque le fléau qui se propageait dans son Domaine ne reposait pas sur le Sortilège du Cauchemar. Cependant, elles contribuaient tout de même à son pouvoir, et le fait de se faire dérober les quatre suffit à faire ressentir la perte à Asterion.
Et ces quatre Grandes Citadelles, bien qu’importantes, étaient insignifiantes dans le grand schéma de tout ce qu’Asterion était en train de perdre.
La véritable attaque se déroulait ailleurs, invisible et sans témoin. Elle se déroulait dans l’esprit d’innombrables personnes, où une bataille furieuse faisait rage entre l’Être Onirique et Cassie.
Et Asterion...
Asterion perdait cette bataille.
Car s’il pouvait manipuler l’esprit humain, Cassie, elle, pouvait manipuler les souvenirs. Et les souvenirs étaient le fondement de l’esprit — sans eux, il ne restait rien que l’Être Onirique puisse tordre et pervertir. Aussi, au lieu de chercher à briser son Aspect redoutable, se contenta-t-elle de rendre ses pouvoirs inopérants.
À travers les deux mondes, des gens étaient purgés du fléau. Cassie effaçait leurs souvenirs d’Asterion, leur souvenir même d’avoir jamais entendu son nom... elle tentait d’être méthodique quant aux souvenirs qu’elle détruisait, mais son influence était désormais trop omniprésente.
Dans la plupart des cas, elle devait simplement effacer tout ce qui s’était produit depuis l’instant où l’Être Onirique s’était échappé de sa prison sur la Lune.
Mais c’était aussi une bénédiction déguisée. Car Cassie pouvait agir bien plus vite sans avoir à faire preuve de délicatesse... infiniment plus vite, même.
Dans ces instants de concentration extrême, son esprit était devenu si vaste que même elle peinait à en définir les limites. Des millions de perspectives fusionnaient en un océan rugissant de sensations, toutes la captivant par leur intensité vibrante.
Puis des milliards.
Des milliards d’esprits, multipliés par un océan profond de souvenirs contenus en chacun d’eux...
Cassie aurait depuis longtemps perdu son propre moi, oubliant le chemin du retour vers son corps et sa perspective... vers son identité.
Si ce n’avait été la douleur atroce, inimaginable, qui naissait dans son orbite vide et ravageait tout son être.
Cette agonie cruelle, ce supplice insupportable, était comme un phare dans l’obscurité, vaste et aveuglant au point d’être impossible à confondre.
Car sa douleur était unique, incomparable, et ne pouvait donc appartenir à personne d’autre qu’à elle. Guidée par la douleur, Cassie se souvint de qui elle était tandis qu’elle effaçait de la conscience collective de l’humanité les souvenirs de ce qu’était Asterion.
C’était là la véritable attaque — c’était là que se produisait l’assaut réel contre le Domaine de la Faim, et à mesure que de plus en plus de gens étaient purgés du fléau, la puissance d’Asterion diminuait.
Lui aussi le savait.
Cassie était assez lucide pour voir que l’Être Onirique lui accordait son attention, cherchant un moyen de franchir la barrière mortelle et destructrice que le Prince Fou avait érigée à partir de ses propres incarnations pour la protéger.
Et tandis qu’elle libérait toujours plus de personnes de l’étau mental du Domaine de la Faim, sa détermination à l’éradiquer à tout prix se raffermissait — au point qu’Asterion se résolut à perdre une part de lui-même au profit du Péché de Réconfort, si cela pouvait empêcher Cassie de poursuivre son assaut exponentiel.
Asterion était alors considérablement affaibli — il avait perdu les quatre Grandes Citadelles, et puisque Cassie s’était concentrée sur la purification des Saints en premier, les Citadelles qu’ils contrôlaient disparaissaient elles aussi du Domaine de la Faim. D’innombrables humains étaient déjà libérés du fléau, et des millions d’autres étaient guéris de sa puissance vile à chaque instant. Ainsi, son autorité n’était plus aussi absolue.
Cependant, le Prince Fou n’était pas non plus en grande forme. Il ne lui restait plus que deux incarnations, et toutes deux étaient grièvement blessées.
C’était parce qu’il combattait avec une main liée dans le dos. En d’autres circonstances, le Prince Fou aurait tenu plus longtemps... aurait peut-être trouvé un moyen d’écraser le Suprême effroyable. Qui sait ? Il était, après tout, un tueur qui avait traversé des milliers d’années de folie et de carnage.
