Chapitre 5
Traductions WeTried
Traducteur/éditeur : HidingTurtle
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◈ Élevé par un épéiste impitoyable ◈
Chapitre 5 : Quand la joie tourne au chagrin
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Les deux jeunes hommes nous aperçurent bientôt.
Je les vis resserrer leur prise sur ce qu’ils tenaient. L’un portait un gourdin, tandis que l’autre avait une houe dont le fer était court.
Ce ne fut qu’alors que Jang Sam leva la main pour leur faire signe.
« Hé ! C’est moi, moi. Jang Sam ! »
Peut-être à force d’avoir crié en fuyant le tigre, ou d’avoir bavardé tout le long de la descente, sa voix était un peu rauque.
Les deux jeunes hommes resserrèrent encore leur prise et nous observèrent longuement. Puis, quand Jang Sam s’approcha, ils semblèrent reconnaître son visage et desserrèrent légèrement les poings autour de leurs armes.
Ils se méfiaient toutefois toujours de l’inconnu à ses côtés. L’un d’eux s’adressa à Jang Sam d’un ton sec.
« Frère Jang, qui est-ce ? »
Jang Sam laissa échapper un petit grognement en réajustant sa charge sur son épaule.
« C’est lui qui m’a sauvé la vie. J’allais me faire dévorer par un tigre dans la montagne, et il m’a sauvé. »
Jang Sam leur raconta brièvement ce qui s’était passé dans la montagne. Ce ne fut qu’alors que les deux jeunes hommes cessèrent de me dévisager pour porter leur attention sur la peau accrochée à l’épaule de Jang Sam.
« C’est une peau de tigre ? »
Ils ne purent cacher leur surprise. Jang Sam se rengorgea en les voyant réagir. Il me désigna, mima le geste de planter une épée dans le front du tigre, puis retroussa son pantalon pour leur montrer sa plaie béante, comme s’il s’agissait d’une médaille.
Les deux jeunes hommes l’écoutaient, bouche bée.
Un rire discret m’échappa.
Quand son petit numéro prit fin, ils tournèrent de nouveau les yeux vers moi. Leur méfiance s’était en grande partie dissipée, laissant place à la curiosité.
C’est ainsi que nous franchîmes l’entrée du village.
Le village était plus petit que je ne l’avais imaginé.
Une étroite route de terre le traversait en son centre, bordée de part et d’autre d’une dizaine de petites maisons en pisé.
Dans une cour, quelques poules grattaient la terre. Devant une autre maison, du linge remuait sur une corde.
Un puits se trouvait au milieu du village. Un vieux sophora se dressait à côté et projetait une large ombre. Nous le dépassâmes et poursuivîmes notre chemin.
Une question me vint à l’esprit.
« Pourquoi y a-t-il des gardes à l’entrée du village ? »
Jang Sam soupira.
« Eh bien, il a beaucoup trop plu cet été, alors les récoltes ont été désastreuses. Notre village s’en sort mieux que la plupart des autres, mais j’ai entendu dire que les villages voisins étaient au bord de la famine. »
Il désigna les montagnes au loin.
« Tu crois que les gens qui meurent de faim vont rester les bras croisés ? Ils se regroupent, un ou deux à la fois, et finissent par devenir des bandits de grand chemin, paraît-il. C’était il y a un mois, environ ? J’ai entendu dire que le village derrière la montagne suivante avait été complètement ravagé. »
Il désigna ensuite la maison juste à côté de nous. Une femme étendait du linge dans la cour.
« Wang, qui habite là, a de la famille du côté de sa femme dans ce village. Il s’y est rendu il y a quelques jours… »
Sa voix s’éteignit. Quand je le regardai, le visage de Jang Sam s’était assombri.
« … Il a dit que c’était un spectacle trop atroce pour être décrit. »
Les paroles de Jang Sam me rappelèrent soudain Hyeonam, étendu sur le dos, le poignet tranché et une épée plantée dans la poitrine. Les habitants que Wang avait vus dans le village voisin ressemblaient-ils eux aussi à cela ?
