Chapitre 554
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――Aldebaran savait ce qu'étaient les Observateurs d'Étoiles.
La personne qui, par le passé, l'avait informé de leur existence était un être possédant une connaissance quasi universelle de ce monde, mais qui, malgré tout, convoitait avidement l'inconnu.
Sa relation avec cet individu était complexe.
Ce n'était pas une relation qu'il pouvait décrire par des mots comme « aimer » ou « détester ».
Si on lui demandait s'il leur était reconnaissant ou non, il répondrait probablement par l'affirmative. Mais, indépendamment du degré de sa gratitude, il nourrissait des réserves quant à leur profonde incompatibilité. Telle était la nature de cette personne.
Quoi qu'il en soit, peu importait qui lui avait transmis ce savoir, il connaissait la situation des Observateurs d'Étoiles.
Et ainsi, ils ne contribuaient en rien à l'aboutissement du vœu le plus cher d'Aldebaran. Plus important que son intérêt pour les Observateurs d'Étoiles ou leur implication dans ses affaires, était le fait qu'ils aient entraîné ces personnes dans cette histoire.
Lorsque Priscilla avait déclaré pour la première fois qu'elle se rendrait à Vollachia, il avait tenté, par tâtonnements, de l'en dissuader ; cependant, une fois qu'elle avait pris une décision, rien ne pouvait faire vaciller son esprit.
Ainsi, tout ce qu'il pouvait faire était de l'accompagner, s'efforçant de servir d'assurance autant que possible, mais―― pour Aldebaran, le fait d'être tombé sur eux dans cet Empire était sans aucun doute un cruel tour du destin.
Le destin s'immisçait toujours dans la vie d'Aldebaran de manières extrêmement odieuses.
Par conséquent, il n'avait pas la moindre bonne impression à l'égard du destin, mais cette fois-ci, il lui était reconnaissant.
Si ils étaient ici, l'histoire serait différente. Si ils avaient été entraînés là-dedans, la situation aurait radicalement changé.
Si ils devaient entrer dans un cadre, incapables de l'abandonner, et si le cadre qu'ils ne pouvaient délaisser venait à s'étendre toujours plus, au point qu'ils ne puissent plus tout gérer, alors le vœu le plus cher d'Aldebaran serait exaucé.
Autrefois, Aldebaran avait tout abandonné, absolument tout.
Au milieu des ténèbres, continuant à marcher en ne se fiant qu'à la maigre lumière des étoiles, il avait renoncé à essayer.
C'est pourquoi le soleil était si radieux. Comme si les ténèbres n'avaient jamais existé, il avait réduit sa résignation en cendres.
S'il s'agissait de protéger ce soleil éblouissant, il était prêt à lécher les bottes du destin. Endurant une douleur qui semblait le déchirer, il n'hésiterait même pas à regarder ces personnes droit dans les yeux.
Qu'il s'agisse d'une Sorcière, d'Observateurs d'Étoiles ou du Grand Désastre, peu importait ce qui se dressait sur son chemin.
――C'est juste que je vous en supplie, alors s'il vous plaît, ne vous mettez pas en travers de ma route.
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――Au total, vingt-deux fois.
C'était le nombre de tentatives qu'il avait fallu à Al pour comprendre ce qui lui était arrivé. En un instant, il y avait eu un voile blanc si soudain qu'il n'avait même pas réalisé que son corps s'était évaporé――.
Al : [――Non, ce n'était pas causé par des nuages ou de la neige, c'était du feu, alors je suppose que ce serait un voile rouge. Ou on pourrait aussi appeler ça un voile cramoisi, parce que ça sonne mieux.]
Prenant une profonde inspiration, il lâcha une remarque inutile et absurde.
Bien qu'il ne puisse affirmer avec certitude si son esprit était normal ou non, il pouvait, à tout le moins, se convaincre qu'il l'était.
Pour le moment, cela suffisait. S'il y avait un problème――,
Al : [Quand il s'agit de se battre à ce niveau, il n'y a aucune place pour moi !]
Devant Al, alors qu'il aboyait ces mots, se trouvait l'un des devoirs à accomplir dans la Capitale Impériale―― la conquête des cinq bastions des remparts en forme d'étoile avait été achevée en un point.
Des murs solides qui se targuaient d'une capacité défensive immense avaient été annihilés sans laisser de trace. Comment appeler cela autrement que l'accomplissement de cet objectif ?
Mais là encore, au second bastion, où les hauts, très hauts murs et les bâtiments environnants avaient été complètement effacés, un obstacle plus grand que les murs désormais disparus obstruait le chemin, tel le prochain défi.
――Le ciel nuageux était teint de rouge, et une jeune fille s'abandonnait au ciel par le biais d'un principe inconnu.
La jeune fille avait de courts cheveux argentés, des yeux rouges, et une grande partie de sa peau brune était exposée ; cependant, autant ses traits magnifiques étaient captivants, autant elle dégageait une apparence qui provoquait un sentiment de danger instinctif chez quiconque la contemplait.
Ayant laissé le maître des épines à Groovy, en utilisant la peau du loup-garou, Al et Cecilus avaient atteint le second bastion en toute sécurité―― non, ils avaient tenté de l'atteindre.
