Chapitre 599
△▼△▼△▼△
Traduction humaine par :
Traduction automatique par :
Relecture par :
Vérification du japonais vers l'anglais par :
Sources des illustrations
※ ※ ※ ※ ※ ※ ※ ※ ※ ※ ※ ※
??? : [Je sais que tout le monde est inquiet, mais je trouve qu'ils agissent de manière un peu trop grossière.]
Alors qu'elle préparait le dîner pour tout le monde à l'intérieur de la tour de guet des Pléiades, Petra exprima ses pensées sur l'atmosphère gênante qui régnait.
Cela faisait déjà une demi-journée qu'ils étaient arrivés à la tour, et ils n'avaient que trois jours de délai pour leur séjour ; Subaru et les autres s'étaient donc précipités à la bibliothèque pour chercher le Livre qu'ils convoitaient.
Petra était occupée à préparer le dîner pour le groupe, qui reviendrait sûrement affamé, mais l'atmosphère dans la bibliothèque voisine était exécrable.
Petra : [Ni Subaru ni Garf-san n'ont réussi à se concentrer sur la recherche du Livre. Hé, tu m'écoutes ?]
Celle qui hocha la tête distraitement en réponse à la question de Petra avec un « Ouais, je t'entends » fut Meili. Elle préleva un peu du contenu de la marmite que Petra chauffait sur le réchaud avec une petite cuillère et y goûta,
Meili : [Oui, c'est déli~cieux. Petra-chan, ta cuisine s'améliore de plus en plu~s.]
Petra : [Merci, mais j'ai encore un long chemin à parcourir avant d'atteindre le niveau de Frederica-neesama, alors je dois continuer à travailler dur. En plus de ça, la redoutable Rem-neesama est de retour…]
Meili : [Serait-elle vraiment une redoutable adver~saire ? La sœur cadette de Ram-oneesan ne se souvient de rien, pas vra~i ? Dans ce cas, je ne pense pas qu'elle soit une menace pour toi, Petra-chan, que ce soit en cuisine ou quoi que ce soit d'aut~re.]
Petra : [Tu ne peux pas en être sûre. Elle est tombée amoureuse de lui une fois, alors il ne serait pas étrange du tout qu'elle retombe amoureuse de lui… ou plutôt, je trouve que c'est déjà un peu étrange.]
Petra baissa la voix et s'interrogea sur l'atmosphère entre Subaru et Rem.
Ayant dormi pendant longtemps, le réveil de Rem avait rendu Petra heureuse. Subaru et Ram s'étaient toujours souciés d'elle, et Petra avait également pris soin d'elle pendant qu'elle dormait chaque jour. Elle était pleinement consciente de la place chère qu'occupait Rem.
Pour être honnête, elle pensait aussi que si Rem ne s'était pas réveillée plus tôt, elle n'aurait pas été en mesure d'évaluer la force de sa rivale amoureuse.
Une fois que Petra rencontra et parla avec Rem en personne, elle garda une assez bonne impression de son attitude sérieuse et travailleuse, mais il y avait quelque chose qui clochait — quelque chose d'étrange chez elle. En raison de sa perte de mémoire, elle avait eu pas mal de disputes avec Subaru, et même maintenant, elle semblait lui répondre d'une manière relativement froide et dure.
Petra : [Mais, c'est quand même étrange.]
Meili : [Hmmm, je vois~. Mais onii-san a peut-être ce genre de facette en lu~i. Peu importe à quel point je le fixe du rega~rd, il fait en sorte que tout semble un peu idiot~.]
Petra : [Ouais, c'est vrai. Au début, je pensais aussi que Subaru était une personne étrange… Attends, la façon dont tu viens de dire ça n'était-elle pas étrange, Meili-chan ?]
Meili : [Arrête ça~, tu t'inquiètes trop~.]
Meili tira la langue et leva les mains avec un air mécontent. Petra la fixa avec une expression boudeuse et écarta ses soupçons pour le moment.
Avant de partir pour l'Empire, Meili avait affirmé que Petra se faisait des idées, comme si le retour de cette dernière de la tour de guet des Pléiades était insignifiant, mais Petra pensait que ce n'était pas une mauvaise idée d'être aussi prudente en ce qui concernait Subaru.
N'importe qui pouvait comprendre l'attrait de Subaru s'il passait un peu de temps avec lui. Et s'ils comprenaient son attrait, la possibilité que leurs sentiments se transforment en quelque chose de plus spécial augmenterait considérablement.
Petra : [Même dans l'Empire, il a fait bonne impression sur beaucoup de gens pendant qu'il était loin de nous… Subaru a augmenté le nombre de personnes qui l'apprécient d'environ un millier.]
Meili : [Ça doit être une exagéra~tion. Mille personnes, c'est beaucoup trop…]
Petra : [Le nombre n'arrêtait pas de grimper. C'étaient surtout des hommes, donc ça allait, mais on ne peut pas baisser sa garde.]
Meili, qui n'avait pas vu la scène en personne, en rit comme d'une blague, mais Petra n'était pas d'humeur à en rire.
Tout en serrant le poing vigoureusement, elle remua la marmite de l'autre main pour éviter que le contenu ne déborde, mais son cœur était toujours débordant de pensées pour Subaru.
Si elle ne le faisait pas, il s'éloignerait sûrement de sa vue, s'approcherait inconsciemment de quelqu'un de blessé et se donnerait beaucoup de mal pour lui.
— Tout comme maintenant, où ils étaient à la tour pour aider Al à aller de l'avant.
Petra : [Alors, à propos d'Al-san…]
Meili : [Oh, tu disais quelque chose à propos d'être grossier ou je ne sais quo~i. Qu'est-ce que tu veux dire par là~ ?]
Petra : [Je dis juste ce que je vois. Subaru et Garf-san sont trop évidents dans leurs tentatives de garder un œil sur Al-san…]
Meili : [C'est vrai, ces deux-là ne semblent pas être doués pour surveiller quelqu'u~n… Quelle personne est Al-sa~n ? Le petit gars ? Le type avec le casque ?]
Petra : [Meili-chan…]
Après avoir fini de goûter la nourriture, Meili s'éloigna de la marmite et s'assit sur les bagages qui traînaient là. Alors qu'elle posait son menton sur ses mains et donnait cette réponse désintéressée, Petra fit la moue en lançant un « Roh ».
Comme elle n'avait rejoint le groupe qu'en cours de route, et n'avait donc entendu que des bribes de ce qui s'était passé dans l'Empire, il n'était pas étonnant que—,
Petra : [Ne fais pas comme si tu avais déjà fini ton travail. Tu es l'une des nôtres, Meili-chan, alors essaie de t'y intéresser.]
Meili : [Même si tu dis ça, je n'ai aucun travail jusqu'à ce qu'on rentre à la maiso~n. Même si tu me dis de ne pas avoir l'air d'avoir fini, je n'y peux rie~n… Aussi, Petra-chan, je ne pense pas être faite pour être membre de votre grou~pe.]
