Chapitre 16
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Traducteur/éditeur : HidingTurtle
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◈ Élevé par un épéiste impitoyable ◈
Chapitre 16 : Courants cachés
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Que faisait-il ici ?
La surprise me cloua sur place. Peu après, l’intendant en chef et le directeur de l’agence s’approchèrent de Munhwi.
Ils échangèrent quelques mots, mais Munhwi ne semblait nullement intimidé par des hommes bien plus âgés que lui.
À vrai dire, le directeur et l’intendant en chef paraissaient garder leurs distances. Il n’avait pas l’air d’être un voyageur ordinaire.
À cet instant, une main se posa sur mon épaule. Je me retournai et découvris Gwak Seok, le râleur de service, à côté de moi.
« Hé. Tu peux le fixer autant que tu veux, ça ne changera rien : on dormira par terre. »
Gwak Seok me tapota l’épaule et désigna la cour. Quand je regardai dans cette direction, les gens s’y étaient déjà rassemblés et disposaient les chariots en cercle pour former un périmètre défensif.
« Il faut qu’on trouve une place, nous aussi. Allez, on a encore du chemin à faire. »
« D’accord. »
Je suivis Gwak Seok, puis jetai un dernier coup d’œil derrière moi. Mais les hommes avaient disparu ; ils étaient peut-être déjà entrés dans l’auberge.
Qu’est-ce que cela signifiait ?
Je rassemblai mes pensées en désordre et suivis Gwak Seok jusqu’à la cour. La plupart des places étaient déjà prises. Les chariots formaient un large cercle, au milieu duquel brûlaient plusieurs feux de camp.
Je reconnus des visages près de l’un d’eux. Jin Song, Yang Hyeon et Du Gi étaient assis autour du feu et déballaient leurs affaires.
Gwak Seok s’approcha et les interpella.
« Hé, on peut se joindre à vous ? »
Yang Hyeon leva les yeux, lui adressa un sourire chaleureux et lui fit signe de la main.
« On venait juste de s’installer. »
Je m’assis près du feu. Sa chaleur enveloppa mon corps transi.
Un peu plus tard, Ma Jeongsan s’installa au milieu et attira l’attention de tous avec une toux sèche.
« Écoutez-moi ! »
Les regards des escorteurs dispersés dans la cour se tournèrent vers lui.
« Contentez-vous des provisions que vous avez reçues à midi. On vous en distribuera de nouvelles demain. Vous aurez aussi droit à une poignée supplémentaire de plats d’accompagnement. »
À côté de moi, j’entendis Gwak Seok pousser un discret soupir. Jin Song réagit à peine et sortit le paquet qu’il avait reçu à midi.
Ma Jeongsan répartit rapidement les tours de garde, en commençant par l’avant, puis conclut :
« Il ne devrait rien se passer de grave. Mais le risque existe toujours. Ceux qui montent la garde, restez vigilants et ouvrez l’œil. »
Une fois ses consignes terminées, la cour reprit peu à peu vie. Des ouvriers portant des paniers commencèrent à faire le tour des groupes.
Notre groupe reçut bientôt un paquet, lui aussi. C’était le même pain plat au sésame qu’à midi. Dans l’autre main de l’ouvrier se trouvait une poignée de radis salés marinés, enveloppés dans un tissu.
Gwak Seok le prit sans grand enthousiasme.
« Du pain plat. Super. »
Yang Hyeon mit un morceau de radis mariné dans sa bouche, le mâcha, puis répondit :
« C’est toujours mieux que de ne manger que ce pain plat au sésame. »
« Ça, c’est sûr. Qu’est-ce qui pourrait être pire que cette chose ? »
Tout en écoutant leur échange d’une oreille distraite, je jetai un coup d’œil vers l’auberge. Ce ne fut qu’alors qu’un des capitaines d’escorte y entra.
Ma Jeongsan étalait un tissu près de nous ; il semblait donc qu’un capitaine devait rester auprès des chariots.
Je sortis mes affaires, étendis mon tissu et m’y allongeai. Gwak Seok se coucha à côté de moi, puis Yang Hyeon à côté de lui ; Jin Song et Du Gi se trouvaient un peu plus loin.
Peu après, j’entendis un bref souffle quelque part. Il semblait venir de Jin Song. Comme on pouvait s’y attendre d’un artiste martial errant, il avait l’air capable de dormir n’importe où.
Pourtant, je ne parvenais pas à trouver le sommeil. Je restai longtemps allongé, à contempler le ciel plutôt qu’un plafond.
Le ciel était constellé d’étoiles. Contrairement à mes pensées embrouillées, il semblait paisible.
Trop de choses concordaient pour que ce soit une simple coïncidence. Yeongpa, l’agence d’escorte, ce convoi de protection.