À proprement parler, le second bastion avait été rayé de la surface du monde, et pris dans cette annihilation, Al avait subi des dommages à maintes reprises sans même pouvoir percevoir lesdits dommages, avant de finalement saisir la situation et la méthode pour aller de l'avant.
Cela dit, il ne voulait même pas imaginer combien de tentatives supplémentaires il faudrait pour obtenir le même résultat si on lui demandait de recommencer.
C'est pourquoi――,
Al : [――Réinitialisation de l'expérience de pensée, redéfinition du territoire.]
Mettant à jour la matrice de dix secondes, ou peut-être seulement de quelques secondes, Al consacra tous ses efforts à trouver une ouverture pour s'échapper.
Comme Al l'avait crié plus tôt, il n'y avait aucune place pour lui pour intervenir. Quoi qu'il en soit, chaque fois qu'Al subissait des dommages fatals, il redémarrait à partir d'un point prédéfini, de sorte que le monde ne progressait pas.
Ce serait une autre histoire si Cecilus pouvait prendre Al et le laisser s'échapper de la zone létale avec lui, comme lors de cet épisode avec le tireur d'élite, mais――,
Cecilus : [Désolé, Al-san, mais mon intuition me dit que c'est mon moment de briller et que m'occuper de toi gâcherait mon état d'esprit.]
Sur ce, Cecilus renonça rapidement à protéger Al et défia la jeune fille dans le ciel―― Arakiya.
Combien de fois Al l'avait-il vue maintenant ? Avec le recul, leur relation n'avait cessé de se détériorer : à l'époque où il était gladiateur sur l'Île des Gladiateurs, il s'était battu à ses côtés alors qu'elle n'était encore qu'une petite fille ; ensuite, ils s'étaient affrontés en tant qu'ennemis dans la Cité Forteresse de Guaral ; et maintenant, elle était en train de le vaporiser dans la Capitale Impériale.
Mais, en mettant de côté le point de vue d'un homme d'âge mûr qui l'avait rencontrée à plusieurs reprises, comme l'avait dit Cecilus, on pouvait comprendre d'un seul coup d'œil qu'Arakiya n'était pas dans son état habituel.
Arakiya : [――――]
Arakiya se tordait dans les airs, son état était manifestement anormal.
Un Dévoreur d'Esprits, Al en avait entendu parler en passant par Priscilla. En réalité, il avait pu la voir se transformer en feu et en eau de ses propres yeux, mais cela allait clairement à l'encontre de ces précédents.
Contrairement à lorsqu'elle assimilait son corps à l'eau, ou lorsqu'elle s'envolait avec une partie de son corps transformée en flammes, l'apparence actuelle d'Arakiya donnait l'impression qu'elle était sur le point d'être dévorée par une énorme lumière blanche de l'intérieur vers l'extérieur.
Comme s'ils jaillissaient de l'intérieur de son corps brun élancé, des cristaux translucides teintés d'un jaune pâle semblaient pousser directement depuis sa peau, les uns après les autres.
Les formes les plus pures de pierres magiques étaient connues sous le nom de cristaux magiques, et ils encerclaient tout le corps d'Arakiya.
Si elle était néanmoins capable de rester composée ainsi, il aurait semblé que l'apparence d'Arakiya était une autre démonstration de son pouvoir en tant que Dévoreur d'Esprits, mais――,
Arakiya : [――Hk.]
Les yeux rouges d'Arakiya ne reflétaient aucune image claire de quoi que ce soit dans le monde. Avec des larmes coulant de son œil gauche trouble, ses lèvres laissèrent échapper un halètement douloureux en guise d'appel à l'aide.
Personne ne considérerait cette situation comme normale ou comme quelque chose qu'Arakiya elle-même désirait.
Si un enfant criait la bouche grande ouverte, les larmes coulant sur ses joues alors qu'il frappait quelqu'un à répétition, même en supposant que ses yeux soient fermés, ses oreilles bouchées, sa peau couverte, on saurait tout de même que l'enfant pleure.
C'était exactement ce qu'Arakiya faisait en ce moment.
Al : [Ne me dis pas que tu vas dire que tu ne peux pas laisser un enfant qui pleure seul !?]
Al, à bout de nerfs et essayant de son mieux de fuir la ruine, cria en désespoir de cause à Cecilus, qui se précipitait vers elle.
En entendant cela, Cecilus ne se retourna pas, mais secoua les épaules d'une manière qui indiquait clairement qu'il avait ri,
Cecilus : [Les larmes des femmes et des enfants peuvent être l'impulsion pour faire avancer une histoire. Il est donc naturel que je ne puisse les ignorer, mais ce n'est pas le cas ici.]
Al : [Alors… !]
Cecilus : [Mais―― j'ai affaire à ces larmes.]
Immédiatement après avoir parlé, Cecilus bondit à une vitesse fulgurante, utilisant un morceau de débris fondu comme point d'appui.
Dans les environs, les barricades qui avaient été érigées pour protéger le second bastion avaient fondu, manifestant l'apparence d'un enfer rempli de magma. Si l'on plongeait imprudemment le pied dans le magma, les dommages subis seraient bien plus importants qu'une simple glissade ; la partie immergée serait instantanément incinérée, laissant une cicatrice qui ne serait plus jamais visible. La source d'Al pour cela était lui-même.