Petra : [Tu n'as plus à t'inquiéter pour ça. Après tout, n'es-tu pas allée à la Capitale pour obtenir le pardon du Conseil des Sages ? Tu devrais être fière de toi. Garde la tête haute, avec ce joli visage qui est le tien.]
Meili : [Ouai~s, c'est un joli visage.]
Petra soupira face à Meili, qui était assise les mains sur les joues avec une expression sérieuse, sans même un sourire.
Meili n'était vraiment pas une mauvaise fille au fond, mais elle s'était tellement habituée à prétendre être une « méchante » que c'était devenu un mode de vie pour elle. Elle-même commençait à perdre le fil pour savoir si elle était sincère ou si elle faisait semblant. Probablement.
Petra : [Pff… Il y a tellement de gens que je dois éduquer à partir de zéro…]
Meili : [Tu as toujours l'air si occupée, Petra-cha~n. Je me demande si tu n'es jamais fatigué~e.]
Petra : [Tu es l'une des causes ! En plus…]
Meili : [En plu~s ?]
Petra : [Je ne peux pas dire que je suis fatiguée. Si même la personne que je veux le plus voir se reposer ne se repose pas, cela rend la question encore plus difficile à aborder, tu ne crois pas ?]
Meili : [――――]
Petra : [Oh, la personne que je veux voir se reposer n'est pas Otto-san, d'accord ? Otto-san devrait lui-même prendre du temps pour dormir une bonne nuit. Au moins six heures par jour !]
Bien qu'Otto fût habitué à ne pas dormir, ce n'était pas, contrairement à Roswaal, parce qu'il n'avait pas besoin de beaucoup de sommeil, mais simplement parce qu'il en faisait trop. Pour preuve, il y avait des moments où il dormait plus d'une demi-journée comme un cadavre après avoir terminé une grosse mission.
Petra : [Même si je lui ai dit qu'il ne devrait pas se comparer au Maître, qui triche avec sa propre constitution, il ne m'écoute pas du tout.]
Meili : [Héhé… Je ne suis pas douée pour parler comme ça non plus, mai~s tu n'aimes vraiment pas ce seigneur, n'est-ce pas, Petra-cha~n ? N'es-tu pas soulagée de ne pas être avec lu~i ?]
Petra : [C'est vrai. À cause de ça, j'ai fini par faire le voyage séparément de Frederica-neesama, mais cela signifie qu'elle me fait confiance.]
C'était la première fois que Petra était laissée en charge d'un long voyage de dix jours ou plus, bien qu'elle ait déjà été laissée en charge pendant un jour ou deux auparavant. Lors de la réunion des Margraves de l'Ouest, et pendant le voyage vers l'Empire, Frederica ou Ram avaient toujours été avec elle. Cette fois, cependant, Petra avait été laissée seule.
Pour cette raison, son enthousiasme était différent. Elle devait garder un œil sur tout le monde.
Petra : [C'est pour ça que je m'inquiète aussi pour Al-san… C'est lui, celui avec le casque.]
Meili : [Ouais, ouais, c'est un homme assez voya~nt. N'est-ce pas la raison pour laquelle nous sommes venues à la Tou~r ?]
Petra : [C'est exact. Il voulait vraiment lire un certain Livre des Morts… Je pense que c'est une bonne chose, si le lire peut l'aider à se sentir mieux.]
Meili : [―― ? C'est une façon étrange de dire les chose~s. Est-ce qu'Al t'inquiète vraiment à ce point~ ?]
Petra : [Eh bien, non, je suis plus inquiète pour Subaru et Garf-san que pour Al-san.]
À la réponse de Petra, Meili pencha la tête et demanda : « À propos d'Onii-san et Ga~rf-san ? ». Il semblait qu'elle était plus intéressée par cela que par le sujet d'Al, et elle regarda Petra en fronçant les sourcils.
Petra répondit au regard de Meili par un « Parce que », et continua,
Petra : [Ils pensent tous les deux trop aux choses comme si c'était leur propre problème. Quand ta famille, tes amis ou d'autres personnes importantes se sentent déprimés, tu sais comment parfois tu te laisses tellement emporter par l'envie de leur remonter le moral que tu finis par devenir déprimée toi aussi ?]
Meili : […Qui sai~t ? C'est vrai ça~ ?]
Petra : [Peut-être que j'ai été stupide de te demander, Meili-chan…]
Petra, qui cherchait de la sympathie, fut accueillie par une expression vide de la part de Meili. Sentant un manque de réponse, comme si elle poussait contre une marée forte, les inquiétudes de Petra furent dirigées vers Subaru et Garfiel dans un ratio de six pour quatre.
Petra avait également entendu de Subaru et des autres qu'il y avait un soupçon selon lequel le but d'Al en cherchant le Livre des Morts de Priscilla était de la ressusciter.
Elle n'avait aucune idée si cela était réellement possible, mais si c'était le cas, Petra pouvait comprendre pourquoi Subaru et les autres voulaient garder un œil attentif sur chaque mouvement d'Al.
Petra : [Mais, même si je voulais à l'origine qu'Al-san lise le Livre, j'ai maintenant l'impression que cela pourrait être l'inverse, et ma tête et mon cœur sont en désaccord.]
Petra savait que lorsqu'il y avait une divergence entre la tête et le cœur, entre la raison et l'émotion, les performances en pâtissaient considérablement. Pas seulement pour Petra mais pour n'importe qui, il allait de soi que les résultats étaient meilleurs lorsque le sens du but et les actions réelles étaient en phase.
Maintenant, pouvait-on vraiment dire que Subaru et les autres avaient leurs esprits et leurs actions en phase ?
Petra : [――――]
Meili : [Si tu veux mon avis, Petra-chan réfléchit trop, elle aussi. ――Oh~ ?]
Et, en regardant le profil pensif de Petra, Meili remarqua quelque chose et prit la parole. Attirée par la voix, Petra demanda « Quoi ? » alors que ses yeux se posèrent sur quelqu'un qui était apparu à l'entrée de la pièce.
Au quatrième étage, il y avait de nombreuses pièces, et alors que Petra et son amie préparaient le dîner dans l'une d'elles, elles furent visitées par la personne dont elles venaient de parler —,
??? : [Yo, je me disais que ça sentait bon, vous préparez le dîner, les filles ?]
En disant cela, Al fit un léger signe de la main et s'approcha. Flam le suivait tranquillement, probablement pour s'assurer qu'il ne soit pas laissé seul.
Petra resta momentanément sans voix devant l'apparition inattendue du duo, mais,
Meili : [Ouai~s, le dîner est en préparation… mais je ne fais que regarde~r, c'est Petra-chan qui cui~sine.]
Al : [Quoi, vous tirez au flanc ouvertement ? C'est ce que j'aimerais dire, mais Mlle Meili a fait du très bon travail sur le chemin jusqu'ici. Je ne peux pas vraiment faire la leçon avec arrogance.]