Mais c’était précisément le problème. Le Prince Fou était un tueur né, et aujourd’hui, il ne se battait pas pour tuer son ennemi. Il se battait pour protéger quelqu’un — protéger Cassie — et Asterion apprit vite à s’en servir contre lui.
Le Prince Fou pouvait se défendre, mais lorsqu’Asterion dirigea sa colère contre Cassie, cet infâme Titan fut contraint de la protéger au péril de sa propre vie. C’était pour cela qu’il avait été réduit à deux incarnations seulement, et c’était pour cela qu’Asterion semblait prendre l’avantage malgré la perte du Domaine de la Faim au fil de leur échange.
Et par-dessus tout... même sans son Domaine, Asterion restait un monstre ayant absorbé quatre Lignées Divines.
Chaque Lignée apportait une augmentation générale aux descendants des dieux — ils étaient en général plus rapides, plus forts et plus résistants que la plupart des humains. Cette augmentation s’étendait aussi aux parts d’eux-mêmes qui n’étaient pas physiques — leurs âmes, leurs esprits, leurs pensées.
La différence entre ceux qui avaient du sang divin dans les veines et les gens ordinaires était d’abord minime, mais les Lignées devenaient plus puissantes et s’exprimaient plus largement à mesure que leurs héritiers gravissaient les Rangs, se rapprochant toujours davantage de l’état Divin.
Et bien que les Lignées améliorent toutes les facettes d'un descendant, chacune excellait également dans un domaine spécifique, qui bénéficiait d'une amélioration bien plus importante que tous les autres.
La lignée du Dieu Soleil, par exemple, concernait l’âme — elle rendait l’âme de Neph bien plus résistante, tandis que son essence était plus puissante et plus abondante... pure, forte, et recelant un potentiel infini, tant pour la destruction que pour le salut.
Asterion ne possédait pas encore la lignée du Dieu Soleil, mais il possédait les lignées du Dieu du Cœur, du Dieu de la Guerre, du Dieu de la Tempête et du Dieu Bête.
La lignée du Dieu Bête renforçait grandement son corps physique. La lignée du Dieu du Cœur renforçait grandement son esprit. La lignée du Dieu de la Guerre renforçait grandement son intellect et son affinité pour le combat, tandis que la lignée du Dieu de la Tempête renforçait ses sens mystiques, lui conférant une intuition et une prescience incroyables.
C'était à cela que le Prince Fou devait faire face.
"Est-ce que ça en vaut la peine ?"
Asterion effleura la lame du Péché de Réconfort et lança un morceau d’obsidienne à Cassie.
Une pierre lancée par un Suprême était suffisamment destructrice pour renverser des châteaux et pulvériser des navires de guerre, et elle était trop distraite par l’océan de perspectives étrangères pour l’esquiver ou la dévier à temps.
Le Prince Fou fut donc contraint de s’interposer, ce qui l’exposa à une attaque vicieuse.
La paume d’Asterion frappa sa poitrine, déclenchant une onde de choc.
Des morceaux de pierre noire tombèrent du plafond fissuré, et le Prince Fou s’agenouilla, une écume sanglante s’écoulant de sa bouche.
Son visage atrocement balafré se tordit en un sourire dément.
"Quoi ?"
Asterion pressa son avantage, mais l’avatar avait déjà disparu dans les ombres ; un autre en surgit à sa place, la pointe du Péché de Réconfort visant son cœur.
"Tu ne peux pas me tuer, et tu n’es pas assez fort pour me soumettre. Tu vas donc être anéanti ici même, quelques instants seulement après avoir été rappelé d’outre-tombe. Alors, est-ce que ça en vaut la peine ? Mourir pour protéger cette femme perfide ?"
Le Prince Fou éclata de rire.
"Perfide ? Ah... elle et moi, on est du même bois. On se connaît depuis longtemps, Tourmenteuse et moi. Et puis, tu me prends pour un imbécile ?"
Tandis qu’une incarnation attaquait Asterion de face, l’autre émergea des ombres derrière lui et porta un coup paralysant.