Cette pensée me laissa un goût amer dans la bouche.
Nous arrivâmes bientôt chez Jang Sam. La maison se trouvait presque à l’autre bout du village, à l’opposé de l’entrée par laquelle nous étions arrivés.
En regardant la route vers l’extrémité du village, j’aperçus là aussi deux jeunes hommes en faction, armés de houes et de gourdins.
Jang Sam entra et appela :
« Chérie ! Je suis rentré ! »
Une femme sortit en hâte de la cuisine. Elle devait avoir une trentaine d’années. Le soleil avait bruni sa peau, mais ses traits étaient nets et réguliers. Sous ses sourcils fins, ses yeux noirs brillaient d’une lueur vive et assurée.
Au premier regard, elle avait l’air vive. Je comprenais pourquoi Jang Sam se vantait d’elle.
« Oh, chéri ! Pourquoi rentres-tu si tard ? Tu es parti à l’aube ramasser des herbes, et il est presque midi… »
Sa voix s’interrompit. Son regard se posa sur moi.
Ses yeux parcoururent mes cheveux en bataille et ma barbe, puis descendirent jusqu’au fourreau à ma taille.
La peur se dessina sur son visage. En la voyant, Jang Sam s’empressa de s’expliquer.
« Chérie ! Ce n’est pas ce que tu crois. Ce monsieur m’a sauvé la vie dans la montagne. J’allais me faire dévorer par un tigre, et il m’a sauvé. »
Elle scruta le visage de Jang Sam, puis baissa les yeux vers le tissu noué autour de sa cuisse. Des taches de sang le maculaient.
Son visage blêmit en un instant.
« Oh non ! Chéri ! Tu… tu es blessé ? »
« Je vais bien. Je vais bien. Ce n’est qu’une petite blessure. Ne t’ai-je pas dit que j’avais survécu grâce à ce frère ? Mais surtout, regarde ça. »
Jang Sam posa la peau qu’il portait. Les yeux de sa femme s’agrandirent de surprise en découvrant la peau de tigre.
Ce ne fut qu’alors qu’elle me regarda de nouveau. La peur n’avait pas entièrement quitté son visage, mais la gratitude semblait l’emporter.
Elle s’inclina profondément.
« Merci infiniment d’avoir sauvé la vie de mon mari. »
Puis elle disparut dans la cuisine, en annonçant qu’elle allait apporter à manger et en me demandant si j’avais faim. Jang Sam désigna une estrade en bois surélevée, d’un côté de la cour.
« Frère, assieds-toi là, je t’en prie. Attends un peu, ma femme va te montrer ce qu’elle sait faire. »
Jang Sam se mit à raconter que sa femme était réputée dans tout le village pour sa cuisine. Même avec les mêmes légumes, elle savait les blanchir à la perfection. En ajoutant ceci ou cela, elle en relevait le goût.
Puis, peut-être un peu gêné lui-même, il se gratta la tête.
« … Mais la pluie a été trop abondante cette année, et la récolte de céréales est mauvaise. Tout ce qu’on peut t’offrir, ce sont des légumes et la cuisine de ma femme. Je ne peux que m’en excuser, frère. »
« Tout me conviendra. J’ai hâte d’y goûter. »
Je le pensais vraiment.
Depuis dix ans, je n’avais jamais manqué de nourriture. Mais je n’avais jamais non plus trouvé les repas savoureux.
Naturellement, j’étais incapable de cuisiner. Hyeonam non plus. Je ne savais pas s’il en était incapable ou s’il n’en avait simplement jamais pris la peine.
Nous nous contentions de faire rôtir du lapin ou du faisan au feu, sans assaisonnement, de blanchir des herbes de montagne dans l’eau bouillante ou de préparer une bouillie en mélangeant une poignée de millet à de l’eau.