Meili : [Bien évidemme~nt. Tant que je suis là, personne ne peut me désobéir, tu sai~s.]
Al : [Sans aucun doute, sans aucun doute. Merci, merci.]
Al fit une révérence à la pompeuse Meili tout en utilisant seulement sa main droite pour faire un geste de gratitude. Pendant que ces deux-là discutaient, Flam s'approcha de Petra qui mélangeait une marmite,
Flam : [Merci pour votre travail acharné. Je m'excuse de vous avoir laissé la préparation de notre repas.]
Petra : [Oh, ce n'est rien. Flam-chan, tu t'occupais d'Ezzo-san jusqu'à ce qu'on arrive, n'est-ce pas ? Tu peux nous laisser faire pour un moment.]
Flam : [Merci. Ezzo-sama a la mauvaise habitude d'oublier rapidement de manger ou de dormir parce qu'il est tellement absorbé par ce qu'il a devant lui ; c'est un problème.]
Petra : [Je connais bien ce genre de personne aussi…]
Aux paroles sincères de Flam, Petra hocha profondément la tête en signe de sympathie.
Flam était aussi une servante, mais elle avait probablement un ou deux ans de moins que Petra. En tant que née dans une famille au service de la famille Astrea, il était possible qu'elle ait plus d'expérience en tant que servante que Petra, mais —,
Petra : [Travaillons dur ensemble en tant que gardiennes pour tout le monde. Tu peux me parler de tout.]
Se frappant la poitrine, Petra parla à Flam comme si elle était sa grande sœur.
Peu importe à quel point ses compétences professionnelles s'amélioraient, la position de Petra en tant que plus jeune du Camp ne changerait pas. Peu importe à quel point elle travaillait dur, l'âge était la seule chose qu'elle ne pouvait pas rattraper ou surpasser, et c'était l'inconvénient d'être la plus jeune.
Bien sûr, avec Beatrice et Emilia qui avaient respectivement plus de quatre cents et cent ans, elle ne pouvait pas agir comme une grande sœur avec elles, malgré leur mignonnerie.
Par conséquent, l'opportunité d'être en contact avec quelqu'un de clairement plus jeune qu'elle, comme Schult et Utakata dans l'Empire, était inestimable pour Petra.
Flam : [Merci, Petra-sama. Je le ferai immédiatement.]
Petra : [Oui, oui, qu'est-ce que c'est ?]
Flam : [Peu importe le nombre de fois que je le lui ai dit, le jeune maître n'a pas perdu l'habitude de traiter ma sœur et moi-même comme des enfants. Que devrais-je faire ?]
Petra : [Tu veux dire R-Reinhard-san~ ?]
Avec le sujet immédiat de la consultation étant soudainement un gros morceau, Petra ne savait pas du tout comment répondre.
Bien que Reinhard van Astrea et Petra ne se connussent pas directement, tout le monde dans le Royaume de Lugunica avait au moins entendu des rumeurs sur le Chevalier parmi les Chevaliers.
L'opinion de Petra était que Subaru était plus impressionnant en tant que Chevalier, mais il serait déplacé de faire une telle évaluation de quelqu'un qu'elle n'avait jamais rencontré en personne.
En tout cas —,
Petra : [Cependant, je sais ce que ça fait d'être traitée comme une enfant quand on ne veut pas l'être. En attendant, tu devrais arrêter de le laisser te tapoter la tête.]
Flam : [La tête… eh bien, moi mise à part, Grassis ne semble pas dérangée d'être tapotée sur la tête par le jeune maître. Moi mise à part.]
Petra : [Ce n'est pas comme si je n'aimais pas ça ou quoi que ce soit, tu sais ? Je n'aime pas ça en soi, mais la distance dans une relation comme celle-là n'est pas bonne.]
Petra elle-même était en train d'essayer de rectifier cette impasse dans une relation. Par conséquent, ses réponses aux questions de Flam étaient très spécifiques.
Entendant la réponse que Petra donna les poings serrés, Al s'éclaircit la gorge.
Petra : [Hm, Al-san, de quoi as-tu besoin ?]
Al : [Mon mauvais, mon mauvais. Mais le conseil que tu as donné à Flam-chan est un peu à côté de la plaque. On dirait que Flam-chan et toi avez des sentiments différents..]
Petra : [Eh, vraiment ? Tu n'aimes pas Reinhard-san ?]
Flam : [J'aime le jeune maître, mais pas en tant que personne du sexe opposé.]
Petra : [Oh, hum, d'accord…]
Tout en étant embarrassée d'avoir tiré une conclusion hâtive, Petra tira un peu la langue. Et puis, elle tourna son attention vers Al et continua avec un « C'est surprenant »,
Petra : [Al-san, tu comprends en fait ce genre de choses.]
Al : [Oioi, je suis un vieil homme mature, tu sais ? J'ai traversé le doux et l'amer, bien que surtout à travers d'autres personnes.]
Meili : [Si c'est à travers d'autres personnes, alors tu ne peux pas vraiment t'en vanter, pas vra~i ?]
Al : [C'est pas se vanter, tu sais. C'est de l'autodérision, de l'autodérision… Enfin.]
Haussant les épaules, l'estomac d'Al gargouilla soudainement. Petra détendit ses lèvres à cela,
Petra : [S'il te plaît, attends encore un peu. J'aurai bientôt fini.]
Al : [Ah~, mon mauvais pour la précipitation. Celle-là n'est pas de mon fait, c'est mon estomac qui gargouille.]
Petra répondit avec un signe de tête et un « Oui monsieur » à l'Al bavard.
Et puis, tout en échangeant des plaisanteries légères avec Al, Petra craignait que l'attitude de Subaru et Garfiel envers lui ne fût excessive.
Elle comprenait pourquoi ils s'inquiétaient avec toutes les suppositions variées et emmêlées. Mais au moins, Al pouvait faire semblant de se rétablir. Une personne vraiment abattue et déprimée était incapable de ce genre d'attention pour les gens qui l'entouraient.
Meili : [Vieil homme, tu manges vraiment.]
Bien que ne lisant probablement pas dans les pensées de Petra, Meili parla à Al. Al répondit par « Bien sûr » aux paroles de Meili et joua avec les coutures de son casque.
Al : [Avoir faim est un problème… ne pas manger ou boire fait chuter tes performances, et est-ce que ça ne t'éloigne pas en fait de ton objectif ?]
Meili : [C'est vrai. Mais, ne pas boire, manger ou dormir est une option. Tu n'as que trois jours après tout.]
Petra : [Meili-chan…]
Al : [Non non, ça ne me dérange pas. Je suis conscient que j'ai une limite, et c'est évident de penser, es-tu vraiment sérieux quand tu prends les choses aussi facilement ?]