Je n’avais aucune idée de la raison pour laquelle Munhwi voyageait dans cette voiture. Mais quand il m’avait encouragé à rejoindre le convoi à l’auberge, pourquoi ne m’en avait-il pas parlé ?
Ma poitrine sembla se refroidir et se raidir.
Je pensai aussi au disciple de Wudang et au mendiant. Où pouvaient-ils bien errer à présent ? S’ils s’étaient dépêchés, ils avaient peut-être déjà atteint la cabane dans la montagne.
Que penseraient-ils en découvrant le tertre funéraire ? Sauraient-ils que j’existais ?
Munhwi pouvait-il avoir un lien avec eux ?
Le soupçon s’enchevêtra dans mes pensées. Depuis que j’étais descendu de la montagne, j’avais l’impression de m’enfoncer pas à pas dans un bourbier inconnu.
Pour l’instant, il me suffisait d’aller au bout de ce convoi de protection. S’il y avait un problème, je pourrais rejoindre Yeongpa seul.
Toujours allongé, je vérifiai discrètement ma circulation d’énergie. Elle dépassait tout juste les quatre-vingt-dix pour cent. Ma main se tendit d’elle-même vers l’épée à mon côté pour m’assurer qu’elle était bien là.
Je continuai à contempler le ciel un long moment.
* * *
« Monsieur. Le jour se lève. Il est temps de vous lever. »
Une main me secoua doucement l’épaule et j’ouvris les yeux. Le visage d’un homme que je reconnaissais vaguement se trouvait tout près.
Je me redressai avec peine, le corps lourd.
Le feu de camp s’était presque réduit en cendres. Au-delà, le ciel s’était éclairci et l’horizon commençait à rougir.
J’avais dû m’endormir à un moment ou à un autre.
Jin Song, Yang Hyeon et Du Gi se levaient eux aussi à côté de moi. Gwak Seok avait dû se réveiller plus tôt : il se tenait un peu plus loin et s’étirait dans tous les sens.
Dans la cour, des gémissements se mêlaient aux bruits de gens qui se massaient les épaules.
Je roulai mon tissu, le rangeai dans mon sac, puis ramassai l’épée que j’avais gardée près de moi. Il devait encore rester une demi-heure avant le lever complet du jour.
Quand j’arrivai devant l’auberge, le silence y régnait. Seul le tissu suspendu à l’avant-toit bougeait de temps à autre sous le vent. Rien n’indiquait qu’il y avait quelqu’un à l’intérieur.
Je m’immobilisai à quelques pas de la porte. Deux voitures étaient attachées l’une à côté de l’autre, comme la veille.
Je poussai un long soupir.
Une demi-heure environ s’écoula.
J’entendis alors des pas dans l’auberge. Plusieurs personnes marchaient, pas une seule.
Enfin, la porte s’ouvrit de l’intérieur.
L’intendant en chef sortit le premier. Le directeur de l’agence le suivit, puis vint le capitaine qui se trouvait à l’avant du convoi. Tous trois m’aperçurent devant la porte et affichèrent leur perplexité.
J’ignorai leurs regards et attendis que la personne suivante sorte. L’attente ne fut pas longue.
Munhwi apparut bientôt. Il bâillait à s’en décrocher la mâchoire, mais lorsqu’il croisa mon regard, ses grands yeux s’écarquillèrent encore davantage.
Je l’observai attentivement. Était-il vraiment surpris de me voir là ?
« Oh, mais c’est frère Jin ! »
Il retira la main de sa bouche et un sourire finit par illuminer le visage de Munhwi. Je vis aussi ses épaules se détendre.
« Ha, tu as donc vraiment rejoint le convoi de protection. Même quand je t’ai recommandé à l’agence d’escorte, je ne savais pas comment ça tournerait. »
Il s’approcha et voulut poser une main sur mon épaule, mais hésita. Ses grands yeux s’abaissèrent brièvement, puis se relevèrent. Il avait dû remarquer ma main près de la poignée de mon épée.
Munhwi retira sa main et se gratta la nuque d’un air embarrassé. Je pris alors la parole.
« Frère Mun, que faites-vous ici ? Vous n’aviez pas dit que vous rentriez dans votre ville natale ? »
« C’est ce que j’ai dit. Et j’y suis en route, non ? »
Munhwi haussa une épaule. Mais il avait peut-être lu mon expression, car il se gratta la tête avant de poursuivre :
« J’avais prévu de partir seul. Mais les circonstances ont changé. Ce n’est pas ce que je voulais, mais c’est une affaire de famille. Qu’est-ce que j’y peux ? »
J’avais beaucoup de questions à lui poser.
Quelle affaire de famille l’avait obligé à se joindre à cette procession ? Il était passé à l’agence d’escorte, mais était-ce vraiment par hasard qu’il avait fini par accompagner un convoi de protection dirigé en personne par le directeur et l’intendant en chef ? Il avait dit que rien n’était décidé, et pourtant, en trois jours, il était parti pour Yeongpa dans une voiture réservée à son seul usage.