Voilà ce que j’avais mangé pendant dix ans.
Des légumes préparés par mon hôtesse. Bien sûr, j’avais hâte d’y goûter.
En attendant le repas, je m’assis sur l’estrade et observai tranquillement la cour.
Un petit poulailler dans un coin. Des vêtements d’enfants qui séchaient sur une corde. Les bruits affairés qui venaient de la cuisine.
Ni la maison, ni son emplacement, ni ses habitants ne ressemblaient à mon village natal. Pourtant, une nostalgie inexplicable se répandit soudain dans ma poitrine.
Jang Sam me demanda avec prudence : « Mais que faisiez-vous dans ces montagnes ? »
Je me tournai vers lui et le regardai un instant. Autrefois, j’avais voulu me plaindre à qui voudrait bien m’écouter. Pourquoi devais-je vivre une vie aussi injuste ? Qu’avais-je fait de mal pour mériter ça ?
Mais ce sentiment s’était éteint depuis longtemps.
Ce n’était pas que je ne désirais pas qu’on me réconforte pour tout ce que j’avais traversé, mais j’en parlerais à ma famille, qui m’attendait quelque part.
Ce n’était pas une histoire à raconter ici.
« Je ne le sais pas non plus. Enfin, je ne sais pas pourquoi je me trouvais là. »
Ma réponse était détournée, mais elle était vraie. Au bout du compte, Hyeonam ne m’avait jamais rien dit.
Jang Sam sembla sentir mon humeur et ne posa pas d’autre question.
Un silence gênant s’installa.
Heureusement, Mme Jang ressortit bientôt de la cuisine, portant une petite table à deux mains.
« Vous avez dû attendre longtemps. Ce n’est rien de spécial, mais je vous en prie, mangez. »
Deux bols de riz mélangé à du millet. Une assiette de chou chinois. Et une assiette de radis salés.
Le repas était simple, mais préparé avec soin.
À l’invitation de Jang Sam, je pris mes baguettes et portai un morceau de chou chinois à ma bouche. La tendreté des feuilles me frappa d’abord, puis vint le goût profond de la pâte de haricots fermentés.
Les herbes sauvages et rugueuses que j’avais blanchies dans l’eau bouillante, là-haut dans la montagne, ne pouvaient pas rivaliser avec ça.
Je goûtai ensuite au radis salé.
Une saveur salée et aigre effleura le bout de ma langue. Même dans ce petit morceau de radis, je sentais le soin apporté par des mains qui avaient préparé chaque ingrédient pour leur famille.
Je regardai Jang Sam et le complimentai franchement. Il agita les mains en entendant les louanges de sa femme, mais son visage s’éclaira visiblement.
Quand la table fut presque vide, je me préparai à partir. La route qui m’attendait était encore longue. Il me fallait marcher au moins deux heures de plus pour avancer autant que possible avant le coucher du soleil.
Jang Sam s’en aperçut et tenta aussitôt de me retenir.
« Il faut au moins deux jours de marche pénible pour rejoindre Geonnyeong d’ici. Et une fois sorti du village, il n’y en a aucun autre sur la route. Si tu te trompes de chemin, tu pourrais dormir dehors pendant trois jours. »
Il ajouta qu’en partant tôt le matin, je gagnerais presque une nuit de marche et que je ferais donc mieux de rester ici pour la journée.
Quand il eut fini, Mme Jang nous rejoignit dans la cour. Elle expliqua qu’ils avaient justement une petite chambre d’appoint réservée aux invités.
Je n’avais qu’à y passer la nuit et repartir à l’aube. Un seul repas était loin de suffire à rembourser la vie de son mari, sans parler d’une peau de tigre d’une telle valeur.
Le couple insista si fermement que je ne pus refuser.
Et puis, leur proposition ne me déplaisait pas. Dès que j’eus une excuse pour m’arrêter, je sentis enfin mes jambes s’alourdir.