Agitant la main, Al ne pouvait pas réprimander les paroles de Meili qui touchaient trop juste. Puis, il tapota son casque avec les ongles de sa main agitée et continua avec un « Mais »,
Al : [Je suis le bouffon de la Princesse. Dire que je vais lutter dans une frénésie désespérée… Je pense que c'est un peu déplacé.]
Petra : [Al-san…]
Al : [Aussi, c'est vrai que j'ai promis une limite de trois jours mais, ce n'est pas gravé dans la pierre, non ? Rien n'est mesuré exactement par un sablier. Tu ne penses pas que si je pleure, m'accroche et supplie, je pourrais obtenir une demi-journée de plus ou quelque chose comme ça ?]
Petra : [――Pfft !]
Petra ne put s'empêcher d'éclater de rire une fois qu'il eut soudainement avancé un argument si pratique après avoir parlé sur un ton si sérieux.
Vraiment, si Al pleurait, s'accrochait et suppliait vraiment, alors ils auraient probablement besoin de prolonger leur séjour d'une demi-journée.
Cependant —,
Petra : [Ce serait gênant pour nous. S'il te plaît, assure-toi de bien boire, manger et prendre le temps de dormir.]
S'ils comptaient là-dessus dès le début, alors il n'y aurait aucun intérêt à avoir une date limite. Surtout, la rigueur que les autres ne pouvaient pas appliquer, c'était le travail de Petra de le dire correctement à voix haute.
Même si elle savait qu'ils pourraient éventuellement passer outre.
Petra : [Pendant ces trois jours, je ferai de mon mieux pour aider Al-san avec Subaru et les autres. ――Okay, c'est prêt.]
Al : [Si stricte. Woah.]
Alors qu'il disait cela, Petra transféra le contenu de la casserole dans un bol puis en donna légèrement un échantillon à Al. Al le prit, leva le menton de son casque puis l'amena à ses lèvres,
Al : [Chaud, chaud… Mais, c'est savoureux.]
Dit-il dans un murmure doux. Petra en fut satisfaite.
△▼△▼△▼△
??? : [J'ose dire, mis à part le Sage qui a créé cette bibliothèque, je suis peut-être la personne qui a lu plus de Livres des Morts que quiconque au monde. Permettez-moi d'énoncer mon point de vue : je crois que ce qui rend cette bibliothèque spéciale, en fin de compte, c'est qu'elle permet de revivre par procuration l'histoire perdue.]
Après le dîner, Subaru et les autres rentrèrent dans la bibliothèque de Taygeta.
Là, tout en aidant Al à trouver le Livre qu'il cherchait, et en gardant simultanément un œil sur les mouvements d'Al, Ezzo donnait une conférence au Subaru préoccupé ainsi qu'aux autres.
La voix d'Ezzo, contrairement à son apparence, était grave et portait bien dans la bibliothèque au haut plafond.
Même s'ils appartenaient à des camps différents et ne partageaient pas les mêmes objectifs, sa gentillesse à s'entendre avec eux de cette manière était louable. Cependant, comme Flam n'était pas intéressée par de tels sujets, il se pourrait simplement que son empressement à en parler eût explosé.
Quoi qu'il en soit, comme c'était un sujet intéressant, ce n'était pas ennuyeux de l'écouter.
??? : [Même ainsi, appeler cela « revivre l'histoire perdue » est une sacrée exagération, en fait. Betty est consciente qu'un Livre des Morts donne un aperçu de la vie de celui qui est mort, mais l'échelle est différente, je suppose.]
Ezzo : [Strictement parlant, la compréhension de Mlle Beatrice est irréprochable. Cependant, cela ne serait que d'un point de vue limité à un seul Livre. D'un autre côté, lorsqu'on extrapole à travers plusieurs Livres, la situation change.]
Comme ils s'étaient séparés pour parcourir les étagères, ils avaient tendance à parler assez fort ; on aurait dit qu'ils parlaient à haute voix dans une bibliothèque scolaire, et cela apportait un sentiment trivial de plaisir coupable.
Alors qu'ils continuaient à discuter à travers les étagères, Subaru pencha la tête à la réponse d'Ezzo.
Subaru : [À bien y penser, Ezzo-san a lu plus de dix Livres, n'est-ce pas… Les Livres des Morts, puisqu'on ne peut lire que ceux des personnes qu'on a personnellement connues, n'est-ce pas un taux de réussite assez élevé ?] [1]
Garfiel : [Même s'il a passé tout ce temps enfermé ici, je suis d'accord avec toi. Ça fait plus d'une demi-journée que je cherche, mais pas un seul nom que mon incroyable personne connaît n'est apparu.]
Beatrice : [C'est un taux de réussite vraiment bas, en fait… Les noms familiers sont nombreux, je suppose. Mais les noms des connaissances sont une toute autre affaire, en fait.]
Tenant la main de Subaru et regardant la même étagère que lui, Beatrice murmura cela dans un souffle.
En fait, ayant vécu pendant quatre cents ans, l'encyclopédie vivante qu'était Beatrice était tombée sur plusieurs noms familiers de temps en temps. Peut-être par souci, elle n'avait pas fait l'effort de les mentionner, mais chaque fois qu'elle en avait trouvé un, comme il y avait une réaction de leurs mains liées, ce n'était pas quelque chose qu'elle pouvait cacher à Subaru.
Subaru, lui aussi, n'avait pas pensé à poser des questions sur les personnes qu'elle ne mentionnait pas.
Al : [Mentir ici et se vanter d'être un petit chanceux, je ne pense pas qu'Ezzo-san soit si vain. Si vous êtes au courant d'une sorte d'astuce pour une telle chance, pourriez-vous s'il vous plaît me l'enseigner ?]
Ezzo : [Je suis désolé de vous décevoir, mais le secret n'est pas la chance, Al-dono. Natsuki-dono et ses compagnons devraient être un peu plus flexibles… et devraient commencer par douter de la prémisse.]
Subaru : [La prémisse ?]
Garfiel : [Douter, tu dis ?]
Ezzo était un orateur éloquent, et pourtant Subaru et Garfiel froncèrent les sourcils à la proposition qu'il avait présentée. Ezzo, d'un autre côté, semblait satisfait de leur réponse, disant « Oui ! » avec une évidente exaltation dans la voix,
Ezzo : [Comme Natsuki-dono l'a dit, pour qu'un Livre des Morts puisse déployer son potentiel au maximum, il faut être familier avec la personne en question. Je peux penser à quelques raisons pour lesquelles une telle restriction pourrait être imposée, mais ce ne sont toutes que des spéculations, alors mettons-les de côté pour le moment. Ce qui compte, étant donné cette prémisse, c'est que revivre la vie de ceux qui sont morts il y a longtemps… pendant l'Ère des Sorcières, par exemple, pourrait être jugé irréalisable.]
Subaru : [Je ne veux vraiment pas regarder dans ceux-là, même si je le pouvais, mais… cette prémisse, vous en doutez ?]