Mais ce n’était pas le moment de le pousser à s’expliquer. Derrière Munhwi, le directeur de l’agence et l’intendant en chef avaient les yeux plissés.
Je jetai aussi un regard au capitaine d’escorte, mais celui-ci se contenta de rester là, l’air absent, sans manifester de réaction particulière.
Seuls le directeur et l’intendant en chef semblaient mal à l’aise.
Je me contentai d’un bref hochement de tête.
« Je vois. Alors, on se reverra en chemin. »
Munhwi leva une main en signe d’au revoir et je tournai aussitôt les talons.
Je me dirigeai vers la cour. Après quelques pas, je sentis l’arrière de ma tête me démanger.
Je jetai un coup d’œil par-dessus mon épaule.
Le directeur de l’agence disait quelque chose à Munhwi. Celui-ci semblait balayer ses paroles d’un haussement d’épaules désinvolte.
Mais à côté de lui, l’intendant en chef regardait clairement dans ma direction, et non vers Munhwi. Son regard plissé me mit mal à l’aise.
Je me retournai et repris ma route. Pourtant, la sensation de ce regard posé dans mon dos me poursuivit lourdement pendant longtemps.
* * *
« Frère Yang, les montagnes deviennent de plus en plus escarpées. On dirait que Seonharyeong n’est plus très loin. Qu’en pensez-vous ? Vous êtes nerveux ? »
Au loin, la route se rétrécissait entre les sommets. Yang Hyeon se protégea les yeux d’une main et observa le chemin avant de répondre d’un ton étrangement enthousiaste :
« Maintenant qu’on y est, j’ai le cœur qui bat un peu plus vite. J’ai l’impression que je vais enfin pouvoir manier mon sabre. »
« Le meilleur convoi de protection, c’est celui où l’on n’a jamais besoin de dégainer, frère Yang. »
Gwak Seok répondit d’un ton plat. Yang Hyeon, nullement découragé, s’apprêtait déjà à répliquer.
J’écoutai à moitié leur conversation futile. Ces deux-là s’étaient rapprochés ces derniers jours. Tout en marchant, je comptai mes pas.
Six jours s’étaient écoulés depuis.
Nous avions pris vers le nord depuis Geonnyeong la grande route officielle pendant trois jours. À un tournant se trouvait une petite ville marchande où nous avions passé la nuit.
Après deux autres jours de marche, nous avions atteint Poseong. Comme Ma Jeongsan l’avait dit, c’était une grande ville avec suffisamment de chambres libres à l’auberge pour accueillir tout le groupe.
Mais, peut-être pour faire des économies, tous les escorteurs avaient été entassés dans une grande pièce, dans un coin de l’auberge. C’était probablement le dortoir commun dont Abok m’avait parlé.
Même là, Gwak Seok n’avait pas cessé de râler. Le dortoir commun était certes inconfortable, mais il valait largement mieux que dormir à la belle étoile sous la rosée nocturne.
Depuis que j’avais croisé Munhwi devant l’auberge le premier jour, je l’avais à peine revu.
Il semblait rarement quitter sa voiture. À chaque halte, je jetais discrètement un coup d’œil dans sa direction, mais Munhwi restait introuvable.
Parfois, j’avais l’impression que quelqu’un me regardait dans le dos. Pourtant, même en me retournant sans cesse, je ne parvenais pas à découvrir qui me fixait.
Malgré tout, les yeux plissés de l’intendant en chef me revenaient parfois à l’esprit.
Lorsque j’eus l’occasion de marcher à côté de Ma Jeongsan, je l’interrogeai l’air de rien au sujet de Munhwi. Mais Ma Jeongsan ne semblait pas en savoir beaucoup plus que moi sur son identité.
J’envisageai aussi de lui poser des questions sur l’intendant en chef, mais Ma Jeongsan travaillait lui aussi pour l’agence d’escorte. J’hésitai et laissai tomber.
À part cela, les six jours s’écoulèrent dans un calme tel que la tension que j’avais ressentie auparavant me parut ridicule. Pendant ce temps, la procession s’enfonça peu à peu dans Seonharyeong.
La route se rétrécit brusquement et les versants qui s’élevaient de chaque côté bloquèrent la lumière du soleil. Bientôt, une seule bande oblique de lumière traversa le chemin.
Ma Jeongsan cria d’une voix forte :
« Resserrez la procession ! Restez sur vos gardes et surveillez les alentours ! »
Les intervalles entre les chariots se réduisirent peu à peu et les escorteurs reprirent leurs positions.
La route continua tout droit pendant une demi-heure environ. Les pentes des deux côtés devinrent plus abruptes, et la bande de soleil qui éclairait le chemin se divisa de plus en plus souvent en deux rayons.