Toutes deux parlèrent d’une seule voix, leurs timbres étranges se fondant en un murmure affolant :
"Je suis peut-être fou, goule... mais je ne suis pas un imbécile. C’est elle qui me manifeste dans l’existence, alors pourquoi est-ce que je te laisserais lui faire du mal ?"
Il rit encore, projetant une gerbe d’écume sanglante dans l’air.
"Quelle importance si tu me détruis. Les souvenirs de moi resteront dans l’esprit de Tourmenteuse. Je me suis gravé en elle, et les cicatrices qu’elle porte à cause de moi ne pourront jamais guérir. Ce qui veut dire qu’elle m’invoquera de nouveau, un jour... et un nouveau cycle commencera pour moi, pas différent du Grand Fleuve. Encore, et encore... jusqu’à ce que, un jour, je m’échappe."
La lame du Péché de Réconfort siffla près de la tête d’Asterion, manquant de peu de lui arracher les yeux.
"Alors, tu peux me détruire autant que tu veux. Mais tu ne peux pas la détruire..."
Asterion sourit à son tour.
Puis, tandis qu’une faim horrible se révélait un instant dans ses yeux, il frappa le sol du pied.
Le sol, déjà endommagé, se mit à s'effondrer sous leurs pieds, ralentissant l'une des incarnations du Prince Fou pendant une fraction de seconde — mais cette seconde suffit à Asterion pour apparaître près de lui et l'attraper par le cou.
Il enfonça son autre main dans l’abdomen de l’abomination, le perforant de ses doigts...
Puis lui arracha le corps en deux.
Avant que la dernière incarnation ne puisse réagir, la moitié déchirée de son avatar s’embrasa soudain d’une lumière dorée aveuglante sous les mains d’Asterion, chassant les ombres qui peuplaient la salle en ruines — et profitant de cet instant de radiance éclatante, Asterion se jeta sur Cassie.
Le Prince Fou n’eut pas le temps de l’intercepter, et aucune ombre à proximité ne lui permit de s’y glisser.
Et ainsi...
Quelques instants auparavant, dans le présent, Cassie poussa un cri mental :
[Morgan, maintenant !]
...Avant qu’Asterion n’ait pu l’atteindre, un mur de métal liquide surgit brusquement devant lui.
La surface du mur métallique était parfaitement lisse et polie, renvoyant vers lui le reflet des yeux dorés et brillants de l’Être Onirique.
Un instant plus tard, un autre reflet apparut derrière le sien et tendit la main depuis la surface miroitante du mur de métal, l’agrippant...
Et l’attirant dans le miroir.
Une portion du sol s’effondra, et la forme Transcendante de Morgan disparut de la vue, plongeant dans une pluie de débris de pierre.
Soudain, les ruines de la salle interdite furent enveloppées de silence.
Cassie laissa échapper un souffle tremblant et s’autorisa à s’affaisser sur le sol, s’appuyant sur le mur fissuré.
Elle était en train de purifier le monde des restes du fléau, d’en éradiquer les derniers vestiges.
Le Domaine de la Faim... avait quasiment disparu.
Concentrée sur sa tâche, elle entendit à peine des pas s’approcher. Lorsqu’elle leva les yeux, le visage atrocement balafré du Prince Fou se trouvait juste devant elle, ses yeux noirs plongeant dans son œil avec un amusement sombre.
Cassie frissonna.
En voyant cela, l’abomination ensanglantée esquissa un sourire.
"Je suppose que tu vas me renvoyer, maintenant. N’est-ce pas ?"
Cassie ne répondit pas, ce qui l’amena à ricaner.
Le Prince Fou l’étudia quelques instants, puis se pencha plus bas et lui murmura à l’oreille :
"Combien de temps crois-tu qu’il me faudra pour m’échapper de ta jolie petite tête, Tourmenteuse ? On parie ?"
Cassie le regarda en silence, puis serra les lèvres et relâcha sa Capacité d’Aspect.
Le Prince Fou disparut sans laisser de trace, la laissant seule dans le silence.
Jamais. Tu ne t’échapperas jamais, monstre.
Le sang coulant le long de son visage, Cassie poussa un long soupir et ferma son œil.
Il y avait encore des gens, dehors, qui se souvenaient d’Asterion, l’Être Onirique. Mais la plupart étaient déjà libérés de son influence. Le travail de Cassie était presque terminé.
C’est à eux, maintenant...
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