Mais, Cecilus sauta dans la zone devenue un jardin de magma, utilisant pleinement les points d'appui limités pour se rapprocher d'Arakiya, qui flottait dans le ciel.
Sa vitesse et sa fugacité étaient au-delà de toute description―― non, vraiment au-delà de toute description était l'acte qui fut réalisé directement après, mêlé à Cecilus fredonnant un air.
Al : [Pas possible !?]
Le corps entier d'Arakiya irradiait une lumière blanche dans les airs, et un instant plus tard, un éclair de lumière brûla l'endroit où Cecilus courait.
La lance de lumière libérée perça le magma, et un battement plus tard, tout dans un rayon de quelques mètres autour avait été compressé, et fut immédiatement pulvérisé. Le magma implosé et la force destructrice qui avait causé ladite implosion se propagèrent alors dans la zone environnante, la dispersant sur un rayon près de dix fois supérieur à celui de l'espace compressé initial.
Rendu muet, bien qu'il se sût hors de portée, Al se couvrit par réflexe la tête avec son bras pour la protéger ; avec sa vision couverte, il pouvait encore voir que bien que ce seul tir ait été horriblement puissant, le bombardement se poursuivait sans cesse.
Un, deux, trois, quatre tirs furent tirés en succession rapide, chaque tir remodelant la forme de la Capitale Impériale.
Les rues cessèrent d'être des rues, et la terre cessa d'être de la terre.
Ils furent tirés l'un après l'autre, poursuivant Cecilus alors qu'il courait sur le sol, mais même lui――,
Cecilus : [Ta ta ta ta ta ta ta ta ta ta ta ta ta ta――!!!]
Des éclaboussures de la chaleur brûlante connue sous le nom de magma étaient dispersées, le regard des éclairs de destruction connus sous le nom de lumière clignotante était évité, et Cecilus traversa la poussière blanche dans une course folle à travers l'espace où la mort pleuvait sans cesse.
Tous les points d'appui avaient déjà disparu, et à travers un espace où le magma tremperait vos pieds à la place d'un sol solide, Cecilus courait rapidement avec des zori qui ne semblaient avoir aucune qualité ignifuge.
Témoin de cette scène, ce qui traversa l'esprit d'Al fut l'image absurde d'un shinobi courant sur l'eau―― la technique consistant à faire un pas en avant avec le pied gauche avant que le pied droit ne coule, puis à faire un pas en avant avec le pied droit avant que le pied gauche ne coule.
Sans aucun doute, Cecilus effectuait cela non pas sur l'eau, mais sur du magma.
Al : [Ça ne devrait pas être possible !?]
Cecilus : [Tant qu'une personne pense de cette façon, elle ne sera jamais capable de le faire !]
Répondant joyeusement à l'exclamation d'Al, Cecilus accomplit un acte scandaleux qui se moquait des lois mêmes de la physique. Courant droit devant, il plongea dans une maison qui avait échappé aux dégâts, et à l'instant suivant, cette maison s'effondra, et un pilier qui avait été expulsé du bâtiment en ruine s'envola dans les airs comme une flèche.
C'était une flèche plutôt épaisse avec un rapport de taille incorrect, mais elle se rapprocha d'Arakiya avec assez de vitesse pour percer le torse d'un gros animal. Mais, avant qu'elle ne puisse toucher Arakiya, elle s'enflamma spontanément et se consuma jusqu'à rien dans les airs.
Entourant Arakiya alors qu'elle irradiait de la lumière, tant de chaleur était générée qu'il semblait que tant elle-même que l'espace autour d'elle étaient déformés, il n'y avait donc aucun moyen qu'une attaque à moitié cœur ait pu s'approcher d'elle.
Même Cecilus aurait dû comprendre cela. Et pourtant――,
Cecilus : [Allez ! Allez allez ! Allez allez allez !!]
Provoquant un son tonitruant, Cecilus détruisit les bâtiments les uns après les autres, et, frappant les piliers, les toits et les objets ménagers des bâtiments détruits volant à des vitesses imperceptibles à l'œil, il mena un assaut incessant sur Arakiya en vol.
Bien sûr, ce n'était pas une question de savoir laquelle l'atteindrait, car toutes disparaissaient dans les airs avant d'en avoir l'occasion.
De plus, en représailles à ces attaques infructueuses, il y avait des flèches de lumière qui s'avéreraient fatales avec un simple effleurement.
Al : [Idiot, arrête ça, tu ne comprends pas !? Si tu attires imprudemment son attention…]
Cecilus : [Que dis-tu, Al-san ! C'est totalement totalement totalement totalement l'opposé ! Au contraire, il est absolument nécessaire que j'attire toute son attention sur moi !]
Al : [Ce frimeur… Non.]
Cecilus continua de contribuer à la destruction du paysage de la Capitale Impériale, volontairement pour les bâtiments, et incidemment pour le reste des environs. Essayant de rire de sa déclaration habituelle de type acteur principal avec une réplique pas drôle, Al réalisa.
