Chapitre 2 459
Chapitre 2459 – Violence de Gang
Traducteur/Checker : Gray
"Qu'est-ce que vous attendez ?! Butez ces enfoirés !"
C'est ce que le chef des voyous aurait voulu dire... mais comme il s'étouffait avec son sang et se tenait le visage à deux mains, ce qui sortit de sa bouche fut un hurlement confus et rageur.
Sunny se tournait déjà vers les autres Black Snakes, tandis que sa partenaire était encore figée sous le choc. Elle avait les yeux écarquillés et une expression stupéfaite sur le visage.
"Hé ! Ce n'était pas très... digne d'un inspecteur..."
Elle n'eut pas le temps d'en dire plus, car à ce moment-là, les gangsters comprirent enfin ce qui s'était passé et se jetèrent sur eux.
Tss, tss... Les choses ont vraiment mal tourné depuis mon départ.
Sunny connaissait certains de ces hommes, même s'il ne les avait pas vus depuis très longtemps. La plupart étaient des inconnus... cependant, il lui suffit d'un seul regard pour déterminer que le gang des Black Snakes n'était plus ce qu'il était.
Il n'y avait pas de véritable cruauté chez ces hommes, pas de volonté effrayante — ni même de désir — de tuer ou de mourir. Ce n'étaient pas des tueurs. Les Black Snakes s'étaient ramollis et engraissés grâce à l'argent qu'ils gagnaient grâce à leurs activités sordides sans concurrence, et grâce aux dons qu'ils recevaient des pouvoirs en place, qui avaient parfois besoin d'eux pour faire le sale boulot.
C'était logique, en fait. Ceux qui étaient de vraies menaces n'auraient pas accepté de se plier à la nouvelle autorité, et par conséquent, ils étaient soit morts, soit en train de pourrir en prison à présent. Il ne restait plus que la racaille.
Ainsi, même s'il y avait près de vingt gangsters dans la salle de boxe, tous musclés et bien entraînés...
En réalité, Sunny n'avait qu'à éliminer les bons à rien.
Au lieu d'attendre que la foule des Black Snakes se jette sur lui, il se précipita à leur rencontre. Son cœur était froid et son esprit clair. Il n'y avait pas lieu de s'énerver pour cette bagarre... ce n'était qu'une corvée.
Bien sûr, si ces vingt hommes avaient été déterminés et avaient vraiment su travailler ensemble, il aurait été submergé en quelques instants. Mais c'étaient des hommes de qualité inférieure — des voyous, pas des combattants. Cela lui donna l'initiative de blesser les premiers, et une fois que les autres l'auraient vu, leur détermination serait ébranlée.
Leur peur et leur hésitation causeraient leur perte.
Sunny était peut-être un poids plume, mais ses poings étaient tout sauf légers. Il savait où frapper pour infliger le plus de douleur possible et comment causer le plus de dégâts possibles. Il avait également beaucoup d'expérience — trop, en réalité — dans les combats où sa vie était en jeu.
Son premier coup atteignit le plexus solaire du gangster le plus rapide, envoyant un choc dans les nerfs du plus gros des hommes et le forçant à tituber. Une fraction de seconde plus tard, un uppercut vicieux envoya le gangster au sol dans un cri étouffé.
Plongeant sous le coup de poing lent et maladroit du gangster suivant, Sunny lui donna un coup de genou impitoyable dans l'aine, puis lui asséna un coup de coude à l'arrière de la tête.
Le troisième était déjà sur lui... et celui-là devait servir de leçon aux autres.
Attrapant le bras de l'homme, Sunny se déplaça comme un fantôme pour le tordre, puis abattit sa paume sur l'articulation du coude.
Un craquement dégoûtant fut couvert par un cri de douleur perçant.
Étrange...
Sunny se connaissait bien, et il savait qu'il était un combattant féroce. Mais cela... cela semblait presque trop facile, comme s'il était devenu beaucoup plus habile et expérimenté sans s'en rendre compte. Comme si combattre deux douzaines de gangsters qui étaient plus que disposés à le briser et à le mutiler n'était pas grand-chose, voire insignifiant et pitoyablement futile.
Cela n'avait rien à voir avec les grandes et terribles batailles qu'il avait menées dans ses cauchemars.
Les compétences au combat pouvaient-elles s'améliorer dans un rêve ?
Lâchant le bras mutilé de l'homme qui hurlait, Sunny lui donna un coup de pied dans le côté de la tête et regarda les autres gangsters avec une lueur de folie dans les yeux.
Trois de moins, il en reste dix-sept... hein ? Il en reste treize ?
Pendant que Sunny neutralisait trois gangsters – ce qui ne lui prit que quelques secondes –, son étrange partenaire n'avait pas perdu son temps non plus. Honnêtement, il ne savait pas comment la bleue allait réagir, et s'en moquait un peu... mais il ne s'attendait pas à ce qu'elle agisse sans aucune hésitation, se joignant au combat avec la même attitude détendue.
Effie attrapa simplement deux malfrats par les côtés de la tête et les cogna l'un contre l'autre, leur fracturant presque le crâne, puis asséna un coup de pied circulaire parfait à un troisième, le pliant en deux et l'envoyant valdinguer dans ses copains. Elle termina le tout en giflant simplement le quatrième pour le faire tomber au sol.
Tout au long de la scène, elle semblait calme et imperturbable, voire amusée... non, elle s'amusait clairement.
Mais... quel genre de mère est-elle ?
Sunny était surpris, quelque peu consterné par le fait que la bleue ait mis à terre un malfrat de plus que lui... et un peu perturbé.
Ce calme, ce jugement, cette habileté naturelle n'étaient pas des qualités qu'un inspecteur novice et inexpérimenté était censé posséder. Effie avait été athlète avant de devenir policière, et même si elle avait passé quelque temps comme agent de patrouille, cela seul n'aurait pas pu faire d'elle une combattante aguerrie.
Ces qualités étaient quelque chose que les gens ne développaient qu'après une vie de conflits et d'effusions de sang.
Soit Sunny ignorait quelque chose au sujet de sa partenaire décontractée et la sous-estimait... soit elle n'était pas celle qu'elle semblait être.
Sa paranoïa monta soudainement comme une marée, lui faisant plisser les yeux.
Mais il n'avait pas le temps de s'attarder sur l'étrange et inquiétante incongruité entre ce qu'Effie était censée être et ce qu'elle était réellement. Il devait d'abord s'occuper des Black Snakes.
Voyant sept des leurs tomber en quelques secondes, les gangsters commençaient à prendre les choses au sérieux. Auparavant, ils avaient prévu de réduire les deux policiers en bouillie à coups de poing... et probablement de leur faire subir d'autres choses bien plus ignobles. Mais à présent, Sunny voyait des couteaux et des tuyaux en acier apparaître dans leurs mains.
Il sourit sombrement.
Ne me blâme pas d'être impitoyable, dans ce cas.