Garfiel : [Tu dis que ça peut arriver ? Qu'on peut regarder dans ceux des personnes autres que des connaissances ?]
Beatrice : [Si une telle technique de triche existait, Ezzo aurait lu plus que seulement douze Livres, je suppose.]
Ezzo : [Hahaha, c'est certainement palpitant de voir ma curiosité reconnue comme telle !]
Bien que cela ne ressemblât pas à un compliment, les paroles de Beatrice avaient mis Ezzo de bonne humeur.
Ezzo semblait être quelqu'un qui aurait été adapté à un poste comme celui d'enseignant, et Subaru réfléchit sérieusement à ce qu'il disait, mais une réponse ne lui vint pas immédiatement à l'esprit.
Au lieu de cela —,
Al : [――Bien que cela semble peu probable, une possibilité me vient à l'esprit.]
Ezzo : [Oh, splendide ! Alors, peut-être pourriez-vous expliquer la possibilité que vous avez supposée ?]
Al : [La prémisse est qu'on ne peut lire que les Livres des personnes qu'on connaît. Puisque c'est le cas, on ne peut pas lire les Livres de ceux qui sont morts il y a longtemps. ――Mais, si vous connaissez quelqu'un qui est mort il y a longtemps, alors vous pouvez.]
Subaru : [Attends, c'est vrai, mais n'étions-nous pas juste en train de dire que ça ne pouvait pas être fait ?]
Al : [Est-ce vrai ? On peut le faire dans cet endroit, tu ne penses pas ?]
Déclarant ainsi, Al fit un geste pour regarder autour de la bibliothèque de Taygeta. Subaru fut initialement lent à comprendre ce qu'Al avait dit, et se perdit dans ses pensées.
Mais, concernant le point de détruire la prémisse, et la façon dont Al venait de parler, il arriva à une telle possibilité.
C'était —,
Subaru : [Si vous lisiez le Livre des Morts de quelqu'un, vous pourriez revivre sa vie. Ce qui implique que, par rapport à avant la lecture du Livre, l'éventail de personnes que vous connaîtriez se serait élargi. Si c'est le cas, alors…]
Beatrice : [En accumulant de plus en plus de connaissances à travers ce revécu, le nombre de vies qui peuvent être expérimentées, ainsi que le temps parcouru en arrière, peuvent aussi être augmentés, en fait. Ce qu'Ezzo voulait dire prend enfin tout son sens, je suppose.]
Ezzo : [Revivre l'histoire perdue… !]
Prenant le relais de la spéculation d'Al, Subaru et Beatrice, ayant trouvé de tels moyens d'utiliser les Livres des Morts, regardèrent vers Ezzo.
Devant les yeux de Subaru et des autres, il glissa de derrière une étagère, écarta largement les bras et hocha la tête.
Ezzo : [Brillant. C'est un tel plaisir de voir des jeunes résoudre des problèmes difficiles en réfléchissant par eux-mêmes. Moi aussi, bien que marchant devant vous, je sens mon cœur battre la chamade.]
Al : [Ahh, désolé, mais je suis plus vieux que vous, Ezzo-san.]
Beatrice : [Betty, aussi, trouve contrariant d'être traitée comme une jeune personne, en fait. Vous sous-estimez un Grand Esprit qui a vécu pendant quatre cents ans, je suppose.]
Ezzo : [Ahem, j'ai été impoli ! Cependant, Natsuki-dono et Garfiel-dono sont des jeunes gens, n'est-ce pas ? Si seulement vous aviez observé leurs visages quand ils sont arrivés à la réalisation…]
Garfiel : [Gao…]
Les mots de l'exultant Ezzo s'arrêtèrent devant le mécontentement évident dans l'expression de Garfiel.
Garfiel, qui comptait quelque chose avec ses deux mains, ses yeux vert émeraude remplis de confusion, fit de son mieux pour digérer ce que Subaru et les autres venaient de discuter, et finit par court-circuiter.
Garfiel : [En lisant les Livres, les gars que tu connais vont augmenter ? Ça va augmenter, mais les Livres qui restent à lire vont diminuer ? Augmenter ? Je ne comprends pas ce que vous racontez tous…]
Subaru : […C'est bon, Garfiel. Ce dont nous discutions juste maintenant, ce n'est pas pertinent pour ce que nous essayons de faire en ce moment, et c'est quelque chose dont tu peux te passer sans savoir.]
Subaru donna un sourire ironique en réconfortant Garfiel, qui semblait avoir beaucoup de points d'interrogation flottant au-dessus de sa tête.
Quoi qu'il en soit, ils savaient maintenant la raison pour laquelle Ezzo avait pu lire douze Livres des Morts. Il n'avait pas gagné à la loterie en étant doté de la chance absurde nécessaire pour lire douze Livres des Morts ; plutôt, il avait géré la situation en prenant une mesure drastique pour augmenter le nombre de Livres qu'il pouvait lire — par son expérience par procuration avec les Livres des Morts, il était devenu familier avec plus de morts dans ceux-ci.
Et, tout comme Ezzo l'avait supposé, en faisant cela à plusieurs reprises, cela aurait dû permettre de remonter dans l'histoire d'un siècle ou deux, et il aurait même pu être faisable de regarder dans le temps des Sorcières d'il y a quatre cents ans, ce qu'il avait donné comme exemple.
Malheureusement, Subaru n'était pas intéressé par cette époque, mais —,
Subaru : [――Satella.]
Pendant un instant, un nom traversa l'esprit de Subaru, et il ferma les yeux pour chasser cette pensée malveillante.
Bien qu'il eût dit qu'il ne portait aucun intérêt à ce qui s'était passé il y a quatre cents ans, il y avait un nom en particulier qui l'intriguait. Cependant, la personne portant ce nom n'était pas morte, mais était plutôt scellée, ou du moins c'est ce qui se disait.
Par conséquent, son Livre n'existerait pas dans cette bibliothèque, mais même si son Livre était ici, Subaru n'était pas sûr s'il serait capable de le lire. ――Pour être précis, il n'y avait vraiment aucun moyen de s'en assurer, et honnêtement, il ne voulait pas le découvrir.
Subaru : [Mais, même si vous savez comment y arriver, je pense que lire douze Livres serait suicidaire. Travail impressionnant.]
Ezzo : [Bien sûr, même si j'utilisais des techniques pour vider mon esprit, ce n'était en aucun cas un exploit facile. Chaque fois que je lisais un Livre, il était nécessaire de séparer le moi original des informations qui affluaient. Concernant la sécurité, environ deux jours de repos seraient nécessaires entre chaque.]
Ezzo continuait d'être assez imprudent, mais réalisant que c'était un genre d'imprudence bien réfléchi, Subaru se sentit légèrement plus à l'aise. Cependant, s'il avait commencé un Livre tous les deux jours, étant donné l'état actuel d'avoir terminé douze Livres, il semblait légèrement douteux que ce rythme corresponde.