Tout le positionnement de Cecilus impliquait de placer Arakiya à l'intérieur de la Capitale Impériale, et de contourner pour être à l'extérieur afin d'attirer ses attaques―― C'est-à-dire que c'était une bataille sans attaques dirigées vers l'intérieur de la Capitale Impériale.
Ayant finalement compris cela, Al comprit aussi ce que Cecilus essayait de dire.
Cecilus : [En ce moment, cette femme n'a ni conscience ni rationalité. Tout ce qu'elle a, ce sont les instincts défensifs pour ne pas être tuée ou éclatée. Si on la laissait seule, elle se dirigerait sans but vers le centre de la ville, mais si on la laisse faire des ravages au centre, que va-t-il se passer ?]
Al : [Ça deviendrait un trou où personne ne pourrait vivre pendant les cent prochaines années…]
Cecilus : [Un sacré paquet de gens mourraient. Ça pourrait aller si ce n'étaient que des ennemis, mais je ne trouve pas vraiment souhaitable que des gens qui ne sont pas des ennemis meurent en grand nombre. Le monde deviendrait solitaire, après tout.]
Disant cela d'un ton calme, Cecilus esquiva le rayon de la mort qui tentait de l'effleurer, et se consacra à une vitesse fulgurante afin de mettre en œuvre sa déclaration.
Incapable de cacher sa surprise face à la motivation étonnamment décente de Cecilus, Al enfonça son doigt dans son casque de fer chauffé, et ajusta son angle tout en tenant sa position.
――Comme Cecilus l'avait dit, actuellement, Arakiya n'avait pas la marge de manœuvre pour tourner son attention ailleurs.
Arakiya avait absorbé quelque chose au-delà de l'imagination d'Al, et endurant désespérément alors que cela débordait, elle ne faisait que contre-attaquer par réflexe contre toute menace qui pourrait l'entraver.
Ainsi, Cecilus continuait de se mettre à une distance critique et de se mêler d'Arakiya afin de la garder contenue ici, comme il prétendait que c'était nécessaire pour empêcher la Capitale Impériale d'être détruite.
Al : [――――]
L'objectif de Cecilus, et la situation particulière dans laquelle Arakiya avait été placée.
Le choix de tourner le dos et de fuir, comme il n'y avait rien qu'il puisse faire, vacillait toujours dans un coin de son esprit, mais même Cecilus avait autrefois eu l'une de ses jambes arrachée.
Si la présence d'Al avait fait en sorte que cela n'était jamais arrivé, alors il y avait de la valeur à ce qu'il soit ici.
Al : [――Est-ce que je fais vraiment ça ?]
Secouant lentement la tête, Al prit une longue inspiration.
Dès le début, il avait déjà tiré le mauvais numéro vingt-deux fois ; à partir de maintenant, il ne savait pas combien de fois il finirait par le tirer à nouveau. En conséquence, il se demandait ce qui pourrait arriver à sa santé mentale.
Cependant, indépendamment du fait qu'il soit sain d'esprit ou non, il n'y aurait jamais d'erreur sur le fait que le soleil était éblouissant.
Al : [Dans ce cas, ça me va.]
Les fixations métalliques sur son casque firent un bruit alors qu'il les tirait, et Al fit un pas en avant.
Puis――,
Al : [――――]
La lumière blanche libérée visant Cecilus explosa à une dizaine de mètres devant lui, et les gouttelettes de magma soufflées par l'onde de choc atteignirent directement Al, qui n'avait pas esquivé――,
Al : [――Suivant.]
Avec son territoire redéfini, l'homme ordinaire se résolut à monter sur la grande scène.
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――Cecilus Segmunt avait autrefois dit quelque chose à Arakiya, par le passé.
Il l'avait fait lors d'une bataille à mort entre le Premier et le Second, un événement considéré comme banal dans la Capitale Impériale.
Au milieu d'une discussion entre Arakiya et Cecilus, qui étaient respectivement le vaincu et le vainqueur, une conversation ayant lieu dans un vaste champ réduit à une parcelle brûlée, ce dernier avait tranché les nuages avec son katana, une technique qu'il avait prétendu n'être rien d'autre que pour le spectacle.
En réalité, Cecilus avait pensé qu'elle n'avait aucune utilité autre que pour surprendre les gens ; l'ayant vue de ses propres yeux, Arakiya l'évalua aussi comme une compétence dépourvue de toute utilité.
C'était le miracle divin du ciel vide que Rowan Segmunt avait passé sa vie à concevoir―― pour ceux qui étaient des monstres transcendants, cela ne méritait rien de plus que d'être qualifié de performance tape-à-l'œil.
C'est-à-dire――,
――Une longue jambe glissa dans les airs, et avec un délai, un vent fort chassa la poussière.
Se baissant rapidement pour esquiver la jambe puissante, il repéra une ouverture dans le grand coup de pied balayant de son adversaire, et dégaina sa lame vers la taille fine dans une tentative de les fendre en deux―― un impact percuta sa poitrine.
L'air fut expulsé de ses poumons, et en regardant vers le bas avec des yeux écarquillés, ce qui avait fait grincer son sternum étaient les multiples queues poussant à l'arrière de la femme qui avait déclenché le coup de pied.
Rowan : [――Hk.]
Sa fourrure douce, une queue comme celle d'un renard avait porté un coup incroyablement vigoureux, faisant voler le corps à la réception vers l'arrière, rebondissant sur le sol.
