Chapitre 2 535
Chapitre 2535 – Fallait Frapper un Peu Plus Fort
Traducteur/Checker : Gray
Après avoir brandi une arme à feu pour la première fois de sa vie...
Sunny était très amusé.
Wow. Quelle expérience raffinée et noble !
Il avait d'ores et déjà abattu une demi-douzaine d'ennemis, et il n'était même pas essoufflé. Tout ce qu'il avait à faire pour tuer quelqu'un était de pointer son arme dans sa direction et d'appuyer sur la gâchette. Bien sûr, cela faisait beaucoup de bruit, il y avait un certain recul, sans compter qu'il devait courir et s'accroupir de temps en temps, mais dans l'ensemble, Sunny n'avait pas encore versé une goutte de sueur.
Cela contrastait fortement avec la façon dont il menait habituellement ses combats. Dans le monde réel, les Éveillés engageaient presque toujours leurs ennemis dans des combats au corps à corps — c'était un processus intense et exigeant qui mettait tout leur corps à rude épreuve. Chaque coup résonnait dans leurs os, et chaque affrontement les laissait amochés et meurtris, même s'ils n'avaient subi aucune blessure.
C'était extrêmement épuisant.
Même les armes à distance telles que les arcs, les frondes et les javelots exigeaient de fournir un effort physique intense, jusqu'à ce que les muscles soient sur le point de se déchirer.
En comparaison, utiliser un pistolet était comme une promenade tranquille dans un parc. Sunny commençait alors à développer une opinion très positive de cette arme pittoresque...
Jusqu'à ce qu'il soit touché à la poitrine, bien sûr.
"O-oof !"
Avant même que Sunny ne s'en rende compte, il fut projeté en arrière. L'air avait été expulsé de ses poumons et son corps tout entier resta engourdi pendant quelques secondes. La douleur de l'impact ne s'était pas encore fait sentir, mais il savait déjà à quel point cela allait faire mal. Le gilet pare-balles semblait avoir arrêté la balle, et pourtant...
Sunny avait l'impression d'être de retour en Antarctique, recevant à nouveau les coups de pied de Goliath.
Bon sang !
Il tituba jusqu'à la tour de garde et faillit rouler dans les escaliers — il l'aurait fait si Morgan ne l'avait pas calmement attrapé par le col. Ses doigts déchirèrent le tissu de sa veste et lui laissèrent de légères coupures sur la peau, mais c'était mieux que de se briser le cou sur les marches en pierre.
L'Autre Mordret ramena précipitamment Sunny sur le palier.
"Inspecteur Sunless ! Vous allez bien ?"
Sunny lui lança un regard douloureux et parvint enfin à inspirer un peu d'air dans ses poumons.
Sa poitrine entière était comme un gros bleu, et ses côtes lui faisaient mal.
Le Tissage Osseux lui manquait.
"Ça va... c'est un peu fort dit comme ça. Je vais plus ou moins bien."
Je déteste les armes à feu !
Regardant son propre revolver avec dégoût, Sunny réprima un gémissement de douleur.
Quelle arme barbare et vulgaire. Vraiment quelque chose que seuls des gens sans vergogne utiliseraient — des charlatans sans talent qui manquaient de goût et de discernement, sans parler de la formation et du dévouement nécessaires pour manier des armes plus dignes.
Maudissant à voix basse, Sunny s'appuya contre le cadre de la porte de la tour de garde, déchargea précipitamment ses dernières balles sur l'un des mercenaires, puis se replia.
Effie se réfugia dans la tour au même moment, respirant bruyamment alors qu'elle se pressait contre les pierres froides.
Une pluie de balles frappa le mur opposé une fraction de seconde plus tard, les recouvrant de poussière de pierre.
"Il y en a... vraiment beaucoup là-bas."
Sunny jura à nouveau tout en rechargeant son arme.
Ils tentèrent d'ouvrir le feu une nouvelle fois, mais durent se replier derrière leur abri presque instantanément. L'entrée étroite des remparts constituait un goulot d'étranglement naturel qui en faisait un champ de tir mortel — vu le nombre de sbires présents sur les murs du château, avancer plus loin semblait impossible.
Il y avait toutefois une lueur d'espoir dans cette situation difficile. Tant que les mercenaires concentraient leurs tirs sur Sunny et Effie, ils ne tiraient pas sur Sainte.
"Je pense qu'il nous faut un plan."
Effie lui jeta un coup d'œil, puis regarda le cadre de la porte de la tour de garde.
Elle rangea ensuite son revolver dans son étui et sourit.
"Un plan, ça arrive tout de suite !"
Sunny haussa les sourcils.
"Qu'est-ce que tu..."
Avant qu'il n'ait pu terminer sa phrase, Effie quitta sa cachette et sortit à découvert. Une balle lui effleura l'avant-bras, mais elle n'y prêta pas attention et saisit la poignée de la porte qu'ils avaient ouverte un peu plus tôt, puis la claqua.
Puis, toujours agrippée à la poignée, Effie recula d'un demi-pas...
Et enfonça son épaule dans la lourde porte en bois, l'arrachant de ses gonds.
Alors que Sunny écarquillait les yeux, Effie et la porte continuaient à bouger, s'envolant vers l'ouverture — mais avant que la porte ne tombe, Effie l'attrapa par le côté avec son autre main et soutint son poids énorme devant elle.
C'était comme si elle tenait un bouclier géant, l'utilisant pour repousser la pluie de balles.
"...fais, espèce de folle ?!"
Profitant de son élan, Effie se précipita en avant. Il pouvait voir ses muscles se tendre pour supporter le poids de la lourde porte en bois, mais même si elle était criblée de balles, Effie ne la lâcha pas.
Elle ne ralentit pas non plus.
Quelques instants plus tard, Effie percutait les mercenaires comme une boule de bowling, projetant plusieurs d'entre eux par-dessus le haut mur dans la cour. Quelques autres furent soit projetés au sol, soit mis hors de combat, avec trop d'os cassés pour pouvoir les compter.
Perdant finalement l'équilibre, Effie lâcha la porte et tomba à son tour. Privée de son bouclier improvisé et étendue dessus, elle était une cible parfaite pour les mercenaires restants...
Cependant, aucun des hommes de main de Madoc n'eut l'occasion de lui tirer dessus pendant qu'elle était à terre.
Car Sunny n'était pas resté bouche bée à regarder la course folle d'Effie. Presque immédiatement après qu'elle se soit précipitée hors de la tour de garde, il l'avait suivie.
À présent, sautant par-dessus elle, il se retrouvait entre les mercenaires restants.
Ils étaient en train de lever leurs armes pour le viser, mais pour Sunny, ils semblaient bouger au ralenti.
Il sourit.
Laissez-moi vous inculquer un peu de culture, bande de sauvages.
Il sortit son couteau d'un étui caché dans le creux de son dos et le tint dans sa main gauche, tandis que son revolver était dans sa main droite.
Puis, Sunny leva son arme et tira dans le visage du premier mercenaire.
Laissez-moi vous enseigner la véritable signification de la sauvagerie, également...