En tout cas —,
Al : [Je ne suis pas sûr de devoir utiliser le terme agréable ici, mais cette conversation a certainement été intéressante. Merci.]
Ezzo : [Il y a une ligne fine entre l'intérêt et le plaisir. Tant que vous faites attention à la manière dont cela est exprimé, il n'y a pas besoin de vous blâmer pour ce que vous ressentez. De même, pour avoir écouté ma conférence, vous avez ma gratitude.]
Al : [Mes remerciements les plus profonds.]
Regardant Al dire cela poliment en réponse à la conférence d'Ezzo, Subaru sentit qu'il commençait à retrouver son calme.
Cela semblait dangereux la première fois qu'il avait si soudainement et négligemment tendu la main vers un Livre des Morts ; mais, même si le Livre de Priscilla n'avait pas encore été trouvé, le sentiment de danger qui semblait émaner de tout le corps d'Al semblait avoir considérablement diminué.
Bien qu'il y eût eu des moments où il avait encore fait des remarques quelque peu autodépréciatrices, il était honnêtement soulagé d'entendre un peu plus de la frivolité qui était typique d'Al.
Subaru : [Comme prévu, c'est dur pour le psychisme d'être dans une situation où vous doutez constamment de quelqu'un.]
Alors que Subaru disait cela, il se rappela ses premiers jours dans l'Empire de Vollachia.
Dans une situation où il ne connaissait personne autour de lui, ignorant à qui faire confiance et à qui ne pas le faire, le temps qu'il avait passé dans la peur constante de telles choses avait été assez éprouvant pour son psychisme. À la fin, le Bataillon des Pléiades de l'Île des Gladiateurs, et éventuellement Emilia et les autres l'avaient rejoint, atténuant ainsi de telles peurs.
Et ainsi, avec le poids sur ses épaules allégé, c'est quand Subaru se ressaisit et regarda l'étagère.
――Il avait découvert un Livre des Morts avec le nom <ruby>菜月<rt style="font-size: 9px;">Natsuki</rt></ruby>・<ruby>昴<rt style="font-size: 9px;">Subaru</rt></ruby> inscrit dessus.
Subaru : [――――]
Le souffle coupé, Subaru fixa sans bouger ce Livre des Morts.
C'était la même chose qui s'était produite la dernière fois. Prenant la présence du Livre des Morts de Subaru dans la bibliothèque comme allant de soi, l'acte de le lire avait servi de clé pour que le « Natsuki Subaru » privé de ses Souvenirs redevienne Natsuki Subaru.
Néanmoins, être confronté à cela une fois de plus fit chavirer son estomac. Sans plus attendre, il décida de détourner les yeux de ce Livre des Morts et de quitter la zone,
Subaru : [Non…]
Attends, Subaru mit les freins sur lui-même.
Le Livre des Morts de Subaru étant ici, c'était bien. Cependant, ne serait-il pas dangereux de détourner son regard et de le laisser là tel quel ? ――Présent ici était Al, qui, comme Subaru, avait été invoqué de leur monde original vers ce monde parallèle.
Le titre du Livre était <ruby>菜月<rt style="font-size: 9px;">Natsuki</rt></ruby>・<ruby>昴<rt style="font-size: 9px;">Subaru</rt></ruby> écrit en Kanji, mais Al pourrait être capable de le lire. Alors, si Al devait trouver le Livre de <ruby>菜月<rt style="font-size: 9px;">Natsuki</rt></ruby>・<ruby>昴<rt style="font-size: 9px;">Subaru</rt></ruby> et l'ouvrir imprudemment, alors n'était-il pas fort probable que cela donne lieu à des développements terriblement compliqués ?
Qu'Al apprenne les choses scandaleuses qui s'étaient produites dans la vie que Subaru avait commencée dans cet autre monde à partir de zéro jusqu'à maintenant, c'était bien. ――Le problème était, si cela se chevauchait avec la pénalité d'apprendre le Retour par la Mort, Subaru ne savait pas quel genre d'inconvénients cela pourrait entraîner.
Subaru : [――――]
Celle qui semblait lui accorder le pouvoir du Retour par la Mort, la Sorcière de l'Envie ―― Satella, Subaru n'avait d'autre choix que de reconnaître qu'elle ne portait aucune malice envers lui. Mais d'un autre côté, c'était la vérité qu'il ne croyait pas assez en la Sorcière pour penser qu'elle allégerait la pénalité.
Alors, pour s'assurer qu'une telle chose ne se produise pas par inadvertance, ne devrait-il pas alors cacher le Livre ?
Beatrice : [Subaru ? Tu es assez agité depuis un moment maintenant, en fait ? As-tu besoin d'aller aux toilettes, je suppose ?]
Subaru : [Non, ce n'est pas ça… Errr, à vrai dire, j'ai trouvé un Livre des Morts assez gênant, alors si possible je veux le déplacer dans un endroit plus difficile à trouver.]
Beatrice : [Gênant… Ne me dis pas, as-tu localisé le Livre de Priscilla, en fait ?]
Subaru : [J'imagine qu'il est naturel que tu le penses. Mais non, ce n'est pas ça.]
À la suspicion de Beatrice, Subaru secoua la tête de gauche à droite.
Il ne pouvait pas révéler le Retour par la Mort à Beatrice non plus, et il avait évité de l'expliquer jusqu'à maintenant grâce au pouvoir de leur lien, mais c'était une situation un peu difficile.
Bien sûr, Beatrice ne pouvait pas lire les Kanji, donc elle ne pouvait pas lire le titre de <ruby>菜月<rt style="font-size: 9px;">Natsuki</rt></ruby>・<ruby>昴<rt style="font-size: 9px;">Subaru</rt></ruby>. Cela dit, ce serait de mauvaise foi de la tromper de manière irresponsable et de cacher le Livre.
C'est pourquoi —,
Subaru : [Beako, c'est un Livre qui ne doit absolument pas être lu. Si quelqu'un devait faire une erreur et le lire, il est possible que la Sorcière de l'Envie tende à nouveau ses mains hors de son sanctuaire.]
Beatrice : [T-tu parles de choses scandaleuses tout d'un coup, je suppose… ! Hors de son sanctuaire à nouveau, cela signifie-t-il que Subaru sera renvoyé à l'Empire tout recommencer, en fait ? Une telle chose ne doit pas être autorisée à se produire, je suppose !]
Subaru : [Je pense la même chose, et en réalité, cela pourrait finir par se réaliser. C'est pourquoi…]
Disant ces mots, Subaru tira le Livre en question, celui de <ruby>菜月<rt style="font-size: 9px;">Natsuki</rt></ruby>・<ruby>昴<rt style="font-size: 9px;">Subaru</rt></ruby>, hors de l'étagère. Tout en faisant attention de ne pas l'ouvrir et de revivre par inadvertance ses propres expériences, il murmura doucement à l'oreille de Beatrice.