Une fois, deux fois, il vit le ciel et la terre tourner, et à la troisième fois, faisant ses adieux aux cieux, il planta son épée dans le sol, afin de stopper son élan. Ses talons s'écrasèrent dans le sol, et serrant ses molaires, il rengaina immédiatement sa lame, sa posture étant celle pour dégainer son épée――,
Femme : [Comprends-tu maintenant ?]
Rowan : [――!?]
Le tout début du mouvement, visant à libérer son escrime, aurait dû avoir un éclat de lumière reflété par la lame pour accompagner son retrait du fourreau, mais il fut arrêté par la main de la femme, pressant contre le manche du katana toujours dans son fourreau. Il se tut à cet instant, et alors que la femme lui faisait face, les coins de ses yeux longilignes s'affaissèrent comme pour le plaindre, et,
Femme : [Tu n'es pas digne d'être mon adversaire.]
Rowan : [Ohhhhh――!!]
Comme pour couper court à cette pitié, au lieu de dégainer le katana épinglé, avec le manche fixé en place comme une ancre, il retira le fourreau, pivota d'un demi-tour, et projeta le fourreau façonné à partir de l'os d'une Bête Démoniaque dans le côté de son visage.
La force, l'angle, le retour du swing, tout lui disait que cela avait été plus que suffisant pour pulvériser le crâne humain.
Cependant――,
Femme : [――――]
Celle qui fut fracassée en morceaux fut le fourreau, et la femme―― la femme-renard qui se faisait appeler Iris, ne montra aucun signe de douleur dans son expression.
Mais, alors qu'elle levait la main qui avait épinglé le manche, ses lèvres, dans lesquelles la pitié subsistait encore, tremblèrent,
Iris : [Je ne vous permettrai pas de mourir, mais la douleur sera à un tel point.]
Frappant sa paume contre son front, il roula vers l'arrière alors que son corps était soufflé.
Cette fois, sa posture défensive pour endurer un coup fut déchirée, son cerveau ballotté. Il parcourut le long, oh si long boulevard devant le Palais de Cristal, rebondissant sur des dizaines de mètres sans s'arrêter.
Rebondissant, rebondissant, rebondissant et roulant, roulant et roulant, il roula jusqu'à ce qu'il soit étalé.
Et puis――,
Rowan : [――Ah.]
Ayant été laissé à moitié mort après seulement une courte bataille, Rowan Segmunt regarda avec émerveillement.
Elle était bien trop excessivement, extrêmement, puissante.
Un individu incroyablement fort. Bien sûr, il avait pleinement compris qu'elle était un adversaire redoutable. Et pourtant, il avait cru qu'après une chose ou une autre, il serait celui qui finirait par l'emporter finalement.
Comme c'était ainsi que les choses s'étaient toujours passées jusqu'alors, cet événement aussi prendrait fin de la même manière, très probablement――.
――Ici, le malheur de l'homme connu sous le nom de Rowan Segmunt sera narré.
L'homme qui voyageait avec lui, Heinkel Astrea, était un homme dont le malheur résidait dans le fait qu'il n'avait été choisi pour aucune chose qui ne pouvait être obtenue qu'en étant choisi.
D'un autre côté, Rowan Segmunt était un homme qui avait continué à être choisi pour des choses qui ne pouvaient être obtenues qu'en étant choisi, ce qui avait entraîné son malheur.
Rowan Segmunt nourrissait un désir chéri depuis longtemps. Quelque chose qu'il continuait à poursuivre. Une prière qu'il continuait à désirer.
Afin d'atteindre l'Épée Céleste, il avait enduré toutes sortes de difficultés, maîtrisé chaque nécessité concevable ; peu importait le genre de diable ou de monstre dont il était qualifié, il possédait la faim pour atteindre cet objectif.
Dans ce vœu, il n'y avait ni mensonge ni fausseté. Cela n'avait rien à voir avec le compromis ou la résignation.
Il n'avait jamais été malhonnête une seule fois au sujet de l'épée ou de la technique qu'il essayait de maîtriser, ni n'avait jamais manqué une séance d'entraînement.
Mais, Rowan Segmunt ne les avait jamais rencontrés.
Il n'avait jamais rencontré un rival digne de ce nom qui avait atteint les mêmes sommets que lui, un ennemi redoutable qui pourrait l'invigorer avec l'idée qu'il n'avait d'autre option que de les surmonter, un amour qui le pousserait vers des endroits qu'il ne pouvait atteindre seul ; il ne l'avait tout simplement jamais fait.
Il abattait chaque personne qu'il rencontrait, et en raison d'une certaine causalité, il n'avait jamais été en collision avec quelqu'un que son habileté à l'épée ne pouvait surmonter ; continuellement, il manquait des occasions de se heurter aux nombreux êtres transcendants de ce monde, et, en tombant dans le désespoir face à ce qu'il ne pouvait atteindre, en souhaitant la mort, il avait reçu un commandement, devenant un Observateur d'Étoiles.
S'il avait eu la chance, l'escrime de Rowan Segmunt aurait probablement fait trembler le monde dans son intégralité.