Jang Sam partit un moment, disant qu’il allait voir le chef du village.
Après qu’on eut débarrassé la table, je me reposai un peu. Puis je remarquai trois petites silhouettes qui m’observaient à la dérobée depuis l’autre côté d’une porte, sur le côté de la cour.
Il devait s’agir des jeunes enfants de Jang Sam. Tous les trois me fixaient.
« Grand frère, qui est cette personne ? »
Le cadet, incapable de contenir sa curiosité, finit par prendre la parole. Sa voix était claire et enfantine.
L’aîné sursauta et tira fermement son cadet par la main. Mais celui-ci ne se tut pas malgré le geste.
« Monsieur, qui êtes-vous ? »
L’aîné tendit de nouveau la main pour lui couvrir la bouche. À cet instant, Mme Jang accourut de la cuisine.
« Espèces de garnements ! Comment osez-vous déranger notre invité… »
« Ce n’est rien. »
Elle me jeta un regard, puis tourna les yeux vers ses enfants. Sous ce regard, l’aîné recula d’un pas en tenant ses cadets par la main, comme s’il craignait que sa mère ne le gronde.
Tous les trois continuaient pourtant à me regarder.
Yeona me revint soudain à l’esprit. Elle aussi était curieuse de tout. Il lui fallait toujours découvrir ce qui l’intriguait.
Je fis signe aux enfants d’approcher.
L’aîné avança avec hésitation. Le cadet et le plus jeune le suivirent. Arrivés devant l’estrade, ils s’arrêtèrent de nouveau. Leurs yeux étaient fixés sur mon épée.
Je détachai l’arme de ma taille et la posai en biais sur l’estrade.
« C’est ça que vous vouliez voir ? »
Les yeux de l’aîné s’agrandirent. Je posai tranquillement l’épée, toujours dans son fourreau, devant les enfants.
Un peu de terre de la descente y adhérait encore par endroits et une fine pampille pendait au bout de la poignée.
L’aîné tendit la main, puis tressaillit et s’arrêta. Il jeta un coup d’œil à sa mère. Mme Jang nous observait avec inquiétude depuis un côté de la cour.
J’avais beau avoir sauvé la vie de son mari, il était naturel qu’une mère soit mal à l’aise à l’idée de laisser ses enfants près d’un inconnu armé d’une épée. Je lui adressai le sourire le plus doux possible pour la rassurer.
« Vous pouvez la toucher. »
Après avoir observé l’épée avec prudence un moment, l’aîné se décida enfin et tendit doucement la main pour toucher le fourreau. Le cadet tendit sa petite main à côté de lui. Après avoir touché l’épée chacun leur tour, ils échangèrent un regard excité.
Deux petites têtes apparurent alors par-dessus le mur de la cour. C’étaient des enfants de la maison voisine. Bientôt, d’autres les rejoignirent et ils bavardèrent en laissant dépasser leurs seules têtes par-dessus le mur.
Les enfants de Jang Sam bombèrent le torse, comme s’ils avaient eux-mêmes manié l’épée.
Le spectacle était si adorable que j’éclatai de rire.
* * *
Le dîner fut identique au déjeuner. Mme Jang avait sans doute dû s’affairer pour préparer un autre repas, mais elle affichait un air joyeux, comme si elle ne voulait pas le montrer.
Jang Sam avait peut-être déjà appris le prix de la peau de tigre auprès du chef du village et le lui avait annoncé.
Quoi qu’il en soit, le dîner me plut tout autant. J’eus vite fait de vider un bol, puis Jang Sam me conduisit à la chambre d’ami. C’était une petite pièce, à une extrémité de la cour.
Une petite fenêtre perçait le mur de pisé. Une literie était étendue sur le sol. Une petite lampe à huile vacillait près de l’oreiller.
Jang Sam partit et le silence retomba. Je retirai mon épée et la posai à côté de mon oreiller.
Assis en tailleur sur la literie, je régulai ma respiration.