Entendant cela, Beatrice fronça les sourcils alors qu'elle hocha la tête sérieusement,
Beatrice : [Murak.]
Puis, Beatrice activa sa Magie Yin, rendant le corps de Subaru aussi léger qu'une plume. Libéré du joug de la gravité, Subaru sauta sur une étagère et cacha furtivement le Livre retiré là-haut.
Subaru : [On dirait que je suis un sale gosse qui fait des bêtises dans la bibliothèque…]
C'était un acte qui troublerait le bibliothécaire, puisqu'un Livre n'avait pas été remis à son emplacement d'origine. Devant Beatrice, qui avait travaillé comme bibliothécaire de la Bibliothèque Interdite pendant de nombreuses années, c'était un acte qui manquait de crainte de Dieu, mais il n'y avait pas d'autre choix.
Après trois jours, juste avant qu'ils ne quittent la Tour avec Al, il aurait besoin de s'assurer de se souvenir de le remettre à sa place d'origine.
Subaru : [Bien que, il y ait le souci qu'Ezzo-san le trouve avec son esprit curieux et le lise ensuite… Je veux dire, ce serait vraiment mauvais si quelqu'un le lisait, alors peut-être serait-il préférable de simplement s'en débarrasser tout de suite ?]
??? : [Se débarrasser de quoi, bro ?]
Subaru : [UOOOOWAHHH !?]
Revenu vers Beatrice après avoir caché le Livre, il se creusait la tête pour réfléchir à la façon de gérer le Livre de <ruby>菜月<rt style="font-size: 9px;">Natsuki</rt></ruby>・<ruby>昴<rt style="font-size: 9px;">Subaru</rt></ruby>, et c'est à ce moment qu'une voix l'appela soudainement dans le dos, le faisant hurler.
Provoquant ce cri extrême qui résonna dans toute l'archive, Subaru se retourna ; debout là se trouvait Al, pris au dépourvu par la réaction exagérée de Subaru.
Al : [Oioi, tu es beaucoup trop sursauté. J'essayais juste de faire la conversation.]
Subaru : [Ah, ouais, désolé de t'avoir fait peur. J'ai poussé un cri bien plus fort que ce que je voulais.]
Al : [Nahh, c'était pas une grosse affaire pour moi, si quoi que ce soit, n'était-ce pas un plus gros problème pour elle ?]
Subaru : [Elle ?]
Puis, regardant là où Al pointait, Subaru laissa échapper un « Ah » en regardant Beatrice. Accroupie, Beatrice couvrait ses deux oreilles avec ses mains, des larmes perlant dans ses yeux,
Beatrice : [Q-qu-qu-quelle sorte de voix forte était-ce, en fait… ! Mes oreilles, les oreilles de Betty tintent, elles ont commencé à tinter, je suppose !]
Subaru : [Je suis désolé ! Ce n'était pas exprès ! Je t'aime !]
Beatrice : [Je ne peux pas t'entendre, en fait ! Dis-le d'une voix plus forte, je suppose !]
Subaru : [Beako adorable ! Beako jolie !]
Alors que Beatrice s'approchait de plus en plus des larmes, Subaru fit appel à elle avec amour. Gonflant ses joues, Beatrice garda le silence après avoir entendu les mots de Subaru, puis poussa un profond soupir.
Et puis,
Beatrice : [Eh bien, considérant tes sentiments d'amour envers Betty, ce sera pardonné, en fait. Affiche ta gratitude pour ma générosité, je suppose.]
Subaru : [Je suis reconnaissant, je suis reconnaissant, merci beaucoup, je t'aime pour toujours. ――Eh bien alors, umm.]
Caressant la tête de Beatrice alors qu'elle essuyait ses larmes, Subaru se tourna pour faire face à Al à nouveau. Al, qui avait surveillé son moment amoureux avec Beatrice, préfaça avec un « Ah, t'as fini ? » alors qu'il jouait avec les fixations de son casque,
Al : [Chaque fois que je regarde, tu es vraiment profondément amoureux de cet Esprit qui est le tien, n'est-ce pas bro ? Désolé de m'être mis en travers de votre lune de miel.]
Subaru : [Ne t'inquiète pas pour ça à ce stade. Si quoi que ce soit, retarder mon temps avec Emilia-tan et les autres après le retour de l'Empire est bien plus… Attends non, je suis désolé !]
Quand Al fit des plaisanteries légères, Subaru avait essayé de répondre sur son ton habituel, mais réalisant qu'il faisait un commentaire extrêmement négligent, il couvrit sa bouche avec sa main.
Cependant, pendant que Subaru regrettait ce commentaire, Al afficha un sourire ironique,
Al : [Welp, t'as pas tort. Tu as complètement raison, bro. Plutôt, laisse-moi te remercier à nouveau. Même si ce n'est que trois jours, ça a dû être gênant de mettre de côté ce temps pour moi.]
Al exprima sa gratitude, à quoi Subaru ne put pas facilement trouver une réponse.
Dans leur voyage vers la tour de guet des Pléiades pour chercher un Livre des Morts, ce n'était nul autre qu'Al lui-même qui avait proposé un séjour de trois jours à la Tour. Bien sûr, cela aurait pu aussi juste être pour augmenter ses chances d'être accompagné par Subaru et les autres afin d'arriver à la Tour en toute sécurité.
Cependant, Subaru prit aussi cela comme preuve qu'Al ne pouvait pas être aussi égoïste.
Al : [Beako-chan, je suis désolé d'avoir amené bro avec moi. Merci d'être venue avec nous.]
Beatrice : [――. C'est une évidence que Betty est avec Subaru, en fait. Aussi, Betty n'est pas si bienveillante pour répéter le même avertissement plusieurs fois, je suppose. Corrige-le par toi-même, en fait.]
Al : [Compris, compris. ――Elle est très gentille, ta gamine.]
Subaru : [Ouais, c'est vrai. Avec un corps léger qui est juste comme de la barbe à papa duveteuse, rempli à capacité maximale de gentillesse et de beauté, c'est Beako.]
Répondant au murmure d'Al, Subaru relia sa main à celle de Beatrice. Voyant l'échange entre Subaru et Al, Beatrice sembla cacher son embarras avec un, « Hmph, je suppose », alors qu'elle détournait le visage.
Détendant ses lèvres à la réaction charmante de Beatrice, Subaru poussa un soupir, et,
Subaru : [Al, comment est la bibliothèque ?]
Al : [――. Comme tu peux voir, aucun résultat pour l'instant. Je pensais que ce serait peut-être possible en trois jours, mais mec, je suis vraiment perdu avec ce nombre de livres. C'est vraiment au niveau de trouver une seule aiguille tombée dans un désert, n'est-ce pas ?]
Subaru : [――――]
Alors qu'Al faisait un geste vers le reste de l'archive avec sa main unique, ses mots n'étaient pas entièrement erronés.