Mais, dépourvu d'un rival digne de ce nom, dépourvu d'un ennemi redoutable, dépourvu d'un être cher, Rowan continuait d'être tout seul.
Ce n'était pas qu'il en était venu à la conclusion claire que les sentiments étaient inutiles pour maîtriser la voie de l'épée, ni qu'il avait subi une grave trahison de la part de quelqu'un avec qui il avait formé un lien.
C'était simplement que Rowan n'avait jamais rencontré quelqu'un qui l'informerait de sa position actuelle, ni rencontré quelqu'un qui pourrait le faire progresser depuis sa position actuelle.
La raison pour laquelle il avait pu éviter l'attaque initiale d'Iris depuis le Palais de Cristal était parce qu'elle, opposée à la mort des autres comme elle l'était, n'avait eu aucune intention de porter l'attaque.
La raison pour laquelle le mort-vivant Balleroy Temeglyph avait fui la technique de « coupe de nuages » était parce qu'il craignait une contre-attaque inattendue de Cecilus Segmunt ; ainsi, il avait souhaité éviter de les poursuivre trop loin.
La raison pour laquelle il était resté en sécurité jusqu'à présent, au milieu du Grand Désastre provoqué par les hordes de morts-vivants, était parce que les seuls qui s'étaient présentés devant lui étaient des adversaires que ses compétences à l'épée étaient parfaitement capables de gérer.
La raison pour laquelle Rowan n'avait pas été dépossédé de sa vie par Cecilus Segmunt, ce dernier refusant la tentative du premier d'instiguer l'assassinat de l'Empire, était parce que ce dernier avait dit « C'est peut-être impossible Papa, mais deviens vraiment fort puis reviens ici et bats-toi contre moi, j'ai le sentiment qu'un développement comme ça serait chaud ! » sur un coup de tête.
La raison pour laquelle Rowan Segmunt avait continuellement échappé à la mort jusqu'à ce jour, n'était autre que les balances de la fortune et du malheur penchant toujours dans la direction de la fortune pour lui.
Et maintenant, l'adversaire que Rowan avait rencontré dans la Capitale Impériale, qui s'était transformée en Capitale des Morts-Vivants, était aussi le seul ennemi qui n'avait aucune intention de prendre la vie de Rowan.
――Le monde n'exaucerait pas le vœu de Rowan, mais il continuait seulement à illuminer les chemins où il survivrait.
Rowan : [――――]
Iris : [――Vous avez l'intention de persister ?]
Alors que Rowan soulevait lentement son corps de sa position étalée, Iris fronça les sourcils.
La distance entre eux s'était ouverte de quelques dizaines de mètres, mais peut-être parce que sa présence indubitable l'avait rendu ainsi, les mots d'Iris furent pleinement compris par Rowan.
――Non, c'était probablement un changement produit par la rencontre avec un ennemi puissant pour la première fois.
Comme si une coquille incassable qui avait toujours été autour de son extérieur avait été brisée, ce sentiment était probablement la raison. À cause de cela, il comprit clairement.
Alors qu'Iris fixait son regard sur lui depuis l'avant, le Mana puissant dont tout son corps était vêtu―― sa magnitude colossale fut comprise par lui sans l'ombre d'un doute, tout comme le résultat de la confrontation directe juste un instant auparavant.
Dans la Capitale des Morts-Vivants de Lupugana, gardant le Palais de Cristal, où le chef de l'ennemi était probablement présent, Iris bloquait le chemin―― cette femme était, indubitablement, l'être le plus fort de l'Empire de Vollachia.
Quelqu'un que même Cecilus, vanté comme Premier des Neuf Généraux Divins, n'était pas à la hauteur, l'existence ultime pour le bien de ce désastre――.
Rowan : [Kahaha, quelle chance, quelle chance ! Quelle bonne journée ça a été… !]
Percevant cela à travers son expérience, Rowan découvrit ses dents et sourit alors que son esprit résonnait avec un son semblable à son fils chantant d'une voix forte.
Il avait pensé qu'afin d'atteindre l'Épée Céleste, il n'y aurait aucun moyen en dehors d'abattre son fils une fois que ce dernier l'aurait éventuellement atteinte. Cependant, s'il devait rencontrer un être qui surpassait même Cecilus, comme il l'avait fait maintenant, c'était une histoire plus rapide.
Ce n'était pas éventuellement, le moment était maintenant.
En ce moment, à cet instant, Rowan Segmunt atteindrait l'apex de l'épée, et saisirait le siège de l'Épée Céleste.
À cet effet――,
Rowan : [――Épéiste, Rowan Segmunt.]
Une fois de plus, rengainant le katana qu'il n'avait pas encore lâché, il écarta les jambes, adoptant une posture avec la lame à sa taille.
Dans la distance lointaine de sa vision se tenait Iris, la distance qui s'était ouverte entre les deux un signe qu'il avait manqué de chance―― non, le résultat de ses jours de sang et de sueur dans son effort pour atteindre l'apex demeurait, encore.
Et maintenant, il recevrait la récompense proportionnelle à cela depuis le cou élancé d'Iris.
Rowan : [――Coupe de nuages.]
Avec la lame étant dégainée, un éclair de l'épée fut libéré ; Iris, se tenant immobile, y fit face de front.