Seuls les pas sur la terre et les roues des chariots résonnaient dans le silence des montagnes.
La procession s’arrêta brusquement.
Je regardai devant moi. À l’autre bout du chemin, un éclaireur revenait au galop vers nous.
Lorsqu’il atteignit l’avant du convoi, il sembla faire son rapport au directeur de l’agence. Les escorteurs qui se trouvaient en tête s’élancèrent aussitôt à sa suite.
Nous autres, restés à l’arrière, n’avions aucun moyen de savoir ce qui se passait.
Yang Hyeon agrippa d’une main la poignée de son sabre large et regarda autour de lui.
« Pourquoi nous sommes-nous arrêtés ? »
Gwak Seok répondit avec indifférence :
« Comment veux-tu que je le sache ? Comment saurais-je ce qui se passe aussi loin ? »
Il parlait ainsi, mais je vis ses doigts se crisper autour de la poignée de son sabre. En le regardant, Jin Song eut un petit ricanement.
« Il y a sûrement des troncs en travers de la route. »
Yang Hyeon se tourna vers lui.
« Des troncs ? »
« Ils en jettent quelques-uns au milieu du chemin, puis observent de loin pour voir si quelqu’un tombe dans le piège. Si un petit groupe arrive, ils surgissent. Si la procession semble trop importante, ils la laissent passer. »
Jin Song poursuivit comme si de rien n’était :
« Ne vous inquiétez pas. Qui oserait s’en prendre à un convoi comme le nôtre ? »
Ce ne fut qu’alors que Gwak Seok poussa un long soupir et détendit ses épaules.
« C’est vrai. Qui oserait s’attaquer à un convoi de protection accompagné de capitaines d’escorte et d’éclaireurs ? »
Comme il l’avait dit, le groupe de tête reparut au bout d’un quart d’heure environ. Un capitaine d’escorte fit un bref rapport au directeur de l’agence, puis un long cri retentit :
« On repart ! »
Les roues des chariots se mirent à tourner lentement, l’une après l’autre. La procession marcha encore deux heures et franchit une montagne.
Au-delà de la crête, la route s’incurva et déboucha sur un creux entre deux versants. La clairière déserte, encerclée de montagnes de tous côtés, semblait parfaite pour passer la nuit.
À cet instant, un cri retentit à l’avant :
« On s’arrête ici pour la nuit ! »
Les escorteurs se dispersèrent et commencèrent à installer le camp. Les chariots se rassemblèrent en cercle pour former une barrière, tandis que les palefreniers détachaient les chevaux et les conduisaient à l’écart. Les ouvriers se mirent à allumer des feux de camp.
Je trouvai une place avec Gwak Seok, Yang Hyeon, Jin Song et Du Gi. Un peu plus tard, les ouvriers distribuèrent à nouveau les paquets du repas. Cette fois, chacun contenait également une tranche de viande séchée.
« Oh, on a aussi de la viande séchée aujourd’hui. »
« On dirait que le directeur veut au moins nous offrir un repas correct dans ces montagnes. »
Yang Hyeon prit son paquet et mordit dans la viande.
Jin Song garda un morceau de pain plat entre les dents et, pour la première fois depuis un moment, détacha son épée afin d’en vérifier l’état. Du Gi, lui, semblait plus animé depuis notre entrée dans Seonharyeong. Même en mangeant son pain, il ne cessait de regarder autour de lui.
En le voyant faire, je mordis dans mon propre pain plat. Gwak Seok s’en plaignait tous les jours, mais je le trouvais plutôt bon.
Je n’oublierais jamais l’expression de Gwak Seok lorsque j’avais dit sans y penser que ce pain était assez bon.
J’étendis mon tissu et m’allongeai dessus. Notre groupe avait monté la garde la nuit précédente ; nous pourrions donc dormir tranquillement ce soir.
Gwak Seok semblait déjà endormi, car il se mit à ronfler. J’entendis Yang Hyeon pousser discrètement un soupir à côté de lui.
Jin Song et Du Gi semblaient eux aussi s’être endormis. Leur respiration devint peu à peu régulière.
Le ciel étoilé s’étendait paisiblement au-dessus de moi, comme la veille.
Peu à peu, le spectacle se brouilla.
* * *
Quelque chose semblait s’agiter dans l’obscurité. Par moments, le bruit venait d’au-dessus de ma tête ; à d’autres, il semblait provenir de mes côtés.
Quelqu’un était-il sorti pour se soulager au milieu de la nuit ?
Mais le bruissement ne cessait pas. Au contraire, il s’amplifiait et se propageait, comme si plus d’une ou deux personnes étaient sorties.
J’ouvris brusquement les yeux. Au même instant, un cri tonitruant jaillit du centre du camp.
« Attaque nocturne ! Nous sommes attaqués ! »
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