Dans ce monde ―― non, depuis la création de cette Grande Bibliothèque des Pléiades, combien de personnes avaient perdu la vie ? L'idée de vérifier cela, un Livre à la fois, était écrasante.
Bien moins, quand exactement selon les mots d'Ezzo, les Livres augmentaient chaque seconde, sans parler de chaque jour.
Subaru : [Mais, n'abandonne pas mec. On est tous là pour te donner un coup de main.]
Al : [Bro…]
Beatrice : [C'est vrai, en fait. Finir les choses avec un cœur brisé à cause de ne pas l'avoir trouvé malgré avoir fait ce détour avant de retourner au manoir, ne sera pas permis, je suppose. C'est pourquoi tu ne dois pas abandonner, en fait.]
Al : [――――]
À la séquence de mots de Subaru et Beatrice, Al baissa silencieusement les yeux. Le voyant ouvrir et fermer sa main droite abaissée, Subaru sentit un air d'hésitation à son sujet.
C'était ce que Subaru avait espéré ―― le dire comme ça était bien trop froid, mais ayant fait quelque chose de similaire, c'était une réaction qu'il avait voulu susciter chez Al.
Avec l'objectif de lire le Livre des Morts de Priscilla, Al était venu à la tour de guet des Pléiades.
Cependant, en posant réellement les yeux sur la bibliothèque, et en se concentrant toujours sur l'acte de traiter la mort de Priscilla, Subaru espérait qu'Al serait capable de récupérer même s'il était incapable de lire le Livre.
Comme preuve de cela, les déclarations dépréciatrices d'Al d'abandon de soi clair avaient diminué, et son attitude s'était adoucie.
Le fait qu'il commencerait alors aussi à ressentir de la culpabilité à cause de cela, Subaru le comprenait.
Par conséquent, il ajouta.
Subaru : [Al, quand Beako et moi disons de ne pas abandonner, on ne parle pas de trouver le Livre. On te dit de ne pas abandonner les choses avec lesquelles tu peux être satisfait.]
Al : [Satisfait… ?]
Subaru : [Ouais. Pas des trucs comme « J'en ai eu marre » ou « Je n'ai pas eu assez de temps », mais de tirer une conclusion à travers tes propres pensées. C'est ce que je pense que ça signifie, de trouver satisfaction.]
S'il était incapable de le communiquer bien, alors Subaru pensait que cela pourrait passer pour un commentaire terriblement insensible.
Selon la façon dont c'était interprété, cela aurait pu sonner comme s'il essayait de le persuader d'être satisfait de la mort de Priscilla. Mais ce n'était pas ce que Subaru souhaitait dire. Ce n'était pas ça, ce n'était pas une question de savoir si Priscilla était morte ou vivante, mais plutôt, de faire face à la question de la mort de Priscilla, et de vraiment croire qu'il l'avait affrontée suffisamment, c'était être satisfait.
La pleurer, se souvenir d'elle, et trouver une conclusion quelque part. ――Cela, était nécessaire.
À cet effet ――,
Subaru : [Pendant trois jours, vois jusqu'au bout avec tout ce que tu as jusqu'à ce que tu sois satisfait. Je vais aussi, on va aussi t'accompagner avec tout ce qu'on a.]
Beatrice : [Je t'ai dit avant, tu ne dois pas avoir de telles pratiques malsaines comme te priver de sommeil et de repos, je suppose. Tu vas devenir Otto, en fait.]
Alors que Subaru faisait un appel rassurant, Beatrice fit un clin d'œil alors qu'elle ajoutait cela.
Entendant les paroles de la paire, Al inspira légèrement, et puis levant lentement son casque, il soupira. C'était un long, long, si long qu'il semblait qu'une large masse de quelque chose glissait hors de lui, soupir.
Al : [Trois jours, hein ?]
Subaru : [Ouais. Pas d'extensions… Eh bien, si tu supplies sérieusement pour ça je pourrais finir par y penser, mais ne compte pas dessus dès le début !?]
Beatrice : [Si nous revenons plus tard que prévu, nous aurons une sévère réprimande d'Emilia, je suppose.]
Subaru : [Une sévère réprimande d'Emilia-tan… ! Bien que, ce serait encore une vue adorable en soi.]
Peu importe quelles émotions, quelle expression, ou quel angle, Emilia était si mignonne que ses yeux cesseraient toute fonctionnalité, mais il l'avait déjà assez inquiétée.
Si possible, il ne voulait voir que des visages positifs tels que des sourires et des expressions timides à partir de maintenant.
Subaru : [Eh bien, peu importe l'expression, la vérité de l'EMT ne faiblira jamais, mais…]
Alors que Subaru disait cela, il haussa les épaules à l'expression stupéfaite de Beatrice, et regarda Al.
Puis, rencontrant le regard de Subaru de front, Al hocha la tête, et ――,
Al : [――Ol Shamak.]
――L'instant suivant, le monde de Natsuki Subaru devint noir.
△▼△▼△▼△
Al : [Trois jours. Avec trois jours, il y aurait une certaine prudence que quelque chose pourrait arriver le troisième jour.]
Ce qui tomba sur le sol de la bibliothèque de Taygeta avec un cliquetis aigu, sur le point de s'éloigner, il le bloqua avec ses orteils pour l'empêcher de s'échapper.
Al : [Le corollaire de cela, est qu'une personne baisserait sa garde le plus juste après une agréable discussion le soir du premier jour.]
S'accroupissant sur place, il ramassa l'orbe noir que ses orteils avaient arrêté.
Froid et dur au toucher, cela ressemblait quelque peu à une boule de verre, mais ce n'était pas un objet si fragile. Ce serait troublant si c'était le cas. ――Ceci, était une prison capable de capturer même une Sorcière.
Al : [Je comprends, bro… non, Natsuki Subaru. ――Je ne te tuerai pas.]
Il semblait qu'il y en avait certains qui deviendraient désespérés dans leurs tentatives de assassiner Natsuki Subaru peu importe le coût, le faisant avec un abandon imprudent, mais aucun d'entre eux ne comprenait. Même si cela était effectivement fait, il y aurait zéro signification à cela.
Si cela devait être fait, ce serait le champ de bataille de Natsuki Subaru.
On ne doit jamais combattre contre Natsuki Subaru sur son champ de bataille.
C'était pour dire ――,
Al : [Ça commence, Professeur. ――Pour que je puisse être moi-même.]
Priscilla Barielle, n'était plus parmi eux.
Ergo, Al ―― Aldebaran, afin d'accomplir l'objectif original qu'il avait autrefois abandonné, commença à agir.
――La bataille pour retirer Natsuki Subaru de ce monde, commença.
Note de traduction :
[1] – Ce terme, malgré le fait que 打率 soit en japonais, était souligné comme taux de réussite en raison de sa signification étant attachée au baseball et au cricket, signifiant qu'il est probablement étranger au monde de Re:ZERO.