L'air présent devant fut coupé par l'éclair, le feuillage interrompant le chemin fut coupé par l'éclair, toutes les notions de son et de vent furent consignées à l'oubli ; de toute sa vie jusqu'à maintenant, c'était la lame la plus aiguisée que Rowan ait jamais eue.
Et la femme dans la belle robe, Iris, aurait la tête tranchée――,
Iris : [――C'est aussi loin que ça va.]
En inclinant simplement la tête, elle évita la plus belle marque de la vie de Rowan, et grommelant ces mots comme un soupir, Iris posa fermement le pied sur le sol, et s'avança.
L'existence ultime du Grand Désastre, ne donna pas à Rowan le temps de balancer son épée une seconde fois.
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Alors qu'un impact violent le labourait juste d'en haut, Rowan ne put que s'enterrer profondément dans la rue.
Iris : [――――]
Regardant vers le bas la silhouette de l'épéiste qui avait coulé dans le sol, Iris agita l'ourlet de la robe qui avait accompli l'acte, et tourna le dos à l'homme contre qui elle s'était affrontée.
Probablement, la force de se battre ne subsistait plus chez son adversaire. Elle ne serait sous aucune menace même avec son dos tourné vers lui.
C'était triste à dire, mais même en supposant que la force était bel et bien présente, même s'il tentait de lancer une attaque surprise, elle n'atteindrait pas Iris.
Iris : [Pendant que vous êtes encore en vie, vous devez quitter la Capitale Impériale.]
Ces mots devaient être prononcés au début aux faibles ; prononcés seulement à la fin d'un duel à mort si l'adversaire était fort.
En tant qu'adversaire à qui ces déclarations devraient être données, Rowan était une personne terriblement gênante. ――Il n'était pas faible. Pourtant, il n'était pas fort non plus. Si elle était forcée de le mettre en mots, il serait l'apex de l'homme commun.
Ainsi, en ce qui concerne la réalité répandue à travers la Capitale Impériale telle qu'elle était à ce moment, sa présence pourrait même être qualifiée de péché.
Iris : [Un péché, est-ce ? Comment au monde pourrais-je dire une telle chose…]
Serrant sa poitrine, Iris laissa échapper ces mots comme pour se maudire elle-même.
Même ainsi, son esprit était fait. Elle avait pris sa décision. Ainsi, elle avait accompli cela sous une forme où elle ne pouvait pas trouver d'excuses. Peu importait qui ou combien de personnes s'approchaient, elle les repousserait toutes.
Tant qu'elle faisait cela, l'histoire d'Iris et Eugard――,
Iris : [――Pour quelle raison, te tiens-tu debout ?]
Arrêtant ses pas, Iris questionna la présence derrière elle sans se retourner.
À l'épéiste qui aurait dû s'évanouir du coup il y a un instant, à la présence de Rowan se levant. Elle avait cru qu'elle l'avait dépossédé de sa conscience, au lieu de cela elle déplorait maintenant d'avoir été excessivement naïve. Cependant, si elle avait appliqué plus de force, son crâne aurait été fracassé, très probablement. C'était parce qu'elle n'avait aucune intention de récolter sa vie.
Avait-elle été trop naïve, croyant qu'elle avait correctement transmis l'écart de force entre eux, peut-être ? Il existait des cas où l'autre partie ne reculerait pas malgré une différence de force, alors peut-être était-ce l'un de ces cas.
Iris : [Il y a des moments où votre adversaire n'a aucune intention de vous laisser partir, alors vous devez vous battre le dos au mur. Mais, j'ai…]
Rowan : […Aucune intention de faire ça. C'est le problème.]
Iris : [――――]
La réponse, prononcée d'une voix frêle et rauque, était au-delà de la compréhension d'Iris.
Que ce soit la fierté d'un guerrier, que ce soit l'obstination d'un homme, de toute façon c'était quelque chose qu'Iris était incapable de comprendre.
Iris commença à penser. Elle pensa à ce qu'elle souhaitait chérir, encore plus que ces choses-là.
C'est pourquoi――,
Iris : [Si vous ne pouvez toujours pas vous résoudre à abandonner――]
Jusqu'à ce que son esprit soit brisé, elle continuerait, même si elle devait entendre le son de fissures se formant dans son propre cœur.
En effet, cela arriva au moment où Iris était sur le point d'affronter la résolution de Rowan.
Iris : […Eh ?]
Se retournant, les yeux d'Iris s'écarquillèrent d'étonnement.
Non pas à cause d'une situation anormale comme Rowan comblant leur différence de capacité en un clin d'œil, ni parce que quelqu'un d'autre était venu à cet endroit, tournant son arme vers Iris à la place de Rowan.
Présent là, il n'y avait que Rowan, cependant, celui qui avait étonné Iris était indubitablement Rowan.
――Avec le katana dans sa main, il se trancha son propre cou, fatalement.
Iris : [Quoi…]
Un battement s'écoula, et à l'instant suivant, le sang jaillit des artères sectionnées dans son cou avec une vigueur tremblante.
Le boulevard fut taché par le sang jaillissant devant ses yeux, l'essence de la vie s'écoula du corps de Rowan Segmunt, étant absorbée dans le sol.