Puis je fis lentement circuler l’énergie de mon dantian selon le trajet que je suivais chaque matin et chaque soir. Depuis le dantian, elle remontait le long de ma colonne vertébrale jusqu’au sommet du crâne. Puis elle passait par mon visage et ma poitrine, avant de revenir au dantian.
Chaque fois que l’énergie accomplissait un circuit et remplissait mon dantian, mon énergie intérieure épuisée se reconstituait, mais très lentement.
Quand je l’utilisais, elle s’évanouissait comme l’eau d’un seau percé. Mais la récupérer était aussi lent que de remplir un puits seau après seau.
Une seule fois, au moment véritablement crucial.
Je me le rappelai une fois de plus.
Combien de temps s’était écoulé ?
Un tumulte retentit dehors.
Des pas précipités dans la cour. Des cris pressants. Quelqu’un appelait Jang Sam.
J’achevai ma circulation d’énergie et me levai.
J’avais un mauvais pressentiment. J’attachai mon épée à ma taille et ouvris brusquement la porte.
En sortant, je vis la cour ondoyer faiblement à la lumière des torches.
L’homme au gourdin qui avait monté la garde à l’entrée cet après-midi-là se tenait au milieu de la cour, le souffle court. Il tenait un gourdin dans une main et une torche dans l’autre.
Jang Sam enfilait ses sandales de paille devant lui. Mme Jang se tenait sur le seuil de la cuisine, tremblante, les deux mains plaquées sur la bouche.
Jang Sam me jeta un regard.
Sans avoir le temps de m’expliquer, il hocha brièvement la tête et sortit de la cour en courant avec l’homme.
Quelque chose s’était manifestement passé dans le village. Les paroles de Jang Sam sur les bandits de grand chemin me revinrent à l’esprit. Je chaussai rapidement mes souliers et les suivis.
La nuit était déjà bien avancée. Heureusement, outre les torches, la lune presque pleine éclairait vivement la route.
Plusieurs torches vacillaient au loin, près de l’entrée. J’entendais des gens se battre.
Des jurons rauques et des cris. Les hommes du village ouvraient leurs portes les unes après les autres et se précipitaient vers l’entrée.
Je marchai rapidement derrière Jang Sam sur la route de terre qui traversait le centre du village.
Aaaah !
À mesure que nous approchions de l’entrée, après avoir dépassé le grand arbre au centre du village, les bruits de combat se firent plus nets. Les cris rauques des hommes. Des hurlements. J’entendais aussi le choc des armes.
Enfin, la situation à l’entrée se dévoila.
Épées, houes et gourdins s’entremêlaient dans une mêlée confuse. Une quinzaine d’hommes qui semblaient être des bandits brandissaient furieusement leurs sabres en tentant de forcer le passage vers le village.
En face d’eux, les hommes du village, armés de gourdins et de houes, luttaient pour les repousser.
À chaque vacillement des torches, j’apercevais leurs visages démoniaques mêlés à la confusion.
À cette scène infernale, Jang Sam et les villageois qui couraient avec lui hésitèrent un instant.
Sans leur prêter attention, je courus devant eux.
« Yu Sam ! »
Quand il ne resta plus que cinq pas entre nous, quelqu’un cria. Je regardai dans cette direction : la voix semblait venir d’un homme d’âge mûr, debout à côté d’un jeune homme armé d’une houe.
Au-delà de lui, sous la lumière vacillante des torches, le visage du jeune homme apparut clairement.
Son visage bruni par le soleil lui donnait à peine plus de vingt ans.
C’était le jeune homme qui nous avait répondu avec gêne à l’entrée du village, cet après-midi-là.
Sans même sentir ce qui venait de lui toucher le cou, le jeune homme ouvrit la bouche, hébété.
Pourtant, aucun son n’en sortit.
Puis, comme pour remplacer un cri, le sang jaillit de la plaie béante et gicla dans les airs.
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