Iris : [Pourquoi… ?]
Témoin d'une scène sauvagement au-delà de sa compréhension, avec ce halètement un souffle s'échappa des lèvres d'Iris.
Voyant l'état d'Iris, les yeux de Rowan s'écarquillèrent avec un éclat maniaque alors que le sang jaillissait de son cou. Et alors que ce sang remontait son tube digestif, s'écoulant des coins de sa bouche, il sourit.
Et souriant, il parla.
Rowan : [Même si je meurs, je vais――]
À mi-chemin de ses mots, les yeux bleus de Rowan roulèrent, et alors que ses pupilles se dilataient, il s'effondra.
Tout en percevant que ce n'était pas une perte de conscience, et au lieu de cela était une perte de vie, Iris se précipita rapidement, essayant d'étendre ses mains vers l'homme dans une tentative d'au moins sauver sa vie.
Cependant, ses mains n'atteignirent pas le cadavre de l'homme.
La raison pour cela étant――,
???: [――Je vais atteindre l'Épée Céleste.]
???: [――Je vais atteindre l'Épée Céleste.]
Venant juste de mourir, plusieurs Rowan Segmunt morts-vivants fondirent de toutes les directions à l'unisson, s'en prirent à Iris alors qu'elle sprintait.
△▼△▼△▼△
――Lorsque le souffle libéré du Dragon parcourut le paysage urbain de la Capitale Impériale en approche de lui, il n'y avait pas beaucoup de choses qu'Heinkel pouvait faire.
Seulement, brandissant son épée conformément aux appels de ses instincts de survie, il creusa assez de trou dans le sol pour se donner une maigre consolation. Juste à temps, il glissa son corps à l'intérieur de ce trou.
Mais là encore, la consolation n'était que consolation ; avec la trajectoire du souffle du Dragon forant profondément dans le sol alors qu'il se rapprochait, le trou ne représenterait probablement rien de plus qu'une consolation.
Ainsi, la vie de l'actuel chef de la lignée du Saint de l'Épée, une famille qui avait continuellement protégé le Royaume Dragon pendant de nombreuses années, la vie de l'homme connu sous le nom d'Heinkel Astrea serait, comme l'ironie le voudrait, supprimée par le souffle d'un Dragon, aucune trace de celle-ci ne restant――,
???: [――Oioi, tu ne peux pas mourir si facilement, Pops.]
Saisi par la peau de son cou, Heinkel fut traîné hors du trou qu'il avait ouvert par la force. Avec une vigueur féroce son corps fut hissé ; immédiatement après, une odeur de brûlé, celle du souffle du Dragon ayant brûlé le monde, pouvait être perçue par lui.
Heinkel : [Uoh, UWAHHHHHH!?]
Sa vision tourna, du sang s'écoula de son front brisé, des sucs gastriques s'écoulèrent des coins de sa bouche ; le contenu de son corps fut dispersé sans aucune entrave, et après avoir ressenti la sensation d'être à flot, il tomba au sol.
Son état tel qu'un état défensif ou même adéquat ne pouvait être pris, il étendit ses jambes, plaça ses bras sur le sol afin de soulever son corps, puis regarda ses environs.
Heinkel : [――Ugh.]
La raison pour laquelle il avait laissé échapper un gémissement par réflexe, était parce qu'il fut témoin de la scène désastreuse à l'endroit où il avait été juste un instant auparavant.
Caressée par le souffle du Dragon, de la vapeur blanche était émise de la zone, qui avait été complètement effacée. Si son évasion avait été retardée, très probablement, il serait lui aussi devenu une portion de cette vapeur blanche.
???: [Pour rendre plus facile pour le Capitaine et les autres d'entrer, mon incroyable moi était censé faire des ravages dans le sud et attirer leur attention, mais… Hah ! Je n'en crois pas mes yeux !]
Heinkel : [Aah… ?]
???: [Je pensais que tu fuirais à coup sûr, mais tu as vraiment du cran, n'est-ce pas Pops ?]
Au milieu de sa rudesse, la louange était certainement présente dans cette voix ; une fois qu'Heinkel tourna le côté où son origine résidait, se tenant là se trouvait la silhouette de la personne qui l'avait sorti.
Il y avait assez d'illumination derrière lui qu'Heinkel était incapable de regarder leur visage avec clarté. Ses oreilles bourdonnaient encore à cause de l'impact du coup de queue du Dragon juste avant, donc il n'était pas sûr si cette voix était une voix familière ou non.
Mais, comme pour dire que toutes ces choses n'avaient pas d'importance, la personne grinça des crocs, et s'avança.
Derrière Heinkel agenouillé sur le sol, ils se déplacèrent pour affronter le colossal Dragon des Nuages, son regard sur les deux.
Puis, frappant puissamment leurs poings ensemble devant leur poitrine,
???: [――Mon incroyable moi va te donner un coup de main, Pops ! "Personne ne peut soulever la Pierre de Quain seul", n'est-ce pas !!]
――Avec un rugissement semblable à celui d'une bête, en tant qu'avant-garde de l'« Escouade de Sauvetage de l'Empire de Vollachia contre la Destruction », Garfiel Tinzel poussa un cri de guerre au début du combat contre le Dragon des Nuages.